Nous organisons une réunion d’information à destination des AESH le 7 janvier 2020. Les inscriptions sont possibles jusqu’au 6 décembre 2019.



Syndicat national Force Ouvrière des lycées et collèges d’Ille-et-Vilaine
Nous organisons une réunion d’information à destination des AESH le 7 janvier 2020. Les inscriptions sont possibles jusqu’au 6 décembre 2019.


De nombreux AED d’Ille-et-Vilaine, en exercice dans le même établissement avant 2018, ont vu discrètement une ligne disparaître de leur bulletin de salaire courant 2018, voire 2019 : il s’agit de la compensation à la hausse de la CSG.
Qu’est-ce que cette « compensation à la hausse de la CSG » ?
Au 1er janvier 2018, le gouvernement a imposé une hausse de la CSG, en application de la loi n° 2017-1836 du 30 décembre 2017 de financement de la sécurité sociale pour 2018. Le taux de la contribution sociale généralisée applicable à compter du 1er janvier 2018 augmente de 1,7 point et s’élève à 9,2%. Le gouvernement a mis en place une compensation. FO s’est opposée à cette augmentation de la CSG.
Les agents publics recrutés à partir du 1er janvier 2018 sont exclus de la compensation. Or, de nombreux AED dont le contrat a été renouvelé début septembre 2018 ont constaté qu’ils ne bénéficiaient pas de la compensation, ou alors qu’elle avait disparu de leur bulletin de salaire au cours de l’année 2018 ou 2019. Cela n’est pas réglementaire puisqu’un renouvellement de contrat ne peut être considéré comme un nouveau contrat. Attention : pour qu’il s’agisse bien d’un renouvellement de contrat, ce contrat doit être identique à celui de l’année précédente (même quotité horaire et mêmes missions !).
FO s’est adressé au ministre pour que des mesures soient prises afin de garantir l’égalité de traitement entre les agents contractuels.
Et nous avons obtenu satisfaction.
Vous aussi avez constaté que cette compensation ne vous était pas (ou plus) attribuée alors que vous avez été recruté avant 2018 ?
Pour le savoir, vérifiez dans votre bulletin de salaire que la ligne suivante est bien présente : IND. COMPENSATRICE CSG.
Si ce n’est pas le cas, contactez-nous !

La suppression de 10.000 contrats aidés dans l’Education nationale, ce sont des centaines de postes d’AED en moins. A la place, les rectorats recrutent, sous les injonctions du ministère, des personnels Service civique, payés une misère ! En Ille-et-Vilaine, le recrutement des Services civiques s’est d’ailleurs avéré peu fructueux, avec peu de candidats. Certains établissements ont dû passer des annonces sur le bon coin… en vain !
Cela se combine avec l’absence de création des postes nécessaires, en particulier les CPE. Au concours 2018, 427 postes affichés contre, par exemple, 488 en 2016. Doit-on se féliciter de ces 37 postes supplémentaires lorsque l’on attend 26.000 élèves en plus dans le secondaire à la rentrée 2018 ? Soit 706 élèves par CPE ! Sans compter les établissements qui sont déjà en tension parce qu’il manque des postes.
Les permanences explosent avec l’augmentation des effectifs et la diminution des heures en collège suite à la réforme. Les incidents contre les personnels et entre les élèves se multiplient dans les collèges, les lycées, les internats…
Le sous-recrutement entraîne des situations où des personnels absents ne sont pas remplacés. Les AED se mettent en danger en prenant les responsabilités du CPE, de l’assistante sociale, de l’infirmière, alors qu’ils n’en ont ni la formation spécifique, ni le salaire et les garanties statutaires. Qu’adviendra-t-il de leur avenir, de leur carrière, si la vie d’un élève est mise en danger ?
Après les Psy-EN sortis par le ministre du cadre de l’Education nationale et transférés vers les régions, c’est au tour des CPE. C’est le sens du projet d’arrêté présenté par le ministre au CTM (comité technique ministériel) du 16 mai dernier. FO a voté contre ce projet. Pour les Psy-EN cette décision s’est traduite par la fermeture des CIO (centre d’information et d’orientation) et le transfert des personnels aux régions…La menace est réelle pour les CPE.
Le SNFOLC s’est adressé au ministre et demande que les postes d’AED soient créés en nombre suffisant. Nous demandons l’augmentation du nombre de postes de CPE aux concours. Nous revendiquons le maintien du corps des CPE dans l’Education nationale. Stop à la précarité !