Le 07/01/20, réunion d’information pour les AESH

Nous organisons une réunion d’information à destination des AESH le 7 janvier 2020. Les inscriptions sont possibles jusqu’au 6 décembre 2019.

 

Dans les écoles, les collèges et les lycées, la situation vécue par les AESH se dégrade toujours plus : inclusions sans moyens adaptés, notifications MDPH non respectées, élèves relevant de structures spécialisées dont l’accompagnement est problématique, voire impossible, contrats toujours précaires pour la majorité des AESH…
 
En cette rentrée 2019, la mise en place des PIAL (Pôle Inclusif d’Accompagnement Localisé en application de la loi dite « pour une école de la confiance ») modifie la gestion des AESH et organise leur mutualisation. Modification par avenant du contrat de travail (horaires, lieu de rattachement…), multiplication des lieux d’intervention, augmentation du nombre d’élèves accompagnés par AESH… sont autant de problèmes posés par la réforme.
 
Et la situation risque de s’aggraver encore dans le département avec la suppression de la moitié des places en ITEP et IME d’ici 2022…

Hausse CSG : une compensation financière existe pour les AED !

De nombreux AED d’Ille-et-Vilaine, en exercice dans le même établissement avant 2018, ont vu discrètement une ligne disparaître de leur bulletin de salaire courant 2018, voire 2019 : il s’agit de la compensation à la hausse de la CSG.

Qu’est-ce que cette « compensation à la hausse de la CSG » ?

Au 1er janvier 2018, le gouvernement a imposé une hausse de la CSG, en application de la loi n° 2017-1836 du 30 décembre 2017 de financement de la sécurité sociale pour 2018. Le taux de la contribution sociale généralisée applicable à compter du 1er janvier 2018 augmente de 1,7 point et s’élève à 9,2%. Le gouvernement a mis en place une compensation. FO s’est opposée à cette augmentation de la CSG.

Les agents publics recrutés à partir du 1er janvier 2018 sont exclus de la compensation. Or, de nombreux AED dont le contrat a été renouvelé début septembre 2018 ont constaté qu’ils ne bénéficiaient pas de la compensation, ou alors qu’elle avait disparu de leur bulletin de salaire au cours de l’année 2018 ou 2019. Cela n’est pas réglementaire puisqu’un renouvellement de contrat ne peut être considéré comme un nouveau contrat. Attention : pour qu’il s’agisse bien d’un renouvellement de contrat, ce contrat doit être identique à celui de l’année précédente (même quotité horaire et mêmes missions !). 

FO s’est adressé au ministre pour que des mesures soient prises afin de garantir l’égalité de traitement entre les agents contractuels.

Et nous avons obtenu satisfaction.

Vous aussi avez constaté que cette compensation ne vous était pas (ou plus) attribuée alors que vous avez été recruté avant 2018 ?

Pour le savoir, vérifiez dans votre bulletin de salaire que la ligne suivante est bien présente :  IND. COMPENSATRICE CSG.

Si ce n’est pas le cas, contactez-nous !

Période pré-estivale : stop au licenciement des AED !

Dans les établissements, le mois de juin est une période particulièrement difficile pour les assistants d’éducation et les assistants pédagogiques car elle correspond à la période du renouvellement des contrats.
 
Le statut des AED, que FO a combattu dès 2003 puisqu’il a dégradé considérablement celui des surveillants d’externat et d’internat qui étaient des fonctionnaires stagiaires, ne  prévoit pas de procédure de licenciement en cas de fin de contrat. Il suffit de ne pas renouveler les contrats au bout d’un an et ce n’est pas pour autant considéré comme un  licenciement ! L’État employeur a réussi le tour de force de fabriquer des contrats encore plus précaires que ceux du secteur privé.
 
Comme chaque contrat peut être remis en cause chaque année, la pression monte dans les bureaux de la Vie scolaire en cette fin de période scolaire. Dans les lycées, l’emploi du temps est revu à la hausse pour assurer l’organisation du baccalauréat d’autant que l’internat s’est vidé de ses élèves en fin d’année scolaire. Il devient même très élastique avec des demandes de modifications et de remplacements au pied levé. L’impératif du baccalauréat ajouté à la crainte du non-renouvellement du contrat  conduit à de nombreux passements d’horaire parfois au mépris de la vie privée et familiale.
 
Alors, comment dire stop quand un refus peut être prétexte à un non-renouvellement ?
 
(Lire la suite ci-dessous…)
 

AESH : pour le maintien de la version dématérialisée des bulletins de salaire !

Courrier envoyé le 08 novembre 2018, à Madame le Recteur de l’Académie de Rennes :
 
Force ouvrière demande que nos collègues AESH continuent de recevoir une version dématérialisée de leur bulletin de salaire dès la fin du mois.
 
 Les AESH, précaires de l’Éducation nationale (qui ne perçoivent pour la plupart que 700 € par mois environ), utilisent la copie numérique du bulletin de salaire comme justificatif auprès de Pôle Emploi afin d’obtenir le versement d’indemnités.
 
La réponse du Rectorat leur demandant d’attendre la réception du bulletin de salaire papier est inacceptable car cela signifie attendre deux ou trois mois avant de pouvoir faire les démarches entraînant un complément de salaire vital pour nos collègues vivant sous le seuil de pauvreté !
 
De plus, comment comprendre l’arrêt de la version dématérialisée du bulletin de paie alors que le gouvernement a décidé en 2017 que cette dématérialisation devenait la règle et le format papier l’exception ?
 
Pour ces raisons, Force ouvrière réclame l’envoi immédiat de la copie numérique du bulletin de salaire à tous les AESH de l’académie !

CPE : la vie scolaire au bord de l’explosion !

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Des vies scolaires en souffrance dans de nombreux établissements…

La suppression de 10.000 contrats aidés dans l’Education nationale, ce sont des centaines de postes d’AED en moins. A la place, les rectorats recrutent, sous les injonctions du ministère, des personnels Service civique, payés une misère ! En Ille-et-Vilaine, le recrutement des Services civiques s’est d’ailleurs avéré peu fructueux, avec peu de candidats. Certains établissements ont dû passer des annonces sur le bon coin… en vain !

Cela se combine avec l’absence de création des postes nécessaires, en particulier les CPE. Au concours 2018, 427 postes affichés contre, par exemple, 488 en 2016. Doit-on se féliciter de ces 37 postes supplémentaires lorsque l’on attend 26.000 élèves en plus dans le secondaire à la rentrée 2018 ? Soit 706 élèves par CPE ! Sans compter les établissements qui sont déjà en tension parce qu’il manque des postes.


De lourdes conséquences pour les personnels

Les permanences explosent avec l’augmentation des effectifs et la diminution des heures en collège suite à la réforme. Les incidents contre les personnels et entre les élèves se multiplient dans les collèges, les lycées, les internats…

Le sous-recrutement entraîne des situations où des personnels absents ne sont pas remplacés. Les AED se mettent en danger en prenant les responsabilités du CPE, de l’assistante sociale, de l’infirmière, alors qu’ils n’en ont ni la formation spécifique, ni le salaire et les garanties statutaires. Qu’adviendra-t-il de leur avenir, de leur carrière, si la vie d’un élève est mise en danger ?


Les CPE menacés d’externalisation

Après les Psy-EN sortis par le ministre du cadre de l’Education nationale et transférés vers les régions, c’est au tour des CPE. C’est le sens du projet d’arrêté présenté par le ministre au CTM (comité technique ministériel) du 16 mai dernier. FO a voté contre ce projet. Pour les Psy-EN cette décision s’est traduite par la fermeture des CIO (centre d’information et d’orientation) et le transfert des personnels aux régions…La menace est réelle pour les CPE.

Le SNFOLC s’est adressé au ministre et demande que les postes d’AED soient créés en nombre suffisant. Nous demandons l’augmentation du nombre de postes de CPE aux concours. Nous revendiquons le maintien du corps des CPE dans l’Education nationale. Stop à la précarité !