Une audience AESH efficace et combative : toutes et tous à Paris à la rentrée pour aller chercher le ministre !

Mercredi 16 juin , le syndicat SNFOLC 35 et leurs homologues du 22, 29 et 56, ainsi que le SNUDI FO 35 et le SNUDI FO 22, ont appelé à un rassemblement devant le rectorat de Rennes pour défendre les droits des personnels AESH. Une audience avait été demandée auprès du recteur. 

Cette demande d’audience faisait suite à un stage syndical organisé par les syndicats FO du 35 à destination des AESH le 16 mars dernier. Un cahier de revendications avait été élaboré en fin de journée. Il avait été également voté que ce cahier serait porté et défendu devant le Recteur. C’est ce que nous avons fait.

Pour lire le cahier de revendications : c’est ici !

Le rassemblement…

Au plus fort du rassemblement, nous étions une petite trentaine.

Pour rappel, devant la DSDEN, à Rennes le 3 juin, nous étions une soixantaine alors qu’il s’agissait d’un appel intersyndical, national, hors temps d’examens.

Un rassemblement combatif et porteur !

L’audience…

Notre délégation était composée d’un représentant syndical du SNFOLC 35 et de 5 personnels AESH (deux camarades AESH du snudi 22 + 3 AESH du 35 qui avaient participé au stage syndical du 16 mars).

En face, ils étaient 4 à nous recevoir, dont le recteur lui-même, le secrétaire général et son adjoint.

1h30 d’audience, le recteur et son équipe à l’écoute. 

Nous avons déroulé les revendications, alternant nos interventions entre des demandes légitimes et des témoignages de terrain concrets, efficaces.

Nous avons insisté sur les PIALs, la rémunération, les conditions de travail, les contrats, les frais de déplacement, les affectations, les missions, la protection des personnels… Un gros balayage de la situation générale des AESH. Oui, les AESH ont le droit à un travail décent, digne, avec un vrai salaire et un statut !

 

Ils ont bien pris note de nos revendications, notamment car ils doivent rencontrer le Ministre début juillet justement pour faire un bilan de la situation des AESH dans l’académie. Nos revendications seront donc soumises à Blanquer.

Nous avons clos l’audience en leur disant que nous aussi rencontrerions le Ministre, en allant le chercher chez lui à Paris en septembre. Nouvelle action à construire.

 

Vous trouverez ci-dessous le tract que nous avons diffusé lors du rassemblement : nous y annonçons la montée sur Paris.

Si vous êtes intéressé(e)s par cette mobilisation, faites-le nous savoir !

 

N’hésitez pas à faire tourner autour de vous ce tract pour motiver les collègues!

Lorsque nous organisons des montées sur paris (avec manif et rassemblement devant le ministère), nous proposons un car aux participants afin que nous puissions partir toutes et tous ensemble. Donc signalez-nous si vous êtes partants!

Si vous avez besoin de soutien pour demander un temps complet, ou un problème d’affectation, de contrat, contactez-nous ! Ne restez pas isolé(e)s. Contactez-nous !

 

La part variable en REP + : outil de management pour casser les statuts

Le ministère a réuni les organisations syndicales au sujet de la dernière tranche des indemnités REP +.

Pour cette dernière tranche, s’ajoute au montant déjà existant :
– 400 € net annuel de part fixe ;
– 200, 360 ou 600 € net annuel de part modulable : 25 % des collèges et écoles d’une académie (les moins « méritants ») verraient leur indemnité augmenter de 200 € net annuel ; Pour 50 % (les un peu moins « méritants ») : 360 € net annuel de plus ; Pour 25 % (les plus « méritants ») : 600 € net annuel de plus.

 

Cette proposition qui sera à l’étude du comité technique ministériel du 17 juin ne prévoit pas d’élargir le champ des personnels qui sont pour le moment exclus du versement de l’indemnité REP+ (AESH, AED, assistants sociaux…), ce qui est scandaleux.

Aucune revalorisation n’est envisagée pour les REP, dont l’avenir est bien incertain avec la mise en place des« contrats locaux d’accompagnement » porté par le secrétariat d’Etat à l’Education prioritaire. Rien n’est envisagé non plus pour intégrer de nouveaux établissements en Education prioritaire, donc : rien pour les lycées anciennement labellisés « ECLAIR ».

Le paiement de la part variable serait effectué en « tout ou rien » (au prorata du service en cas de service partagé ou remplacement) : le montant de la part variable serait le même pour tous dans un même collège ou une même école. C’est d’une certaine manière la logique de la « punition collective ». Le risque de cibler les responsables et d’opposer les personnels entre eux est grand.

Et ce d’autant plus quand on observe les critères d’attribution de la part variable… Un grand absent : l’instruction. Aucune référence aux apprentissages, ce qui n’est visiblement pas la priorité en REP + pour le ministère.

Un grand nombre de critères impliquent que « l’École est son propre recours » : quelles mesures sont prises pour réduire les violences et incivilités ? Comment assurer la « continuité pédagogique » ? La FNEC FP-FO a demandé aux représentants du ministre si les collègues qui se mobilisent contre le manque de personnels pour réaliser ces objectifs, pour exiger de la direction académique que les remplacements soient assurés… toucheront la prime la plus élevée ? Nous n’avons pas eu de réponse…

 

D’autres critères invitent clairement à « dépasser » le cadre réglementaire et les obligations de service : organisations de réunions et rencontres régulières avec les familles, plan de formation spécifique, coopération avec les élus et association…

Il n’est pas anodin que cette annonce survienne dans la continuité des annonces du ministre sur son « Grenelle » : pilotage par l’évaluation et « management de proximité » avec de nouveaux « petits chefs » (directeur quasi-supérieur hiérarchique, enseignants-inspecteurs en service partagé, RH de proximité…), évaluation d’établissements, renforcement de « l’accompagnement PPCR » …

La FNEC FP-FO a rappelé son opposition au principe des parts variables, processus d’individualisation des carrières à l’image du privé, et a demandé l’augmentation de l’indemnité à parts égales, en commençant par pallier les injustices actuelles concernant les personnels exclus (AESH, AED, assistants sociaux notamment).

PsyEN : NON à la mise sous tutelle ! Grève et mobilisation pour les revendications le 10 juin

La FNEC FP-FO apporte son soutien plein et total à la mobilisation engagée par les psychologues dans l’Education nationale et au-delà. La FNEC FP-FO appelle les PsyEN à faire grève le 10 juin, et à rejoindre les différents rassemblements, dont celui devant le ministère de la Santé à 13h30.

Blanquer et le gouvernement veulent empêcher les PsyEN de faire leur métier auprès des élèves et des familles

 

Pour l’abrogation de l’article 6 de la loi Molac

Le conseil constitutionnel a été saisi à propos de la loi Molac relative à la protection patrimoniale des langues régionales et à leur promotion.

Il a notamment déclaré anticonstitutionnel l’article 4 qui permettait la mise en place d’un « enseignement immersif en langue régionale, sans préjudice de l’objectif d’une bonne connaissance de la langue française », ce dont se félicite la FNEC FP-FO.

 

Si la FNEC FP-FO ne s’est jamais opposée à l’enseignement d’une langue régionale au sein des écoles ou des établissements, l’article 4 ouvrait la porte à un enseignement principal, voire exclusif dans les langues régionales, portant ainsi atteinte au principe d’indivisibilité de la République Française, en mettant ces langues régionales sur le même plan que le Français, la langue de la République.

Par contre, le conseil constitutionnel a validé l’article 6 qui indique

« La participation financière à la scolarisation des enfants dans les établissements privés du premier degré sous contrat d’association dispensant un enseignement de langue régionale au sens du 2° de l’article L.312-10 fait l’objet d’un accord entre la commune de résidence et l’établissement d’enseignement situé sur le territoire d’une autre commune, à la condition que la commune de résidence ne dispose pas d’école dispensant un enseignement de langue régionale. »

Alors que la loi Blanquer pour une école de la confiance avait ouvert la possibilité pour les communes de verser de manière volontaire une participation financière aux établissements privés dispensant un enseignement en langue régionale, l’article 6 de la loi Molac va plus loin en supprimant le caractère volontaire de ce financement !

 

La loi Molac est donc en train d’organiser un nouveau détournement de fonds publics au bénéfice de l’école privée, ce qui, pour la FNEC FP-FO est inacceptable !

La FNEC FP-FO revendique ainsi l’abrogation de l’article 6 de la loi Molac.

La FNEC FP-FO rappelle les termes de la résolution du dernier Congrès fédéral de Clermont-Ferrand (octobre 2019) : « Le Congrès rappelle la revendication constante des partisans de la laïcité et du serment de Vincennes de 1960: les fonds publics doivent être réservés à la seule école publique. En ce sens, le congrès rappelle la position constante de la CGT-FO d’exigence de l’abrogation de la loi Debré – Guermeur de 1959 et toutes les lois anti-laïques. »