Motion en défense des AESH, contre les PIALs : à envoyer au Recteur pour se faire entendre !

Dans le cadre de la mobilisation des personnels AESH initiée en mars 2021, le SNFOLC 35 met à disposition de tous les personnels une motion qui porte sur les conditions de travail des AESH et la généralisation des PIALs.

Cette motion a vocation à être discutée entre collègues lors des heures d’information syndicale. Il est tout à fait possible de la modifier, la raccourcir, la rallonger, selon les demandes des personnels.

 

Une fois cette motion votée par les personnels présents lors de l’heure d’information syndicale, elle doit être envoyée au Recteur de l’académie sous couvert du chef d’établissement. N’oubliez pas de nous la transmettre en doublon.

Important : Cette motion s’achève par un appel à la grève du 3 juin.

Si vous ne savez pas comment déposer une heure d’information syndicale (HIS), ou bien si vous préférez être accompagné(e) / épaulé(e) par un représentant syndical FO pour mener cette HIS, n’hésitez pas à nous contacter. Nous vous aiderons au mieux!

 

La motion est à télécharger ici.

L’UD FO 35 sonne l’alerte : le ministre veut en finir avec le baccalauréat

« La suppression du baccalauréat, son remplacement par un certificat de fin d’études et la généralisation des examens d’entrée pour l’enseignement supérieur viennent d’être mis à l’ordre du jour. Ce projet présenterait le gros intérêt de supprimer la mystique du diplôme qui constitue en fait actuellement le pôle d’attraction de tout l’enseignement secondaire. »

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, ces mots n’ont pas été prononcés par le ministre de l’Education Nationale, Jean-Michel Blanquer, mais par Georges Villiers, le président du CNPF, ancêtre du Medef, en juin 1955. Mais si le ministre Blanquer n’a pas encore osé proclamer aussi ouvertement la suppression du bac comme diplôme national, on peut craindre qu’il ne cherche dans la pandémie de Covid 19 une formidable opportunité de franchir un pas décisif dans la réalisation de ce vieux rêve du patronat.

Ainsi a-t-il annoncé pour la deuxième année consécutive, le 21 janvier 2021, qu’en raison de la crise sanitaire, le contrôle continu serait privilégié pour le passage du baccalauréat. Mais les lycéens et les enseignants attendront finalement jusqu’au 5 mai pour connaître plus précisément les ajustements décidés par le ministre – cela après des mobilisations lycéennes importantes, réprimées encore une fois dans la violence.

Or, si l’annulation des épreuves de mars a pu légitimement soulager nombre de lycéens et de professeurs que les protocoles sanitaires successifs ont placés dans l’impossibilité de les préparer normalement, une question demeure : la situation sanitaire constitue-t-elle une raison suffisante pour généraliser ainsi, et perpétuer deux années de suite, le recours au contrôle continu ?

 

Lire la suite ci-dessous :

 

Non à l’enseignement virtuel !

La place des professeurs et des élèves est dans classe !

La pandémie a été l’occasion de généraliser l’enseignement « hybride » et « à distance » dans les lycées et les collèges. Depuis plus d’un an, malgré les nombreux dysfonctionnements des outils de la « continuité pédagogique », la pression s’est accrue sur les professeurs pour faire des « visioconférences » ou autres « classes virtuelles ».

Selon le Larousse, est virtuel ce qui n’est qu’en puissance, qu’en état de simple possibilité (par opposition à ce qui est en acte. » On ne saurait mieux dire !

L’école à distance, ce n’est pas de l’école !

A l’occasion d’une réunion ministérielle sur le numérique le 20 avril, la FNEC FP-FO a été la seule à expliquer que l’enseignement en distanciel n’était pas de l’enseignement, qu’il ne répond pas à la situation qui exige un recrutement massif de personnels pour permettre le maintien de l’ouverture des établissements scolaires.

Il n’y a pas comme le disent certains une « véritable aspiration au numérique sur le terrain », qui devrait être utilisé demain en permanence pour faire évoluer le fonctionnement du système éducatif.

L’enseignement à distance a été mis en place au nom de la « continuité pédagogique », et en vertu de l’état d’urgence qui permet de déroger à l’état de droit. Car ce n’est pas du télétravail, ce dernier étant encadré par des textes réglementaires. Dans les faits les personnels sont contraints d’utiliser leur matériel personnel, leur temps de travail explose et leurs conditions de vie et de travail se dégradent encore.

Ouverture des listes complémentaires et droit à la titularisation pour tous les stagiaires !

Le ministère a communiqué le bilan des campagnes de titularisation des personnels stagiaires des huit dernières années. Ce bilan ne fait que confirmer une politique de contractualisation dans l’éducation nationale que le SNFOLC combat. Alors qu’en 2014/2015 il avait été possible de recruter 19 313 personnels du second degré, seuls 11 881 l’ont été en 2019/2020 soit une baisse de 7432 postes, 40% de moins !

Le SNFOLC a exigé, à tous les niveaux, le recrutement des listes complémentaires aux concours 2020. Des milliers de personnels admissibles n’attendaient que de pouvoir entrer dans le métier avec une formation et un statut.

 

Mais non ! Le ministre Blanquer préfère se limiter à recruter des contractuels avec de scandaleux contrats de 3 mois, parfois renouvelables et à annoncer la suppression de 1800 postes supplémentaires à la rentrée 2021, soit 2 fois plus qu’en 2020 malgré les 43 500 élèves en plus. Pour les concours 2021, le ministère a refusé de donner la consigne d’ouvrir les listes complémentaires dans toutes les disciplines. Les listes complémentaires doivent permettre de pourvoir les postes suite aux désistements et le SNFOLC continuera d’exiger leur utilisation pour compenser les milliers de suppressions de postes.

Aller au contenu PDF