Mobilisation des AESH le 27 janvier avec l’interpro

La mobilisation des personnels AESH du 19 octobre a été un succès incontestable, démontrant que la colère s’amplifie. Cette journée d’action, largement relayée dans les média, a rassemblé des cortèges imposants partout en France ce qui traduit bel et bien que leur niveau de mobilisation ne faiblit pas.

Parce que ces personnels aspirent à exercer leur métier dans des conditions dignes et parce que le ministre reste sourd à leurs revendications, l’intersyndicale FSU, FO, CGT Éduc’action, SUD Éducation et SNCL appelle de nouveau les personnels AESH à une journée d’action le jeudi 27 janvier 2022.

 

Les AESH contribuent pleinement par leur professionnalisme à la réussite de la scolarisation des élèves en situation de handicap. Pourtant, le ministère poursuit son attitude méprisante envers ces collègues :

– la précarité et un salaire insuffisant avec des temps incomplets imposés ;

– les PIAL qui dégradent leur santé mentale et physique, ainsi que leur vie sociale, avec la multiplication des abus ;

– la perte de sens de leur métier, avec le saupoudrage de l’accompagnement des élèves ;

– le manque de reconnaissance par l’institution.

 

Leurs revendications sont plus que jamais légitimes.

L’intersyndicale FSU, FO, CGT Éduc’action, SUD Éducation et SNCL appelle les AESH à se mobiliser massivement par la grève et la manifestation pour :

– augmenter les rémunérations de toutes et tous les AESH sur toute leur carrière, avec comme objectif l’alignement sur la grille de catégorie B ;

– leur garantir la possibilité de travailler à temps complet pour vivre dignement de leur travail ;

– abandonner les PIAL et la politique de mutualisation des moyens ;

– créer un véritable statut de la Fonction publique pour reconnaître le métier d’AESH ;

– donner l’accès à des formations qualifiantes à la hauteur des missions ;

– recruter les AESH qui manquent pour permettre à tous les élèves en situation de handicap de bénéficier d’un accompagnement à la hauteur de leurs besoins.

 

Le sort réservé aux AESH s’inscrit dans une politique inacceptable de précarisation des personnels de la Fonction publique. L’obtention d’un statut pour les AESH serait une victoire pour l’ensemble des personnels du service public d’éducation. L’intersyndicale appelle à poursuivre ce mouvement avec l’ensemble des personnels pour obtenir la satisfaction des revendications des AESH.

Elle appelle à faire du jeudi 27 janvier une grande journée nationale de grève et de mobilisation dans les départements et académies.

Elle appelle les AESH à se saisir de la mobilisation interprofessionnelle du 27 janvier pour l’emploi et les salaires.

 

Nos organisations syndicales encouragent toutes les initiatives qui favoriseront une apparition forte des AESH (rassemblements, cortèges spécifiques d’AESH). Les assemblées générales seront l’occasion de mener le débat pour renforcer la mobilisation dans l’action commune la plus large possible afin de construire le rapport de force nécessaire à la satisfaction des revendications. Nos organisations se reverront le 27 janvier au soir pour décider des suites à donner à la mobilisation des AESH.

Pour l’intersyndicale AESH

Pour la création de postes à la hauteur des besoins et l’arrêt des contre-réformes !

Pour mettre fin au chaos, l’urgence, c’est la création de postes à la hauteur des besoins et l’arrêt des contre-réformes !

Le ministre Blanquer a aggravé le chaos dans les services, les écoles et les établissements scolaires. Les effectifs surchargés, la dégradation des conditions d’enseignement, cela ne semble pas l’alarmer. Il a rendu 75 millions supplémentaires à Bercy cette année, après les 600 millions d’euros des années précédentes.

Le ministre, responsable de l’aggravation du chaos

Protocoles après protocoles, le ministre Blanquer continue à faire peser sur les personnels la gestion de l’épidémie et à transférer sur eux la responsabilité de la santé publique.

Les directeurs d’écoles sont aujourd’hui contraints de vérifier les tests des élèves, rédiger des courriers aux familles, gérer les ouvertures et fermetures de classes, se confronter aux parents mécontents.

Les professeurs ne sont pas remplacés. Les DSDEN font désormais appel aux retraités !

Les personnels subissent toutes sortes de pressions pour effectuer un enseignement à distance en plus de leurs heures de classes.

Le ministre n’annonce pas le recrutement en urgence de personnels sous statut : administratifs, enseignants, infirmières, médecins… mais au contraire le maintien de toutes les fermetures de classes et de postes annoncées. Il ne propose pas le recrutement sur liste complémentaire. Il ne décide pas la levée de la suspension des personnels non vaccinés, comme les PsyEN, les infirmières ou les médecins, qui manquent partout.

La FNEC FP-FO revendique le recrutement en urgence de personnels sous statut et la création de postes à la hauteur des besoins

Dans le même temps, le ministre multiplie les mesures de mise au pas. C’est le contrôle permanent avec les évaluations d’établissements, les formations constellations, la RH de proximité… Ce ne sont pas les personnels, c’est le ministre qui est responsable de la dégradation de l’École publique.

Les personnels de l’Éducation nationale confrontés au chaos dans les services, les écoles et dans les établissements, généré par les protocoles du ministre, sont épuisés.

Ils veulent pouvoir exercer leurs missions.

Ils veulent les moyens pour le faire. Ils veulent le maintien du cadre national de l’éducation nationale et de ses services.

Ils veulent le maintien de leurs statuts.

Dans cette situation, la FNEC FP-FO appelle les personnels à se réunir, à amplifier les réunions syndicales et les AG dès la rentrée pour dresser les revendications, et construire le rapport de force, ce qui pose la question de la grève, de l’action commune en direction du ministre.

La FNEC FP-FO revendique 

-Le respect du statut des personnels et le contrôle et la prise en charge des tests des élèves par les agences régionales de santé ;

-L’abandon des protocoles qui placent les personnels dans des situations insupportables ;

-Le recrutement immédiat d’enseignants, de CPE, de PsyEN, d’infirmières, de médecins, d’administratifs sous statut ainsi que d’AED et d’AESH, la titularisation des personnels contractuels qui le souhaitent ;

-L’arrêt des pressions sur les personnels pour les contraindre à effectuer un télé-enseignement ;

– L’abandon des évaluations d’école, d’établissement, des formations imposées(constellations…) et de toutes les mesures de « management » issues du Grenelle.

Courrier de la FNEC FP FO au ministre pour la revalorisation de l’ISSR

Monsieur le Ministre,

Le 23 janvier 2019, nous vous alertions déjà par courrier sur la nécessaire revalorisation de l’ISSR compte tenu de la hausse des prix, en particulier pour les hydrocarbures. Le moins que l’on puisse dire, c’est que depuis cette augmentation s’est amplifiée.

En revanche, aucune revalorisation de la valeur du point d’indice n’est prévue en 2022 alors que le gel du point d’indice a été permanent pendant toute la mandature du gouvernement.

La suite ci-dessous.

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Des AED pour assurer des remplacements à moindres frais : un pas de plus dans la déréglementation !

A la faveur de la crise sanitaire, le ministre Blanquer a développé une grossière mystification appelée « continuité pédagogique » : cours à distance, suppressions de milliers d’heures de cours,
enseignants non remplacés, fermetures de classes, renvoi des élèves chez eux, animateurs sollicités pour remplacer les enseignants…

Le ministre a lui-même annoncé la fermeture de plus de 8 000 classes cette semaine ! Dans le Val-de-Marne, la DSDEN fait appel à des professeurs retraités pour prendre en charge les classes plutôt
que de faire appel aux candidats sur liste complémentaire. Dans le second degré, après les 1800 suppressions de postes pour la rentrée 2021, ce sont 500 nouvelles suppressions qui sont annoncées. Dans les services déconcentrés, la situation de pénurie est telle que même le service des paies est touché. Dans l’académie de Paris, certains collègues attendent toujours leur traitement de septembre.

C’est le rôle de l’État de garantir « l’égal accès de l’enfant et de l’adulte à l’instruction, à la formation professionnelle et à la culture.» Le ministre Blanquer n’en a cure, son objectif est de rendre, chaque année, des dizaines, voire des centaines de millions d’euros à Bercy.

Il profite donc de la pandémie pour multiplier les dispositifs qui remettent en cause le droit à l’instruction.

 

Les AED comme moyens de remplacement ?