Inclusion scolaire : où en sommes-nous 20 ans après la loi Montchamp ?

Seule la FNEC FP-FO a voté contre les décrets d’application de la Loi Montchamp de 2005 lors du Conseil Supérieur de l’Education (CSE) du 20 octobre 2025.

Nous allons « fêter » en février le 20ème anniversaire de la Loi Montchamp sur le Handicap de 2005.

 

Dans l’enseignement, cette loi a introduit un changement de paradigme : tous les enfants et adolescents handicapés sont désormais inscrits et inclus par défaut dans les écoles et les classes ordinaires, les droits aux soins et à un enseignement spécialisé adapté selon la nature et le degré du handicap n’étant plus la norme mais l’exception.

20 ans après la loi Montchamp de 2005
Où en sommes-nous ?

 

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Abrogation de la réforme des retraites !

Personne n’est dupe.

Dans les consultations menées par le gouvernement sur le prochain budget et notamment sur la question des retraites, il n’y a rien qui puisse répondre aux revendications des salariés.

Ce gouvernement, qui prévoit 50 milliards d’euros d’économies, continuera de s’en prendre aux services publics, à nos salaires et nos pensions. Et surtout : pas question pour lui d’abroger la réforme des retraites !

 

Cependant, chacun y va de sa partition. Des organisations politiques participant à ces conciliabules proposent une « suspension » de la réforme Macron-Borne, afin de « trouver des solutions » sur le financement. La secrétaire générale de la CGT demande « à organiser une conférence de financement avec tout le monde autour de la table. »

Le MEDEF se dit favorable à une discussion pour « aménager » la réforme des retraites, et « poser le sujet du financement de la protection sociale ». Le patronat propose le transfert d’une partie des cotisations sociales, qui représentent un salaire différé, vers la CSG, la TVA sociale, qui sont des impôts. Le président de la CFTC indique : « On souhaite repartir vers une réforme par points et une réforme systémique » : objectif partagé par la CFDT…

La FNEC FP-FO rappelle qu’en 2023, des millions de salariés ont fait grève à de nombreuses reprises, ont manifesté avec les jeunes, les retraités, à l’appel de la totalité des organisations syndicales pour le retrait de la réforme des retraites Macron-Borne qui repoussait l’âge de départ légal à 64 ans et qui augmentait le nombre de trimestres nécessaires pour bénéficier d’une retraite à taux plein pour bon nombre de travailleurs.

 

La première ministre Borne l’avait imposée via le 49-3 lors d’un énième déni de démocratie dont le président Macron et ses gouvernements sont coutumiers.

« Pour FO, la revendication prioritaire demeure l’abrogation de la réforme des retraites ! » a réaffirmé Frédéric Souillot, secrétaire général de FO au Premier ministre ce jeudi 9 janvier.

Avec sa Confédération, la FNEC FP-FO exige l’abrogation de la réforme Macron-Borne !

 

La FNEC FP-FO n’est donc pas demandeuse d’une conférence de financement, ni de la moindre « négociation collective » visant à poursuivre les exonérations de cotisations sociales en faveur des entreprises (75 milliards par an).

Il n’y a pas de problème de financement des retraites. Il n’y a que des prédateurs qui veulent faire main basse sur l’argent de la protection sociale qui est notre salaire différé.

 

Par ailleurs, la FNEC FP-FO refuse toute discussion autour d’un système de retraite universelle par points, qui avait été mis en échec par plusieurs semaines de grève massive en 2019. Cette mesure signifierait la liquidation de tous les régimes existants et du Code des pensions civiles et militaires qui garantit notamment aux fonctionnaires d’Etat une pension calculée sur la base de 75% du montant du traitement des 6 derniers mois de carrière.

Rappelons à ce sujet ce que l’ancien Premier ministre Fillon déclarait en 2016 devant des chefs d’entreprise :

« Le système de retraites par points j’y suis favorable, mais il ne faut pas faire croire aux Français que ça va régler le problème des retraites. Le système par points, en réalité, ça permet une chose, qu’aucun politique n’avoue : ça permet de baisser chaque année le montant de points, la valeur des points, et donc de diminuer le niveau des pensions. »

Non à la conférence de financement ! Non à la retraite par points !
Abrogation de la réforme Macron-Borne !

Elisabeth Borne n’a rien compris !

Le 6 janvier, Élisabeth Borne, ministre de l’Éducation nationale du gouvernement Bayrou, ultra-minoritaire et illégitime, a adressé ses vœux aux personnels.

 

Elle y déclare notamment :

« Ces derniers mois, nous avons aussi fait face à une instabilité politique. Elle a compromis l’adoption du budget de l’Etat, et donc de nos ministères, et freiné certaines réformes. Parmi elles, je sais que certaines n’ont pas été comprises. C’est pourquoi j’aurai à cœur de venir à votre rencontre, de vous écouter, et de poursuivre avec vous le dialogue. ».

Pour la ministre, le problème à l’Éducation nationale ne serait donc pas le manque de personnels comme conséquence des suppressions de postes, ce ne serait pas les classes surchargées, la dégradation continue des conditions de travail du fait du gel du point d’indice et de l’accumulation des mesures attaquant les statuts et missions des personnels

De même, la cause de « l’instabilité politique », ne résiderait pas dans le coup de force antidémocratique du président Macron qui, refusant d’admettre sa défaite aux élections de 2024, nomme au gouvernement des ministres rejetés par les urnes, mais dans le fait que les salariés ne comprendraient pas les réformes ?

Et pour remédier à cette incompréhension, la ministre prétend aujourd’hui « poursuivre (…) le dialogue » ? Mais de qui se moque-t-on ? 

 

Le dialogue ? Quel dialogue ? Celui par exemple proposé par le Premier ministre Bayrou, avec le soutien du MEDEF, sur la question des retraites ? Pour instrumentaliser les organisations syndicales dans l’unique but de poursuivre sa politique antisociale ? Et pourquoi pas au passage refourguer « la réforme par points » qui conduirait, après le recul à 64 ans, à réduire considérablement le niveau des pensions ?

N’en déplaise à madame Borne, les personnels, comme les 61 % qui souhaitent aujourd’hui la démission de Macron, ont très bien compris que les contre-réformes successives visent à démolir pierre par pierre la moindre conquête sociale (retraites, sécurité sociale, services publics…), afin d’imposer à tous la baisse du « coût du travail » au compte des agences de notation et des marchés financiers.

Ils ne veulent plus de ces passages en force permanents qui fracturent la société et provoquent le chaos.

Ils veulent la satisfaction de leurs revendications :
• Abrogation de la réforme des retraites Macron-Borne !
• Augmentation des salaires et du point d’indice : 10 % tout de suite !
• Retrait de toutes les mesures qui détruisent l’École publique, du « choc des savoirs » à la réforme Grandjean des lycées professionnels en passant par l’acte 2 de l’École inclusive, l’acte 2 de l’autonomie et la mise en déficit des universités !
• Annulation de toutes les suppressions de postes et créations de tous les postes nécessaires !

 

À l’heure où le gouvernement Bayrou – en sursis – annonce un budget d’austérité de 50 milliards d’euros, la FNEC FP-FO entend bien construire avec les personnels la grève jusqu’à satisfaction des revendications !

Mayotte : lettre ouverte de FO à la ministre

Madame la ministre de l’Éducation nationale,

Chaque jour, les personnels de l’académie de Mayotte constatent les dégâts causés par le cyclone CHIDO, aggravés par les pillages et les fortes pluies dans leur établissement. Consternés, ils soulignent que le pillage et les dégâts causés par les fortes pluies auraient pu être évités si les mairies avaient assuré la sécurité et la mise hors d’eau des locaux : à Kawéni, une école maternelle a été brûlée. « Cela était prévisible », disent les personnels, dévastés. Les pillages continuent encore aujourd’hui…

Dans les autres établissements, des dégradations des locaux, le matériel pédagogique est abîmé, du matériel manque… Les enseignants n’ont pas eu le temps de ranger leur salle de classe le vendredi 13 décembre. Les personnels regrettent que la décision de fermeture des établissements n’ait pas été prise et communiquée plus tôt.

Aux abords et à l’intérieur des établissements, les déchets et les gravats ne sont toujours pas triés et relevés. Les mouches, les moustiques, les rats se reproduisent : les enseignants redoutent les maladies telles que le chikungunya, la dengue, le paludisme et la leptospirose.

Dans un contexte où la saison cyclonique n’est pas terminée, où le risque sismique est prégnant, les personnels redoutent les accidents aux abords et à l’intérieur des établissements. Un mur s’est effondré sur un enfant dans le village de Kawéni le 4 janvier.

La FNEC FP-FO demande le report de l’ouverture des établissements tant que les travaux indispensables n’auront pas été effectués, tant que les conditions d’hygiène et de sécurité n’auront pas été validées par un organisme compétent, à commencer par la formation spécialisée…

 

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