Assemblées générales avec les AED et les CPE en colère !

Les personnels de la vie scolaire étaient en grève mardi 1er décembre. Plus de 700 vies scolaires se sont déclarées en grève, avec souvent 100 % de grévistes.

A Marseille, ce sont plus de 300 professeurs, parents, AED et CPE qui se sont rassemblés. Dans le Puy-de-Dôme, une quarantaine d’AED étaient devant le rectorat, une délégation a été reçue. En Haute-Loire, les personnels ont dressé leurs revendications portées au DASEN. A Toulouse, 200 à 300 manifestants, plus d’une cinquantaine d’établissements, des vies scolaires à 100 % en grève avec des enseignants, des CPE. A Rennes, 150 personnes étaient réunies devant la DSDEN : des AED, des CPE mais aussi des AESH, des profs… tous solidaires.

Une profonde colère des personnels de vie scolaire face à leurs conditions de travail de plus en plus dégradées et devenues insupportables, au manque de postes, à la faiblesse des salaires, à l’absence de considération , sans oublier la valse des protocoles qui les met constamment sous pression, s’est installée. Ils ont raison !

 

La réponse de J-M Blanquer à la mobilisation des personnels : des contrats de 3 mois !

 

« Nous allons déployer plus d’assistants d’éducation plus de professeurs remplaçants dans le 1er degré comme dans le 2nd degré chaque fois que cela sera nécessaire » indiquait le ministre Blanquer le 12 novembre.

Cette annonce fait suite à la mobilisation importante des personnels dont celle du 10 novembre. Pas un jour où les personnels ne se mobilisent pas. Mais plutôt que de recruter de manière pérenne des personnels, pour faire baisser durablement le nombre d’élèves par classe, pour assurer le remplacement des enseignants, des CPE ou AED, le ministre fait le choix d’avoir recours à des milliers de contractuels et AED avec des contrats de trois mois. Cette réponse n’est pas satisfaisante. Alors, AG partout, avec l’ensemble des personnels pour obtenir des contrats pérennes, des vrais postes et pas des petits boulots de 3 mois !

Dans le second degré, aucun poste d’enseignant ou de CPE supplémentaire n’est annoncé.

Tout au contraire, le ministre poursuit avec son budget 2021 les suppressions de postes, 1800 postes en moins dans le second degré, aucun poste de CPE en plus et des AED recrutés pour encadrer l’enseignement à distance dans le cadre de « la continuité pédagogique. » Et ce jusqu’au 19 février 2021.

 

La mobilisation se poursuit, y compris par la grève, dans l’action commune avec les parents d’élèves !

Le SNFOLC 35 appelle tous les personnels à faire valoir collectivement leurs droits, et à poursuivre et renforcer les mobilisations, en participant aux AG, réunions syndicales, rassemblements et grèves pour décider des moyens pour obtenir satisfaction et porter leurs revendications à tous les niveaux, en lien avec les parents d’élèves :

  • Affectation immédiate d’AED supplémentaires, sur des contrats pérennes, mais aussi recrutement massif de professeurs, de CPE, de personnels administratifs, d’agents…
  • Arrêt des pressions pour le renouvellement des contrats
  • Versement de la prime REP et REP + pour tous les personnels
  • Non à des primes à la carte comme le prévoit le « Grenelle des professeurs » pour une minorité de collègues en échange de la dénaturation des missions statutaires !
  • Augmentation des salaires, dégel du point d’indice, augmentation immédiate de 183€ net pour tous les personnels de l’Education Nationale, comme l’ont obtenu les hospitaliers.
  • Non à des primes à la carte comme le prévoit le « Grenelle des professeurs » pour une minorité de collègues et en échange de la dénaturation des missions !

 

Un préavis de grève de la Fédération couvre toutes les initiatives jusqu’au 31 décembre.

Informez-nous si votre vie scolaire souhaite se mobiliser. Nous vous aiderons à construire le rapport de force !

Personnels et Vies scolaires en tension : mobilisons-nous !

Le 28 novembre, dans les manifestations contre la loi de sécurité globale qui ont réuni plus de 500 000 personnes en France, à l’appel de nombreuses organisations dont FO, de nombreux jeunes étaient présents.

Parmi eux, les AED, qui sont dans cette situation particulièrement difficile et sont « en première ligne » : manque de protection et déstabilisation des missions en raison des protocoles sanitaires, changement de lieu de travail incessants et abusifs pour faire face aux manques de moyens de remplacement dans les vies scolaires.

Il est inacceptable que les missions des AED soient dévoyées …

 

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SOS vies scolaires : recrutement des personnels !

Depuis le début de l’année scolaire, les vies scolaires sont sous pression. De protocole en protocole, elles sont en première ligne. Mais la colère, le ras le bol, s’installent.

Face à la non prise en compte de leurs revendications, depuis le 2 novembre, ce sont des dizaines de vies scolaires qui sont en grève à 100% dans les lycées et collèges.

Et pour cause, la vie scolaire subit de plein fouet le manque criant de postes à tous les niveaux dans l’Education nationale.

ASSEZ DE DÉRÉGLEMENTATION, ASSEZ DE NOUS FAIRE PORTER TOUT LE POIDS DE LA « SÉCURITÉ SANITAIRE »

Le pseudo protocole sanitaire qui dégrade les conditions de travail expose la responsabilité de tous les personnels, et exonère le ministre de la sienne. L’accueil des élèves le matin pour faire respecter la distanciation, la distribution de gel, la surveillance des cours de récréation séparées, les récréations décalées, les différents services à la cantine, l’interdiction de brassage… toutes ces décisions laissées au choix des établissements ont des conséquences sur les conditions de travail des personnels de vie scolaire.

On leur demande tout et souvent n’importe quoi et tout cela sans aucun moyen supplémentaire. Les vies scolaires voient leurs missions et obligations de service exploser…

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AESH : touchez l’indemnité compensatrice CSG

Le ministère de l’Education nationale, dans une note datée du 26 octobre 2020, a rétabli l’indemnité compensatrice CSG pour les seuls AESH (voir la circulaire fédérale AESH n°8 envoyée le 1er novembre 2020).
Elle devrait être versée sur la paie du mois de décembre. Cette note du ministère étant, sur certains points, peu claire, pourrait amener des difficultés d’interprétation.

Qui a droit à l’indemnité compensatrice CSG (IC CSG) ?

Il y a trois conditions à remplir :
– Avoir été en contrat AESH avant le 1er janvier 2018 et donc avoir perçu cette IC CSG durant l’année 2018 ;
– Avoir renouvelé son contrat après le 1er janvier 2018 (il ne doit pas y avoir ne serait-ce qu’un jour d’interruption) ;
– Etre actuellement en contrat (le bénéfice de l’IC CSG sera inscrit au contrat sous la forme d’un avenant).

Versement de l’IC CSG

L’indemnité devrait être versée sur la paye de décembre 2020. Le montant comprendra la rétroactivité des mois précédents et celle du mois de décembre (voir le point de vigilance ci-dessous).
 
Le versement n’est pas automatique, il faut signer un avenant qui indique :
– le montant de l’indemnité ;
– la majoration à laquelle l’AESH a droit au titre du versement rétroactif de l’indemnité compensatrice due pour les mois écoulés.
 
En cas de non-paiement, il conviendra de contester auprès de l’employeur, soit le chef d’établissement de l’EPLE employeur, soit l’IA-DASEN selon le type de contrat.
 
Fiche suivi Indemnité compensatrice : téléchargez ici votre fiche de suivi syndical , la remplir et nous la faire parvenir lors de la signature de l’avenant qui va vous être soumis. Soyez vigilants aux informations qui figurent sur cet avenant.
Si vous avez des doutes sur son contenu, contactez-nous avant de le signer.

Point de vigilance sur la période prise en compte pour la rétroactivité

Pour les AESH qui ont signé un contrat de 3 ans, il ne devrait pas y avoir de problème : la rétroactivité devrait pouvoir se faire sur l’année 2019 et sur les trois premiers mois de l’année scolaire 2020-2021 (septembre, octobre, novembre 2020).
 
Pour les collègues AESH dont le contrat est renouvelé chaque 1er septembre, la situation au regard de la rétroactivité semble moins claire.
 
En effet, le deuxième alinéa du III-3 de la note ministérielle indique : « Lors du 1er versement, pourra être intégré le montant calculé au titre des mois écoulés depuis la signature du contrat en cours jusqu’à la signature de l’avenant ».
 
Cette phrase risque d’introduire une confusion sur la notion du contrat en cours. Parle-t-on ici du renouvellement effectué au 1er septembre 2019 ou ne sera-t-il pris en compte dans la période de rétroactivité que le renouvellement signé au 1er septembre 2020 ?
 
Pour le SNFOLC 35 la date du contrat en cours ne peut être que celle du premier contrat*. Donc si le contrat a été signé au 1er septembre 2017 et renouvelé depuis lors chaque 1er septembre, la période de rétroactivité doit comprendre l’année 2019.
 

* Il convient de se rappeler que ce problème du versement de l’Indemnité compensatrice CSG a pour origine ce problème de renouvellement de contrat. L’administration considérait en effet que les renouvellements de contrat devaient être considérés comme signature d’un nouveau contrat, ce qui est bien évidemment faux réglementairement et juridiquement parlant.

Comment calculer cette IC CSG ?

La note ministérielle indique que cette indemnité doit être de 0,92 % de la rémunération brute du 1er mois complet du contrat en cours. La note précise que l’IC CSG « n’a pas vocation à évoluer en même temps que la rémunération de l’agent prévue au contrat en cas de modification de la quotité de travail de l’agent, à la hausse ou à la baisse, ou pour congés pour raison de santé ».
 
Le SNFOLC 35, avec la FNEC-FP-FO, la FGF-FO et l’UIAFP-FO a toujours contesté le fait que l’IC CSG ne puisse être recalculée en fonction de l’évolution des rémunérations. Certains y perdent, d’autres y gagnent. C’est l’individualisation des traitements et des rémunérations.
 
Exemple : un AESH à l’indice 330 (indice niveau 2) et ayant une quotité de 60 % percevra donc une IC CSG de 8,53 €/mois. S’il passe au niveau 3 peu après (indice 334) son IC CSG restera de 8,53 €/mois, alors qu’avec l’évolution en fonction de la rémunération cette IC CSG aurait dû être de 8,63 €/mois.
 
Si, peu après, il travaille avec une quotité de 100 % et reste au niveau 2 (indice 330), son IC CSG restera à 8,53 €, alors qu’elle aurait dû être de 14,22 €, soit une perte de 5,69 € par mois.
Le SNFOLC 35 intervient, par l’intermédiaire de sa fédération – le FNEC-FP-FO-, au ministère pour demander des précisions, notamment sur l’IC des AED.
 
Le SNFOLC 35 continue à intervenir, par l’intermédiaire de sa fédération – le FNEC-FP-FO-, auprès du ministère pour obtenir une proposition sonnante et trébuchante d’augmentation de salaire pour les AESH. Elle demande une augmentation des salaires des AESH et, dans l’immédiat, 183€ supplémentaires, comme pour les personnels de la Fonction publique hospitalière. Elle continue à exiger l’intégration des AESH dans un statut de la Fonction publique.

Rentrée 2020 des AESH : FO défend vos droits et votre salaire

Les AESH en première ligne

Lors de sa conférence de rentrée, le ministre Blanquer a rappelé l’engagement d’Emmanuel Macron pour 2021 : « aucun enfant sans solution de scolarité au mois de septembre ». 385 000 enfants en situation de handicap seraient scolarisés en cette rentrée, pour 106 000 AESH. Cela fait plus de trois enfants par AESH. Derrière les beaux discours, il y a la réalité du terrain. Les PIAL, ce sont plus d’élèves à suivre dans plus d’écoles ou d’établissements, avec des affectations à la dernière minute et des changements possibles du jour au lendemain au cours de l’année !
 
Il y a la réalité du salaire : un AESH à 62% c’est un salaire de misère de 760€ ! C’est bien en dessous du seuil de pauvreté fixé par l’INSEE à 1041€ par mois ! Le SNFOLC 35 exige l’abandon des PIAL. Elle exige un véritable statut de la fonction publique et un vrai salaire pour les AESH.

Comme pour les hospitaliers, 183€ pour tous !

Les personnels hospitaliers se sont mobilisés et ont arraché 183€ d’augmentation indiciaire pour tous. Ce n’était pas dans l’agenda du gouvernement qui, dans le même temps, annonçait un nouveau gel du point d’indice. Pour le SNFOLC 35, c’est un point d’appui. Pourquoi pas nous ? Maintenant, tout de suite ! l’augmentation de 183€ pour tous !

Le gouvernement peut débloquer 100 milliards pour la relance et il n’y aurait pas un centime pour les AESH ?

FO, à travers sa fédération (la FNEC-FP-FO) intervient pour que tous les AESH à l’indice plancher soient rémunérés à l’indice majoré 329 conformément à la législation (augmentation du SMIC au 1er janvier 2020). Elle intervient pour une véritable progression de carrière des AESH dont les salaires stagnent parfois depuis plus de 6 ans. À Clermont-Ferrand, mais aussi à Poitiers, la FNEC FP-FO a permis aux AESH de progresser de 1 à 3 niveaux de rémunération, avec effet rétroactif, ce qui a permis à certains de récupérer un mois de salaire en plus ! FO intervient avec ses syndicats pour que cette victoire soit effective dans toutes les académies dès cette année !
 
La FNEC FP-FO s’adresse au ministère pour demander que cette augmentation soit prévue et budgétée. Elle s’adresse au ministère pour que la grille indicative prévoie une accélération de la carrière tenant compte du nouvel indice plancher au 1er janvier 2020.
 
La FNEC FP-FO continue à demander l’intégration des personnels AESH dans un statut de la Fonction publique.