Infirmières et vie scolaire : respect des missions et sécurité des élèves !

Infirmières et vie scolaire : il y a urgence à créer les postes pour le respect des missions de toutes et de tous et pour la sécurité des élèves.

Dans l’écrasante majorité des collèges et dans les lycées avec internat, il n’y a pas d’infirmière à plein temps. Les infirmières sont obligées de partager leur service entre le collège et les écoles de secteur avec une quotité de 20% à 50 %. Si bien qu’un jour sur deux, certains élèves sont privés d’infirmière. 

Faute d’infirmière les élèves malades sont dirigés vers le bureau de la vie scolaire. Le ou la CPE ou les AED se retrouvent contraints de prendre des décisions sans avoir les compétences ni les qualifications de l’infirmière…

 

Cette situation n’est pas acceptable !

Pour télécharger et diffuser ce communiqué : c’est ici.

10 juin 2026 : un an après l’assassinat de Mélanie Grapinet

ASSASSINAT DE MÉLANIE GRAPINET LE 10 JUIN 2025
UN AN APRÈS, QU’EST-CE QUI A CHANGÉ ?
RIEN.

Le mardi 10 juin 2025, notre collègue Mélanie Grapinet, assistante d’éducation (AED) du collège Françoise Dolto à Nogent (Haute-Marne), était assassinée dans l’exercice de ses fonctions après avoir été poignardée lors d’une fouille de sacs effectuée par les gendarmes aux abords de l’établissement.

Une nouvelle fois, un personnel d’éducation venait de trouver la mort en exerçant ses fonctions. Après ce drame inacceptable, le gouvernement avait multiplié les discours sécuritaires contre une prétendue « violence endémique » de la jeunesse.

Le lendemain de ce drame, en Ille-et-Vilaine, il avait été demandé à des AED, toujours sous le choc, de procéder à une fouille des sacs. FO 35 était alors intervenue immédiatement auprès du Rectorat pour signaler la violence de cet ordre de mission, et demander l’arrêt total de ces pratiques de fouilles à l’entrée des établissements.

Combien de drames faudra-t-il encore avant que le gouvernement remédie à la vulnérabilité des AED dans l’exercice de leurs missions ? A leur précarité ?

 

Dans le 35, un temps de commémoration avait eu lieu, mis en œuvre de manière très inégale selon les établissements, alors que la plupart des personnels n’étaient plus présents. En Ille-et-Vilaine, FO 35 avait demandé un vrai temps de commémoration, qui nous a été refusé.

AUJOURD’HUI, UN AN APRÈS, QU’EST-CE QUI A CHANGÉ ? RIEN.

Presqu’un an plus tard, jeudi 21 mai 2026 un AED a été agressé par un parent d’élève alors qu’il surveillait le portail en Alsace. La raison ? Une détention provisoire de téléphone.

FO 35 constate que de plus en plus d’AED, mais aussi d’AESH, d’enseignants, d’infirmières, signalent des actes de violence au sein des établissements : des AED menacés au portail par des parents, des AED frappés en séparant des élèves, des AED insultés et menacés par des élèves, des AED laissés sans soutien… Les fiches Santé et Sécurité au Travail dans notre département explosent littéralement…

Banalisation des violences subies par les AED et tous les personnels
FO 35 dit stop !

FO 35 s’indigne de cette hausse de la violence qui souligne en creux la prégnance d’une maltraitance institutionnelle toujours plus forte, dûe notamment aux suppressions de poste. En Ille-et-Vilaine ce ne sont pas moins de 70 postes AED temps plein qui ont été supprimés ces dernières années, un véritable plan social !

L’École manque toujours de tout : de personnels enseignants, de médecins, d’AESH, d’assistantes sociales, d’infirmières, d’administratifs, d’AED !
Ainsi, le budget d’austérité Macron-Lecornu c’est 4000 suppressions de postes avec comme effet en Ille-et-Vilaine : 74 fermetures de classe dans les écoles, 54 suppressions de postes dans les collèges, 9 dans les Lycées, 15 suppressions de postes d’AED dans notre académie, un manque criant d’infirmières (il en faudrait 160 de plus dans notre académie pour fonctionner correctement!), des AESH qui vont et viennent (entre démissions et licenciements) tant les conditions de travail sont intenables.

Ce n’est pas en supprimant les postes , ce n’est pas en fermant les structures spécialisées (dans notre département : 1 200 élèves notifiés restent sans affectation en IME et/ou ITEP) qu’on permettra un meilleur encadrement des élèves !

ET LE MINISTÈRE ENTEND CONTINUER DE FAIRE DES ÉCONOMIES
SUR LES CATÉGORIES LES PLUS PRÉCAIRES !

Ainsi, alors que le Conseil d’État sommait le ministère de payer la prime REP et REP+ de manière rétroactive depuis 2015, le ministre GEFFRAY décidait d’appliquer la prescription quadriennale, ne permettant au AESH et AED de récupérer les primes jusque 2021…

En CSA ministériel le 5 mai 2026, le ministère a confirmé avoir annoncé aux académies qu’il n’abonderait aucun budget pour les revalorisations des AED. Ainsi, les AED qui doivent déjà attendre 9 ans (6 ans de CDI et 3 ans dans le 1er échelon) pourraient n’avoir aucune revalorisation pourtant prévue par la loi !

 

Cette décision condamne les AED à rester les seuls agents de l’Éducation nationale dont le salaire est bloqué au SMIC au moment où l’inflation repart à la hausse, où tout augmente notamment le prix des carburants. Les AED n’auront bientôt plus les moyens d’aller travailler. Cette annonce c’est aussi d’une académie à l’autre, pour un même temps de travail, des rémunérations variables.

Et pourtant, les AED sont indispensables au fonctionnement quotidien des établissements scolaires. Cette situation est injuste et ne reflète ni leur engagement, ni leurs responsabilités. La mise en place d’une grille de rémunération et d’avancement indiciaire a été possible pour les AESH, elle doit l’être pour les AED.

 

Le SNFOLC 35 n’accepte pas un tel mépris.
Nous n’acceptons pas les suppressions de postes,
Nous n’acceptons pas la violence que subissent les personnels,
Nous n’acceptons pas leur précarisation.

SALAIRES / POSTES / STATUT / CONDITIONS DE TRAVAIL

 

NOUS REVENDIQUONS :

✔ le respect des droits des AED (très souvent ignorés dans les établissements scolaires) : pauses, autorisations d’absences pour examen, emploi du temps compatible avec les études (négocié et stable sur l’année), refus des heures supplémentaires, missions non extensibles au bon vouloir des chefs…

✔ l’augmentation des salaires des AED, la mise en place à l’échelle nationale d’une grille indiciaire de rémunération pour les assistants d’éducation (et ce dès la première année de CDD), l’indexation de leurs salaires sur l’inflation et la hausse du coût de la vie.

✔ la majoration des heures effectuées le dimanche, les jours fériés et la nuit par les AED en internat, pour la fin du forfait nuit (que chaque heure compte).

✔ la création de postes d’AED dans les vies scolaires, contre les suppressions de postes.

✔ la création d’un statut de la Fonction Publique pour les AED.

✔ Des conditions de travail dignes et sécurisantes.

Pour signer : flasher le QR code ou cliquer ici.

AED & VIES SCOLAIRES : PÉTITION À DESTINATION DU MINISTRE

Les Assistant(e)s d’Éducation (AED), personnels de vie scolaire, collègues et soutiens du service public d’éducation, constatent une situation devenue intenable dans l’académie de Rennes comme partout en France.

Pour signer : flasher le QR code ou cliquer ici.

En CSA ministériel le 5 mai 2026, le ministère a confirmé avoir annoncé aux académies qu’il n’abonderait aucun budget pour les revalorisations des AED, même pour les académies où des grilles de revalorisation avaient déjà été actée.

LA RÉPONSE DU MINISTÈRE EST UNE VÉRITABLE PROVOCATION !

Cette réponse condamne les AED à rester les seuls agents de l’Éducation nationale dont le salaire est bloqué au SMIC au moment où l’inflation repart à la hausse, où tout augmente et en particulier le coût des déplacements avec la flambée des prix des carburants. Les AED n’auront bientôt plus les moyens d’aller travailler.

La réponse du ministère c’est aussi d’aboutir à une situation où d’une académie à l’autre, pour un même temps de travail, des obligations de service identiques, les rémunérations puissent varier.

FORCE OUVRIÈRE REVENDIQUE LE RESPECT DU PRINCIPE :
« À TRAVAIL ÉGAL, SALAIRE ÉGAL » !

Les AED sont indispensables au fonctionnement quotidien des établissements scolaires. Cette situation est injuste et ne reflète ni leur engagement ni leurs responsabilités. Le Syndicat Force Ouvrière des Lycées et des Collèges de l’académie de Rennes n’accepte pas un tel mépris.

PENDANT CE TEMPS, 15 POSTES AED SONT SUPPRIMÉS RIEN QUE POUR LA BRETAGNE !

Le 12 mai dernier, le rectorat de Rennes a annoncé, pour la rentrée 2026, pas moins de 15 suppressions de poste d’AED, alors que partout les conditions de travail se dégradent. Pour rappel : dans notre académie, 10 postes d’AED avaient été supprimés pour la rentrée scolaire 2023, 22 pour la rentrée 2024, 17 pour la rentrée 2025. Ça suffit !

JE SIGNE CETTE PÉTITION POUR OBTENIR :

✔ l’augmentation des salaires des AED, la mise en place à l’échelle nationale d’une grille indiciaire de rémunération pour les assistants d’éducation (et ce dès la première année de CDD), l’indexation de leurs salaires sur l’inflation et la hausse du coût de la vie.

✔ la majoration des heures effectuées le dimanche, les jours fériés et la nuit par les AED en internat, pour la fin du forfait nuit (que chaque heure compte).

✔ la création de postes d’AED dans les vies scolaires, contre les suppressions de postes.

✔ la création d’un statut de la Fonction Publique pour les AED.

Pour signer : flasher le QR code ou cliquer ici.

Pour télécharger et diffuser ce communiqué : c’est ici.

 

CDIsation ou renouvellement des contrats des AED : attention en cette fin d’année !

Chaque année, des AED peuvent prétendre à une CDIsation. Si cette CDIsation se passe en bonne intelligence dans la grande majorité des établissements scolaires, ce n’est pas toujours le cas.

Ce mois de mai est également le moment des entretiens dits de « fin d’année » pour discuter du renouvellement éventuel des personnels.

Attention à certains abus !

 

Ainsi, des personnels AED nous ont signalé des entretiens difficiles, avec parfois un chantage à la fiche de poste et à l’acceptation de missions non règlementaires en échange du renouvellement du contrat ou d’un CDI.

Lors de ces entretiens, des termes comme « flexibilité » et « souplesse » sont revenus d’un établissement à l’autre. Les AED sont des personnels précaires, rémunérés un pourcentage du SMIC : ils ne travaillent pas dans le cadre d’une entreprise privée, comme le suggère le vocabulaire managérial qui leur est parfois tenu.

Le SNFOLC 35 s’est adressé au rectorat pour que soit rappelée aux établissements la nécessité de respecter les missions réglementaires des personnels AED. La CDIsation et le renouvellement de contrat ne doivent pas être l’occasion d’un chantage sur les missions et d’un passage en force sur les droits des personnels.

 

Vigilance : pour les AED qui ne souhaitent pas signer de nouveaux contrats à la rentrée prochaine (qu’il s’agisse de CDD ou CDI), veillez à ne pas faire d’écrits type « démission » ou « refus de nouveau contrat ». Si vous faites cela, vous ne toucherez pas l’ARE car vous serez jugés démissionnaires.

 

Contactez-nous si vous êtes en difficulté !

Pour télécharger et diffuser ce communiqué : c’est ici.