Formations-formatages « Laïcité et valeurs de la République »

Le ministère demande aux recteurs d’organiser en accéléré des plans de formation à destination de l’ensemble des personnels sur « la laïcité et les valeurs de la République », présentés comme « une priorité nationale. » Les personnels devraient suivre cette formation dans les 4 ans.

Comment comprendre l’empressement et l’urgence du ministre et des recteurs, sauf à penser que cela s’inscrive dans un agenda politique précis et non pédagogique du ministre comme la campagne d’affichage à la rentrée 2021 le présageait déjà ? Comment ne pas y voir une tentative supplémentaire de caporalisation des personnels ?

 

Face à l’urgence sociale : Augmentez immédiatement les salaires et les pensions !

Communiqué intersyndical national du 8 décembre 2021

Le contexte social et économique ainsi que la hausse des prix de l’énergie, des carburants, des produits alimentaires, etc. ont remis au centre des préoccupations l’exigence de meilleurs salaires, pensions, allocations d’études et indemnités chômage.

Pour les organisations CGT, FO, FSU, Solidaires, Fidl, MNL, Unef et UNL, il est urgent d’augmenter tous les salaires, des travailleurs et travailleuses du privé comme du public, des jeunes, ainsi que les pensions des retraité-es.

Le gouvernement doit prendre la décision immédiate d’une augmentation significative du Smic dès le 1er janvier 2022.

 

L’augmentation du Smic n’est pas discutable, n’en déplaise au comité des experts du Smic qui depuis des années, trouvent de fausses raisons pour décourager tout coup de pouce salarial. Ce comité a fait la démonstration de son inefficacité partisane et a trop vécu. Les véritables expert-es du salaire et du travail ce sont les travailleurs et travailleuses et leurs représentant-es syndicaux, ce sont eux et elles qui doivent décider!

L’augmentation du SMIC doit conduire à relever les minimas de branches actuellement en dessous du salaire de base minimum. Dans le même temps elle doit conduire à favoriser la négociation de l’augmentation de l’ensemble des grilles de salaires dans les conventions collectives.

A l’heure où les personnels des services publics, de la santé, de l’école, les administrations et notamment les collectivités locales sont en première ligne et assurent des missions essentielles à l’ensemble de la population, il est urgent et indispensable de mettre en oeuvre des mesures générales telle que l’augmentation du point d’indice pour augmenter les rémunérations et engager rapidement le rattrapage des pertes de pouvoir d’achat accumulées depuis plus de 10 ans.

Les retraité-es se sont fortement mobilisés jeudi 2 décembre, pour une augmentation immédiate de leur pension, retraite de base et retraite complémentaire, dont la dernière revalorisation a été plafonnée à un niveau très inférieur à l’inflation. Il est indispensable de les entendre maintenant !

 

Les jeunes en formation ou à la recherche d’un emploi connaissent une période de précarité de vie et de travail exponentielle, elle les plonge pour beaucoup dans une situation de pauvreté extrême.
Pour nos organisations CGT, FO, FSU, Solidaires, Fidl, MNL, Unef et UNL, il est urgent de revaloriser les salaires des apprentis, d’imposer une rémunération obligatoire pour les jeunes en stage en entreprise, de payer les salaires en adéquation avec leur qualification et diplômes. Alors que plus d’un étudiant-e sur deux est obligé de travailler pour pouvoir étudier, il est essentiel d’aller vers un plan d’urgence pour la jeunesse favorisant leur autonomie. Dans ce contexte, une réponse immédiate consiste en l’ouverture du RSA aux moins de 25 ans.

 

La patience n’est plus de mise, les salarié-es et les retraité-es se mobilisent partout dans leurs entreprises et services pour exiger un meilleur salaire de base, garant à la fois de leur niveau de vie au quotidien mais aussi de leur protection sociale, largement entamée par les exonérations sociales octroyées par le gouvernement aux employeurs.

Il est temps de prendre en compte ces mobilisations et de rétribuer le travail de ceux et celles qui produisent les richesses et assurent des missions d’utilité et cohésion sociales.

Cela commence par, augmenter le Smic, le point d’indice dans la Fonction Publique, les pensions et allocations.

Des AED pour assurer des remplacements à moindres frais : un pas de plus dans la déréglementation !

A la faveur de la crise sanitaire, le ministre Blanquer a développé une grossière mystification appelée « continuité pédagogique » : cours à distance, suppressions de milliers d’heures de cours,
enseignants non remplacés, fermetures de classes, renvoi des élèves chez eux, animateurs sollicités pour remplacer les enseignants…

Le ministre a lui-même annoncé la fermeture de plus de 8 000 classes cette semaine ! Dans le Val-de-Marne, la DSDEN fait appel à des professeurs retraités pour prendre en charge les classes plutôt
que de faire appel aux candidats sur liste complémentaire. Dans le second degré, après les 1800 suppressions de postes pour la rentrée 2021, ce sont 500 nouvelles suppressions qui sont annoncées. Dans les services déconcentrés, la situation de pénurie est telle que même le service des paies est touché. Dans l’académie de Paris, certains collègues attendent toujours leur traitement de septembre.

C’est le rôle de l’État de garantir « l’égal accès de l’enfant et de l’adulte à l’instruction, à la formation professionnelle et à la culture.» Le ministre Blanquer n’en a cure, son objectif est de rendre, chaque année, des dizaines, voire des centaines de millions d’euros à Bercy.

Il profite donc de la pandémie pour multiplier les dispositifs qui remettent en cause le droit à l’instruction.

 

Les AED comme moyens de remplacement ?