Professeurs documentalistes, des certifiés à géométrie variable ?

Le ministre prévoit d’octroyer une prime d’équipement informatique de 150 € pour 2021. Il s’imagine peut-être que l’on peut s’équiper, ou simplement payer les consommables avec 12,50 € par mois…

Mais comme il n’y a pas de petites économies, les 11000 professeurs certifiés documentalistes sont exclus du bénéfice de cette prime au prétexte honteux que les professeurs documentalistes ont un ordinateur à leur disposition dans les CDI ! Il fallait l’inventer et oublier les missions spécifiques des documentalistes.

Professeurs certifiés, les professeurs documentalistes le sont par leur statut (ils sont titulaires d’un CAPES), mais visiblement leur CAPES ne vaudrait pas suffisamment pour qu’ils soient rémunérés comme tels : pas d’heures supplémentaires, rémunération inférieure aux autres professeurs pour le dispositif devoirs faits, indemnité dont le montant est inférieur à celui de l’ISOE, etc… La liste est longue du mépris affiché envers ces personnels essentiels dans les établissements.

Professeurs certifiés, les professeurs documentalistes le sont suffisamment pour travailler à distance, faire une partie de leur travail à domicile avec leur matériel personnel : préparation de leurs cours, évaluation, veille informationnelle, relations avec l’extérieur et avec les autres personnels de l’établissement, gestion documentaire, réunions et formations à distance constituent leur ordinaire aussi bien sur leur temps de présence en établissement qu’en dehors. Comme leurs collègues de disciplines, ils ont poursuivi leurs missions pendant le confinement.

Mais visiblement, pour le ministre, il ne sont pas suffisamment professeurs certifiés pour bénéficier de cette prime d’équipement informatique !

Le ministre Blanquer promeut son « enseignant du XXIe siècle ». Aurait-il inventé un nouveau corps dans l’Education nationale, celui des professeurs certifiés à géométrie variable, destiné aux professeurs documentalistes ? Le Grenelle, c’est bien la destruction des statuts particuliers, l’éclatement des missions, l’opposition des professeurs entre eux, la rémunération individualisée. Inacceptable !

Les professeurs documentalistes ne veulent plus être considérés comme des sous-certifiés. Les professeurs documentalistes ne demandent pas la lune, ils veulent ce qui leur est dû. C’est-à-dire être rémunérés et donc être reconnus pour ce qu’ils sont : des professeurs certifiés. Et comme tous les autres personnels, ils veulent le maintien de leur statut, le rattrapage de leur pouvoir d’achat et le dégel du point d’indice. Parce que cela aussi leur est dû.

Le SNFOLC 35 appelle les professeurs documentalistes à participer aux AG et HIS organisées dans les établissements, à faire remonter leurs demandes et leurs besoins du terrain. Nous les accompagnerons pour obtenir gain de cause !

Le SNFOLC continue d’intervenir auprès du ministère pour faire bouger les lignes et obtenir satisfaction dans nos revendications : maintien du statut de professeur documentaliste, une rémunération et une reconnaissance qui devrait être la nôtre en tant que professeurs certifiés !

Personnels et Vies scolaires en tension : mobilisons-nous !

Le 28 novembre, dans les manifestations contre la loi de sécurité globale qui ont réuni plus de 500 000 personnes en France, à l’appel de nombreuses organisations dont FO, de nombreux jeunes étaient présents.

Parmi eux, les AED, qui sont dans cette situation particulièrement difficile et sont « en première ligne » : manque de protection et déstabilisation des missions en raison des protocoles sanitaires, changement de lieu de travail incessants et abusifs pour faire face aux manques de moyens de remplacement dans les vies scolaires.

Il est inacceptable que les missions des AED soient dévoyées …

 

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Éducation prioritaire : cette expérimentation ne répond pas aux revendications

La FNEC FP-Force Ouvrière a participé à deux audiences concernant l’Éducation prioritaire. La secrétaire d’État à l’Éducation prioritaire et ses représentants ont exposé leurs premières intentions.

Ils indiquent leur volonté d’élargir les territoires, mais ne pas changer la carte de l’Éducation prioritaire et les réseaux REP et REP + existants pour la rentrée 2021. Aucune garantie n’est donnée pour les années suivantes.

La secrétaire d’État souhaite ouvrir une troisième voie par le biais d’expérimentations : les contrats locaux d’accompagnement (CLA). Des « Unités éducatives » (écoles, collège, lycées) seraient ciblées et des moyens alloués de manière progressive en fonction des besoins.

 

L’expérimentation débuterait dès la rentrée 2021 dans trois académies : Aix-Marseille, Lille et Nantes, pour une durée potentielle de trois ans.

Aux questions précises posées par FO concernant les conditions d’exercice liées à la labellisation REP/REP+ en particulier les effectifs et le régime indemnitaire, le secrétariat d’État répond qu’il n’y aura pas pour cette expérimentation « tout un lot de mesure univoque, mais une réponse aux besoins éprouvés par le territoire, avec un intérêt particulier pour la gestion de la carrière des personnels, renforcer les besoins de formation notamment. »

La FNEC FP-FO a indiqué que ces propositions d’expérimentation ne répondaient pas selon nous aux demandes des personnels et a réaffirmé ses revendications :

  • Aucun recul en termes de conditions de travail et de régime indemnitaire pour les personnels : ce qui signifie aucune sortie pour les écoles et collèges actuellement en REP et REP + et maintien du paiement de la prime ZEP pour les lycées ;
  • Ouverture de négociation pour que de nouvelles écoles, de nouveaux collèges, de nouveaux lycées puissent être labellisés ;
  • Refus d’une part variable pour les indemnités REP et REP + ;
  • Indemnités pour tous les personnels, quelle que soit leur catégorie en particulier AESH, AED…
  • Maintien de tous les dispositifs pour que les personnels puissent faire valoir leur ancienneté en Éducation prioritaire, notamment pour les mutations et l’avancement de grade.

Déclaration du SNFOLC au CSN des 25 et 26 novembre 2020

Les 25 et 26 novembre derniers se tenait le CSN du syndicat national SNFOLC.

Vous trouverez ci-dessous la déclaration discutée, amendée et adoptée à l’unanimité lors de ce CSN.