Défendons les libertés syndicales !

Nous, organisations syndicales d’Ile-de-France CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF et UNL, porteur d’un syndicalisme de lutte et de transformation sociale, condamnons les propos et les attaques d’un autre temps contre l’une d’entre nous, de ses militants et militantes, qualifiée par un ministre d’organisation syndicale dont les pratiques « ressemblent au fascisme ». Ce même ministre qui n’a pas hésité à créer – à coup de dizaines de milliers d’euros – un syndicat à sa botte et à truquer, de fait, des élections …

Lire la suite de ce communiqué unitaire ci-dessous :

FAQ du ministère : mesures pour les écoles, collèges et lycées / continuité pédagogique

Le Président de la République a annoncé la fermeture des établissements scolaires à compter du lundi 6 avril, jusqu’au 26 avril dans le premier degré, 3 mai pour le second degré.

Ci-dessous : vous trouverez les mesures applicables au territoire métropolitain pour la période du 4 avril au 2 mai 2021 en ce qui concerne les écoles, collèges et lycées + tout ce qui touche à la continuité pédagogique.

Il s’agit de la FAQ mise à jour 12 avril 2021.

FAQ téléchargeable ici.

Pour consulter la FAQ en ligne : cliquer ici.

 

 

Incurie dans la gestion des établissements scolaires

Le président a annoncé la fermeture des établissements scolaires du 6 avril au 3 mai pour le second degré, jusqu’au 26 avril pour le premier degré. Notre Ministre a fait quelques annonces par la suite. Une fermeture efficace… ou inutile car trop tardive ? Toujours est-il que la situation actuelle, la dégradation de nos conditions de travail, la hausse des effectifs, l’hybridation de l’enseignement, l’absence de remplacement des personnels, la perte de nos droits, tous ces écueils étaient prévisibles, annoncés et dénoncés par Force ouvrière depuis longtemps !

 

Hôpitaux, écoles, des lits et des postes : rien n’a été fait !

Rien n’a été fait pour éviter la fermeture des établissements scolaires. Le président Macron et son gouvernement ont décidé d’imposer à la population un nouveau confinement. Il y a un an, parce qu’ils n’étaient pas en mesure de fournir les masques, le gel et les tests nécessaires, ils ont décidé de confiner les écoles. Entre temps, 440 postes d’enseignants ont été supprimés à la rentrée 2020 et pas une mesure n’a été prise pour remédier au retard pris dans les enseignements des élèves. Pire, 1800 ETP à la rentrée 2021 sont supprimés!

Autrement dit, le gouvernement nous demande de poursuivre le confinement parce que ni les postes, ni les lits dans les hôpitaux n’ont été créés.

Mêmes causes, mêmes effets

On nous dit que le confinement a pour but de protéger la population mais pour cela la première chose à faire, c’était de régler l’unique cause du confinement : la pénurie organisée des services de soins dans l’hôpital public.

Au lieu de créer des lits de réanimation, de recruter des personnels soignants, d’équiper les hôpitaux, le gouvernement a continué à supprimer des postes et des lits. Il prévoit même de fermer les hôpitaux Bichat et Beaujon à Paris ! Il est maintenant obligé de reconfiner la population car l’hôpital ne dispose toujours pas de lits de réanimation en nombre suffisant pour accueillir les malades. Le pays est à l’arrêt parce que les gouvernements successifs ont soumis l’hôpital public au diktat des coupes budgétaires au nom de la réduction des dépenses publiques.

Des milliers de salariés sont jetés dans la précarité parce que le gouvernement refuse depuis un an de fournir les mesures de protection efficaces réclamées par les personnels et les familles.

 

Dans les collèges et les lycées

Dans les collèges et les lycées, la situation actuelle est la conséquence directe du refus constant de créer les postes nécessaires par le biais de la liste complémentaire du concours, alors que le ministre de l’Education nationale a rendu des centaines de millions d’euros au budget pour l’année 2020 et 2021.

Ainsi la carte scolaire 2021 se solde par des milliers de suppressions de postes alors que le nombre d’élèves à scolariser augmente (plus de 43 000 élèves, +0,9%). Le ministre Blanquer continue d’augmenter les effectifs par classe et de réduire le nombre d’enseignants. Sourd aux revendications et à la souffrance des personnels et des élèves, il a imposé des conditions d’enseignement dégradées à la rentrée 2020 et il continue et aggrave la situation pour 2021 !

Tout le monde a souffert du confinement en 2020 : les élèves, comme les leurs parents et tout autant que les personnels de l’Education nationale. Les personnels ne sont pas responsables de la situation que les gouvernements successifs ont créée en supprimant des dizaines de milliers de postes dans la Fonction publique.

 

Ils ne sont pas responsables de la situation qu’on leur impose une nouvelle fois : moins de 48h pour organiser la continuité pédagogique demandée par le ministre ; des directives qui arrivent au dernier moment ou trop tard ; des personnels une nouvelle fois soumis à des décisions locales, différentes d’un établissement à l’autre. Chacun doit donc faire au mieux… sans les moyens. Une nouvelle fois le matériel personnel des enseignants est réquisitionné pour faire fonctionner l’Education nationale.

Une nouvelle fois, les personnels sont exposés aux mêmes difficultés engendrées par le télétravail : des journées à rallonge et la confusion entre les sphères privée et professionnelle qui entrainent épuisement et burn out. Sous prétexte de compenser la perte des heures de cours qu’ils ont eux-mêmes organisée, le ministre et les recteurs annoncent que les enseignants pourront assurer la continuité pédagogique… pendant les vacances. Le président modifie le calendrier des vacances et le ministre met les enseignants à disposition des familles pendant leurs vacances.

Décidément, le confinement autorise tous les excès et toutes les dérives

Le SNFOLC le rappelle : la continuité pédagogique ne repose sur aucun texte réglementaire contrairement au télétravail qui, lui, est réglementé et ne saurait reposer sur le matériel personnel des enseignants. Par ailleurs, les autorisations spéciales pour garde d’enfant s’appliquent toujours.

Nous avons des droits. Contactez-nous s’ils ne sont pas respectés.

Infos rupture conventionnelle

La rupture conventionnelle ou comment se débarrasser des fonctionnaires à moindre coût.

La rupture conventionnelle individuelle pour les agents publics figure parmi les différents outils dits « de ressources humaines » contenus dans la loi de transformation de la Fonction publique du 6 août 2019. Présentée par le gouvernement comme une forte attente des personnels, cette disposition ne vise qu’à se débarrasser d’agents publics, d’autant plus que le cadrage fixé par décret en diminue l’intérêt financier.

Le décret n°2019-1593 du 31 décembre 2019 met en application cette disposition dans les trois versants de la Fonction publique et ouvriers de l’État. Il est entré en vigueur le 1er janvier 2020.

En parallèle, l’indemnité de départ volontaire pour création ou reprise d’entreprise est abrogée depuis le 1er janvier 2020.

Aller au contenu PDF

Vous réfléchissez à demander une rupture conventionnelle?

Ne restez pas isolé(e), contactez-nous.

Demander une RQTH

La reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH) vous permet de bénéficier d’avantages aussi bien pour trouver un travail que pour le conserver.

Pourquoi demander une RQTH?

La RQTH est attribuée pour une durée allant jusqu’à 10 ans, voire sans limitation de durée dans un certain cas.

En cas de mutation, elle permet d’obtenir des points supplémentaires. Et elle permet de demander une temps partiel de droit.

Pour qui ?

La RQTH est reconnue à toute personne dont les possibilités d’obtenir ou de conserver un emploi sont effectivement réduites du fait de la dégradation d’au moins une fonction physique, sensorielle, mentale ou psychique.

Comment ?

Il faut remplir un dossier , l’envoyer à la MDPH du département d’habitation et y joindre un certain nombre de pièces (liste ici), dont un dossier médical.

Pour remplir ce dossier, il faut prévoir du temps.

Il faut joindre des comptes rendus d’examens et parfois prévoir d’autres consultations avec des spécialistes.

Il faudra également présenter un projet de vie. Le cadre qui lui est accordé dans le dossier est petit. On peut tout à fait le joindre sur des feuilles séparées afin d’être le plus précis et complet possible.

Conseils

Gardez une copie numérique du dossier complet ainsi que la date d’envoie en cas de perte.

Ce dossier permet aussi de demander des aides financières ou matérielles, comme un aménagement de poste par exemple.

Montrez-vous le plus précis possible dans le projet de vie.

Par exemple, dans les aménagements qui peuvent être faits pour vous faciliter la vie : ça peut être une place de parking proche des salles de cours si la mobilité est difficile, un emplois du temps avec peu d’heures chaque jour en cas de grande fatigabilité, ou une grande pause méridienne si besoin de dormir, salle de cours dans un endroit calme si problèmes d’audition, etc…

Il ne faut pas hésiter à contacter FO et des associations de personnes ayant votre handicap pour avoir des idées d’aménagements qui facilitent la vie.

Et après ?

Sous une quinzaine de jour, la MDPH envoie un accusé de réception. Ce document est à conserver, il peut servir de justificatif en attendant d’avoir l’avis de la MDPH.

Le dossier passe devant une commission. Puis un avis est rendu. C’est parfois un peu long.

La réponse de la MDPH est composée de plusieurs parties : l’accord ou non de la RQTH, le maintien ou non dans l’emploi, un aménagement nécessaire ou non du poste.

Toutes ces réponses sont personnelles et il ne tient qu’à vous de les faire connaître à votre employeur.

Liens utiles

Lien vers le site de la fonction publique : Comment être reconnu travailleur handicapé (RQTH) ?

Lien vers le site du Ministère de l’Education Nationale: Vie professionnelle et situation personnelle – adaptation du poste de travail

Vous songez à faire une demande de RQTH ? 

Contactez le syndicat pour vous aider dans votre démarche.