Non renouvellement de contrats d’AESH pendant le confinement : inacceptable !

Force ouvrière intervient actuellement dans plusieurs académies en France pour défendre des AESH dont les contrats n’ont pas été renouvelés pendant la période de confinement.

Il est inacceptable que ces personnels n’aient pas été automatiquement recrutés ou renouvelés sous la forme d’un CDD de 3 ans renouvelable comme cela est prévu dans la circulaire du 5 juin 2019.

D’autre part, dans le contexte de grave crise sanitaire et sociale qui frappe notre pays, il est invraisemblable de mettre fin à des contrats de personnels déjà très précaires et confrontés à de grandes difficultés économiques.

Force ouvrière demande par ailleurs que soit appliqué le vade-mecum ministériel en date du 20 mars 2020 qui précise qu’une affectation de personnel AESH ne peut être modifiée en raison du confinement : « La notification d’une aide humaine ne peut être remise en cause. C’est une décision de la Commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH). » (vade-mecum Covid-19 du 20 mars 2020).

De façon générale, Force ouvrière renouvelle sa demande concernant l’ensemble des personnels non-titulaires : des consignes claires doivent être données aux services déconcentrés et aux établissements mutualisateurs : aucun non-renouvellement de contrat, aucun licenciement.

 

Lire ci-dessous notre courrier adressé au Ministre de l’Education Nationale ainsi qu’au Directeur Général des Ressources Humaines

 

Vous êtes concerné(e) par un non-renouvellement de contrat ?

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Réforme des concours : un projet de plus en plus régressif

Le SNFOLC 35, depuis le début, s’est opposé à la masterisation des concours. Il a dénoncé le projet de réforme Blanquer-Vidal des concours d’enseignement et de la formation des enseignants : passage du concours au 2ème semestre de la 2ème année de master, baisse considérable des exigences disciplinaires car l’évaluation des connaissances disciplinaires n’occupant plus que 1/5ème des épreuves du concours, précarisation accentuée des candidats, véritable «entretien d’embauche» en lieu et place des concours disciplinaires.

Étudiants en master MEEF = professeurs sous-payés

Le projet d’arrêté des formations dispensées au sein des masters MEEF communiqué par le ministère aggrave encore la situation faite aux étudiants de master MEEF.
 
Pour les étudiants qui seraient en alternance à 1/3 temps, celle-ci pourrait prendre place en M1, en M2 ou à cheval sur les deux années, avec un contrat de douze mois consécutifs dont la base juridique serait a priori un contrat de formation professionnelle.
 
Qu’on ne s’y trompe pas, l’alternance prévue par le ministère n’est pas de la formation, comme le révèle une réécriture du ministère, remplaçant dans le projet d’arrêté l’expression « périodes de formation en milieu professionnel par le terme « alternance ». Pour environ le tiers d’un SMIC, le ministère disposera ainsi d’une main d’œuvre de remplaçants à peu de frais.

Étudiants en master MEEF = auxiliaires non payés

Pour les étudiants qui ne seront pas sous le régime de l’alternance, ils se verront infliger des durées de stage allongées, jusqu’à 18 semaines sur l’ensemble du master (soit 18/36 semaines d’une année scolaire ou sur 18/24 semaines d’une année universitaire). Les stagiaires dans les établissements pourront à n’en pas douter servir de main d’œuvre auxiliaire gratuite.
 
Le choix pour les étudiants de master MEEF sera donc cornélien : être sous-payé comme contractuel à 1/3 temps ou servir de main d’œuvre auxiliaire gratuite ? Percevoir une bourse en travaillant gratuitement ou se résoudre à être un «travailleur pauvre» ?

Concours, lois de programmation, retraites : un même combat contre la régression sociale

Précarisation, généralisation de la contractualisation portées par la loi de Transformation de la Fonction publique et les projets de lois de programmation pluriannuelle dans l’Éducation nationale et la recherche sont aussi à l’œuvre dans la réforme des concours et des masters MEEF. L’objectif n’est autre que la mise en extinction du statut de la Fonction publique. La réforme des retraites, en faisant disparaître le salaire continué que constitue la pension, liée au statut de fonctionnaire, viendrait verrouiller le dispositif.

Les réformes Macron-Philippe ne passent pas, il est possible de gagner ! 

Concours régressifs, allongement du temps de travail au nom de la pseudo-revalorisation Blanquer, mise au pas des personnels dans les lycées, intimidations des élèves, répression, baisse des pensions et retraites de 30 à 40%, LPPR dans l’enseignement supérieur, généralisation de la précarité contre la recherche, c’est insupportable pour tous.
 
Le SNFOLC 35 appelle les personnels à se réunir dans chaque école, chaque établissement, chaque service, chaque INSPE et chaque UFR pour réaffirmer les revendications et discuter de l’action efficace pour en finir avec les réformes régressives.
 
On peut gagner. On ne lâche rien, dans l’unité, jusqu’au retrait de toutes les réformes régressives !

Bilan catastrophique de l’inclusion scolaire systématique

Mardi 11 février, le président Macron a présidé, en grande pompe, la « Conférence nationale du handicap » quinze ans après la loi « Montchamp ».

En ce qui concerne l’Education Nationale, le bilan est catastrophique. Plus de 340 000 enfants étaient scolarisés en milieu ordinaire en 2018 pour 43 041 emplois d’accompagnement, soit, en moyenne, 8 enfants en situation de handicap par accompagnant. Ce sont des milliers d’enfants privés de l’accompagnement dont ils ont besoin. Ce sont des lenteurs insupportables pour les familles, les élèves et les personnels dans les procédures de la MDPH. Ce sont des centaines d’enfants avec des orientations dans des structures spécialisées (ITEP, IME, Hôpitaux de jour…) non honorées du fait de la fermeture des instituts et du manque de places.

M. Macron propose la réouverture de 1 000 places en structures spécialisées. Ce n’est pourtant pas ce que vise la loi Blanquer, à savoir 80% des élèves d’ITEP et IME en classe ordinaire.

1 500 enfants sont aujourd’hui obligés de migrer en Belgique pour trouver une place dans une structure spécialisée.

L’annonce du Président arrive bien tardivement dans une situation dramatique que la FNEC FP-FO n’a cessé de signaler. Elle a au moins le mérite de résonner comme un aveu : des structures spécialisées adaptées au type et au degré de handicap sont nécessaires. On ne peut se cacher derrière le dogme de l’inclusion systématique.

La FNEC FP-FO demande le rétablissement et le maintien de toutes les structures spécialisées.

Aucune annonce concernant le statut

Selon la ministre Cluzel, secrétaire d’Etat au Handicap, « les accompagnants ne sont plus en contrat aidés mais en contrat Education Nationale » !

Mme Cluzel parle d’un contrat qui implique une rémunération mensuelle de 720€. Les AESH sont, le plus souvent, à temps incomplet, en charge de plusieurs élèves sans formation adaptée dans le cadre des PIAL de la loi Blanquer. Pour faire face financièrement, ils doivent multiplier les contrats et les employeurs. Les AESH ont dû se battre, accompagnés par FO, pour percevoir leur salaire non-perçus pendant les premières semaines de l’année scolaire. Ce sont des conditions de travail et de vie intolérables qui poussent beaucoup d’entre eux, dont les personnels en CDI à la démission.

Est-ce cela le contrat Education nationale vanté par Mme Cluzel ?

Aucune annonce sur les salaires

L’augmentation de l’enveloppe budgétaire annoncée par le ministre Blanquer, servira à financer l’embauche de 11 500 AESH d’ici 2022. Rien n’est prévu pour l’augmentation des salaires.

Pendant ce temps-là, la flexibilité est confirmée

Et en attendant les hypothétiques recrutements de 2022, des milliers d’élèves notifiés n’ont pas l’accompagnement dont ils devraient bénéficier.

Côté cour, M. Macron fait des promesses. Côté Jardin, la loi Blanquer s’applique : les mutualisations des personnels dans le cadre des PIAL se poursuivent et les mutations forcées d’AESH du jour au lendemain vont s’amplifier.

Tout ce tapage médiatique ne peut masquer une réalité : accompagner les élèves en situation de handicap demande de rétablir les structures spécialisées. Cela demande de créer un vrai statut avec un vrai salaire et une véritable formation pour les personnels accompagnants.

Messieurs Macron et Blanquer doivent répondre aux revendications des personnels AESH :

  • Un vrai statut et un vrai salaire avec un vrai déroulement de carrière ;
  • Une revalorisation immédiate de la rémunération ;
  • Pour des affectations choisies sur un seul établissement et transparentes avant la fin de l’année scolaire ;
  • Abrogation de la loi Blanquer, abandon des PIALs ;
  • Arrêt des mutualisations et des mutations en cours d’année ;
  • Abrogation de la circulaire du 5 juin 2019 ;
  • Le respect des notifications des MDPH et l’accélération des procédures ;
  • L’abandon de la notion d’aide mutualisée dans les notifications et des notifications précises en nombre d’heures d’accompagnement ;
  • Le remboursement des frais de déplacement ;
  • Le reversement à tous les personnels de l’indemnité compensatrice de hausse de CSG ;
  • L’intégration de tous les AESH dans un corps de la fonction publique.

 

13/02/2020

Texte à télécharger ici.

 

Accès au corps des agrégés par liste d’aptitude, campagne 2020

La note de service n° 2019-188 du 30 décembre 2019 précisant le cadre de la campagne 2020 d’accès au corps des agrégés par liste d’aptitude a été publiée au BO du 2 janvier 2020. Elle comporte peu de modification par rapport à 2019.

Vous pouvez consulter, ci-dessous, notre publication à ce sujet et nous contacter au besoin. Vous trouverez aussi en bas de page la fiche à compéter et à nous retourner si vous êtes susceptible de participer à cette campagne.