Questions / réponses sur la reprise du 26 avril

Au lieu de répondre aux revendications des personnels, le ministre continue de supprimer des postes et crée des conditions de travail insupportables. Dans le chaos qu’organise J-M Blanquer, pour faire valoir vos droits, ne restez pas isolé(e), contactez le SNFOLC. Dans bien des situations, l’administration tente de se dégager de ses responsabilités c’est pourquoi l’aide et l’intervention du syndicat s’avèrent indispensables.

 

Ci-dessous les réponses aux questions que vous vous posez pour cette reprise à partir du 26 avril.

Les personnels ont-ils l’obligation de se rendre dans leur établissement la semaine du 26 au 30 mai ?

Non, les établissements scolaires restent ouverts et les personnels peuvent y être présents s’ils le souhaitent, mais il n’y a aucune obligation.

En cas de difficulté contactez le SNFOLC.

Les enseignants ont-ils l’obligation de faire des classes virtuelles pour assurer la continuité pédagogique (que ce soit pendant la semaine du 26 au 30 avril ou pendant la période de « fonctionnement hybride » ou pour les élèves contact à risque ou cas confirmés) ? Les enseignants ont-ils l’obligation de respecter leur emploi du temps la semaine du 26 au 30 avril ?

Non, chaque enseignant décide des moyens pour mettre en place son enseignement à distance dans le cadre de la liberté pédagogique. La mise en place de classes virtuelles est un choix qui revient à chaque enseignant tout comme le respect de l’emploi du temps habituel. La circulaire relative à la continuité pédagogique indique que « les cours et devoirs à la maison peuvent également être diffusés par tout moyen (messagerie, ENT, récupération auprès de l’école ou de l’établissement, etc.) ».

En cas de difficulté contactez le SNFOLC.

Quelle est la situation des parents devant assurer la garde de leurs enfants de moins de 16 ans en raison de la fermeture de leur crèche, école ou collège, ou encore lorsque son enfant est identifié comme personne contact à risque ?

Dans ces situations, lorsque le travail à distance n’est pas possible, vous pouvez être placé en autorisation spéciale d’absence (ASA). Ces autorisations spéciales d’absence ne s’imputent pas sur le contingent d’autorisation spéciale d’absence pour garde d’enfants habituel. Il n’y a pas de limite d’âge pour les enfants handicapés. Cette mesure ne peut bénéficier qu’à un des parents à la fois.

Contactez le SNFOLC pour obtenir l’aide et l’intervention nécessaire à l’obtention de cette ASA.

Quelle est la situation des parents devant assurer la garde de leurs enfants accueillis au collège ou au lycée pour une quotité de temps réduite ?

Les personnels dont la présence sur site est nécessaire à l’accueil des élèves ou qui doivent assurer à distance la continuité pédagogique ne peuvent bénéficier d’une autorisation spéciale d’absence qu’à titre dérogatoire, sur la base d’un examen de leur situation individuelle et en tenant compte des impératifs de continuité du service.

Il est donc indispensable de contacter le SNFOLC pour augmenter vos chances d’obtenir cette ASA.

Les personnels vulnérables peuvent-ils toujours être placés en ASA ?

Oui, il n’y a pas de changements concernant les personnels vulnérables « Si l’employeur estime être dans l’impossibilité d’aménager le poste de façon à protéger suffisamment l’agent, celui-ci est alors placé en autorisation spéciale d’absence (ASA). ».

Contactez le SNFOLC pour vous aider à effectuer les démarches.

Un accueil est-il assuré pour leurs enfants des personnels de l’Education nationale ?

Oui, pour les enfants collégiens de moins de 16 ans des enseignants et des professionnels des établissements scolaires. Le dispositif d’accueil des enfants des personnels indispensables à la gestion de la crise sanitaire est maintenu jusqu’au 2 mai 2021. Un accueil prioritaire sera donné aux enfants des personnels exerçant dans le 1er degré.

Contactez le SNFOLC pour vous aider à en effectuer la demande.

Les cours d’éducation physique et sportive ont-ils lieu ?

Oui, mais la pratique à l’intérieur n’est pas autorisée jusqu’à nouvel ordre. Pour les épreuves ponctuelles des examens et concours, l’utilisation des installations sportives intérieures est autorisée (gymnases, piscines, etc.).

Les concours de recrutement sont-ils maintenus durant cette période ?

Oui, les concours de recrutement sont maintenus.

Les épreuves terminales du diplôme national du brevet et du baccalauréat sont-elles maintenues ?

Oui, toutes les épreuves sont maintenues, y compris l’épreuve obligatoire d’éducation physique et sportive (EPS) du baccalauréat pour les candidats concernés.

Les personnels exerçant en école et établissement scolaire et en contact avec les élèves ont-ils un accès prioritaire à la vaccination ?

Oui, tous les personnels de 55 ans et plus exerçant au contact des élèves en école, collège et lycée (enseignants, AESH, ATSEM, personnels des collectivités locales) bénéficient de créneaux dédiés de vaccination. Une autorisation spéciale d’absence (ASA) peut être attribuée à la personne qui se rend, sur son temps de travail ou durant ses obligations de service, à un rendez-vous de vaccination.

Quelles sont les règles relatives au jour de carence pour les agents testés positifs ?

Le jour de carence pour les agents publics testés positifs à la Covid-19 est suspendu jusqu’au 1er juin 2021.

Quelle est la position des agents identifiés « personne contact à risque » ?

Les agents identifiés « personne contact à risque » sont placés en télétravail et à défaut en autorisation spéciale d’absence.

Les personnels ayant pris des rendez-vous médicaux durant la période des congés applicable à leur zone et qui doivent, du fait de la modification des dates des vacances, reprendre leur activité, peuvent-ils bénéficier d’une autorisation exceptionnelle d’absence ?

Oui.

Les personnels pourront-ils bénéficier d’autotests ?

Oui, les personnels bénéficieront de deux tests par semaine, à réaliser à domicile.

 

En cas de difficulté, ne restez pas isolé(e), contactez-nous !

 

Jauges, autotests réalisés par les enseignants, hybridation : à rebours des revendications des personnels

Il faut des moyens pour faire fonctionner les établissements ! Annulation des 1 800 suppressions de postes prévus pour septembre 2021 ! Le ministre est à rebours des revendications des personnels ! 

 

Le ministre maintient les suppressions de postes qui engendrent les conditions de travail insupportables

Ni le Premier ministre, ni J-M Blanquer n’ont annoncé le 22 avril de moyens supplémentaires pour la reprise, et la rentrée 2021 mais… ils confient la surveillance de la pandémie aux enseignants qui devraient superviser les autotests des lycéens, ils seraient même formés dès la semaine du 26 avril !

Pour le SNFOLC, le gouvernement doit embaucher des personnels qualifiés pour les réaliser en toute sécurité. Ce n’est pas la mission des enseignants y compris dans une « salle dédiée ». Pour les personnels, les difficultés rencontrées avant le confinement sont démultipliées. Manque de moyens, manque d’enseignants, de remplaçants, manque d’AED, d’AESH : le « chacun se débrouille avec les moyens du bord », cet état d’exception qui s’inscrit dans l’état d’urgence devenu permanent, devient la règle de fonctionnement.

Pour le SNFOLC et la FNEC FP-FO, le ministre doit créer les moyens d’assurer les remplacements et prolonger sine die les contrats des enseignants contractuels et AED recrutés en janvier. De la même façon, tous les recrutements nouveaux doivent se faire sans limitation de durée. Le ministre du budget annonce qu’il va verser aux entreprises 10 milliards en avril, mais pas un centime de plus pour l’Éducation nationale !

 

L’école à distance, ce n’est pas l’école

Les « bonnes pratiques numériques » se substituent au droit à l’égal accès des élèves à l’instruction et au statut des personnels.

Dans une nouvelle fiche sur le numérique, le ministre exige des chefs d’établissements qu’ils demandent aux enseignants « de répartir et d’alterner les cours en visioconférence et les temps de travail en autonomie », aux professeurs principaux qu’ils « coordonnent l’emploi du temps de la semaine pour chaque classe ». Ces derniers devraient définir les emplois du temps de leurs propres collègues en faisant fi des obligations réglementaires de service.

Quant aux enseignements eux-mêmes, les cours en visio-conférence sont imposés à tous les niveaux. La prime de 150 € devraient faire accepter cette profonde déréglementation. Force est de constater que toutes ces mesures sont Grenelle-compatibles : selon J-M Blanquer, le professeur du XXIème siècle s’inscrit dans l’enseignement par internet. Exit les horaires disciplinaires nationaux : l’école à la carte se met en place dans le cadre de la pénurie de moyens. Et cela sans fin puisque les mesures annoncées devraient se prolonger en septembre.

Les personnels, à qui le ministre demande d’assumer ses décisions, sont livrés à eux-mêmes et voient leurs missions se dénaturer, leur temps de travail exploser et leurs conditions de travail se dégrader encore.

Le ministre doit répondre aux revendications que les personnels ont exprimées lors des grèves et mobilisations

Dans ces mobilisations, les personnels ont pointé la responsabilité du ministre.

Dans le Var par exemple, le comité d’organisation inter-établissements, soutenu par les organisations syndicales FNEC FP FO 83 – CGT Educ’action 83 – SNES FSU 83 – SUD Education 83 et la fédération des parents FCPE 83, a adopté une lettre ouverte :

« Monsieur Macron, Monsieur Blanquer,
La meilleure manière de répondre à “l’avenir de nos enfants“, c’est de leur donner les moyens, matériels, humains et sanitaires pour étudier, donc d’alléger les effectifs par classe et de rétablir les classes, les postes supprimés et de créer les recrutements nécessaires. Alors que le budget 2020 était déjà insuffisant, vous avez décidé de rendre 212 millions à Bercy à savoir l’équivalent de 4 200 postes et 2 500 classes de collèges. Commencez par les rétablir et arrêtez l’austérité budgétaire ! »

Pour le SNFOLC et la FNEC FP-FO, il faut donner aux établissements les moyens de fonctionner, aux enseignants les moyens de faire cours et aux personnels de vie scolaire d’accompagner les élèves. Ils doivent annuler les fermetures de postes et de classes prévues pour septembre 2021. Au lieu de cela ils mettent en place des demi-jauges en lycées et en collèges.

Pour le SNFOLC et la FNEC FP-FO, la question est posée d’une initiative nationale en direction du ministre Blanquer, pour exiger la satisfaction de toutes les revendications.

 

1er Mai à l’appel de FO, CGT, FSU et Solidaires : exprimer les revendications avec l’ensemble des salariés

Au plan national, les confédérations CGT, FO, avec la FSU et Solidaires « appellent toutes les travailleuses et travailleurs à se saisir du 1er mai, partout en France, pour en faire une journée de mobilisation et de manifestation ». Des intersyndicales départementales sont convoquées. Les manifestations sont décidées un peu partout sur la même exigence : des moyens pour les services publics, des postes pour l’Hôpital et l’École publics, retrait de la réforme de l’assurance chômage qui va baisser les indemnités des non titulaires, AED et AESH en fin de contrat d’environ 30 %, maintien des garanties collectives, retrait de l’état d’urgence et son cortège de textes liberticides, arrêt des entraves au droit syndical.

Pour la FNEC FP-FO et le SNFOLC, le ministre doit répondre aux revendications des personnels et leur donner les moyens de travailler avec leurs élèves dans le cadre des horaires et des programmes nationaux !

 

Le SNFOLC appelle à la tenue dès le 26 avril des réunions de personnels sous toutes les formes, à mettre en discussion une initiative nationale, à participer aux manifestations du 1er mai. Ensemble nous manifesterons avec les autres salariés pour exprimer et défendre les revendications qui ne sont pas confinées.

Ecole à distance : les enseignements sont disloqués !

Tournant le dos aux revendications des personnels, le ministre maintient toutes les suppressions de postes et prépare la suite.

 

Même cause, même effets : l’enseignement à distance met en difficulté tant les personnels que les familles

Il n’y a aucune fatalité à la fermeture des établissements, ni aucune improvisation ministérielle. Au contraire, le « plan de continuité pédagogique » de J-M Blanquer, en ligne depuis juillet 2020, est érigé en règle de fonctionnement des établissements et tend à remplacer le Code de l’Éducation et les Statuts des personnels qui garantissent l’égal accès de tous les élèves à l’École.

Exit programmes disciplinaires nationaux, exit heures d’enseignement dues aux élèves au sein d’un groupe classe, et pour les enseignants, exit toute notion de temps de travail opposable. « Classe virtuelle » et « cours à distance », avec pour seule compensation financière (et encore pas pour tous) la très maigre prime de 150 euros par an, devraient selon le ministre, garantir la poursuite des apprentissages. Les injonctions hiérarchiques se précisent pour filmer ses propres cours (travail « synchrone » avec les élèves) et pour se rendre disponibles 24/24 à traiter travaux et messages d’élèves (travail « asynchrone »). Les professeurs principaux sont chargés selon la circulaire ministérielle du 6 avril de « coordonner les cours et la répartition de la charge de travail » : une nouvelle hiérarchie intermédiaire se met en place. A ces conditions de travail dégradées s’ajoutent l’impossibilité pour de très nombreuses familles de pouvoir suivre cette « école à distance » faute de moyens financiers, matériels ou faute de temps, ainsi que dès le 6 avril, les dysfonctionnements des sites et serveurs de travail.

Le plan de « continuité pédagogique » du ministre : court terme pour faire face au COVID ou dispositions Grenelle compatibles ad vitam ? 

Afin d’éviter selon le ministre « une période de désoeuvrement pour les élèves », ce dernier met en place des « stages de réussite pendant les vacances de printemps » sur le modèle de son dispositif « vacances apprenantes ».

Là encore, les injonctions hiérarchiques se multiplient pour identifier les professeurs volontaires. Comment ce travail sera-t-il rémunéré ? En heures supplémentaires ? Sur quelle base horaire ? Comment ne pas y voir un dispositif, sous couvert de volontariat relatif, tendant à remettre en cause les congés des personnels pendant les vacances scolaires, vielle lune de nombreux ministres ? Force est de constater que certaines modalités inscrites dans le plan de continuité pédagogique ministériel se retrouvent dans les synthèses du Grenelle. D’ailleurs, dans l’atelier « numérique », les participants y voient « l’opportunité [pour les] professeurs eux-mêmes de redessiner les contours de leurs missions » afin de changer « le regard sur l’apprentissage et sur l’hybridation ». Hybridation et télétravail ont vocation, selon les synthèses du Grenelle, à être pérennisés. La conclusion de la circulaire du 6 avril ne laisse entendre rien d’autre : à compter du 3 mai, les enseignements en présence reprendront « le cas échéant selon des modalités adaptées ».

Pour Force ouvrière, la fermeture des établissements n’est pas une fatalité et aurait pu être évitée !

Le ministre qui a rendu en 2020 des centaines de millions d’euros alors qu’il aurait pu ne supprimer aucun poste et même en créer des milliers, reste droit dans ses bottes. Il maintient la suppression de 1 800 postes en collège et lycée, impose les heures supplémentaires années et les compléments de service, ferme les classes et décide les mesures de carte scolaire. En septembre 2021, les sureffectifs seront encore aggravés. Qui peut le comprendre ? Alors qu’il s’apprête à publier ses décisions issues du Grenelle auquel la FNEC FP-FO n’a pas participé, le plan de continuité pédagogique mis en oeuvre depuis plus d’un an, comprenant les jauges à 50 %, les fermetures de classes et d’établissements, l’hybridation et le télétravail, vacances apprenantes etc… devient, à rebours des revendications des personnels qui demandent les moyens de travailler, la norme de fonctionnement. Toutes les réformes amorcées avant la crise sanitaire sont maintenues et aggravées. Dimanche 4 avril, sur France info, le ministre, à la question « le contrôle continu, c’est l’opposé du baccalauréat ? », répond : « il y aura eu une légitimation du contrôle continu ». Quel aveu !

Pour Force ouvrière, la priorité c’est créer tout de suite des milliers de postes à l’École et à l’Hôpital ! Le 8 avril, AESH et AED étaient avec l’ensemble des personnels pour l’amélioration des conditions de travail et les salaires : ils ont raison !

Le SNFOLC 35 appelle les personnels à se réunir en HIS dès la reprise du 26 avril pour échanger, discuter, et construire une mobilisation forte. Il est temps de se faire entendre, dans la rue s’il le faut, par la grève s’il le faut !

 

La mobilisation des personnels du CNED initiée le 8 avril se poursuit !

Les personnels du CNED en grève le 8 avril votent majoritairement la reconduction, le 9 en AG et plus de 200 personnels déclarent : halte à la dégradation des conditions de travail. Ils ont raison, leurs revendications sont les nôtres car le 13 avril la direction du CNED ne répond à rien sur l’augmentation du temps de travail, la réduction des congés.

La FNEC FP-FO s’adresse au ministre

Les personnels du CNED sont en grève depuis le jeudi 8 avril pour dire non aux dégradations des conditions de travail et à l’augmentation du temps de travail que tente d’imposer leur direction. Les personnels se sont réunis à l’appel de l’intersyndical FO / FSU / SNALC / UNSA à plus de 400. Ils ont décidé la grève le 8 avril. Ils se sont réunis en AG les 8 et 9 avril, ont décidé de poursuivre la mobilisation, de demander au ministre de recevoir une délégation des personnels du CNED.

Pourquoi cette mobilisation? Les personnels défendent leur statut et leurs droits

La direction du CNED veut imposer une refonte des conditions de travail des personnels du CNED, en augmentant de 35 minutes par jour leur temps de travail et remettre en cause leurs droits à congés.

En 2002, grâce à une grève massive, les personnels des établissements du CNED ont obtenu un accord tenant compte des spécificités de leurs missions.

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CNED : la mobilisation continue !

Plus de 200 collègues du CNED, personnels sur site et enseignants en poste adapté étaient réunis en assemblée générale (AG) les 8 et 9 avril à l’appel de l’intersyndicale FO‐FSU‐SNALC‐UNSA.

Les nombreuses prises de paroles et témoignages ont permis de mesurer la dégradation des conditions de travail de tous les personnels dans tous les services et dans toutes les fonctions (Centre Relation Client, conception, enseignants correcteurs, DSI, Scolarité, accompagnement pédagogique, etc.).

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