AESH en colère et en grève le jeudi 8 avril 2021 !

En réponse à l’obstination du ministre qui refuse de s’engager vers une amélioration des conditions d’emploi des AESH et en réponse à la dégradation de leur mission depuis la création des PIAL, les organisations SNFOLC 35, SNUDI FO 35, CGT éduc’action 35, FSU 35, SUD éducation 35 et la CNT appellent les personnels à la grève le 8 avril, journée de grève nationale unitaire.

Le ministre répète que l’inclusion scolaire des élèves en situation de handicap est une priorité de son ministère. Pourtant, il fait le choix de maintenir dans la précarité les 110 000 AESH qui jouent un rôle essentiel dans l’accompagnement de la scolarité de ces élèves.

Malgré la promesse faite il y a un an d’engager un chantier sur le temps de travail et la rémunération, les AESH continuent de subir des temps de travail incomplets, pour 24 heures de travail hebdomadaires, soit 60% en moyenne, pour un salaire net de 760 euros par mois. Donc en-deçà du seuil de pauvreté !

 

TOUTES ET TOUS EN GREVE AVEC LES AESH LE JEUDI 8 AVRIL 2021

Rassemblement à 12h30 devant la DSDEN à Rennes

(1 quai Dujardin)

Parce que nous sommes toutes et tous concernés !

 

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Vie scolaire : semaine de mobilisation à partir du 22 mars

Les AED se mobilisent à partir du 22 mars : le SNFOLC les soutient totalement. Le ministre se moque des personnels en ne répondant à aucune revendication. Il est responsable de la dégradation des vies scolaires.

Après les mobilisations et grèves de décembre et janvier, les AED seront à nouveau mobilisés et en grève à partir du 22 mars. Plus d’un millier de vies scolaires se sont mobilisées et pourtant le ministre n’a répondu à aucune des revendications. Les AED ont raison et le SNFOLC 35 les soutient totalement : nous serons à leur côté dans les initiatives décidées et nous rendrons avec eux dans les rectorats et IA.

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EPS : accès immédiat aux gymnases !

La situation générale dans laquelle les professeurs d’EPS se débattent depuis septembre est inacceptable.

A la rentrée, il fallait désinfecter le matériel, les surfaces ou même les vestiaires pour commencer les cours d’EPS. En novembre, il fallait avoir la chance de tomber sur la bonne mairie pour continuer à accéder aux installations sportives : l’une ouvrait la piscine quand l’autre, pourtant limitrophe, refusait l’accès à la sienne.

L’annonce incompréhensible du 1er Ministre le 18 janvier (en vertu du décret du 16 janvier), dans le mépris le plus total des professeurs d’EPS et de la discipline, les a gentiment sommés d’aller faire l’intégralité de leurs cours à l’extérieur. Ineptie d’individus qui ne connaissent surtout pas le métier car la pratique de sports comme le tennis de table, le badminton ou bien d’autres activités qui peuvent se pratiquer à distance et avec le port du masque dans un gymnase de 900 m2 est moins contagieuse qu’une course autour d’un stade avec trois classes qui se partagent la piste et des élèves épuisés en grappe, qui retirent leur masque pour respirer après un effort prolongé… 

Peu importe, tout le monde dehors ! 

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Perte de pouvoir d’achat : la réalité des chiffres

Sur les 20 dernières années, l’inflation en France est de 33,3 %. Aujourd’hui, pour retrouver la valeur réelle du point d’indice de janvier 2000 (en euros constants), il faudrait augmenter la valeur du point à hauteur de 20,79 %. Compte tenu du gel du point d’indice, pour un certifié ou un CPE à l’échelon 11, la perte est de 655 euros par mois, soient 7.860 euros par an depuis janvier 2000.
 
Ajoutons à cela l’augmentation de la retenue pour pension civile passée de 7,85 % à 11,10 % entre 2011 et 2020, soit une augmentation totale de + 30 % en 9 ans, ce qui diminue d’autant le traitement brut des fonctionnaires. Et dans le même temps, l’INSEE le dit : les prix du logement ont augmenté de 1,9 % par an de 1988 à 2018, soit + 45 % en 20 ans. De 2000 à 2020, le prix des produits alimentaires a bondi de + 30 %, celui de l’énergie de + 52 %, celui des services de + 31 % …

 
A quelques jours de la publication des conclusions définitives du Grenelle par le ministre, les personnels peuvent faire leurs comptes. Les enseignants en tout début de carrière se verraient attribuer une « prime d’attractivité » de 100 euros (dégressive ensuite jusqu’à 35 euros pendant 15 ans) par mois, une goutte d’eau au regard de l’économie budgétaire réalisée par l’exercice à temps plein dès la rentrée 2022-2023 pour l’ensemble des stagiaires, après 5 ans d’études. La « prime d’équipement informatique » (qui n’a toujours pas été versée contrairement à l’engagement ministériel) de 150 euros par an (seulement 12,50 euros par mois et pas pour les CPE, professeurs documentalistes, AESH, AED) est dérisoire comparativement aux frais qu’impose le télétravail rendu de fait obligatoire, COVID ou non : le 9 février, c’est sous couvert d’un épisode neigeux que le préfet des Yvelines a twitté que les cours seront assurés à distance dans tout le département…
 
Pour les CPE, l’indemnité forfaitaire passe de 1.199 à 1.450 euros par an, soit 10 euros par mois si on retranche l’équivalent de la prime informatique. Même chose pour les professeurs documentalistes qui verraient leur indemnité de sujétion spéciale (ISP) passer de 767 à 1.000 euros bruts annuels, loin des 1 213 euros annuels de l’ISOE qu’ils devraient percevoir comme tous les certifiés. Ces augmentations ne peuvent constituer un solde de tout compte pour les personnels qui revendiquent 20 % d’augmentation indiciaire et 183 € nets mensuel pour tous sans contrepartie et tout de suite !
 
Personne n’est dupe des intentions du ministre avec son Grenelle puisqu’il s’agit, dans le cadre d’un point d’indice gelé dans toute la fonction publique, d’augmenter considérablement la charge de travail en échange de maigres primes ou indemnités qui ne participent d’ailleurs pas au calcul de la retraite. Les quelques millions accordés ne sont rien vis-à-vis de l’économie budgétaire permise par la suppression de 1.800 postes dans les collèges et les lycées à la rentrée prochaine et surtout des 600 milliards d’euros donnés aux entreprises et des licenciements au motif du plan d’urgence sanitaire.
 
Qui peut comprendre que le ministre Blanquer n’ait pas voulu dépenser en 2020, 212 millions d’euros alors qu’ils auraient pu permettre la création de postes, de classes pour alléger les effectifs, mettre en place les remplacements. Statut, postes, salaires, conditions de travail : tout est lié. Suite aux grèves du 26 janvier et du 4 février, aux nombreux rassemblements devant les rectorats, les IA, le SNFOLC 35 appelle les personnels à poursuivre les assemblées générales, les HIS. Il soutient toutes les actions en cours. FO s’est adressée à la FSU, CGT Educ’action, Sud Education, SNALC, SNCL-FAEN afin de discuter des suites de la mobilisation.

Professeurs documentalistes : le compte n’y est pas non plus

Le ministre prévoit d’augmenter le montant de l’ISP de 767,10 € à 1.000 € bruts annuels à compter du 1er mars 2021. Soit une augmentation sur l’année de 233 €, mais ramenons-la à la vérité de la fiche de paye, c’est 23,29 € en plus par mois sur 10 mois ou 19,40 € sur 12 mois pour tous les professeurs documentalistes. Les professeurs documentalistes sont des certifiés à part entière. Ils vont percevoir 1.000 € en lieu et place de l’ISOE de 1 213,56 € bruts annuels des professeurs certifiés des autres disciplines.
 
Les 1.000 € vaudraient solde de tout compte et que nous acceptions un geste du ministre « important », en raison des contraintes financières… alors qu’il rend pour la deuxième année consécutive 212 millions et que des milliards sont versés au patronat. Le ministère peut bien nous objecter que ce ne sont pas les mêmes lignes budgétaires. Mais nous connaissons la capacité de la représentation nationale à modifier tout cela, ainsi que le principe de fongibilité.
 
Pour FO, les professeurs documentalistes sont des professeurs certifiés par leur statut, ils participent comme les autres professeurs au suivi et à l’orientation des élèves, et ils ont de plus des compétences spécifiques en lien avec le numérique.

Pour FO, il faut l’alignement de l’ISP des professeurs documentalistes sur l’ISOE, et que les professeurs documentalistes bénéficient de la prime de 150 € net d’équipement informatique comme les autres professeurs. Il n’y a pas un sous-statut des professeurs documentalistes.

Pour FO, il faut aussi que les heures de « devoirs faits » assurées par les professeurs documentalistes soient rémunérées au même niveau que les HSE des autres professeurs, c’est-à-dire 39,69 € pour un certifié classe normale au lieu de 30 €.

 
Dans l’état actuel du projet, il manque à chaque professeurs documentaliste pour l’alignement sur les certifiés, 483 € ( ISOE et prime informatique) sans tenir compte de devoirs faits et des autres revendications. Cela ne fait qu’un peu plus de 4 millions d’euros pour les professeurs documentalistes sur les millions rendues, et les milliards donnés alors que le point d’indice a perdu plus de 20 % en 20 ans et donc pour un certifié au 11ème échelon, une perte de pouvoir d’achat de plus de 666 € par mois.
 
C’est pourquoi FO demande au ministre de poursuivre les négociations syndicales, sur la base des revendications des personnels.