Infos rupture conventionnelle

La rupture conventionnelle ou comment se débarrasser des fonctionnaires à moindre coût.

La rupture conventionnelle individuelle pour les agents publics figure parmi les différents outils dits « de ressources humaines » contenus dans la loi de transformation de la Fonction publique du 6 août 2019. Présentée par le gouvernement comme une forte attente des personnels, cette disposition ne vise qu’à se débarrasser d’agents publics, d’autant plus que le cadrage fixé par décret en diminue l’intérêt financier.

Le décret n°2019-1593 du 31 décembre 2019 met en application cette disposition dans les trois versants de la Fonction publique et ouvriers de l’État. Il est entré en vigueur le 1er janvier 2020.

En parallèle, l’indemnité de départ volontaire pour création ou reprise d’entreprise est abrogée depuis le 1er janvier 2020.

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Vous réfléchissez à demander une rupture conventionnelle?

Ne restez pas isolé(e), contactez-nous.

Demander une RQTH

La reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH) vous permet de bénéficier d’avantages aussi bien pour trouver un travail que pour le conserver.

Pourquoi demander une RQTH?

La RQTH est attribuée pour une durée allant jusqu’à 10 ans, voire sans limitation de durée dans un certain cas.

En cas de mutation, elle permet d’obtenir des points supplémentaires. Et elle permet de demander une temps partiel de droit.

Pour qui ?

La RQTH est reconnue à toute personne dont les possibilités d’obtenir ou de conserver un emploi sont effectivement réduites du fait de la dégradation d’au moins une fonction physique, sensorielle, mentale ou psychique.

Comment ?

Il faut remplir un dossier , l’envoyer à la MDPH du département d’habitation et y joindre un certain nombre de pièces (liste ici), dont un dossier médical.

Pour remplir ce dossier, il faut prévoir du temps.

Il faut joindre des comptes rendus d’examens et parfois prévoir d’autres consultations avec des spécialistes.

Il faudra également présenter un projet de vie. Le cadre qui lui est accordé dans le dossier est petit. On peut tout à fait le joindre sur des feuilles séparées afin d’être le plus précis et complet possible.

Conseils

Gardez une copie numérique du dossier complet ainsi que la date d’envoie en cas de perte.

Ce dossier permet aussi de demander des aides financières ou matérielles, comme un aménagement de poste par exemple.

Montrez-vous le plus précis possible dans le projet de vie.

Par exemple, dans les aménagements qui peuvent être faits pour vous faciliter la vie : ça peut être une place de parking proche des salles de cours si la mobilité est difficile, un emplois du temps avec peu d’heures chaque jour en cas de grande fatigabilité, ou une grande pause méridienne si besoin de dormir, salle de cours dans un endroit calme si problèmes d’audition, etc…

Il ne faut pas hésiter à contacter FO et des associations de personnes ayant votre handicap pour avoir des idées d’aménagements qui facilitent la vie.

Et après ?

Sous une quinzaine de jour, la MDPH envoie un accusé de réception. Ce document est à conserver, il peut servir de justificatif en attendant d’avoir l’avis de la MDPH.

Le dossier passe devant une commission. Puis un avis est rendu. C’est parfois un peu long.

La réponse de la MDPH est composée de plusieurs parties : l’accord ou non de la RQTH, le maintien ou non dans l’emploi, un aménagement nécessaire ou non du poste.

Toutes ces réponses sont personnelles et il ne tient qu’à vous de les faire connaître à votre employeur.

Liens utiles

Lien vers le site de la fonction publique : Comment être reconnu travailleur handicapé (RQTH) ?

Lien vers le site du Ministère de l’Education Nationale: Vie professionnelle et situation personnelle – adaptation du poste de travail

Vous songez à faire une demande de RQTH ? 

Contactez le syndicat pour vous aider dans votre démarche.

 

Demander un congé de « présence parentale »

Le congé de présence parentale (CPP) vous permet de cesser ou de réduire votre activité professionnelle pour donner des soins à un enfant à charge handicapé, accidenté ou malade.

Combien de temps ?

Sa durée est fixée à 310 jours ouvrés maximum, par période de 36 mois pour un même enfant. À la fin des 36 mois, vous pouvez bénéficier d’un nouveau congé si l’état de santé de votre enfant le nécessite. Le congé n’est pas rémunéré, mais vous pouvez percevoir l’allocation journalière de présence parentale (AJPP) de la part de la CAF ou de la MSA.

Pour qui ?

Ce congé vous est accordé si vous êtes parent d’un enfant à charge dont la maladie, un accident ou le handicap présente une particulière gravité rendant indispensables votre présence soutenue et des soins contraignants.

Il est accordé au père ou à la mère de l’enfant.

Comment ?

Il faut envoyer une demande écrite à votre chef de service (DPE et/ou chef d’établissement) au moins 15 jours avant le début du congé ou avant le terme du congé en cas de renouvellement.

En cas de dégradation soudaine de l’état de santé de l’enfant ou en cas de situation de crise nécessitant votre présence immédiate, ce délai de 15 jours ne s’applique pas.

Il faut accompagner cette demande d’un certificat médical, établi par le médecin qui suit l’enfant. Ce certificat atteste de la gravité de la maladie, de l’accident ou du handicap de l’enfant et de la nécessité de la présence soutenue d’un parent et des soins contraignants. Le certificat précise la durée prévisible du traitement.

L’administration ne peut pas refuser le congé.

En général, ce congé est donné de 6 mois en 6 mois. A la fin de chaque période, il faut envoyer un nouveau certificat médical.

Demander l’AJPP à la CAF

Sous certaines conditions (cf lien vers la CAF à la fin de l’article), la CAF peut verser une allocation (l’AJPP) pour chaque jour de congé de présence parentale (environ 40 € / jour). En cas de dépenses liées à la maladie de l’enfant, un complément peut également être versé.

Il faut faire une demande en remplissant le formulaire à télécharger ici.

Deux pages sont à faire remplir par le médecin qui suit l’enfant et à joindre dans une enveloppe fermée adressée au service médical de la CAF.

Conseils :
La CAF envoie un renouvellement à la fin de chaque période de 6 mois. Le formulaire à remplir est le même, il est donc utile d’en garder une copie pour gagner du temps.
Une partie du formulaire de la CAF peut servir pour l’employeur.
Il peut être intéressant de faire également une demande de reconnaissance du handicap de l’enfant auprès de la MDPH du département. Cette reconnaissance peut aider à la mise en place d’un PAI à l’école, elle peut permettre d’obtenir des points supplémentaires pour un éventuelle mutation du parent et elle peut donner le droit à des aides financières de la CAF.

MDPH : formulaire de demande pour un enfant.

Et après ?

Dès qu’il est connu, il faut envoyer à la DPE ou à l’établissement un calendrier prévisionnel des jours de CPP pris. Ce calendrier peut être modifié à tout moment en respectant un délai de 48h si la situation le permet.

Quand la demande d’AJPP est acceptée, chaque mois la CAF envoie un document à faire remplir à votre employeur. Il faut y noter le nombre de jours de CPP pris dans le mois.

Attention : comment décompter les jours ?

On ne décompte que les jours réellement non travaillés.

Exemple : Je travaille 4 jours par semaine (lundi, mardi, jeudi et vendredi). Je prends un mois de congé de présence parentale. Ce mois contient : 3 semaines travaillées et une semaine de vacances.
Le nombre de jour de CPP= 3×4=12 jours.

Rémunération du mois : 12 jours d’AJPP de la CAF et 3×3+7= 16 jours rémunérés par l’employeur

Liens utiles

Lien vers le site de la Fonction Publique : Le congé de présence parentale dans la fonction publique

Lien vers le site de la CAF : L’allocation journalière de présence parentale (AJPP)

Vous songez à faire une demande de congé de présence parentale? 

Contactez le syndicat pour vous aider dans votre démarche.

Jour de carence et Covid-19

La suspension du jour de carence pour COVID ne peut se faire qu’en passant par declare.ameli.fr. Les collègues suspectés COVID ou positifs doivent faire leur demande d’arrêt de travail via le téléservice declare.ameli pour ne pas se voir prélever le jour de carence.
 
En effet, si les collègues fournissent un arrêt de travail établi par leur médecin et non via Ameli, ils se verront appliquer le droit commun à savoir application du jour de carence.
 
C’est ce qu’indique le décret n°2021-13 du 8 janvier 2021 dans son article 3.

Suspension du jour de carence : attention !

Le décret 2021-15, complété par la circulaire DGAFP du 12 janvier 2021, fixe un dispositif de suspension du jour de carence pour les agents publics qui confirme toutes les insuffisances dénoncées par FO, en particulier lors du CCFP du 7 janvier 2021.

 

La remise en cause du secret médical

La première suspension du jour de carence dans le cadre de l’article 8 de la loi 2020-290 (premier état d’urgence sanitaire) était effective pour tous les arrêts de travail, afin de respecter le secret médical. Mais ce n’est pas ce qui est prévu dans le nouveau dispositif : les agents publics, comme tous les salariés, devront effectuer leurs démarches à partir de la plateforme « declare.ameli.fr ».

En cas de symptômes de la Covid19, l’agent public remplit le formulaire en ligne de la CNAM, sur la plateforme « declare.ameli.fr » et s’engage à effectuer un test de détection dans un délai de deux jours. Si, ce n’est pas fait, quelle qu’en soit la raison, il est considéré comme étant en absence injustifiée !

En cas de test positif, c’est encore sur la plateforme « declare.ameli.fr » que l’agent peut obtenir, sans consultation médicale, un arrêt de travail de 7 jours sans jour de carence.

Ce traitement informatisé des arrêts de travail, ajouté au traitement automatisé de données à caractère personnel dans le cadre de la campagne de vaccination contre la Covid19 (décret n° 2020-1690), enfonce un sérieux coin dans le respect du secret médical.

 

Tout ça pour éviter la suspension du jour de carence pour toutes les pathologies !

Une fenêtre d’à peine trois mois

Le dispositif n’organise ni suspension du jour de carence, ni compensation, pour les agents victimes de la Covid19, entre la fin du premier état d’urgence et l’entrée en vigueur du décret du 8 janvier 2021.

Pire : le décret fixe déjà une date de fin de la suspension, le 31 mars 2021 !

Face à toutes ces insuffisances, FO ne peut que réaffirmer son exigence d’abrogation pure et simple du jour de carence !