Résultats mutation inter : le droit à mutation de plus en plus remis en cause

Les résultats des mutations inter-académiques ont été transmis ce mercredi 9 mars, avec une semaine de retard. Conséquence directe, dans l’académie d’Amiens, les dates pour le mouvement intra académique ne sont toujours pas fixées !

Depuis 3 ans que les commissions paritaire ne se réunissent plus, les dysfonctionnements se succèdent et l’opacité devient la règle. Le ministère ne cache même plus sa volonté de dégrader à tous les niveaux le fonctionnement des mutations pour les remettre en cause.

 

 

POUR MUTER, IL FAUT DE PLUS EN PLUS DE POINTS

La hausse des barres inter-académiques constatée l’an dernier se confirme. Nécessairement, au lieu de créer les postes demandés, Blanquer confirme les 440 suppressions de poste à la rentrée après les 1 800 de l’an dernier et la soustraction de nombreux postes pour des supports contractuels.

Conséquences, les barres qui avaient particulièrement augmenté l’an dernier, comme en mathématiques, sont toujours aussi hautes cette année, et dans d’autres disciplines et académies, un nombre de points faramineux est nécessaire.

En EPS, par exemple, il faut 1 349,2 points pour atteindre la Bretagne, soit nécessairement plusieurs années de séparation. En espagnol, la barre 2022 de Bordeaux est de 1 072,2 points. Les barres de lettres modernes ont aussi encore augmenté.

ET DE NOMBREUX POSTES SONT SOUSTRAITS AU MOUVEMENT

Aux suppressions de postes sont venus s’ajouter cette année les postes retirés du mouvement, les postes « à profil », dits POP.

Ces postes POP devaient n’être que des postes vacants. Pourtant, 3 parmi les 124 de cette année étaient en EPS à Bordeaux où la barre est passée de 309 points à 985. Les 3 premiers non entrants doivent apprécier…

FO S’OPPOSE À LA CRÉATION DE CES POP QUI SOUSTRAIENT DES POSTES AU MOUVEMENT, AU BARÈME ET VOUDRAIENT FAIRE DE LA DÉRÉGLEMENTATION LA NORME.

Pour preuve, les postes spécifiques académiques, mis en place depuis plusieurs années déjà, donnent lieu à de nombreuses « expérimentations » inacceptables.

Dans l’académie de Toulouse, à la rentrée prochaine deux nouveaux collèges vont ouvrir. L’administration en profite pour y créer de nombreux postes spécifiques : 3 pour Saint Simon « Collège des Arts Vivants » et 8 à Guilhermy « Collège de l’image ». C’est la territorialisation de l’école, le recrutement à la tête du client.

A Nancy-Metz, le recteur va créer une « zone numérique de remplacement », pour pallier « aux difficultés à trouver des remplaçants dans certains établissements de l’académie et dans certaines matières ». 16 postes seront ainsi proposés au mouvement Intra. Ce sont des postes spécifiques. Les collègues choisis ne feront que des remplacements courts quand il n’y aura pas de TZR ou de contractuels disponibles, le temps de trouver quelqu’un… Ces professeurs feront cours à distance à des élèves qui seront dans leur établissement sous la surveillance d’un AED ! Cette « innovation » est une déréglementation, un dévoiement inacceptable du statut des professeurs et du droit à l’instruction ! C’est la porte ouverte à tout et n’importe quoi comme lce qui se passe à Marseille avec un recrutement direct !

Ce qui se passe à l’inter se généralise à l’intra : le droit à mutation est remis en cause par ces dispositifs. Preuve en est aussi, la soustraction de postes pour les stagiaires à temps plein l’année prochaine, la mise en place des alternants-contractuels… autant de possibilités de muter retirées, tout en ne donnant pas aux futurs stagiaires le droit de devenir titulaires.

NON À LA RÉDUCTION DES DROITS DES PERSONNELS

Toutes ces mesures qui réduisent encore les droits des personnels sont une preuve supplémentaire, après le report des résultats des mutations inter académiques, du fiasco, de l’opacité et du chaos souhaités pour les opérations de mutation depuis la suppression des commissions paritaires relatives aux mutations.

Le SNFOLC demande l’abrogation de la loi de la Transformation de la Fonction publique qui supprime l’intervention des organisations syndicales en amont et en aval de toutes les opérations concernant la carrière des personnels, dont le mouvement. Il demande l’arrêt des dispositifs qui généralisent la mise en place de postes spécifiques au nom de l’autonomie prônée par J-M Blanquer et E. Macron à Marseille.

Les prix des carburants explosent : les personnels n’ont pas à payer pour travailler

La FNEC FP-FO exige des mesures d’urgence !

Dans sa dernière allocution télévisée sur la question de la guerre en Ukraine, le président-candidat Macron annonce à la population des sacrifices à venir. Le ministre Le Maire évoque même une « guerre économique »contre la Russie…

D’ores et déjà les prix des carburants explosent et les prix n’en finissent plus de grimper.

Face à l’inflation galopante, la FNEC FP-FO refuse de taire ses revendications au nom de « l’union nationale »souhaitée par le président Macron et revendique :

– Augmentation de 22% de la valeur du point d’indice

– Augmentation immédiate de 183€ indiciaire net mensuels pour tous les personnels de l’Éducation nationale, comme l’ont obtenu les hospitaliers

 

Mais la brutale augmentation du prix des carburants a également des conséquences inacceptables pour les personnels itinérants, qui sont amenés à se déplacer d’école en école, d’établissement en établissement, comme par exemple les psychologues de l’Éducation nationale, les membres des RASED, les infirmières, les assistants sociaux et médecins scolaires, les AESH soumis aux PIAL …

Or, les remboursements de leurs frais, qui reposent sur des enveloppes fermées, étaient déjà largement insuffisants depuis des années… Aujourd’hui, une nouvelle étape est franchie et la situation devient insupportable pour ces personnels. Il y a urgence à prendre en charge l’intégralité des déplacements effectués. En outre, il faut revaloriser les taux des indemnités kilométriques prévues à l’article 10 du décret du 3 juillet 2006,comme le revendique la FGF-FO.

L’ISSR (indemnité de sujétion spéciale de remplacement) s’avère insuffisante pour les personnels remplaçants dans le 1er ou dans le 2nd degré alors que déjà, le 10 décembre dernier, dans une situation antérieure à la guerre en Ukraine, la FNEC FP-FO s’adressait au ministre Blanquer pour s’alarmer de la hausse des prix des hydrocarbures et revendiquer une augmentation significative de l’indemnité de sujétion spéciale de remplacement par la revalorisation du taux journalier moyen de l’ISSR et une revalorisation du paiement des frais de déplacement pour les personnels en postes fractionnés.

 

Ces exigences demeurent plus que jamais d’actualité.

Les personnels n’ont pas à faire les frais de la « guerre économique » de Macron !

Tout cela dans une situation où la valeur du point d’indice a été bloquée cinq ans de suite sous le quinquennat du président Macron (du jamais vu !), où les fonctionnaires ont perdu plus de 22% de pouvoir d’achat depuis 2000,où les AED et AESH sont maintenus sous le seuil de pauvreté par le gouvernement Macron-Blanquer… !

La FNEC FP-FO s’adresse en urgence au ministre Blanquer pour exiger :

– L’augmentation du taux journalier moyen de l’ISSR

– La revalorisation du paiement des frais de déplacement pour les personnels en postes fractionnés

– La prise en charge de la totalité des frais de déplacements pour les personnels itinérants, et la revalorisation des indemnités kilométriques.

Soutien à Edouard Descottes mardi 15 mars 2022

COLLECTIF de SOUTIEN

EDOUARD DESCOTTES LYCEE JEAN MACE

Mars 2022

RENDEZ-NOUS EDOUARD

 

Les motifs qui ont présidé à la sanction sont infondés.  La sanction est profondément injuste et injustifiée.

Sanctionner Edouard c’est en réalité attaquer les droits de grève, de réunion, d’expression, de défense des élèves sans-papiers et d’organisation syndicale et donc l’ensemble des personnels mobilisés lors des actions au lycée Jean Macé visées par la sanction.

Dans l’attente de la décision qui sera rendue par le tribunal administratif de Rennes suite à la requête déposée en janvier dernier par son avocat contre le Rectorat de Rennes !

Pour le gel de son poste, non mis au mouvement dans la prochaine DGH 2022-2023 !

Aucune décision définitive et un support provisoire !

 

Vous pouvez participer à une mobilisation « pique-nique » devant la DSDEN quai Dujardin

le 15 mars à partir de 12h15

jour de la réunion des groupes de travail chargés de gérer les DGH et les mouvements inter et intra-académiques.

On a besoin de tous les personnels : arrêt immédiat de l’obligation vaccinale !

Alors que le Premier ministre a annoncé que le pass vaccinal et le port du masque ne seront plus obligatoires dans la quasi-totalité des lieux à compter du 14 mars, l’obligation vaccinale, elle, reste toujours en vigueur pour les personnels qui y sont soumis.

A l’Education nationale, ce sont infirmiers, des PSyEN, des secrétaires médicaux, des médecins et des professeurs en structure médico-sociales qui sont encore suspendus sans traitement.

 

C’est inacceptable ! Nous avons besoin de tous les personnels ! Aucun ne doit manquer !

Alors qu’il est demandé à certains soignants positifs au Covid de reprendre leur poste auprès des patients (recommandations du haut conseil de la santé publique du 24/12/21), on peut légitimement s’interroger sur le bien-fondé de suspendre encore des personnels négatifs non vaccinés ainsi que sur le maintien de cette mesure prétendument sanitaire.

De plus, certains agents concernés ont enfin pu reprendre leur poste grâce à un certificat de rétablissement valable 4 mois. Devraient-ils à nouveau être suspendus à son expiration ?

Cette obligation vaccinale est inacceptable pour la FNEC FP-FO car elle permet aujourd’hui au gouvernement de suspendre sans traitement des personnels non-vaccinés, sans commission disciplinaire ni possibilité de se défendre. Qu’en sera-t-il demain alors que le gouvernement annonce vouloir en finir avec « le recrutement à vie » dans la Fonction publique ?

La FNEC FP-FO réaffirme sa demande d’arrêt immédiat de l’obligation vaccinale qui constitue une attaque sans précédent contre le Statut. Elle exige la réintégration de tous les personnels suspendus.

 

Assez de culpabilisation de la part de ceux qui détruisent l’Ecole ! Non à la répression !

Par ailleurs, ces mois de suspension imposée ont eu un impact violent sur les personnels. Certains agents concernés ne sont plus en état psychologique de retourner à leur poste tellement ils sont affectés. Ces personnels ne sont pourtant pas des délinquants. Ils n’ont commis aucune faute professionnelle. Ils doivent être rétablis dans leurs droits ! Cela passe par leur réintégration avec le versement rétroactif des traitement non versés.

La FNEC F-FO réaffirme ses revendications :

– l’arrêt immédiat de l’obligation vaccinale,

– la réintégration des personnels suspendus, conformément à l’avis du CHSCT ministériel,

– le versement rétroactif des traitements non versés.