Lettre au Ministre : pour l’abandon de l’expérimentation à Marseille

Le 2 septembre, le président de la République annonçait une expérimentation dans 50 écoles de Marseille où les directeurs pourraient choisir les autres enseignants de l’école, où les fonctionnements et les rythmes scolaires des écoles pourraient être adaptés en lien avec les acteurs extrascolaires. 

Notre fédération, la FNEC FP-FO, a immédiatement demandé l’abandon de ce projet qui signifierait une remise en cause sans précédent du fonctionnement de l’Ecole publique et du statut des enseignants.

 

Cette demande rejoint celle des organisations syndicales SNUDI-FO, SNUipp-FSU, SE-UNSA, SUD Education et CGT Educ’action des Bouches-du-Rhône.

Cette annonce présidentielle a suscité un rejet important chez les personnels, comme en témoigne le refus de plus de 100 écoles marseillaises de rentrer dans ce dispositif, ainsi que le rassemblement organisé à Marseille par les fédérations syndicales FNEC FP-FO, FSU, CGT Educ’action et SUD Education à l’occasion du retour de M. Macron à Marseille le 15 octobre.

 

Interrogé par les médias locaux ces derniers jours, le maire de Marseille M. Payan indique à propos de l’expérimentation annoncée par le président de la République consistant à confier le recrutement des enseignants aux directeurs d’école : « Ça ne se fera pas », « Je pense que c’est une mauvaise idée. Je le lui ai dit. Je pense que cette idée est oubliée. »

 

La FNEC FP-FO ne peut que se réjouir de cette annonce du maire de Marseille, qui va dans le sens des revendications portées par les personnels, et demande de confirmer que toute idée de recrutement des enseignants par les directeurs est aujourd’hui abandonnée.

 

La FNEC FP-FO demande également l’abandon de tout dispositif visant à territorialiser l’école, comme l’instauration de rythmes scolaires et de fonctionnements décidés école par école tel
qu’annoncé par le président de la République à Marseille.

 

La lettre complète ci-dessous :

Toujours pas de prime REP/REP + pour les AED et les AESH

Extraits de la dépêche AEF du 26.10.21 :

Petite surprise lors de l’examen en séance publique à l’Assemblée nationale, le 25 octobre, des crédits de la mission Enseignement scolaire du PLF 2022, Jean-Michel Blanquer s’est opposé à un amendement déposé par une députée de la majorité présidentielle et adopté (« pour avis »), 4 jours auparavant, par la commission des affaires culturelles et de l’éducation de l’Assemblée.

En effet, lors de l’examen en commission, les députés avaient voté un amendement visant à étendre la prime REP/REP+ aux AED. Ces derniers en sont exclus.

Depuis plusieurs années déjà, le SNFOLC se bat pour le versement de cette indemnité aux AED.

Nos revendications pour les personnels AED : lien ici.

 

Pas de prime REP aux AED, mais des heures supplémentaires

Précisément, l’exposé des motifs justifie l’amendement par le fait que les AED « participent pleinement à la vie de l’établissement notamment au travers de la vie scolaire. Tout comme les enseignants et les CPE, ils sont impactés par les conditions d’exercice dans les établissements REP ou REP+ ». Dès lors, « ces primes constitueraient un complément de revenus non négligeables pour les AED et permettraient de reconnaître leur travail à sa juste valeur ». Le coût est estimé à 23,5 millions d’euros. Pour financer cette mesure, il avait été proposé de réduire d’autant le budget de l’enseignement privé.

Or, Jean-Michel Blanquer s’est opposé à cette disposition. Évoquant les « spécificités du métier d’AED », le ministre de l’Éducation nationale a en outre expliqué que ces personnels pourront, à partir de janvier 2022, réaliser des heures supplémentaires (au taux horaire de 13,11 euros, selon un projet d’arrêté consulté par AEF info.).

Un texte en ce sens sera examiné lors du prochain CTMEN, le 9 novembre. Cela « participera à l’augmentation de leur pouvoir d’achat » et « changera la réalité pour beaucoup d’entre eux », assure le ministre.

La prime REP aux AESH également retoquée

Un amendement visant à verser la prime REP/REP+ aux AESH a également été rejeté, après avoir, lui aussi, reçu un avis négatif de Jean-Michel Blanquer, le ministre expliquant que les AESH allaient bénéficier d’une augmentation indiciaire.

En outre, un autre amendement, également adopté en commission, a aussi été rejeté : il visait à augmenter le budget de l’enseignement agricole afin de « compenser le reste à charge existant actuellement pour le paiement des AED dans l’enseignement technique agricole ».

Les crédits de la mission Enseignement scolaire, en hausse de 1,6 milliard d’euros par rapport à 2021, ont été adoptés par l’Assemblée. Le Sénat les examinera à son tour à partir de la semaine prochaine.

Deux amendements adoptés

Lors de la séance publique, seuls deux amendements ont été adoptés :

– un amendement visant à augmenter les crédits de la MLDS afin de les placer au niveau de la loi de finances 2021, le PLF de 2022 réduisant cette enveloppe de 1 790 000 € ;

– un amendement incitant le gouvernement à produire un rapport qui évalue le coût des décharges d’enseignement pour les directeurs d’école en fonction des spécificités de l’école.

 

Appel de la Convention Nationale des psychologues scolaires

Le collectif des psychologues normands soutient l’appel de la Convention Nationale du 25 Septembre 2021.

Nous étions réunis psychologues, psychanalystes, psychiatres, pédiatres, orthophonistes, infirmières, psychomotriciens, éducateurs, enseignants chercheurs, travailleurs sociaux, syndicalistes… venus de nombreuses régions. 18 intervenants, au nom de collectifs, de syndicats, d’organisations professionnelles, ont pris la parole et les participants ont ensuite débattu.

 

En mettant en avant des revendications spécifiques à leurs métiers, tous ont fait le même constat.

Il y a eu des manifestations le 10 juin et le 28 septembre derniers.

Nous appelons à une manifestation nationale à Paris le 18 novembre.

 

Le projet est ambitieux. Nous souhaitons une mobilisation large du médico-social, des travailleurs sociaux, orthophonistes, psychomotriciens, sages-femmes, de tous les personnels hospitaliers, de l’éducation, et de tous les psychologues des secteurs public et privé.

 

Aller au contenu PDF

Nous étions 3 000 à Paris pour la manif AESH mardi 19 octobre

Nous étions 3000 AESH, enseignants et parents, venus de toute la France, à manifester à Paris en direction du ministère mardi 19 octobre dernier.

Notre car est parti de Rennes au petit matin, avec les camarades du 22, puis du 53. Ambiance chaleureuse dans le bus : répétition des slogans, création de panneaux, échanges sur les conditions de travail. Et à chaque fois les mêmes constats, dans les trois départements : des conditions de travail qui se sont dégradées au fil des ans, augmentation du nombre d’enfants à charge, des contrats réduits ou menacés de rupture, les conséquences néfastes de la mise en place des PIALs, un salaire qui reste indécent, le mépris de la hiérarchie, du ministre. 

 

A Paris, nous avons rejoint un cortège combatif et énergique. De nombreux drapeaux FO, mais aussi des banderoles de comités départementaux, soutenus par leurs syndicats. Les manifestants ont défilé sur des slogans porteurs : « du fric, des postes, un vrai statut », « à bas, à bas, à bas les PIALs ». 

Nous avons défilé jusqu’au ministère rue de Grenelle, dont la rue, bien sûr, est restée bloquée aux manifestants.

Mais photo souvenir de la rue du ministre :

Autres photos de la manifestation :  lien ici.

 

Les syndicats FO, FSU, CGT, Sud et SNALC sont intervenus en fin de manifestation pour rappeler l’unité sur les revendications.

Une représentante de la Convention nationale des délégués AESH a également pris la parole et a conclu ainsi :

 » Nous continuerons à lutter tous ensemble, AESH, enseignants, parents. Ce refus de prendre en compte nos revendications témoigne d’un mépris de la part de tous : inspecteurs d’académie, recteurs, ministre, président. Nous proposons la tenue d’une nouvelle convention, dans l’unité syndicale, jusqu’à satisfaction des revendications!  » .

La co-présidente de la FCPE a indiqué que ce combat rejoignait celui des parents d’élèves :

« il est inacceptable que des milliers d’élèves se retrouvent de fait exclus de l’Ecole publique « .

 

Une délégation composée des syndicats FO, FSU, CGT, Sud et SNALC a été reçue au ministère. Le camarade AESH représentant FO, qui est également membre de la Convention nationale, a porté les revendications : abandon des PIALs, un vrai statut, un vrai salaire. Après une heure et demi de discussions, aucune réponse concrète sur le statut, sur les salaires, sur les PIALs. FO a expliqué en quoi le « quasi statut » et la nouvelle grille ne réglaient en rien la situation des 135 000 AESH et que notre combat continuerait jusqu’à satisfaction.

 

Dans son intervention en fin de manif, le secrétaire général de la FNEC FP-FO a indiqué que la fédération appuierait toutes les initiatives de la Convention pour la satisfaction des revendications, appelant à poursuivre l’action commune la plus large par les réunions syndicales, par la constitution de comités dans tous les départements pour discuter des moyens de gagner.

 

Il a indiqué que cela s’inscrivait dans le même mouvement qui a engagé les syndicats FO et CGT de l’hôpital de Beaujon à appeler à une montée nationale de tous les hospitaliers, de toute la population, de toutes les organisations qui combattent les suppressions de lits et d’hôpitaux, le 4 décembre, chez le ministre Véran. Précisons que cela fait suite à la proposition du syndicat FO de l’hôpital de Mayenne, dans le cadre de son combat contre la fermeture du service de chirurgie, de soins critiques, lors d’une manifestation qui a réuni 4000 manifestants dans les rues de Mayenne le 9 octobre (pour une ville de 12000 habitants !).

Alors oui la résistance s’organise, par en bas, et FO est aux côtés des salariés pour construire le rapport de force pour la satisfaction des revendications !

Le SNFOLC 35 et le SNUDI FO 35 organiseront début décembre une réunion ouverte aux AESH et à tous les autres personnels de l’Education nationale, pour discuter des suites à donner dans le département, mais également au plan national, avec des objectifs clairs : l’arrêt des PIALs, un vrai salaire, un recrutement massif d’AESH, un vrai statut, et la reconnaissance de la profession.

 

AESH, profs, AED, infirmières scolaires, PSY-EN EDO, si vous êtes intéressé(e)s pour participer à cette réunion, contactez-nous !