Professeurs documentalistes : le compte n’y est pas non plus

Le ministre prévoit d’augmenter le montant de l’ISP de 767,10 € à 1.000 € bruts annuels à compter du 1er mars 2021. Soit une augmentation sur l’année de 233 €, mais ramenons-la à la vérité de la fiche de paye, c’est 23,29 € en plus par mois sur 10 mois ou 19,40 € sur 12 mois pour tous les professeurs documentalistes. Les professeurs documentalistes sont des certifiés à part entière. Ils vont percevoir 1.000 € en lieu et place de l’ISOE de 1 213,56 € bruts annuels des professeurs certifiés des autres disciplines.
 
Les 1.000 € vaudraient solde de tout compte et que nous acceptions un geste du ministre « important », en raison des contraintes financières… alors qu’il rend pour la deuxième année consécutive 212 millions et que des milliards sont versés au patronat. Le ministère peut bien nous objecter que ce ne sont pas les mêmes lignes budgétaires. Mais nous connaissons la capacité de la représentation nationale à modifier tout cela, ainsi que le principe de fongibilité.
 
Pour FO, les professeurs documentalistes sont des professeurs certifiés par leur statut, ils participent comme les autres professeurs au suivi et à l’orientation des élèves, et ils ont de plus des compétences spécifiques en lien avec le numérique.

Pour FO, il faut l’alignement de l’ISP des professeurs documentalistes sur l’ISOE, et que les professeurs documentalistes bénéficient de la prime de 150 € net d’équipement informatique comme les autres professeurs. Il n’y a pas un sous-statut des professeurs documentalistes.

Pour FO, il faut aussi que les heures de « devoirs faits » assurées par les professeurs documentalistes soient rémunérées au même niveau que les HSE des autres professeurs, c’est-à-dire 39,69 € pour un certifié classe normale au lieu de 30 €.

 
Dans l’état actuel du projet, il manque à chaque professeurs documentaliste pour l’alignement sur les certifiés, 483 € ( ISOE et prime informatique) sans tenir compte de devoirs faits et des autres revendications. Cela ne fait qu’un peu plus de 4 millions d’euros pour les professeurs documentalistes sur les millions rendues, et les milliards donnés alors que le point d’indice a perdu plus de 20 % en 20 ans et donc pour un certifié au 11ème échelon, une perte de pouvoir d’achat de plus de 666 € par mois.
 
C’est pourquoi FO demande au ministre de poursuivre les négociations syndicales, sur la base des revendications des personnels.

CPE : le compte n’y est pas

Pour FO, en ce qui concerne les CPE et l’augmentation de leur indemnité en lieu et place du versement de l’indemnité informatique, et de leurs revendications, le compte n’y est pas.

L’indemnité forfaitaire passe de 1 .199,16€ à 1.450€ annuels, soit donc + 250,84 € dont il faut retrancher théoriquement 150 € de prime informatique, cela fait donc une « augmentation » de 10 € par mois sur 10 mois ; à mettre en regard de la perte de pouvoir d’achat de plus de 20 %, (660 € mensuels perdus pour un CPE au 11e échelon, par exemple). Ce texte permet aussi de désindexer les indemnités de la valeur du point.

Il faut prendre en compte que les personnels sont furieux par rapport à la décision ministérielle ne pas leur verser la prime informatique de 150 € au prétexte qu’ils ont un ordinateur dans leur bureau. C’est bien méconnaitre leurs missions. 150 € pour tous les CPE ne représente que 1,8 millions au regard des milliards versés au patronat. Rappelons aussi que le ministre Blanquer a « rendu » cette année plus de 200 millions d’euros non dépensés à Bercy.

FO l’a dit très clairement depuis des mois, il est nécessaire d’augmenter tout de suite l’ensemble des personnels, comme les personnels hospitaliers, de 183 € indiciaires et ce sans contrepartie. Par ailleurs, et cela va mieux en le disant, FO souhaite avoir la garantie que l’augmentation annuelle de l’indemnité forfaitaire ne correspondra pas à un alourdissement des missions encore une fois.

Nous demandons de réelles augmentations indiciaires qui sont les seules à pouvoir donner un plus dans le calcul de la pension. FO demande aussi que les heures supplémentaires effectives assurées par les CPE soient rémunérées au même niveau que les HSE des professeurs, c’est-à-dire 39,69 € pour un certifié classe normale au lieu de 30 € actuellement. Les CPE, les vies scolaires ne peuvent considérer cela que comme un mépris supplémentaire et la non reconnaissance du travail fait quotidiennement.

Les CPE, les AED sont toujours en première ligne. Ils l’ont été et le sont dans la crise Covid. Un grand nombre était en grève à 100%. FO ne prendra pas part au vote sur l’arrêté et votera contre la désindexation de l’indemnité par rapport au point d’indice.

FO demande également la création de postes de CPE dont le nombre n’augmente pas alors qu’en 2020, plus de 20.000 élèves ont été accueillis et que 43.000 élèves supplémentaires sont attendus pour 2021.

L’EPS sacrifié

Le jeudi 14 Janvier, en décrétant la fermeture des installations sportives intérieures, le gouvernement a mis un coup d’arrêt à la pratique de l’éducation physique et sportive, de ses objectifs à court et moyen terme, pour les élèves. Depuis la rentrée de septembre les professeurs d’EPS ont du renoncer, s’adapter pour fonctionner au mieux avec les contraintes sanitaires actuelles (distanciation, utilisation de gel, port du masque lors des regroupements, aération des lieux de pratiques…).
 
  • Cette décision est un mépris profond de l’action des professeurs d’EPS auprès des élèves. 
  • Cette décision est la négation du travail quotidien et sur l’année (préparation des cours, organisations des cycles, de la programmation des A.P.S., de l’organisation logistique des installations sportives, des évaluations, des examens…).
  • Cette décision va à l’encontre des libertés d’action, de bouger, d’apprendre en s’exerçant en éprouvant des sensations physiques en se confrontant à l’autre, sources de construction de l’individu chez nos adolescents.
  • Qu’en sera-t-il de l’apprentissage fondamental qu’est celui de la natation, par exemple, pour les élèves de sixième ?
  • Qu’en sera-t-il de leur culture sportive, source de connaissances, de compréhension et d’appréciation des prestations des sportifs de tout niveau?
  • Comment et où vont-ils apprendre à travailler en groupe en se confrontant, en échangeant pour réaliser un objectif à une échéance donnée, en sports collectifs, danse, badminton, gymnastique acrobatique, par exemple?
  • Comment vont ils exercer leur créativité corporelle ?
  • Qu’en sera-t-il des évaluations, comment allons-nous pouvoir noter les élèves dans les classes à examens sauf a dévaloriser le niveau de l’examen?
  • Comment donner confiance aux élèves en leurs capacités d’action, d’initiative, de décision sans les faire se confronter à la discipline?
C’est un assèchement, un tarissement de cette source importante dans la formation des adolescents, des sensations vécues au cours d’une pratique physique régulière qu’est l’EPS. Les professeurs d’EPS avec le SNFOLC 35 demande la poursuite des activités en salle.

AESH : avez-vous signé votre avenant pour bénéficier de l’indemnité compensatrice CSG ?

Le ministre a annoncé le rétablissement et la mise en paiement avec effet rétroactif de l’indemnité compensatoire à la hausse de la CSG stoppée scandaleusement en juillet 2018.

FO invite les AESH recrutés avant le 1er janvier 2018 à remplir le tableau ci-dessous afin :

  • d’aider à la vérification des avenants à signer pour recevoir l’indemnité compensatrice CSG.
  • d’intervenir auprès du rectorat en cas de non-paiement ou du paiement incomplet de l’indemnité.

 

Téléchargez, complétez et renvoyez-nous par mail la fiche de suivi ci-dessous afin que nous puissions vous aider à bénéficier de l’indemnité compensatrice CSG.

AESH : à vos fiches de paye !

L’augmentation du SMIC doit aboutir à une refonte de la rémunération !

Chaque année, le SMIC est automatiquement augmenté. Cette année, cela représente 15€ bruts en plus (+ 0,99%) au 1er janvier 2021. L’employeur public ne peut rémunérer des agents à un niveau inférieur au SMIC. Le décret n°91-769 du 2 août 1991 instaure une indemnité différentielle (au pro rata du temps de travail si l’agent est à temps incomplet) pour que le traitement brut des agents concernés (niveau de rémunération inférieur au SMIC) soit égal au montant brut du SMIC.

Tous les agents de la Fonction publique titulaires ou non qui touchent moins de 10,25€ brut horaire ou moins de 1554,58€ bruts mensuels pour un temps complet sont concernés. Tous les agents titulaires ou non dont la rémunération indiciaire est inférieure à l’indice majoré 332 sont concernés.

 

Pour un temps plein, l’indemnité différentielle sera de 12,88 bruts par mois.

En 2020, dans de trop nombreuses académies, l’intervention syndicale a été nécessaire pour imposer le paiement de l’indemnité différentielle.

– Dès fin janvier, vérifiez que cette indemnité différentielle apparaît bien sur votre fiche de paye (ligne 200415 IND DIFFERENTIELLE SMIC). En cas de problème ou de question, ne restez pas isolés, contactez-nous.

-FO demande que l’indice plancher des AESH soit, dès maintenant, remonté pour tenir compte de l’évolution du SMIC et passe, pour l’ensemble des personnels, à l’indice majoré 334.

-FO demande que la grille d’ancienneté soit également remontée pour que l’ancienneté des AESH soit reconnue.

 

Force ouvrière invite les personnels à agir collectivement pour exiger l’augmentation générale des salaires !

La stagnation des salaires est un véritable camouflet pour les AESH ! D’un côté, c’est la généralisation des PIAL avec la dégradation des conditions de travail et de vie et l’alourdissement de la charge de travail ; de l’autre, c’est un salaire indigent.

Depuis des mois, FO intervient en direction du ministre pour exiger l’ouverture de négociations salariales pour les AESH.

La FNEC FP-FO invite les personnels à se réunir en heure d’information syndicale et en AG pour préparer collectivement et dans l’action commune, la grève pour obtenir l’augmentation générale des salaires. 

Elle invite les personnels à dresser la liste de leurs revendications :

  • Un vrai statut, un vrai salaire pour les AESH !
  • Un temps complet à 24h toutes tâches comprises !
  • Augmentation immédiate des salaires à hauteur de 183€, maintenant tout de suite, commepour les personnels de la Fonction publique hospitalière
  • Abandon des PIAL !