Discours de politique générale du Premier ministre : vers de nouveaux reculs sociaux

Communiqué de la Confédération FO du 30 janvier 2024

FO a pris connaissance du discours de politique générale du Premier ministre. Loin de défendre notre modèle social « protecteur et pourtant envié partout dans le monde », les annonces d’aujourd’hui sont porteuses de reculs sociaux particulièrement inquiétants.

 

Quand le Premier ministre indique vouloir réformer le droit du travail et
favoriser les négociations entreprise par entreprise, pour FO, comment ne
pas comprendre une nouvelle remise en question du Code du travail et une
remise en question du rôle des branches ?

Quand le Premier ministre dit simplification des normes pour les entreprises, comment ne pas entendre déréglementation à tous les niveaux ?

Quand le Premier ministre dit « desmicardisation », cela sous-entend la
remise en question du SMIC et de ses règles de revalorisation, mais cela ne
signifie pas augmentation générale des rémunérations, ni remise en place de
l’échelle mobile des salaires.

Quand le Premier ministre dit maîtrise des dépenses sous les 3% de déficit
public, FO entend austérité salariale et nouvelles coupes budgétaires dans
les services publics.

Quand le Premier ministre annonce la suppression de l’allocation de
solidarité spécifique et sa volonté d’aller plus loin sur l’assurance chômage,
comment ne pas traduire cela par de nouvelles atteintes aux droits des
chômeurs ?

Pour défendre nos droits et nos conquêtes sociales, FO sera au rendez-vous !

Force Ouvrière portera en tous lieux ses revendications pour défendre et améliorer les droits des travailleurs.

MOTION du SNFOLC 35 contre la loi immigration

« Français, immigrés : mêmes patrons mêmes combats ! »

La loi immigration, adoptée au prix de concessions inadmissibles du gouvernement, bafoue les principes républicains d’égalité et de solidarité.

Le SNFOLC 35, avec l’UD FO 35, dénonce un texte discriminatoire et stigmatisant qui porte atteinte aux droits fondamentaux des étrangers en remettant en cause le droit du sol, le regroupement familial et les conditions d’accès à la nationalité. Il introduit une forme de priorité nationale contraire à nos principes républicains.

 

Ce texte contient des mesures inacceptables : fixation de quotas annuels d’immigration, conditions plus restrictives pour les réfugiés, rétablissement du délit de séjour irrégulier, caution pour les étudiants étrangers, cotisation des travailleurs au système de protection sociale sans pouvoir bénéficier de leurs droits du seul fait qu’ils sont étrangers, régularisation au cas par cas à la totale discrétion des préfets…

Le SNFOLC 35 dénonce ce texte hautement inégalitaire, contraire à nos principes républicains et porteur de régression sociale et démocratique.

 

Tous les travailleurs doivent être régularisés !

 

Le SNFOLC 35, réuni en bureau le 16 janvier 2024, exige le retrait pur et simple de cette loi.

 

16 janvier 2024

Manifestations contre la loi « immigration »

Loi immigration :
contraire aux principes fondamentaux de la République,
contraire aux principes fondamentaux de l’Université
RETRAIT ! Elle ne doit pas être promulguée !

 

MANIFESTATIONS A RENNES :

Dimanche 21 janvier, RDV 15h Esplanade de Gaulle à Rennes

 

Agression d’une enseignante dans un collège rennais : communiqué de FO

COMMUNIQUÉ DU SNFOLC 35 ET DE L’UNION DÉPARTEMENTALE FORCE OUVRIÈRE 35 – le 13.12.2023

Mercredi 13 décembre 2023, une enseignante du collège des Hautes Ourmes à Rennes a été victime d’une agression durant son service.

D’après le procureur de Rennes, une élève de 12 ans est « venue en cours armée d’un grand couteau avec l’intention, semble-t-il, de tuer sa professeure d’anglais ». Pendant le cours, en classe, l’élève de 5ème a brandi le couteau vers la victime, qui s’est enfuie en courant. « Elle l’aurait suivie avant d’être désarmée par le personnel de l’établissement », toujours selon le procureur. Cette élève avait été exclue du collège les Chalais à Rennes pour tentative d’agression physique sur une enseignante.

Le SNFOLC 35 et l’Union Départementale Force ouvrière 35 apportent tout son soutien à la professeure agressée, ainsi qu’aux personnels, élèves et familles de l’établissement, dont ils partagent l’effroi.

 

Pour Force ouvrière, cet évènement souligne une nouvelle fois la nécessité de protéger, autrement que par des discours, l’École publique et ses personnels qui mettent leur vie au service du droit à l’instruction des élèves. Il faut qu’enfin tous les moyens exigés par les personnels et leurs syndicats pour assurer la sécurité des établissements soient donnés. Que le métier de professeur puisse, en France, être considéré comme « à risque » est inacceptable.

L’École publique doit être une enceinte protégée. Or, notre département n’est pas épargné : le lycée Coëtlogon et le collège Échange à Rennes ont fait l’objet d’intrusions au mois de novembre 2023, les alertes à la bombe ont été légion dans plusieurs établissements rennais durant ces dernières semaines (notamment à la cité scolaire Zola, plein centre-ville de Rennes). Aujourd’hui, une enseignante est agressée, en plein cours.

 

Le SNFOLC 35 et l’Union Départementale Force ouvrière 35 ont pris connaissance de la déclaration de Monsieur le Recteur, qui qualifie cet événement d’« incident ». Nous sommes inquiets de tels propos. Si la volonté d’apaiser et de rassurer peut se comprendre, caractériser l’agression au couteau d’un professeur d’« incident » révèle bien l’étendue du travail qu’il reste à faire dans l’Éducation nationale pour qu’une véritable politique de protection des personnels voie le jour.

Le SNFOLC 35 et l’Union Départementale Force ouvrière 35 s’adressent solennellement au Recteur de Bretagne et au DASEN d’Ille-et-Vilaine pour s’assurer que la protection fonctionnelle sera bien accordée à la collègue agressée, que des dispositions concrètes seront prises pour aider les personnels et les élèves, et que des moyens humains et financiers significatifs seront débloqués pour cet établissement dans de brefs délais.

 

Des questions demeurent : quel sera le devenir de l’élève autrice de l’agression ? Quelles seront les mesures mises en place pour éviter que ceci ne se reproduise ailleurs dans le département ?

 

Nous rappelons que ce sont bien des moyens humains dont l’École a besoin, plus que de barrières ou de clôtures.

Pour Force ouvrière 35, la multiplication des annonces médiatiques et des mesures coercitives ne doit pas masquer la responsabilité des gouvernements qui n’ont cessé, réformes après réformes, de dévaloriser l’enseignement en réduisant les horaires disciplinaires, en entassant les élèves dans des classes surchargées, et en affaiblissant les droits statutaires des personnels.

 

Communiqué transmis à la presse

Courrier envoyé au Recteur et DASEN

Alerte sociale lancée