AESH : avez-vous signé votre avenant pour bénéficier de l’indemnité compensatrice CSG ?

Le ministre a annoncé le rétablissement et la mise en paiement avec effet rétroactif de l’indemnité compensatoire à la hausse de la CSG stoppée scandaleusement en juillet 2018.

FO invite les AESH recrutés avant le 1er janvier 2018 à remplir le tableau ci-dessous afin :

  • d’aider à la vérification des avenants à signer pour recevoir l’indemnité compensatrice CSG.
  • d’intervenir auprès du rectorat en cas de non-paiement ou du paiement incomplet de l’indemnité.

 

Téléchargez, complétez et renvoyez-nous par mail la fiche de suivi ci-dessous afin que nous puissions vous aider à bénéficier de l’indemnité compensatrice CSG.

AESH : à vos fiches de paye !

L’augmentation du SMIC doit aboutir à une refonte de la rémunération !

Chaque année, le SMIC est automatiquement augmenté. Cette année, cela représente 15€ bruts en plus (+ 0,99%) au 1er janvier 2021. L’employeur public ne peut rémunérer des agents à un niveau inférieur au SMIC. Le décret n°91-769 du 2 août 1991 instaure une indemnité différentielle (au pro rata du temps de travail si l’agent est à temps incomplet) pour que le traitement brut des agents concernés (niveau de rémunération inférieur au SMIC) soit égal au montant brut du SMIC.

Tous les agents de la Fonction publique titulaires ou non qui touchent moins de 10,25€ brut horaire ou moins de 1554,58€ bruts mensuels pour un temps complet sont concernés. Tous les agents titulaires ou non dont la rémunération indiciaire est inférieure à l’indice majoré 332 sont concernés.

 

Pour un temps plein, l’indemnité différentielle sera de 12,88 bruts par mois.

En 2020, dans de trop nombreuses académies, l’intervention syndicale a été nécessaire pour imposer le paiement de l’indemnité différentielle.

– Dès fin janvier, vérifiez que cette indemnité différentielle apparaît bien sur votre fiche de paye (ligne 200415 IND DIFFERENTIELLE SMIC). En cas de problème ou de question, ne restez pas isolés, contactez-nous.

-FO demande que l’indice plancher des AESH soit, dès maintenant, remonté pour tenir compte de l’évolution du SMIC et passe, pour l’ensemble des personnels, à l’indice majoré 334.

-FO demande que la grille d’ancienneté soit également remontée pour que l’ancienneté des AESH soit reconnue.

 

Force ouvrière invite les personnels à agir collectivement pour exiger l’augmentation générale des salaires !

La stagnation des salaires est un véritable camouflet pour les AESH ! D’un côté, c’est la généralisation des PIAL avec la dégradation des conditions de travail et de vie et l’alourdissement de la charge de travail ; de l’autre, c’est un salaire indigent.

Depuis des mois, FO intervient en direction du ministre pour exiger l’ouverture de négociations salariales pour les AESH.

La FNEC FP-FO invite les personnels à se réunir en heure d’information syndicale et en AG pour préparer collectivement et dans l’action commune, la grève pour obtenir l’augmentation générale des salaires. 

Elle invite les personnels à dresser la liste de leurs revendications :

  • Un vrai statut, un vrai salaire pour les AESH !
  • Un temps complet à 24h toutes tâches comprises !
  • Augmentation immédiate des salaires à hauteur de 183€, maintenant tout de suite, commepour les personnels de la Fonction publique hospitalière
  • Abandon des PIAL !

Suspension du jour de carence : attention !

Le décret 2021-15, complété par la circulaire DGAFP du 12 janvier 2021, fixe un dispositif de suspension du jour de carence pour les agents publics qui confirme toutes les insuffisances dénoncées par FO, en particulier lors du CCFP du 7 janvier 2021.

 

La remise en cause du secret médical

La première suspension du jour de carence dans le cadre de l’article 8 de la loi 2020-290 (premier état d’urgence sanitaire) était effective pour tous les arrêts de travail, afin de respecter le secret médical. Mais ce n’est pas ce qui est prévu dans le nouveau dispositif : les agents publics, comme tous les salariés, devront effectuer leurs démarches à partir de la plateforme « declare.ameli.fr ».

En cas de symptômes de la Covid19, l’agent public remplit le formulaire en ligne de la CNAM, sur la plateforme « declare.ameli.fr » et s’engage à effectuer un test de détection dans un délai de deux jours. Si, ce n’est pas fait, quelle qu’en soit la raison, il est considéré comme étant en absence injustifiée !

En cas de test positif, c’est encore sur la plateforme « declare.ameli.fr » que l’agent peut obtenir, sans consultation médicale, un arrêt de travail de 7 jours sans jour de carence.

Ce traitement informatisé des arrêts de travail, ajouté au traitement automatisé de données à caractère personnel dans le cadre de la campagne de vaccination contre la Covid19 (décret n° 2020-1690), enfonce un sérieux coin dans le respect du secret médical.

 

Tout ça pour éviter la suspension du jour de carence pour toutes les pathologies !

Une fenêtre d’à peine trois mois

Le dispositif n’organise ni suspension du jour de carence, ni compensation, pour les agents victimes de la Covid19, entre la fin du premier état d’urgence et l’entrée en vigueur du décret du 8 janvier 2021.

Pire : le décret fixe déjà une date de fin de la suspension, le 31 mars 2021 !

Face à toutes ces insuffisances, FO ne peut que réaffirmer son exigence d’abrogation pure et simple du jour de carence !

 

 

Colère des profs docs !

ILS VEULENT LA SATISFACTION DE LEURS REVENDICATIONS

ILS SERONT EN GRÈVE LE 26 JANVIER

 

Alors que les professeurs documentalistes sont essentiels à la vie des établissements et à l’apprentissage des élèves, alors qu’ils ont comme les autres professeurs certifiés passé un concours exigeant, ils ne bénéficient pas de la reconnaissance qu’ils sont en droit d’attendre.

Professeurs certifiés, les professeurs documentalistes le sont par leur statut (ils sont titulaires d’un CAPES), mais visiblement leur CAPES ne vaudrait pas suffisamment pour être rémunérés comme tels : pas d’heures supplémentaires, rémunération inférieure aux autres professeurs pour le dispositif devoirs faits, indemnité dont le montant est inférieur à celui de l’ISOE etc…

Professeurs certifiés, ils le sont pour travailler à distance, faire une partie du travail à domicile avec leur matériel personnel : préparation des cours, évaluation, veille informationnelle, relations avec l’extérieur et avec les autres personnels de l’établissement, gestion documentaire, commandes d’ouvrages, réunions et formations à distance constituent notre ordinaire aussi bien sur notre temps de présence en établissement qu’en dehors. Comme les autres professeurs, ils ont poursuivi nos missions pendant le confinement.

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Le gouvernement maintient et amplifie ses mesures de dislocation : ça suffit !

Jeudi 14 janvier, le gouvernement a annoncé un train de mesures supplémentaires avec de nouvelles restrictions des libertés individuelles. Tournant le dos aux revendications portées par les organisations syndicales qui depuis des mois demandent des moyens pour faire face, le gouvernement fait le choix de pérenniser, d’amplifier la déréglementation.

Quelles sont les mesures annoncées à l’Education nationale et dans l’Enseignement supérieur et la recherche ?

 

– Le ministre communique sur le dépistage des personnels et des élèves, mais nul ne sait dans quelles conditions, ni qui ferait passer les tests. Pour la FNEC FP-FO, cette nouvelle tâche ne peut incomber aux personnels infirmiers de l’Education nationale qui sont déjà en nombre notoirement insuffisant pour assurer leurs missions essentielles.

– Les possibilités d’enseignement à distance organisées localement sont maintenues au lycée et étendues aux collèges en 4ème et 3ème, dégradant les conditions de travail des personnels et remettant en cause les conditions d’apprentissage des élèves.

Les universités restent en quasi-fermeture malgré les conséquences terribles pour les étudiants et les personnels.

– Alors que les conditions d’apprentissage des élèves sont totalement inégalitaires, que les programmes nationaux volent en éclat, les modalités de déroulement en mars des épreuves de spécialité du baccalauréat sont communiquées dans les académies.

– Les nouvelles consignes de non-brassage des élèves à la cantine entraînent un casse-tête organisationnel de plus et pourraient justifier des modifications d’horaires, des utilisations de salles de classe pour de la restauration.

Les activités sportives sont interdites en intérieur entraînant de fait l’annulation de nombre de ces apprentissages

Tout est renvoyé à la « débrouille » locale, plaçant les personnels dans des conditions de travail insupportables.

Dans le même temps, les ministres n’ont pas confiné leurs attaques contre l’Ecole, l’Université et les personnels : les suppressions de postes et les contre-réformes se poursuivent (Grenelle, liquidation du baccalauréat, démantèlement de l’Education prioritaire, dénationalisation de la médecine scolaire avec la loi 4D…)

Ça suffit ! Assez de ces mesures qui disloquent nos missions, détruisent l’Ecole et l’Université !

 

Pour les créations de postes, pour la réouverture immédiate des Universités, pour le rétablissement du Bac avec ses épreuves nationales et terminales, contre le Grenelle du ministre Blanquer, pour une augmentation des salaires de tous les personnels : il y a urgence à se réunir pour faire valoir les revendications.

Force ouvrière invite tous les personnels à préparer la grève du 26 janvier à l’appel de FO-FSU-CGT-SUD-SNALC-SNCL, à se regrouper sur les revendications et à discuter des moyens de les faire aboutir.