Les inscriptions pour le stage AESH sont ouvertes !
Toutes les infos ci-dessous.


Syndicat national Force Ouvrière des lycées et collèges d’Ille-et-Vilaine
Les inscriptions pour le stage AESH sont ouvertes !
Toutes les infos ci-dessous.

Avec la revalorisation du SMIC en juillet, les AESH sont à nouveau victimes d’un tassement de leur grille et la course aux indemnités différentielles reprend de plus belle.
L’Etat-patron continue de mépriser les revendications des AESH, à commencer par l’augmentation des salaires ! Tout bonnement inadmissible à l’heure où des milliards continuent d’être distribués aux entreprises sans aucune contrepartie.
Le SMIC a été augmenté de 2,41% au 1er juin 2026 et passe de 1 823,03 € bruts à 1 867,02 € bruts mensuels. La grille indiciaire des AESH est d’une telle indigence qu’avec cette augmentation, seul le troisième échelon (indice majoré 380) se retrouve péniblement au niveau du SMIC avec 1 870,66 € brut pour un temps plein.
Les AESH aux deux premiers échelons (indices majorés 371 et 375) se verront donc attribuer une indemnité différentielle pour combler l’écart avec le salaire minimum.
Une nouvelle fois, la grille se tasse et des AESH avec six ans d’expérience se retrouvent rémunérés comme des AESH débutantes.
Rappelons qu’il faut plus de 30 ans à une AESH pour atteindre le dernier échelon pour une différence de salaire d’à peine plus de 410 € bruts. Un nouveau tassement est donc proprement scandaleux !
Cette nouvelle marque de mépris s’ajoute à la proposition annoncée avant les vacances de « Statut » au rabais réservé à seulement 20% d’AESH, qui deviendraient des « assistantes d’accessibilité ». Plus d’accessibilité… Moins de compensation… Cela signifie concrètement réduire le nombre d’AESH, accélérer la mutualisation et dégrader les conditions de travail des AESH avec l’élargissement des PIAL et le développement des Pôles d’Appui à la Scolarité (PAS).

Contrairement à d’autres organisations syndicales qui soutiennent les PIAL et les PAS, la FNEC FP-FO exige leur abandon et réaffirme ses revendications :
• Un vrai statut de fonctionnaire pour toutes les AESH à 24 heures temps plein
• Augmentation immédiate des salaires ;
• Abandon des PAS, des PIAL et de la politique de mutualisation ;
• Subrogation immédiate ;
• Octroi effectif des jours de fractionnement.
La FNEC FP-FO invite tous les personnels à se réunir pour lister les besoins, établir les revendications et préparer la montée nationale à Paris du 5 novembre en défense de l’enseignement spécialisé et pour la satisfaction des revendications des AESH.
En cette veille de semaine de rentrée nous voulions vous l’annoncer : on a gagné !
En Juillet dernier nous, AED du lycée Bréquigny, nous sommes mobilisés contre le non-renouvellement de l’un de nos collègues à l’issue de sa 5ème année de CDD, une méthode fallacieuse pour lui fermer l’accès à la CDIsation.
La lutte paie, à l’issue d’une semaine de grève reconductible durant la période administrative de notre établissement, d’un rassemblement devant le rectorat, d’une rencontre avec notre chef d’établissement puis avec une délégation du rectorat, de nombreux échanges avec les syndicats et de l’implication de la rectrice : notre collègue est repris !
Nous avons reçu énormément de soutien que ce soit sur les réseaux sociaux, de la part de parents d’élèves ayant reçu nos tracts le jour des inscriptions de notre lycée, des syndicats mais surtout des AED et AESH d’autres établissements qui se reconnaissaient et reconnaissaient leurs conditions de travail dans notre situation.
Si la question de ces non-renouvellements injustes pour nous priver d’un CDI était au cœur de notre mobilisation, elle n’est malheureusement qu’un des aspects des difficultés auxquelles nous sommes confrontés.
Toute l’année nous sommes confrontés à des missions qui dépassent de loin nos fonctions, toujours sous-payés, souvent maltraités par nos directions ou certains parents d’élèves qui continuent à nous considérer comme de simples « pions » devant obéir aveuglément.
Nos emplois sont les premiers impactés par les coupes budgétaires dans l’éducation quand bien même nous sommes le lien essentiel entre la direction, les parents et les élèves. Nous sommes en première ligne de tous les problèmes auxquels sont confrontés nos élèves, tantôt leurs psychologues, tantôt leur soutien scolaire, mais toujours à leurs côtés pour les soutenir et les encourager dans leur réussite.
Au cours de notre mobilisation nous avons reçu un grand nombre de messages et de commentaires d’AED au delà même des frontières de notre rectorat témoignant de situations similaires aux nôtres, de conditions de travail dégradées et d’AED pressés jusqu’à l’os.
La condition des AED est une affaire nationale dont il faut se saisir !
Le combat ne s’arrête donc pas là. Si nous avons eu le renouvellement de notre collègue, ça n’efface pas tous les non-renouvellements injustes ayant eu lieu avant et qui auront lieu après. Cela n’améliore en rien nos conditions de travail et nous continuerons à nous battre pour nos emplois trop souvent réduits à une simple « mission », une simple « fonction ». Nous continuerons à revendiquer que les assistants d’éducation méritent un véritable statut au sein de la fonction publique.
Nous continuerons à militer pour la rénovations de nos locaux, que les élèves puissent apprendre dans de bonnes conditions plutôt que dans des passoires thermiques qui menacent de s’effondrer au moindre coup de vent.
Nous continuerons à réclamer un salaire digne de ce nom à la hauteur du travail que nous effectuons en refusant que les étudiants servent de prétexte pour nous sous-payer ou nous renvoyer du jour au lendemain car nous continuerons toujours à nous opposer à ce principe de mise en concurrence de la précarité.
Nous continuerons à réclamer le droit au respect et à être traités dignement, et surtout à l’application stricte de la loi Ballanant de 2022. Car ce que nous avons obtenu n’est finalement que l’application de la loi, voilà l’état des lieux de notre travail, faire appliquer une loi nécessite toute une mobilisation.
Mais si nous faisons ce travail, c’est bien parce que nous l’aimons profondément, ce dernier ne nous apportant ni statut, ni reconnaissance.
À notre retour au lycée nous avons bien senti que si nous étions très fiers et heureux de cette victoire, ce n’était pas le cas de tout le monde. Certains de nos collègues ont repris le travail dans une ambiance encore plus dégradée que lorsque nous l’avions quitté en Juillet. Un climat de défiance vaguement revanchard à notre égard semble s’être installé.
Se battre pour nos droits pose problème à nos directions qui aiment que l’on reste dans le rang et nous espérons bien que cela change.
Nous, AED de Bréquigny, en faisons la promesse solennelle, nous continuerons toujours à nous battre pour nous et au delà de notre seul établissement, nous continuerons à nous battre pour tous les personnels de l’éducation nationale et de la fonction publique !
Nous nous sommes déjà exposés et ne craignons plus de l’être. Donc si vous en ressentez le besoin, nous sommes prêts à vous servir d’antenne, n’hésitez pas à nous contacter et nous nous mobiliserons à vos côtés.
C’est tous ensemble que l’on doit combattre et tous ensemble que nous ferons bouger les choses. La rentrée sera chaude, merci pour votre soutien.
Les AED du lycée Bréquigny en lutte
A cette rentrée, la transformation des PIAL en PAS soulève de nombreuses inquiétudes. Même si les PAS ne sont pas généralisés, il s’agit d’un coup de force contre les AESH et les personnels. En effet, du point de vue de la loi, les PAS ont disparu suite au vote de l’Assemblée Nationale le 21 juin dernier qui les a retirés du texte législatif.

Mais le ministre, la rectrice, les DASEN font comme s’ils étaient au-dessus de la loi et les imposent à cette rentrée hors de tout cadre réglementaire.
Leur corollaire c’est un plan de licenciements infligé aux AESH qui ont refusé de signer les avenants. De nombreux AESH ont refusé une nouvelle dégradation de leurs conditions de travail. En effet, les PAS élargissent le périmètre d’intervention, donc les kilomètres à parcourir au moment où les prix du carburant continuent à battre des records.
De plus, ils augmentent le nombre d’élèves à accompagner, puisque dans le PAS la notification n’est plus une condition de prise en charge de l’élève.
Enfin, comme on le craignait, faute de personnel médico-social promis, la charge va retomber sur les AESH mais aussi sur tous les autres personnels.
Quant à l’intégration des AESH comme titulaires de la fonction publique, elle n’est plus à l’ordre du jour pour le ministre qui donne la priorité aux réductions budgétaires.
Nous invitons tous les AESH à participer aux réunions syndicales organisées dès la pré-rentrée par le SNFOLC 35.
Nous proposons à tous les AESH et à tous les personnels de participer à la manifestation nationale au ministère le 5 novembre pour obtenir un statut national pour tous les AESH qui le souhaitent. Pour s’inscrire dans les cars affrétés par FO, cliquez ici.
N’agissez pas seul-e, demandez conseil et aide au SNFOLC 35.
Vous avez des droits et le SNFOLC entend bien vous aider à les faire respecter.