Prolongements des contrats AED en vue du CDI

Victoire de FO dans l’académie !

AED, signalez-vous !

Contactez-nous !

 

Vous êtes encore AED et vous arrivez au terme des 6 années de CDD. Vous êtes dans l’attente de la publication des décrets et circulaires d’application permettant la mise en œuvre de la loi sur le harcèlement scolaire, loi qui permet l’accès des AED à un CDI après 6 années de travail SANS interruption.

Mais… sans décret d’application, pas de CDIsation possible.

Depuis plusieurs semaines, nous conseillons aux AED concernés d’envoyer un courrier au ministre et au recteur d’Ille-et-Vilaine, sous couvert du chef d’établissement, pour demander à titre gracieux d’autoriser le renouvellement du contrat AED pour l’année scolaire prochaine, tout ceci dans le but de permettre la CDIsation de l’AED lorsque le décret sera enfin paru.

 

FO a aidé les AED à rédiger leurs courriers et a fait remonter plusieurs courriers d’AED du département, et guidé de nombreux autres hors 35.

Suite à nos demandes répétées et à nos interventions en CTA (le 9 et le 28 juin), le recteur de l’académie vient de répondre favorablement à notre demande de prolongement des contrats des AED en 6ème année. C’est une victoire syndicale majeure !

 

Lors du CTA du 28 juin, nous avons demandé à ce que les chefs d’établissements soient informés de cette possibilité de prolongement de contrat, pour proposer aux AED de leur établissement de rester en poste.

La DPE a procédé à un premier recensement des collègues AED concernés par le CDI : une fourchette basse de 70 AED sur toute l’académie, ce qui paraît peu élevé. Peut-être y a-t-il eu des oublis.

Aux AED concernés : si vous avez 6 ans de contrat et que vous souhaitez accéder à un CDI,

contactez-nous afin que nous puissions signaler votre situation à l’administration du rectorat.

Infos à nous transmettre : votre nom et prénom, lieu d’exercice, dates de début et de fin de contrat.

Ndiaye tente de fracturer les salles des profs par les salaires

2 000 euros net pour les enseignants débutants en 2023 : voici la trouvaille du nouveau ministre de l’Éducation pour tenter d’endiguer la crise du recrutement. Un salaire de 2 000 euros net au lieu de 1 451 euros l’année de stage et 1 640 euros l’année de titularisation.

2 000 euros mais en échange de contreparties : car cette augmentation serait conditionnée à des tâches nouvelles, encore non précisées. Peut-on encore parler de revalorisation s’il s’agit de « travailler plus pour gagner plus » ?

 

De nouvelles tâches alors que les enseignants français ne sont pas les mieux lotis en terme d’horaires dans l’Union européenne :

2000 euros mais pas pour toutes et tous.  Car les enseignants non débutants ne seraient pas concernés. 2000 euros, c’est ce que touche un prof après 15 années d’expérience, qui, lui, attendra l’augmentation de la valeur du point d’indice. Il y a fort à parier que cette inégalité de revalorisation des salaires va fracturer le corps enseignant. But non avoué du ministre?

 

Augmentation de la valeur du point d’indice ? ça y est! C’est officiel : le point d’indice sera revalorisé à hauteur de 3,5% au 1er juillet, a annoncé le ministère de la Transformation et de la Fonction publiques à l’AFP ce mardi 28 juin…

3,5 % d’augmentation de la valeur du point d’indice alors que l’inflation dépasse les 5 % !

 

Pour rappel : FO revendique depuis plusieurs années 21 % d’augmentation de la valeur du point d’indice, ce qui couvrirait enfin la perte subie depuis le début de gel de l’indice chez les fonctionnaires.

Retour sur la réunion publique sur l’inclusion du jeudi 9 juin 2022

À l’initiative des syndicats FO de l’enseignement (SNUDI FO 35 et SNFOLC 35) et du syndicat de l’action sociale le SDAS FO 35, une réunion publique sur l’inclusion a eu lieu jeudi 9 juin 2022 dans la Maison de Quartier de Villejean à Rennes.

Nous étions une vingtaine de personnes : des profs, des AESH, des éducateurs et éducatrices spécialisés, des parents et des représentants d’associations du handicap.

Une discussion dynamique et constructive, avec le même constat pour toutes et tous : droits bafoués des enfants en situation de handicap, maltraitance des personnels, souffrance à tous les étages…

Extrait du communiqué en cours de rédaction :

« Nous souhaitons voir naître une autre vision de l’inclusion, qui ne doit plus reposer sur une inclusion systématique, à marche forcée, une inclusion au service des coupes budgétaires et des économies de marché. Nos enfants et les personnels valent mieux que ça ».

Mobilisation en approche, car FO ne lâche jamais rien.

La « refondation » Ndiaye : en débattre ou la combattre ?

Le Président Macron a annoncé la mise en place d’un « Conseil National de la Refondation ». C’est au tour du ministre Ndiaye de tenter sa « refondation » de l’Ecole à travers une grande concertation, dès la rentrée prochaine, pour, dit-il, « sortir le système éducatif de la morosité ! »

Comme s’il suffisait de débattre école par école, quartier par quartier, pour en finir avec le délabrement de l’Education nationale et la paupérisation de ses personnels !

Le ministre souhaite convoquer les personnels, mais aussi les parents, les élus et les associations, pour « nouer des liens entre le scolaire et le périscolaire. »

FO n’est pas dupe de la manœuvre, d’autant plus que la recette est connue. En 2003, le ministre Fillon avait mis en place une commission chargée d’organiser des débats locaux dans le cadre d’une « concertation nationale sur l’école ». 26 000 réunions au total qui avaient servi de caution au projet du gouvernement de l’époque : inscrire une « éducation aux choix dans l’emploi du temps des élèves », « renforcer la marge de manœuvre financière et pédagogique des collèges et lycées », et « donner aux écoles le statut d’établissement ». C’était déjà « l’école du futur » de Macron. N’oublions pas non plus que la Refondation Peillon avait mis en place les rythmes scolaires et la confusion entre le scolaire et le périscolaire. Et c’est vers cela que voudrait nous entraîner le ministre de l’Education nationale avec ses grands débats.

Commission Thélot, « Refondation » Peillon, « Grenelle » Blanquer : sous couvert de concerter la « communauté éducative », toutes ces tentatives d’imposer la destruction du cadre national et laïque de l’Ecole publique se sont heurtées à chaque fois à la résistance des personnels et de leurs syndicats.

Les personnels n’ont pas besoin de débattre école par école, établissement par établissement, service par service, du rôle de l’Ecole, de leurs missions, de leurs statuts. Ils ne veulent pas d’une école territorialisée, bornée par l’horizon du quartier.

 

Ce que veulent les personnels, c’est la satisfaction de leurs revendications :

Ils veulent l’augmentation des salaires de tous les personnels et donc l’augmentation du point d’indice, à la hauteur des pertes subies depuis des années. Ils veulent le recrutement de personnels sous statut à hauteur des besoins. Ils veulent le respect de leurs missions, définies dans le cadre du Statut général et de leurs statuts particuliers. Ils veulent l’arrêt des mesures inégalitaires et en particulier la suppression du Bac Blanquer et de Parcoursup. Ils ne veulent pas de l’expérimentation marseillaise généralisée : l’éducation doit rester nationale, laïque et républicaine.

 

La FNEC FP-FO n’accepte pas cette nouvelle « refondation » à la Macron-Ndiaye.

Elle fait le choix des revendications et de la résistance.