Communiqué FO, CGT, SUD et CNT 35 contre la destruction du service public d’éducation

VERS UNE DESTRUCTION MÉTHODIQUE DU SERVICE PUBLIC D’ÉDUCATION ET LA MISE EN PLACE D’UN MANAGEMENT GÉNÉRALISÉ

Loi Rilhac, Plan local d’évaluation, auto-évaluation des établissements scolaires… Par ces réformes, nous assistons à une destruction organisée du service public d’Éducation : conditions de rentrée chaotiques pour les personnels, protocole sanitaire inapplicable et de dernière minute, manque de moyens, manque de remplaçant·es, suppression de postes à venir, communications mensongères, manque de personnels dans les vies scolaires, AESH malmené·es et en nombre insuffisant…

Nos organisations syndicales FO 35, CGT 35, SUD 35, CNT 35, appellent à rejoindre la mobilisation interprofessionnelle du jeudi 27 janvier par un appel à une grève massive de tous les personnels de l’éducation !

 

Tract à télécharger ici si besoin pour diffusion.

Rassemblement et pétition contre l’expulsion de Grigor et de sa famille

Grigor Hambardzumyan et ses parents sont arrivés en France en 2019.

Grigor est scolarisé au lycée Jean Macé de Rennes depuis septembre 2020.

D’abord déboutés du droit d’asile, les parents de Grigor ont ensuite déposé une demande de titre de séjour pour raisons médicales, au vu de leur état de santé respectif.

Cette demande a été refusée, et mercredi 1er décembre 2021 ils se sont vu notifier une Obligation de Quitter le Territoire Français. Alors qu’il est majeur et n’était pas concerné par cette demande de titre de séjour, la préfecture en a profité pour délivrer un OQTF à Grigor !

Cet élève de terminale prépare son baccalauréat technologique, en spécialité mercatique. C’est un élève sérieux, désireux de poursuivre des études supérieures.

Nous, personnels enseignants, ne pouvons l’accepter. Nous défendons le droit à l’accès à l’école pour tous et toutes et le respect de l’article 3 de la convention internationale des droits de l’enfant qui stipule que « Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu’elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l’intérêt supérieur de l’enfant doit être une considération primordiale. »

L’intérêt de Grigor n’est pas qu’il soit renvoyé de force en Arménie, où toute sa famille sera en danger. Il doit pouvoir passer son baccalauréat et poursuivre ses études en France.

Pour toutes ces raisons, nous demandons l’annulation de l’obligation de quitter le territoire français et la délivrance d’un titre de séjour pour toute la famille, afin que Grigor puisse poursuivre sa scolarité et son projet d’étude en France.

Grigor est avec nous, il reste avec nous !

Pour signer la pétition : c’est ici.

 

Rassemblement à l’initiative de RESF et des personnels enseignants du lycée jean Macé à Rennes pour soutenir cette famille

RDV mercredi 5 janvier à 9h00 devant le tribunal administratif de Rennes (3 Contour de la Motte )

 

 

Mobilisation des AESH le 27 janvier avec l’interpro

La mobilisation des personnels AESH du 19 octobre a été un succès incontestable, démontrant que la colère s’amplifie. Cette journée d’action, largement relayée dans les média, a rassemblé des cortèges imposants partout en France ce qui traduit bel et bien que leur niveau de mobilisation ne faiblit pas.

Parce que ces personnels aspirent à exercer leur métier dans des conditions dignes et parce que le ministre reste sourd à leurs revendications, l’intersyndicale FSU, FO, CGT Éduc’action, SUD Éducation et SNCL appelle de nouveau les personnels AESH à une journée d’action le jeudi 27 janvier 2022.

 

Les AESH contribuent pleinement par leur professionnalisme à la réussite de la scolarisation des élèves en situation de handicap. Pourtant, le ministère poursuit son attitude méprisante envers ces collègues :

– la précarité et un salaire insuffisant avec des temps incomplets imposés ;

– les PIAL qui dégradent leur santé mentale et physique, ainsi que leur vie sociale, avec la multiplication des abus ;

– la perte de sens de leur métier, avec le saupoudrage de l’accompagnement des élèves ;

– le manque de reconnaissance par l’institution.

 

Leurs revendications sont plus que jamais légitimes.

L’intersyndicale FSU, FO, CGT Éduc’action, SUD Éducation et SNCL appelle les AESH à se mobiliser massivement par la grève et la manifestation pour :

– augmenter les rémunérations de toutes et tous les AESH sur toute leur carrière, avec comme objectif l’alignement sur la grille de catégorie B ;

– leur garantir la possibilité de travailler à temps complet pour vivre dignement de leur travail ;

– abandonner les PIAL et la politique de mutualisation des moyens ;

– créer un véritable statut de la Fonction publique pour reconnaître le métier d’AESH ;

– donner l’accès à des formations qualifiantes à la hauteur des missions ;

– recruter les AESH qui manquent pour permettre à tous les élèves en situation de handicap de bénéficier d’un accompagnement à la hauteur de leurs besoins.

 

Le sort réservé aux AESH s’inscrit dans une politique inacceptable de précarisation des personnels de la Fonction publique. L’obtention d’un statut pour les AESH serait une victoire pour l’ensemble des personnels du service public d’éducation. L’intersyndicale appelle à poursuivre ce mouvement avec l’ensemble des personnels pour obtenir la satisfaction des revendications des AESH.

Elle appelle à faire du jeudi 27 janvier une grande journée nationale de grève et de mobilisation dans les départements et académies.

Elle appelle les AESH à se saisir de la mobilisation interprofessionnelle du 27 janvier pour l’emploi et les salaires.

 

Nos organisations syndicales encouragent toutes les initiatives qui favoriseront une apparition forte des AESH (rassemblements, cortèges spécifiques d’AESH). Les assemblées générales seront l’occasion de mener le débat pour renforcer la mobilisation dans l’action commune la plus large possible afin de construire le rapport de force nécessaire à la satisfaction des revendications. Nos organisations se reverront le 27 janvier au soir pour décider des suites à donner à la mobilisation des AESH.

Pour l’intersyndicale AESH