MOTION du SNFOLC 35 contre la loi immigration

« Français, immigrés : mêmes patrons mêmes combats ! »

La loi immigration, adoptée au prix de concessions inadmissibles du gouvernement, bafoue les principes républicains d’égalité et de solidarité.

Le SNFOLC 35, avec l’UD FO 35, dénonce un texte discriminatoire et stigmatisant qui porte atteinte aux droits fondamentaux des étrangers en remettant en cause le droit du sol, le regroupement familial et les conditions d’accès à la nationalité. Il introduit une forme de priorité nationale contraire à nos principes républicains.

 

Ce texte contient des mesures inacceptables : fixation de quotas annuels d’immigration, conditions plus restrictives pour les réfugiés, rétablissement du délit de séjour irrégulier, caution pour les étudiants étrangers, cotisation des travailleurs au système de protection sociale sans pouvoir bénéficier de leurs droits du seul fait qu’ils sont étrangers, régularisation au cas par cas à la totale discrétion des préfets…

Le SNFOLC 35 dénonce ce texte hautement inégalitaire, contraire à nos principes républicains et porteur de régression sociale et démocratique.

 

Tous les travailleurs doivent être régularisés !

 

Le SNFOLC 35, réuni en bureau le 16 janvier 2024, exige le retrait pur et simple de cette loi.

 

16 janvier 2024

Manifestations contre la loi « immigration »

Loi immigration :
contraire aux principes fondamentaux de la République,
contraire aux principes fondamentaux de l’Université
RETRAIT ! Elle ne doit pas être promulguée !

 

MANIFESTATIONS A RENNES :

Dimanche 21 janvier, RDV 15h Esplanade de Gaulle à Rennes

 

Agression d’une enseignante dans un collège rennais : communiqué de FO

COMMUNIQUÉ DU SNFOLC 35 ET DE L’UNION DÉPARTEMENTALE FORCE OUVRIÈRE 35 – le 13.12.2023

Mercredi 13 décembre 2023, une enseignante du collège des Hautes Ourmes à Rennes a été victime d’une agression durant son service.

D’après le procureur de Rennes, une élève de 12 ans est « venue en cours armée d’un grand couteau avec l’intention, semble-t-il, de tuer sa professeure d’anglais ». Pendant le cours, en classe, l’élève de 5ème a brandi le couteau vers la victime, qui s’est enfuie en courant. « Elle l’aurait suivie avant d’être désarmée par le personnel de l’établissement », toujours selon le procureur. Cette élève avait été exclue du collège les Chalais à Rennes pour tentative d’agression physique sur une enseignante.

Le SNFOLC 35 et l’Union Départementale Force ouvrière 35 apportent tout son soutien à la professeure agressée, ainsi qu’aux personnels, élèves et familles de l’établissement, dont ils partagent l’effroi.

 

Pour Force ouvrière, cet évènement souligne une nouvelle fois la nécessité de protéger, autrement que par des discours, l’École publique et ses personnels qui mettent leur vie au service du droit à l’instruction des élèves. Il faut qu’enfin tous les moyens exigés par les personnels et leurs syndicats pour assurer la sécurité des établissements soient donnés. Que le métier de professeur puisse, en France, être considéré comme « à risque » est inacceptable.

L’École publique doit être une enceinte protégée. Or, notre département n’est pas épargné : le lycée Coëtlogon et le collège Échange à Rennes ont fait l’objet d’intrusions au mois de novembre 2023, les alertes à la bombe ont été légion dans plusieurs établissements rennais durant ces dernières semaines (notamment à la cité scolaire Zola, plein centre-ville de Rennes). Aujourd’hui, une enseignante est agressée, en plein cours.

 

Le SNFOLC 35 et l’Union Départementale Force ouvrière 35 ont pris connaissance de la déclaration de Monsieur le Recteur, qui qualifie cet événement d’« incident ». Nous sommes inquiets de tels propos. Si la volonté d’apaiser et de rassurer peut se comprendre, caractériser l’agression au couteau d’un professeur d’« incident » révèle bien l’étendue du travail qu’il reste à faire dans l’Éducation nationale pour qu’une véritable politique de protection des personnels voie le jour.

Le SNFOLC 35 et l’Union Départementale Force ouvrière 35 s’adressent solennellement au Recteur de Bretagne et au DASEN d’Ille-et-Vilaine pour s’assurer que la protection fonctionnelle sera bien accordée à la collègue agressée, que des dispositions concrètes seront prises pour aider les personnels et les élèves, et que des moyens humains et financiers significatifs seront débloqués pour cet établissement dans de brefs délais.

 

Des questions demeurent : quel sera le devenir de l’élève autrice de l’agression ? Quelles seront les mesures mises en place pour éviter que ceci ne se reproduise ailleurs dans le département ?

 

Nous rappelons que ce sont bien des moyens humains dont l’École a besoin, plus que de barrières ou de clôtures.

Pour Force ouvrière 35, la multiplication des annonces médiatiques et des mesures coercitives ne doit pas masquer la responsabilité des gouvernements qui n’ont cessé, réformes après réformes, de dévaloriser l’enseignement en réduisant les horaires disciplinaires, en entassant les élèves dans des classes surchargées, et en affaiblissant les droits statutaires des personnels.

 

Communiqué transmis à la presse

Courrier envoyé au Recteur et DASEN

Alerte sociale lancée

Déclaration de FO pour le CSA SD FS du 10/11/23

(SA SD FS : ancien CHSCT D – comité hygiène santé sécurité travail)

Le vendredi 13 octobre 2023, un professeur d’un établissement d’Arras a été assassiné durant son service. Trois autres personnels (un professeur, deux agents techniques) ont été gravement blessés. La FNEC FP-FO 35 adresse ses sincères condoléances et tout son soutien aux familles, aux proches, aux personnels et aux élèves de l’établissement dont elle partage l’effroi.

Pour la FNEC FP-FO 35, cet évènement tragique souligne une nouvelle fois la nécessité de protéger, autrement que par des discours, l’École publique et ses personnels qui mettent leur vie au service du droit à l’instruction des élèves. Il faut qu’enfin tous les moyens exigés par les personnels et leurs syndicats pour assurer la sécurité des établissements soient donnés. Que le métier de professeur puisse, en France, être considéré comme « à risque » est inacceptable. L’École publique doit être une enceinte protégée.

Or, notre département n’est pas épargné par ces actes d’intrusion : le lycée Coetlogon ou le collège Echange à Rennes ont fait l’objet d’intrusion ces dernières semaines (des fiches SST en témoignent), alors que le collège Georges Brassens (Le Rheu) fait face à de lourds travaux rendant les conditions de travail des personnels particulièrement pénibles et posant la question de la sécurité des élèves devant sortir de l’enceinte de l’établissement afin de se restaurer sans une surveillance suffisante, faute de moyens humains. Car ce sont bien des moyens humains dont l’Ecole a besoin, plus que des barrières ou des clôtures. La multiplication des annonces médiatiques et des mesures coercitives ne doit pas masquer la responsabilité des gouvernements qui n’ont cessé, réformes après réformes, de dévaloriser l’enseignement du savoir en réduisant le nombre d’heures disciplinaires, en entassant les élèves dans des classes à plus de 30, et en affaiblissant les droits statutaires des personnels.

D’ailleurs, dans le cadre d’une cure d’austérité – 16 milliards d’économies ! – imposée aux écoles, aux hôpitaux, aux collectivités territoriales, alors que nos services publics et les personnels sont étranglés par l’inflation, le gouvernement a inscrit l’Acte 2 de l’Ecole Inclusive dans son Projet de Loi de Finances 2024 adopté sans débat au parlement à coup de 49-3, dans
la nuit du 7 au 8 novembre. Ainsi, l’article 53 lance l’Acte 2 de l’Ecole Inclusive en instaurant les Pôles d’Appui à la Scolarité (PAS) en lieu et place des PIAL. Rappelons que les mesures annoncées par le président Macron lors de la Conférence Nationale Handicap s’appuyaient en partie sur le rapport d’avril 2022 sur la scolarisation des élèves en situation de handicap qui préconisait de réduire l’aide humaine au profit d’aide matérielle et de « formations » des enseignants.

Stop à la culpabilisation ! La pédagogie ne peut se substituer aux soins et aux moyens humains que le gouvernement entend réduire drastiquement ! La bienveillance est du côté des personnels qui revendiquent le retour des structures et soins adaptés aux handicaps et/ou difficultés des élèves. C’est la revendication portée par FO depuis le début. L’augmentation exponentielle des fiches SST concernant l’inclusion dans notre département et l’explosion des appels à l’aide des collègues enseignants ou AESH nous donnent malheureusement raison.

En outre, le ministre Attal indique « qu’il ne reculera devant rien pour lutter contre le harcèlement » … sauf visiblement devant l’annulation des 2 500 suppressions de postes prévus au projet de loi de Finance 2024, qui s’ajoutent aux 2 000 postes supprimés à la rentrée 2023. La FNEC FP-FO 35 réaffirme que ce dont les élèves ont besoin, ce sont des milliers de postes d’infirmières, de médecins scolaires, d’assistantes sociales, d’enseignants spécialisés, de PsyEN, de CPE, c’est le rétablissement des maîtres d’internat – surveillants d’externats, des AESH et des AED avec un statut et un vrai salaire ! Les élèves et les parents d’élèves n’ont pas besoin de plus de plateforme numérique, mais de personnels qui peuvent leur consacrer du temps. Et comme chacun le sait, le temps c’est de l’argent. L’argent a bien été trouvé pour le SNU et le PACTE !

Nous revendiquons donc la création des postes nécessaires, l’arrêt des suppressions de postes pour faire baisser significativement le nombre d’élèves par classe, ce qui serait bien plus efficace que des cours « d’empathie », ou que des « référents » chargés de « coacher » les personnels. Le ministre Attal veut former les personnels de son ministère et les placer en première ligne, c’est-à-dire les rendre responsables de la mise en oeuvre du slogan « 100% prévention, 100 % détection, 100 % solution. » C’est dans ce cadre que sont présentées ces propositions : un grand raout et une auto-évaluation qu’il faudrait faire passer aux élèves chaque année dès le CE2.

Ces propositions ne peuvent que mettre les personnels en grande difficulté : organiser seul une séance sur un sujet délicat et potentiellement anxiogène pour certains élèves, distribuer des questionnaires anonymes dont on ne sait ni qui les dépouillera, ni qui analysera les réponses, ni ce qu’il faudra en tirer, ni quelle responsabilité sera engagée en cas de réponses alarmantes dans ce questionnaire qui est anonyme ; et pour couronner le tout, organiser une séance de restitution avec des parents d’élèves légitimement inquiets… c’est-à-dire toujours un peu plus exposer les personnels à des situations qui peuvent être totalement incontrôlées !

La FNEC FP-FO 35 refuse le lynchage médiatique et la recherche de boucs émissaires. Nous ne saurions nous satisfaire d’annonces simplistes et encore moins cautionner un plan visant à dédouaner le ministère de ses responsabilités en les rejetant sur l’échelon local.