Suspension du jour de carence : attention !

Le décret 2021-15, complété par la circulaire DGAFP du 12 janvier 2021, fixe un dispositif de suspension du jour de carence pour les agents publics qui confirme toutes les insuffisances dénoncées par FO, en particulier lors du CCFP du 7 janvier 2021.

 

La remise en cause du secret médical

La première suspension du jour de carence dans le cadre de l’article 8 de la loi 2020-290 (premier état d’urgence sanitaire) était effective pour tous les arrêts de travail, afin de respecter le secret médical. Mais ce n’est pas ce qui est prévu dans le nouveau dispositif : les agents publics, comme tous les salariés, devront effectuer leurs démarches à partir de la plateforme « declare.ameli.fr ».

En cas de symptômes de la Covid19, l’agent public remplit le formulaire en ligne de la CNAM, sur la plateforme « declare.ameli.fr » et s’engage à effectuer un test de détection dans un délai de deux jours. Si, ce n’est pas fait, quelle qu’en soit la raison, il est considéré comme étant en absence injustifiée !

En cas de test positif, c’est encore sur la plateforme « declare.ameli.fr » que l’agent peut obtenir, sans consultation médicale, un arrêt de travail de 7 jours sans jour de carence.

Ce traitement informatisé des arrêts de travail, ajouté au traitement automatisé de données à caractère personnel dans le cadre de la campagne de vaccination contre la Covid19 (décret n° 2020-1690), enfonce un sérieux coin dans le respect du secret médical.

 

Tout ça pour éviter la suspension du jour de carence pour toutes les pathologies !

Une fenêtre d’à peine trois mois

Le dispositif n’organise ni suspension du jour de carence, ni compensation, pour les agents victimes de la Covid19, entre la fin du premier état d’urgence et l’entrée en vigueur du décret du 8 janvier 2021.

Pire : le décret fixe déjà une date de fin de la suspension, le 31 mars 2021 !

Face à toutes ces insuffisances, FO ne peut que réaffirmer son exigence d’abrogation pure et simple du jour de carence !

 

 

Colère des profs docs !

ILS VEULENT LA SATISFACTION DE LEURS REVENDICATIONS

ILS SERONT EN GRÈVE LE 26 JANVIER

 

Alors que les professeurs documentalistes sont essentiels à la vie des établissements et à l’apprentissage des élèves, alors qu’ils ont comme les autres professeurs certifiés passé un concours exigeant, ils ne bénéficient pas de la reconnaissance qu’ils sont en droit d’attendre.

Professeurs certifiés, les professeurs documentalistes le sont par leur statut (ils sont titulaires d’un CAPES), mais visiblement leur CAPES ne vaudrait pas suffisamment pour être rémunérés comme tels : pas d’heures supplémentaires, rémunération inférieure aux autres professeurs pour le dispositif devoirs faits, indemnité dont le montant est inférieur à celui de l’ISOE etc…

Professeurs certifiés, ils le sont pour travailler à distance, faire une partie du travail à domicile avec leur matériel personnel : préparation des cours, évaluation, veille informationnelle, relations avec l’extérieur et avec les autres personnels de l’établissement, gestion documentaire, commandes d’ouvrages, réunions et formations à distance constituent notre ordinaire aussi bien sur notre temps de présence en établissement qu’en dehors. Comme les autres professeurs, ils ont poursuivi nos missions pendant le confinement.

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Le gouvernement maintient et amplifie ses mesures de dislocation : ça suffit !

Jeudi 14 janvier, le gouvernement a annoncé un train de mesures supplémentaires avec de nouvelles restrictions des libertés individuelles. Tournant le dos aux revendications portées par les organisations syndicales qui depuis des mois demandent des moyens pour faire face, le gouvernement fait le choix de pérenniser, d’amplifier la déréglementation.

Quelles sont les mesures annoncées à l’Education nationale et dans l’Enseignement supérieur et la recherche ?

 

– Le ministre communique sur le dépistage des personnels et des élèves, mais nul ne sait dans quelles conditions, ni qui ferait passer les tests. Pour la FNEC FP-FO, cette nouvelle tâche ne peut incomber aux personnels infirmiers de l’Education nationale qui sont déjà en nombre notoirement insuffisant pour assurer leurs missions essentielles.

– Les possibilités d’enseignement à distance organisées localement sont maintenues au lycée et étendues aux collèges en 4ème et 3ème, dégradant les conditions de travail des personnels et remettant en cause les conditions d’apprentissage des élèves.

Les universités restent en quasi-fermeture malgré les conséquences terribles pour les étudiants et les personnels.

– Alors que les conditions d’apprentissage des élèves sont totalement inégalitaires, que les programmes nationaux volent en éclat, les modalités de déroulement en mars des épreuves de spécialité du baccalauréat sont communiquées dans les académies.

– Les nouvelles consignes de non-brassage des élèves à la cantine entraînent un casse-tête organisationnel de plus et pourraient justifier des modifications d’horaires, des utilisations de salles de classe pour de la restauration.

Les activités sportives sont interdites en intérieur entraînant de fait l’annulation de nombre de ces apprentissages

Tout est renvoyé à la « débrouille » locale, plaçant les personnels dans des conditions de travail insupportables.

Dans le même temps, les ministres n’ont pas confiné leurs attaques contre l’Ecole, l’Université et les personnels : les suppressions de postes et les contre-réformes se poursuivent (Grenelle, liquidation du baccalauréat, démantèlement de l’Education prioritaire, dénationalisation de la médecine scolaire avec la loi 4D…)

Ça suffit ! Assez de ces mesures qui disloquent nos missions, détruisent l’Ecole et l’Université !

 

Pour les créations de postes, pour la réouverture immédiate des Universités, pour le rétablissement du Bac avec ses épreuves nationales et terminales, contre le Grenelle du ministre Blanquer, pour une augmentation des salaires de tous les personnels : il y a urgence à se réunir pour faire valoir les revendications.

Force ouvrière invite tous les personnels à préparer la grève du 26 janvier à l’appel de FO-FSU-CGT-SUD-SNALC-SNCL, à se regrouper sur les revendications et à discuter des moyens de les faire aboutir.

Colère des profs d’EPS face aux décisions de Blanquer au nom du COVID

Jeudi 14 janvier, le gouvernement annonçait de nouvelles mesures de ce qu’il appelle un protocole sanitaire renforcé qui consiste principalement à interdire les pratiques sportives scolaires en intérieur.

Ou traduisons clairement, comment faire porter sur l’EPS la responsabilité de la transmission du virus alors qu’aucune mesure de recrutement n’a été prise pour lutter contre les sureffectifs en classe! Ou comment prendre une mesure isolée et incompréhensible sans répondre aux revendications des personnels.

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Mobilisation et rassemblement des AED mardi 19 janvier devant le rectorat de Rennes

LES AED SERONT À NOUVEAU EN GRÈVE LE 19 JANVIER :

ILS ONT RAISON !

Le SNFOLC 35 soutient la grève des AED et leurs revendications !

 

Les personnels de la vie scolaire se sont mis massivement en grève le 1er décembre. Plus de 700 vies scolaires se sont déclarées en grève, avec souvent 100 % de grévistes. De nombreux rassemblements ont été organisés dans toute la France.

Face à l’absence de réponse du ministre, les AED ont décidé de ne rien lâcher et d’appeler à la grève à partir du 19 janvier.

Réunis en AG, nationalement et dans les départements, ils revendiquent un vrai statut, l’augmentation des salaires, des embauches massives, la prime REP, la suppression des jours de carence, la gratuité des repas…

Le SNFOLC 35 soutient totalement leurs revendications. Nous appelons à amplifier les AG, avec l’ensemble des personnels, pour dresser les cahiers de revendications dans chaque établissement et décider la mobilisation.

Dans ce contexte de ras-le-bol généralisé, tous les personnels de l’Education nationale sont appelés à faire grève le 26 janvier pour les postes, les salaires, le statut, contre la politique de destruction du ministre Blanquer.

Le SNFOLC 35 appelle les personnels à soutenir la grève des AED le 19 janvier et à organiser tous ensemble la grève du 26 janvier et ses suites, par la tenue d’assemblées générales qui décident de la mobilisation pour gagner sur les revendications. 

RASSEMBLEMENT MARDI 19 JANVIER à 11h

DEVANT LE RECTORAT DE RENNES

 

Ci-dessous l’appel intersyndical national de soutien aux AED.

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Nous avons déposé un préavis de grève du 19 janvier jusqu’aux prochaines vacances afin de couvrir toutes les actions menées par les personnels.