La privatisation et le management dans les écoles et les établissements, l’austérité permanente, c’est NON !

Le ministre a réuni les organisations syndicales le 26 mai pour annoncer les mesures du « Grenelle ».

Cette réunion confirme totalement l’analyse de la FNEC FP-FO : le ministre entend bouleverser le fonctionnement de l’école publique en piétinant les statuts !

Que répond-il par exemple lorsque la FNEC FP-FO l’interpelle sur l’expérimentation mise en oeuvre dans la Somme, où les remplaçants du 1er degré seraient gérés dès le 31 mai non plus par les services de la DSDEN mais par une start-up ? Il confirme que ce dispositif est mis en oeuvre avec son accord ! Pire, il entend le généraliser pour « améliorer » la gestion du remplacement qui est selon lui « problématique » !

 

Alors qu’il se refuse à créer les postes et les recrutements nécessaires pour garantir aux élèves leur droit à l’instruction, alors qu’il persiste à fermer des classes pour la prochaine rentrée, alors qu’il supprime 1800 postes dans le 2nd degré,  alors qu’il a rendu des centaines de millions au budget 2020… le ministre prend prétexte de la situation chaotique qu’il a lui-même créée pour avancer vers la privatisation de l’Ecole Publique !

Toutes ses autres annonces (mise en place d’une RH de proximité, pilotage par l’évaluation, évaluation par les pairs, renforcement de l’accompagnement qui s’inscrit dans la continuité de PPCR, loi Rilhac posant les jalons d’un statut de directeur d’école supérieur hiérarchique…) sont à cette aune !

 

Quant à son battage médiatique sur une pseudo-revalorisation des personnels, quelle en est la réalité ?

Rappelons que pour 2021, la prime d’attractivité n’est versée qu’à 1/3 des enseignants et que la seule mesure qui concerne tous les enseignants est la prime informatique correspondant à 12,50€ par mois ! Et pour tous les autres personnels (administratifs, personnels médico-sociaux, AESH, AED…), rien !

Pour 2022, le ministre annonce 700 millions pour 2022 mais :
-100 millions d’euros sont déjà comptés pour 2021
-200 millions d’euros seraient consacrés à la protection sociale complémentaire mais toutes les conséquences de ce potentiel financement par l’employeur des mutuelles, toujours en discussion au niveau dela fonction publique, ne sont pas encore connues et pourraient être préjudiciables aux agents.

 

Restent donc 400 millions d’euros pour… plus d’un million de personnels !

Rappelons que les personnels hospitaliers ont, par leur mobilisation, obtenu 183€ net d’augmentation indiciaire par mois soit une hausse du budget annuel pour leur rémunération de 7,5 milliards d’euros !

Face aux annonces du ministre, la FNEC FP-FO réaffirme toutes ses revendications :
-La création immédiate des postes nécessaires !
-Une augmentation de 20% de la valeur du point d’indice et dans l’immédiat l’octroi de 183€ net par mois pour tous les personnels !
-Le retrait de toutes les contre-réformes allant dans le sens de la privatisation de l’Ecole Publique et de l’instauration d’un management calqué sur celui des entreprises privées !
-L’abandon des PIAL ainsi qu’un vrai statut et un vrai salaire pour les AESH qui seront en grève le 3 juin !

 

La FNEC FP-FO appelle tous les personnels à se réunir suite à ces nouvelles annonces. La question de la mobilisation en direction du ministre est posée ! La FNEC FP-FO s’adresse à l’ensemble des organisations syndicales en ce sens.

PPCR : le règne de l’évaluation arbitraire

En raison de la situation administrative des intéressés ou de la pandémie, une part non négligeable des professeurs certifiés n’a pas pu être évaluée selon la procédure des rendez-vous de carrière : 26 par exemple dans l’académie de Rouen.

Ceux qui ont eu droit à un rendez-vous de carrière n’ont pas été mieux traités. Les TZR ou les nouveaux arrivants dans un établissement sont trop souvent sous-évalués au motif que leur hiérarchie ne les connait pas suffisamment. Des collègues ayant obtenu un « Excellent » lors de leur deuxième rendez-vous de carrière se voient ramener à « Satisfaisant » à l’issue du troisième, sans que leur manière de servir se soit dégradée.

Les agents constatent avec amertume que les observations qu’ils ont portées sur le compte rendu ont été ignorées par l’administration…

Pour lire la suite :

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Bac Philo 2021 : mise au pas des professeurs

Pour la seule épreuve encore terminale, ponctuelle et anonyme, le ministre choisit la vexation, l’humiliation, la surcharge de travail et la négation de l’épreuve.

Pour rappel, le ministre Blanquer a annoncé que la moyenne du contrôle continu de l’élève primera sur celle de la note de la copie de l’épreuve finale, si elle lui est supérieure, transformant ainsi l’épreuve de philosophie en une épreuve qui n’est plus terminale mais une épreuve locale. Le bac maison serait entériné.

La correction numérisée des copies sera obligatoire pour tous les professeurs. Aucune exception ne sera faite que les collègues aient ou pas des problèmes informatiques, des problèmes de santé.

Cette nouvelle règle obligatoire atteint tout le monde.

Les professeurs auront 160 copies s’ils corrigent le bac technologique ! 125 copies pour le bac général ! Le plafond de 125 copies risque d’être dépassé, si on sait qu’il faudra ajouter 30 copies pour les collègues qui font passer le Grand Oral et qui seront « délestés » de leurs copies, si l’on sait aussi qu’il y aura plus de congés maladie à prévoir à cause de la pandémie du covid…

Les copies numérisées seront réceptionnées par les correcteurs. Le 18 juin, ils devront saisir au plus tard les notes le 30 juin à midi.

Il y aura seulement 8 jours ouvrables de correction, et moins encore, car il faudra que les copies soient numérisées le 17 juin… Les rectorats vont devoir demander aux personnels administratifs de les scanner.

À ces 8 jours de correction, il faudra aussi enlever 2 demi-journées de réunion + 1 journée (réunion interdisciplinaire de « sous-jurys » dans le cadre du bac Blanquer).

Il n’y aura pas de dispense de correction pour ceux qui feront passer le grand oral à partir du 21 juin.

Les rectorats auront la possibilité de faire des « rappels » de service aux professeurs qui seront en retard dans leurs corrections. Il est ainsi annoncé que les professeurs seront placés sous surveillance pendant le temps de correction.

– Les copies corrigées seront envoyées sur les espaces personnels des élèves.

– Les notes des correcteurs pourront être augmentées de 3 points par les jurys.

Les contraintes imposées par le Service Interacadémique des Examens et Concours Créteil, Paris et Versailles (SIEC) sont révélatrices d’une forme d’acharnement qui relève de la maltraitance et de l’humiliation et de la négation de l’épreuve.

 

Pour quelles raisons ? Parce que les professeurs de philosophie (et au delà d’eux bien d’autres professeurs) ont été et sont nombreux à dénoncer la réforme Blanquer du lycée et du bac et à vouloir le rétablissement d’un véritable bac national fondé sur des épreuves finales, seules garantes d’une véritable égalité de traitement des élèves?

Le SNFOLC invite tous les professeurs à prendre position contre cette supercherie, cette surcharge de travail. Les professeurs de philosophie ne doivent pas rester seuls. Déclarons que nous sommes tous des professeurs de philosophie, en collèges et en lycées.

 

Le SNFOLC invite l’ensemble des personnels à se réunir en AG.

Pour télécharger ce communiqué: lien ici.

AED : jeudi 20 mai manifestation nationale à Paris

Le SNFOLC soutient totalement les AED à nouveau mobilisés. Pour le ministre, c’est circuler, il n’y a rien à voir. Or la colère est bien là : grèves massives les 19 décembre, 19 janvier puis le 22 mars des AED et des vies scolaires. Pour toute réponse, les AED se sont vu exiger, localement, toutes sortes de taches pendant les deux semaines de fermeture des établissements. Ils sont encore et toujours en première ligne.

Les AED n’ont obtenu aucune réponse à leurs revendications. Mais à quelques semaines de la sortie, si le ministre voudrait passer sous silence les personnels, les AED, AESH, CPE en les ignorant, il se trompe, car personne n’oublie plus d’un an de conditions de travail inacceptables, de suppressions de postes, de non reconnaissance. Et il faudrait accepter que la seule réponse du ministre ce soit le chômage à la fin de l’année ? La menace du non renouvellement des contrats et le licenciement sec au bout de 6 ans ?

 

A nouveau, une large intersyndicale FNEC FP-FO, CGT Éduc’action, SNES-FSU, SNUEP-FSU, SNALC, SUD-Éducation soutient la semaine d’action et de grève du 17 mai 2021 des personnels AED.

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