AED Bréquigny en lutte : 4ème jour de grève !

Ce jeudi 9 juillet 2026, les AED du lycée de Bréquigny sont en grève pour la 4ème journée consécutive.

Hier, ils étaient rassemblées devant le rectorat de Rennes, soutenus par des AED d’autres établissements scolaires d’Ille-et-Vilaine, mais aussi par des vies scolaires d’autres départements (courrier d’AED de Seine-Saint-Denis!).

 

Le SNFOLC 35 était présent au rassemblement pour les soutenir.

Nous étions une bonne cinquantaine, du jamais vu en plein mois de juillet.

Nous avions déposé une demande d’audience. Ils ont ainsi pu porter leur revendication prioritaire : le renouvellement de leur camarade pour un 6ème CDD à la rentrée prochaine. CDD qui lui a été explicitement refusé par le proviseur du lycée, non pas pour des problèmes de compétences professionnelles, mais pour éviter la CDIsation dans un an. Purement scandaleux !

Aujourd’hui, jeudi 9 juillet, ils ont reconduit la grève et se sont réunis dans les locaux de Force ouvrière.

A leur demande, nous avons déposé un préavis de grève à compter du lundi 24 août 2026 pour leur permettre de poursuivre le rapport de force.

La balle est dans le camp du rectorat :

Renouvelez notre camarade AED !

 

 

Communiqué des AED de Bréquigny en grève ce jeudi 9 juillet 2026 :

Sans réponse du rectorat, on continue notre mobilisation !

Nous, AED du lycée Bréquigny en grève ce 9 juillet, en grève reconductible depuis lundi 6 juillet pour exiger le renouvellement de notre collègue, grève soutenue par les organisations syndicales Force Ouvrière (SNFOLC35), Sud Education, la CGT Educ’action, sommes réunis en Assemblée Générale pour décider des suites de la mobilisation.

Ce mercredi 8 juillet, nous avons réuni plus d’une cinquantaine de personnes devant le rectorat. Nous avons ouvert notre micro à plusieurs équipes de vie scolaires d’autres établissements. Partout les constats sont les mêmes : gestion managériale, des équipes de direction qui se défaussent de leurs responsabilités, une prise en charge catastrophique de la canicule. Bref, des AED à bout de souffle.

Pourtant, nous le rappelons : notre travail est essentiel pour faire fonctionner les établissements scolaires. Loin d’être une simple « mission » comme il nous l’est fréquemment rappelé, notre travail demande une connaissances des élèves, de leurs problématiques, du calendrier scolaire et joue un rôle central dans la réussite scolaire ou non de nos élèves.

Suite à ce rassemblement, le rectorat a accepté de nous recevoir, sans la rectrice. Une entrevue où a dominé la langue de bois. Le rectorat reconnaît que l’argumentaire des « 50 % de CDI en vie scolaire » est totalement bidon. Pour autant, ce dernier reprend à son compte la logique de « favoriser les étudiants boursiers » dans les équipes de vies scolaires. Un argument totalement hypocrite qui vise à opposer les précarités ! Ce, alors que parmi nos collègues non renouvelés figure un étudiant en sociologie. De plus, à 100 % notre travail implique 42h/semaine. Quel étudiant peu sereinement se concentrer sur ses études avec une telle amplitude horaire ?

Seul des contrats à 50 % sont possibles pour des étudiants : de quoi mettre en place des vies scolaires qui tournent avec un nombre délirant d’AED, des collègues qui ne communiquent pas entre eux les informations. Une situation où la formation des AED est toujours mise au second plan, une charge de travail « à la tâche », de même que le suivi des classes ou encore la continuité pédagogique.

Jamais la présence d’étudiants, normale et importante, ne saurait être opposée à l’enjeu d’avoir des équipes stables, condition absolument nécessaire pour la réussite scolaire des élèves. Mais la meilleure réfutation vient des premiers concernés, comme le disait cette étudiante à notre rassemblement hier : « on refuse que notre précarité soit utilisée comme argument pour virer et précariser des collègues […] C’est la même hypocrisie qui assume que c’est normal que quand on est étudiant, on doit faire des tafs payés au lance-pierre ! ».

Nous, personnels grévistes et mobilisés de Bréquigny, nous prenons acte de cette langue de bois, que le rectorat nous maintient dans le brouillard, en arguant d’une « souplesse » des chefs d’établissements quant à la constitution de leurs équipes, qui laisse notre collègue sans solution, et en entérinant de fait une inégalité de traitement entre les personnels de l’éducation Nationale. Nous déclarons ici poursuivre la mobilisation jusqu’à obtenir le renouvellement sans condition de notre collègue. La fin de la semaine administrative et la fermeture des établissements ne signifie aucunement un retour à la normale.

Notre mouvement a démontré que le mal-être et les dysfonctionnements ne sont pas exclusifs à notre établissement ou au métier d’AED et plusieurs vies scolaires ont déjà rejoint notre combat. Nous ne laisserons pas cette colère s’éteindre, et nous allons travailler tout l’été à coordonner toutes ces situations afin d’amplifier la mobilisation dès la rentrée. Dans ce contexte, un préavis de grève a déjà déposé par les organisations syndicales pour la rentrée scolaire. Nous savons que la rentrée attire habituellement l’attention médiatique, nous invitons donc l’ensemble des médias à suivre la situation dans notre établissement et ailleurs.

Tant que notre collègue ne sera pas renouvelé, nous faisons la promesse solennelle que la rentrée ne se déroulera pas comme prévue, et nous appelons l’ensemble des personnels de l’éducation qui se retrouve dans notre mobilisation à nous rejoindre.

 

Préavis de grève déposé par Force ouvrière :

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FO était chez le Ministre pour les AED mardi 7 juillet 2026 !

Le mardi 7 juillet 2026, des délégations du SNFOLC des académies de Normandie, de Rennes et de Bordeaux ont demandé à être reçues par le ministre de l’Education nationale pour lui remettre les milliers de signatures des AED sur la pétition réclamant :

• l’augmentation immédiate des salaires et une grille de rémunération nationale des AED permettant une progression automatique de leur salaire sur la base de leur ancienneté et cela dès la première année de CDD ;

• l’annulation de toutes les suppressions d’emplois d’AED, le recrutement d’AED à hauteur des besoins ;

• l’accès au CDI selon des règles nationales pour les AED qui le souhaitent et la garantie de réemploi pour tous. Stop à l’arbitraire local !*

* FO continue de revendiquer un statut de fonctionnaire pour les AED qui le souhaitent.

 

La suite en vidéo (cliquer sur l’image) :

Soutien aux AED du lycée Bréquigny en grève !

Rassemblement mercredi 8 juillet 2026

RDV 14h devant le rectorat de Rennes

Une audience a été demandée.

Le ministre a refusé de recevoir la délégation au motif que les syndicats départementaux et académiques devraient s’adresser aux rectorats et inspections académiques.

 

Or ce sont ces mêmes recteurs et DASEN qui renvoient les AED vers le ministre pour réclamer une grille nationale de rémunération !

Chacun se renvoie la balle. Ça peut durer longtemps !

C’est pourquoi la délégation propose de mettre discussion dès la prérentrée dans les AG la montée des AED au ministère début octobre 2026.

La grille nationale de rémunération ne tombera pas du ciel.
Il va falloir aller la chercher au ministère.

AED : Pas de rattrapage des heures après la canicule !

Dans plusieurs établissements scolaires de l’académie, les AED se voient imposer de rattraper les heures qu’ils n’ont pu faire durant la période caniculaire (notamment en cas de fermeture de l’établissement scolaire).

Attention : ces demandes sont abusives.

La FNEC-FP Force ouvrière a interpellé le rectorat à ce sujet pour rétablir le droit car ces situations sont inacceptables, tant sur le plan réglementaire que humain. Le rectorat va à présent intervenir dans chaque établissement concerné pour interdire ces rattrapages d’heure.

 

Non à la double peine de la souffrance thermique et du cumul d’heures !

AED, contactez-nous si vous êtes concernés. Tenez-nous informés aussi de vos fins d’années si vous rencontrez des problèmes, FO vous accompagne dans vos renouvellements !

Pétition AED : FO a audience avec le ministre

Avec d’autres départements, le SNFOLC 35 a lancé une pétition pour défendre les droits des AED et revendiquer :

✔ l’augmentation des salaires des AED, la mise en place à l’échelle nationale d’une grille indiciaire de rémunération pour les assistants d’éducation (et ce dès la première année de CDD), l’indexation de leurs salaires sur l’inflation et la hausse du coût de la vie.

✔ la majoration des heures effectuées le dimanche, les jours fériés et la nuit par les AED en internat, pour la fin du forfait nuit (que chaque heure compte).

✔ la création de postes d’AED dans les vies scolaires, contre les suppressions de postes.

✔ la création d’un statut de la Fonction Publique pour les AED.

 

Cette pétition s’adresse directement au Ministre. C’est donc directement au ministère que nous irons chercher la satisfaction des revendications ! Une audience a été demandée pour le mardi 7 juillet.

 

D’ici là, continuons de signer cette pétition !

AESH : vos droits et missions en période d’examen et de surveillance d’épreuve

À l’occasion des examens, des AESH se voient parfois demander de  surveiller une salle, des couloirs ou encore une cour, afin de pallier le manque de personnels disponibles. 

La FNEC FP-FO 35 rappelle que les missions des AESH sont strictement définies par les textes réglementaires : elles sont exclusivement consacrées à l’accompagnement des élèves en situation de handicap. Elles ne prévoient pas de missions de surveillance générale des examens ou des établissements. 
Demander à des AESH de remplacer des personnels de surveillance ou d’enseignement constitue un détournement de leurs missions.

Les AESH ne sont pas des personnels de surveillance et n’ont pas vocation à se substituer aux AED ou aux enseignants. Leur mission est d’accompagner les élèves en situation de handicap dans le cadre des notifications et aménagements qui leur sont attribués.

 

ATTENTION PERSONNELS AED : surveiller une salle d’examen ne relève pas de vos missions, ni accompagner un élève notifié bénéficiant d’une adaptation particulière (comme, par exemple, être accompagné d’un scripteur) ! Et encore moins faire des tâches administratives.

 

Une violation du cadre réglementaire

La circulaire n° 2017-084 du 3 mai 2017 définit les missions des AESH autour de trois domaines :
• l’accompagnement dans les actes de la vie quotidienne ;
• l’accompagnement dans l’accès aux activités d’apprentissage ;
• l’accompagnement dans les activités de la vie sociale et relationnelle.

Ces missions sont exclusivement orientées vers les besoins de l’élève en situation de handicap et les aménagements qui lui sont accordés.

Aucune disposition ne prévoit que les AESH puissent être mobilisés pour assurer la surveillance générale d’une salle d’examen, d’un couloir, d’une cour ou d’une classe afin de compenser le manque de personnels.

 

Pour la FNEC FP-FO 35, demander à un AESH de surveiller une salle d’examen, des couloirs, une cour ou une classe sans lien avec l’accompagnement d’un élève en situation de handicap n’est pas prévu dans les missions définies dans les textes réglementaires.

• Les missions des AESH sont strictement définies : elles découlent des besoins de l’élève accompagné et peuvent notamment consister en une aide à l’écri1

Pendant les examens, quels sont les droits et les missions des AESH ?

Lors des épreuves du brevet, du baccalauréat, du CAP ou de tout autre examen, un AESH peut être amené à intervenir auprès de l’élève qu’il accompagne afin de mettre en œuvre les aménagements qui lui ont été accordés : aide à l’écriture, lecture des consignes, secrétariat, reformulation ou toute autre mesure prévue.

En revanche, cette intervention ne transforme pas l’AESH en surveillant de salle, chargé de contrôler l’ensemble des candidats ou d’assurer le bon déroulement général de l’épreuve.

De même, les AESH n’ont pas à préparer les salles, distribuer ou trier les copies, effectuer des rondes de surveillance ou assurer toute autre mission sans lien avec l’accompagnement de l’élève.

Si vous intervenez lors du brevet, du baccalauréat, d’un CAP ou de tout autre examen pour accompagner un élève, la FNEC FP-FO 35 rappelle que :
• Vous devez recevoir une convocation ou un ordre de mission écrit, précisant notamment le nom de l’élève accompagné et les aménagements prévus (tiers-temps, secrétaire, lecture des consignes, etc.).
• Vous n’avez pas à assurer des tâches de surveillance générale, ni à préparer les salles, trier les copies ou surveiller des candidats qui ne relèvent pas de votre mission d’accompagnement.

 

Les AESH ne sont pas des variables d’ajustement

La FNEC FP-FO 35, avec sa fédération, dénonce la logique de mutualisation imposée à travers les PIAL puis les PAS, qui conduit trop souvent à considérer les AESH comme des personnels polyvalents et corvéables à merci.

Les AESH sont des personnels d’accompagnement des élèves en situation de handicap, pas des agents mobilisables pour répondre aux difficultés d’organisation des établissements.

En cas d’ordre ou de demande de surveillance d’épreuve :
1. Demandez une consigne écrite (courriel ou ordre de mission) précisant exactement la tâche demandée.
2. Transmettez immédiatement ce document à la FNEC FP-FO 35.
3. Le syndicat vous accompagnera pour contester cette injonction auprès de votre hiérarchie et, si nécessaire, interviendra directement auprès du DASEN afin de faire respecter vos droits.

 

La FNEC-FP FO 35 défend les droits des AESH et exige le respect de leurs missions telles que définies par les textes officiels. Le manque de personnels de surveillance ne peut justifier le détournement de leurs fonctions.

Pour télécharger et diffuser ce communiqué : c’est ici.