Jeudi 13 janvier : une mobilisation réussie, qui doit se poursuivre 

Nous étions 3 000 manifestants dans les rues de Rennes aujourd’hui : des lycéens, des étudiants, des infirmières, des assistantes maternelles, des parents, des personnels de vie scolaire, des AESH, des enseignant(e)s, des personnels administratifs… Un public très large.

Toutes et tous ensemble pour demander au ministre de revoir sa copie : manque de personnels, manque de moyens, absence de protections, communication des protocoles, les protocoles eux-mêmes.

Le cortège FO était assez conséquent, nos slogans ont été repris par de nombreux lycéens et parents : « des postes, du fric, des remplaçants ! »

Au départ de la manif : des prises de parole efficaces devant la DSDEN; et pour clore la journée : une AG de rue devant les grilles du rectorat (après avoir reçu une fin de non recevoir du recteur à notre demande de tenir cette AG dans le parking officiel du rectorat – barricadé par de larges grilles).

Dans un article Ouest-France paru l’après-midi même, le recteur s’étonnait de ne pas avoir reçu de demande d’audience des organisations syndicales, quelque peu froissé, semble-t-il, d’avoir reçu comme seule requête de nous laisser nous installer dans l’enceinte de sa forteresse… Une audience, en visio ? Quel intérêt ? Les réponses, c’est au ministère qu’elles sont. Les organisations syndicales ont été reçues le soir même en audience par Castex lui-même (et non Blanquer – mis au placard?), audience à l’initiative de notre fédération.

L’AG de rue a réuni une bonne cinquantaine de manifestants (pour être précis : 90 en début d’AG, 50 à la toute fin). Des discussions ont été menées sur les suites à donner à la mobilisation, et notamment l’importance d’être dans la grève interpro le jeudi 27 janvier, avec les autres salariés du public et du privé.

Un communiqué a été rédigé au cours de cette AG.

 

Plus que jamais, nous appelons à tenir des HIS et des AG dans les établissements scolaires pour discuter des suites du mouvement, et à rejoindre la mobilisation interprofessionnelle du 27 janvier prochain !

 

Invitation à la 5ème Convention Nationale AESH Mercredi 19 janvier à 14h en visio

Depuis la dernière convention nationale plusieurs nouveaux comités départementaux avec les organisations syndicales se sont constitués. Ceci montre notre volonté à nous, AESH, de s’organiser, partout, pour poursuivre la mobilisation afin d’obtenir satisfaction sur nos revendications. De nombreux comités ont obtenu le soutien d’associations de parents. Dans plusieurs départements, des assemblées générales d’AESH sont convoquées, très souvent avec une intersyndicale large.

Dans le même temps, les rassemblements, manifestations et grèves pour un vrai statut et un vrai salaire pour les AESH et pour l’abandon des PIAL se sont poursuivis et se poursuivent, comme en Seine Saint Denis le 9 décembre 2021 ou dans le Val de Marne le 10 janvier 2022.

Quoi de plus normal, puisque les miettes octroyées par Blanquer dans le cadre de sa nouvelle grille indiciaire sont déjà dissoutes par l’augmentation du SMIC, que les prix des loyers, de l’énergie, des carburants, des produits de première nécessité explosent et que nous sommes maintenus sous le seuil de pauvreté, sans statut et soumis à la flexibilité des PIAL. Quoi de plus normal puisque le ministère refuse de recruter des AESH et que des centaines d’enfants notifiés n’ont pas
l’accompagnement dont ils devraient bénéficier.

Le Comité National AESH estime donc nécessaire de nous réunir une nouvelle fois pour décider de la suite de notre mobilisation afin d’obtenir satisfaction.

C’est la raison pour laquelle nous appelons tous les comités départementaux constitués, les fédérations syndicales de l’enseignement, les associations de parents d’élèves et les enseignants sensibles à nos revendications à participer à la 5ème convention nationale des AESH pour discuter :

– Les fédérations de l’enseignement FSU, FNEC FP FO, CGT éduc’action, Sud éducation et SNCL appellent à une nouvelle journée de grève et de manifestation des AESH le jeudi 27 janvier. Cette date a été reprise par les confédérations CGT, FO, FSU, Sud et les organisations de jeunesse pour une journée de grève interprofessionnelle concernant l’augmentation générale des salaires et l’amélioration des conditions de travail. Dans certains départements, les AESH seront, d’ailleurs, en tête de cortège pour afficher nos revendications.

– Des actions et des démarches à l’adresse des candidats à l’élection présidentielle.

Participez nombreux et nombreuses à la 5ème convention nationale
Le mercredi 19 janvier en visio à partir de 14h
en cliquant sur le lien suivant :
https://us02web.zoom.us/j/84236832066

Urgence rentrée du 3 janvier 2022 : procédure d’alerte envoyée par FO au DASEN

 

 

Une fois encore le Ministre Blanquer affiche tout le mépris qu’il éprouve à l’égard des personnels de l’Education Nationale, en choisissant de s’adresser au journal le Parisien, la veille de la rentrée scolaire, pour dévoiler un énième pseudo-protocole. Il montre une fois de plus son incompétence à gérer la situation de pandémie. Pire encore, en évoquant dans les médias « l’absentéisme » des professeurs en arrêt maladie à cause du Covid, il insulte l’ensemble de la profession et contribue encore à donner des enseignants une image négative. Depuis la rentrée scolaire de septembre, partout les membres du personnel sont exaspérés face à des conditions de travail toujours plus dégradées et face au refus du gouvernement de les protéger.

Aucune mesure efficace et concrète n’a été prise en ce sens. Au contraire, le ministre s’exonère de ses responsabilités : les personnels ne disposent toujours pas de masques FFP2 et des équipements de protection individuelle, l’imputation de la maladie au service n’est toujours pas reconnue, pas une mesure prise pour garantir l’égalité d’instruction. L’énième protocole dit « sanitaire » qui prévoit une multiplicité de tests en quelques jours crée la pagaille et ne va faire qu’ajouter du chaos à la désorganisation actuelle. C’est une nouvelle dégradation des conditions de travail qui s’annonce. FO rappelle que le contrôle des tests et les campagnes de tests ne relèvent pas des fonctions des personnels de l’Education Nationale mais des autorités sanitaires.

Aucune mesure n’a été prise pour recruter des enseignants et baisser les effectifs par classe. M. Blanquer est ministre de l’Education nationale et, à ce titre, c’est bien lui qui est responsable. Or, qu’a-t-il à son actif ? La suppression de presque 5000 postes dans l’Education nationale depuis sa prise de fonction. Non satisfait d’avoir rendu 500 millions à Bercy depuis le début du quinquennat Macron, il prévoit de supprimer encore plus de 400 postes pour la prochaine rentrée scolaire.

Par conséquent, la FNEC FP FO 35 exige :
– la mise à disposition gratuite des masques pour les élèves, la fourniture, pour tous les personnels, de masques FFP2, seuls reconnus par le Code du Travail comme étant protecteurs ;
– la réquisition si nécessaire de bâtiments pouvant accueillir des classes ou la location de bâtiments modulaires ;
– l’isolement de toutes les personnes susceptibles d’être contact à risque dès lors qu’un cas est confirmé ;
– la mise en œuvre du dépistage systématique effectif, systématique et régulier des élèves et des personnels comme préalable à toute reprise d’activité ;
– la création des postes statutaires d’infirmières et de médecins scolaires pour les missions de dépistage dans les écoles ;
– l’équipement en capteurs de CO2 de toutes les salles de classe des écoles et EPLE, et qu’en fonction des constats et analyses réalisés, qu’elles soient équipées de purificateurs d’air.

 

La FNEC-FP Force Ouvrière 35 considère que la situation actuelle nécessite la présence massive et urgente de personnels dans les écoles, collèges, lycées. Elle exige de procéder au recrutement de ces personnels immédiatement, en particulier en ayant recours aux listes complémentaires des concours, et en réabondant les listes complémentaires lorsque cela s’avère nécessaire. Elle demande également que soit augmenté de manière conséquence le nombre de places aux concours. L’enseignement doit se faire en présentiel, dans le respect des volumes horaires habituels, avec un nombre d’enseignants suffisant pour assurer le dédoublement des classes quand la situation sanitaire l’exige. Le télé-enseignement n’a aucun caractère obligatoire, nul ne peut y être contraint ; les personnels ne sauraient être assujettis à la fois au travail à distance et à la fois au travail présentiel.

Par ailleurs, la FNEC-FP Force Ouvrière 35 revendique :
– l’annulation de toutes les fermetures effectuées en septembre ;
– l’arrêt immédiat des contre-réformes de la maternelle au lycée, l’abandon immédiat de la réforme du lycée, du baccalauréat, de Parcoursup, l’abrogation de la loi Rilhac et des évaluations des établissements ;
– le respect des statuts, des obligations réglementaires de service, du cadre national de l’école ;
– la réaffectation des milliards d’argent public à des plans d’urgence pour l’hôpital, l’école, les services publics, plutôt qu’au financement des plans de licenciements, comme cela a lieu en ce moment ;

 

La FNEC FP Force Ouvrière 35 déclenche par la présente la procédure d’alerte telle que prévue par l’article 5-7 (faisant référence à l’article 5-5) du décret 82-453 modifié. En effet, face à cette absence caractérisée de prise en compte de la santé des personnels pour la rentrée scolaire de janvier 2022, elle a un motif raisonnable de penser que la santé et la vie de ces derniers sont menacées.

 

Elle se tient à votre disposition, Monsieur le DASEN, pour émettre un avis sur les mesures que vous entendez prendre pour faire cesser le danger grave. Si aucune réponse n’était apportée, la FNEC-FP Force Ouvrière 35 rappelle que les collègues pourraient être amenés à exercer leur droit de retrait. A défaut d’accord entre l’autorité administrative, les représentants de la FNEC FP-FO 35 saisiront les Inspecteurs Santé Sécurité au Travail et les Inspecteurs du Travail.