Inclusion : 24 000 élèves non accueillis en établissements spécialisés

Lors de sa conférence de presse du 27 août, la ministre dite « démissionnaire » Belloubet a été contrainte de confirmer que 24 000 élèves allaient être accueillis dans des établissements ordinaires faute de places dans les établissements sociaux et médico-sociaux. Elle a indiqué être en attente d’un soutien des autres ministères, des agences régionales de santé…

Ainsi, ce sont en cette rentrée scolaire 24 000 élèves dont le droit à bénéficier de conditions d’apprentissage adaptées à leurs difficultés et/ou à leur handicap sera bafoué pour des raisons d’économies budgétaires, le coût de la scolarité d’un élève étant sept fois plus élevé dans un établissement spécialisé que dans une école ordinaire.

 

Une honte !

D’autant plus que cette situation inacceptable aura des conséquences toujours aussi désastreuses sur les conditions de travail des personnels, enseignants comme AESH.

La ministre démissionnaire semble découvrir cette situation et en fait porter la responsabilité aux autres ministères, mais ce sont bien l’ensemble des gouvernements Macron qui ont poursuivi et amplifié l’entreprise de démantèlement des établissements sociaux et médico-sociaux !

Il y a à peine quelques mois, dans le cadre de l’Acte 2 de l’École inclusive, le gouvernement Attal avait publié un décret visant à généraliser l’externalisation des établissements sociaux et médico-sociaux dans les écoles ou établissements ordinaires. C’est ce même gouvernement qui tente d’imposer la mise en place des pôles d’appui à la scolarité (PAS) visant à remettre en cause l’application des notifications de la MDPH et ainsi dégrader encore plus l’accompagnement dû aux élèves en situation de handicap.

Face à ce gouvernement démissionnaire et illégitime, la FNEC FP-FO (qui avait pris l’initiative d’une journée de grève et d’une manifestation nationale le 25 janvier dernier pour la création des places nécessaires dans les établissements spécialisés, pour un statut et un vrai salaire pour les AESH, pour l’abandon de l’Acte 2 de l’École inclusive) entend bien poursuivre et amplifier la mobilisation pour faire valoir ces revendications.

Elle appelle dans l’immédiat ses syndicats départementaux à prendre toutes les initiatives dès la rentrée scolaire pour défendre les conditions de travail des personnels et les conditions d’apprentissage des élèves.

Stage de rentrée pour les AESH

Les syndicats FO du 1er et 2nd degrés organisent une journée de formation syndicale pour les AESH, le mardi 8 octobre 2024 afin de mieux connaître ses droits (contrat de travail, heures de fractionnement, primes REP, sorties scolaires, action sociale…) et de faire le bilan de la rentrée.

Pour télécharger et diffuser le tract : c’est ici.

Ce sera aussi l’occasion de s’informer sur la politique de l’inclusion à marche forcée, sur les possibilités d’action face à une situation particulière difficile et de poursuivre l’action collective pour l’obtention d’un statut et d’un vrai salaire.

STAGE SYNDICAL mardi 8 octobre 2024 de 9h00 à 16h30
à l’Union Départementale FO à Rennes
(35 rue d’Echange – 5 min à pied métro Sainte Anne)

 

Les stages de formation syndicale sont un droit, vous êtes donc payés. Ils sont ouverts à toutes et tous, syndiqués ou non.

Pour y participer, inscrivez-vous dès à présent auprès du syndicat qui vous adressera une convocation.

La demande d’autorisation d’absence devra être envoyée au moins un mois avant la date du stage soit le samedi 7 septembre 2024 au plus tard.

INSCRIPTIONS :
pour les AESH travaillant dans les écoles : snudifo35@orange.fr
pour les AESH travaillant en collège ou lycée : syndicat@snfolc35.fr

AESH : passage à la subrogation – victoire de FO !

La FNEC FP-FO a porté longtemps et à tous les niveaux cette demande essentielle pour les AESH. Nous sommes intervenus au ministère, en audience, dans les instances, qu’elles soient départementales, académiques ou ministérielles pour dire la nécessité impérieuse exprimée par ces personnels, déjà précaires, de pouvoir bénéficier de la subrogation.

 

Lors de congés maladie, certaines se retrouvaient piégées et se voyaient imposer des prélèvements, sans explication, en dehors de toute limite légale, qui les plongeaient encore plus dans la précarité.

C’était inadmissible pour FO. Les remontées étaient unanimes et la revendication aussi.

 

Le ministère a finalement annoncé le passage de tous les services de gestion à la subrogation à compter du 1er janvier 2025. C’est une victoire pour Force Ouvrière.

 

Poursuivons la bagarre pour gagner sur les autres revendications :

un statut, un vrai salaire et l’abandon des PIAL !

 

Pétition : Justice pour les personnels AESH

Justice pour les AESH : Mobilisons nous pour leurs Droits !

Pour la Reconnaissance et l’Amélioration

des Conditions de Travail des AESH

1. Pour un salaire digne : Nous revendiquons un vrai salaire qui nous permette de vivre dignement de notre métier. La rémunération actuelle ne reflète pas l’importance de notre rôle ni l’investissement personnel que nous consacrons à l’accompagnement des élèves. Beaucoup d’entre nous sont confrontés à des difficultés financières majeures, se retrouvant à découvert bancaire et dans l’incapacité de subvenir à leurs besoins alimentaires de base. Nous sommes actuellement, pour la majorité des AESH (temps partiel imposé), en dessous du seuil de pauvreté (salaire médian, environ 900 € net).

2. Pour un statut stable : Nous exigeons un véritable statut de fonctionnaire de catégorie B. Cette mesure est essentielle pour mettre fin à notre précarité statutaire et nous offrir la sécurité de l’emploi ainsi que la reconnaissance professionnelle que nous méritons.

3. Pour une formation adéquate et une meilleure écoute : la formation actuelle de 60 heures est largement insuffisante pour nous préparer à remplir nos missions. Nous demandons des formations adaptées et approfondies, qui nous doteront des compétences nécessaires pour accompagner efficacement les élèves en situation de handicap, exemples de formations (non exhaustive) :

  • Formation aux 1ers secours avec actualisations et gratuite chaque année,
  • Formation à la gestion de crises avec la possibilité de joindre une équipe spécialisée à tout moment,
  • Un lieu d’écoute et de soutien pour accompagnement de chaque élève,
  • Une réunion par mois avec notre direction et faire remonter ce qui va et ne va pas concernant les accompagnements.

4. Pour l’abandon définitif du projet PAS : Nous sommes fermement opposés au projet du Pôle d’Appui à la Scolarité (PAS) et demandons son abandon immédiat (même s’il a été retoqué par le Conseil Constitutionnel). De plus, nous sollicitons l’abrogation du PIAL (Pôle Inclusif d’Accompagnement Localisés), qui ne répond pas à nos besoins ni à ceux des élèves que nous accompagnons.

Conclusion : Le manque de places dans les institutions spécialisées (IME, ITEP et ULIS…) conduit à vouloir inclure les élèves en situation de handicap avec un plein temps en classe ordinaire, aggravant leur souffrance et empêchant une scolarité adaptée et sereine.

En tant qu’Accompagnants d’Élèves en Situation de Handicap (AESH), notre rôle est crucial dans le parcours éducatif des jeunes à besoins spécifiques. Nous sommes une force de proposition pour améliorer nos conditions de travail et, par conséquent, la qualité de l’accompagnement offert aux élèves. Face aux préoccupations des professionnels et des parents, nous sollicitons des actions immédiates du gouvernement et des autorités compétentes pour garantir un accompagnement optimal.

La lutte des parents pour l’attribution d’un AESH à leur enfant témoigne de l’urgence de notre demande : un AESH dédié pour chaque élève ayant une notification. (23% des enfants en situation de handicap n’ont pas accès à la scolarisation : chiffre de septembre 2023).

La réalité étant que certains AESH peuvent accompagner entre 5 et 12 élèves (accompagnement mutualisé) ! Ce qui est inadmissible !

 

Lien pour signer la pétition : c’est ici.