AED : ce qu’il faut savoir pour la rentrée 2026

Rentrée 2026, la grille nationale de rémunération des AED est une urgence. Allons la chercher au ministère !

 

Le mardi 7 juillet 2026, des délégations du SNFOLC des académies de Normandie, de Rennes et de Bordeaux ont demandé à être reçues par le ministre de l’Éducation nationale pour lui remettre les milliers de signatures des AED sur la pétition réclamant :

  • l’augmentation immédiate des salaires et une grille de rémunération nationale des AED permettant une progression automatique de leur salaire sur la base de leur ancienneté et cela dès la première année de CDD ;
  • l’annulation de toutes les suppressions d’emplois d’AED, le recrutement d’AED à hauteur des besoins ;
  • l’accès au CDI selon des règles nationales pour les AED qui le souhaitent et la garantie de réemploi pour tous. Stop à l’arbitraire local !

 

FO continue de revendiquer un statut de fonctionnaire pour les AED qui le souhaitent.

Le ministre a refusé de recevoir la délégation au motif que les syndicats départementaux et académiques devraient s’adresser aux rectorats et inspections académiques. Néanmoins la délégation a pu déposer les pétitions recueillant plus de 2000 signatures. Le représentant du ministre s’est engagé à lui remettre les pétitions.

Au CSA ministériel du 5 mai, le ministre a renvoyé aux académies la responsabilité et la charge financière d’établir une grille de rémunération. De leur côté, les recteurs et DASEN renvoient au ministre la décision d’accorder une grille nationale de rémunération ! Chacun se renvoie la balle. Ça peut durer longtemps !

C’est pourquoi les délégations du SNFOLC présentes au ministère le 7 juillet proposent de mettre discussion dès la pré-rentrée dans les AG la montée des AED au ministère. La grille nationale de rémunération ne tombera pas du ciel. Il va falloir aller la chercher au ministère !

 

C’est pourquoi nous invitons tous les AED à participer aux réunions syndicales organisées dès la pré-rentrée par le SNFOLC 35 afin de décider avec les personnels de venir sous les fenêtres du ministre pour qu’il donne enfin satisfaction aux revendications des AED !

Signez et proposez à vos collègues de signer la pétition
en cliquant ici

Vous avez des droits et le syndicat entend bien vous aider à les faire respecter. Vous trouverez ci-dessous, des réponses et des conseils du SNFOLC 35 sur les questions qui se posent pour vous la rentrée.

 

A toutes et à tous nous souhaitons une bonne rentrée déterminée et combative !

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AED Bréquigny en lutte : 4ème jour de grève !

Ce jeudi 9 juillet 2026, les AED du lycée de Bréquigny sont en grève pour la 4ème journée consécutive.

Hier, ils étaient rassemblées devant le rectorat de Rennes, soutenus par des AED d’autres établissements scolaires d’Ille-et-Vilaine, mais aussi par des vies scolaires d’autres départements (courrier d’AED de Seine-Saint-Denis!).


Le SNFOLC 35 était présent au rassemblement pour les soutenir.

Nous étions une bonne cinquantaine, du jamais vu en plein mois de juillet.

Nous avions déposé une demande d’audience. Ils ont ainsi pu porter leur revendication prioritaire : le renouvellement de leur camarade pour un 6ème CDD à la rentrée prochaine. CDD qui lui a été explicitement refusé par le proviseur du lycée, non pas pour des problèmes de compétences professionnelles, mais pour éviter la CDIsation dans un an. Purement scandaleux !

Aujourd’hui, jeudi 9 juillet, ils ont reconduit la grève et se sont réunis dans les locaux de Force ouvrière.

A leur demande, nous avons déposé un préavis de grève à compter du lundi 24 août 2026 pour leur permettre de poursuivre le rapport de force.

La balle est dans le camp du rectorat :

Renouvelez notre camarade AED !

 

 

Communiqué des AED de Bréquigny en grève ce jeudi 9 juillet 2026 :

Sans réponse du rectorat, on continue notre mobilisation !

Nous, AED du lycée Bréquigny en grève ce 9 juillet, en grève reconductible depuis lundi 6 juillet pour exiger le renouvellement de notre collègue, grève soutenue par les organisations syndicales Force Ouvrière (SNFOLC35), Sud Education, la CGT Educ’action, sommes réunis en Assemblée Générale pour décider des suites de la mobilisation.

Ce mercredi 8 juillet, nous avons réuni plus d’une cinquantaine de personnes devant le rectorat. Nous avons ouvert notre micro à plusieurs équipes de vie scolaires d’autres établissements. Partout les constats sont les mêmes : gestion managériale, des équipes de direction qui se défaussent de leurs responsabilités, une prise en charge catastrophique de la canicule. Bref, des AED à bout de souffle.

Pourtant, nous le rappelons : notre travail est essentiel pour faire fonctionner les établissements scolaires. Loin d’être une simple « mission » comme il nous l’est fréquemment rappelé, notre travail demande une connaissances des élèves, de leurs problématiques, du calendrier scolaire et joue un rôle central dans la réussite scolaire ou non de nos élèves.

Suite à ce rassemblement, le rectorat a accepté de nous recevoir, sans la rectrice. Une entrevue où a dominé la langue de bois. Le rectorat reconnaît que l’argumentaire des « 50 % de CDI en vie scolaire » est totalement bidon. Pour autant, ce dernier reprend à son compte la logique de « favoriser les étudiants boursiers » dans les équipes de vies scolaires. Un argument totalement hypocrite qui vise à opposer les précarités ! Ce, alors que parmi nos collègues non renouvelés figure un étudiant en sociologie. De plus, à 100 % notre travail implique 42h/semaine. Quel étudiant peu sereinement se concentrer sur ses études avec une telle amplitude horaire ?

Seul des contrats à 50 % sont possibles pour des étudiants : de quoi mettre en place des vies scolaires qui tournent avec un nombre délirant d’AED, des collègues qui ne communiquent pas entre eux les informations. Une situation où la formation des AED est toujours mise au second plan, une charge de travail « à la tâche », de même que le suivi des classes ou encore la continuité pédagogique.

Jamais la présence d’étudiants, normale et importante, ne saurait être opposée à l’enjeu d’avoir des équipes stables, condition absolument nécessaire pour la réussite scolaire des élèves. Mais la meilleure réfutation vient des premiers concernés, comme le disait cette étudiante à notre rassemblement hier : « on refuse que notre précarité soit utilisée comme argument pour virer et précariser des collègues […] C’est la même hypocrisie qui assume que c’est normal que quand on est étudiant, on doit faire des tafs payés au lance-pierre ! ».

Nous, personnels grévistes et mobilisés de Bréquigny, nous prenons acte de cette langue de bois, que le rectorat nous maintient dans le brouillard, en arguant d’une « souplesse » des chefs d’établissements quant à la constitution de leurs équipes, qui laisse notre collègue sans solution, et en entérinant de fait une inégalité de traitement entre les personnels de l’éducation Nationale. Nous déclarons ici poursuivre la mobilisation jusqu’à obtenir le renouvellement sans condition de notre collègue. La fin de la semaine administrative et la fermeture des établissements ne signifie aucunement un retour à la normale.

Notre mouvement a démontré que le mal-être et les dysfonctionnements ne sont pas exclusifs à notre établissement ou au métier d’AED et plusieurs vies scolaires ont déjà rejoint notre combat. Nous ne laisserons pas cette colère s’éteindre, et nous allons travailler tout l’été à coordonner toutes ces situations afin d’amplifier la mobilisation dès la rentrée. Dans ce contexte, un préavis de grève a déjà déposé par les organisations syndicales pour la rentrée scolaire. Nous savons que la rentrée attire habituellement l’attention médiatique, nous invitons donc l’ensemble des médias à suivre la situation dans notre établissement et ailleurs.

Tant que notre collègue ne sera pas renouvelé, nous faisons la promesse solennelle que la rentrée ne se déroulera pas comme prévue, et nous appelons l’ensemble des personnels de l’éducation qui se retrouve dans notre mobilisation à nous rejoindre.

 

Préavis de grève déposé par Force ouvrière :

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FO était chez le Ministre pour les AED mardi 7 juillet 2026 !

Le mardi 7 juillet 2026, des délégations du SNFOLC des académies de Normandie, de Rennes et de Bordeaux ont demandé à être reçues par le ministre de l’Education nationale pour lui remettre les milliers de signatures des AED sur la pétition réclamant :

• l’augmentation immédiate des salaires et une grille de rémunération nationale des AED permettant une progression automatique de leur salaire sur la base de leur ancienneté et cela dès la première année de CDD ;

• l’annulation de toutes les suppressions d’emplois d’AED, le recrutement d’AED à hauteur des besoins ;

• l’accès au CDI selon des règles nationales pour les AED qui le souhaitent et la garantie de réemploi pour tous. Stop à l’arbitraire local !*

* FO continue de revendiquer un statut de fonctionnaire pour les AED qui le souhaitent.

 

La suite en vidéo (cliquer sur l’image) :

Soutien aux AED du lycée Bréquigny en grève !

Rassemblement mercredi 8 juillet 2026

RDV 14h devant le rectorat de Rennes

Une audience a été demandée.

Le ministre a refusé de recevoir la délégation au motif que les syndicats départementaux et académiques devraient s’adresser aux rectorats et inspections académiques.

 

Or ce sont ces mêmes recteurs et DASEN qui renvoient les AED vers le ministre pour réclamer une grille nationale de rémunération !

Chacun se renvoie la balle. Ça peut durer longtemps !

C’est pourquoi la délégation propose de mettre discussion dès la prérentrée dans les AG la montée des AED au ministère début octobre 2026.

La grille nationale de rémunération ne tombera pas du ciel.
Il va falloir aller la chercher au ministère.

AED : Pas de rattrapage des heures après la canicule !

Dans plusieurs établissements scolaires de l’académie, les AED se voient imposer de rattraper les heures qu’ils n’ont pu faire durant la période caniculaire (notamment en cas de fermeture de l’établissement scolaire).

Attention : ces demandes sont abusives.

La FNEC-FP Force ouvrière a interpellé le rectorat à ce sujet pour rétablir le droit car ces situations sont inacceptables, tant sur le plan réglementaire que humain. Le rectorat va à présent intervenir dans chaque établissement concerné pour interdire ces rattrapages d’heure.

 

Non à la double peine de la souffrance thermique et du cumul d’heures !

AED, contactez-nous si vous êtes concernés. Tenez-nous informés aussi de vos fins d’années si vous rencontrez des problèmes, FO vous accompagne dans vos renouvellements !

Pétition AED : FO a audience avec le ministre

Avec d’autres départements, le SNFOLC 35 a lancé une pétition pour défendre les droits des AED et revendiquer :

✔ l’augmentation des salaires des AED, la mise en place à l’échelle nationale d’une grille indiciaire de rémunération pour les assistants d’éducation (et ce dès la première année de CDD), l’indexation de leurs salaires sur l’inflation et la hausse du coût de la vie.

✔ la majoration des heures effectuées le dimanche, les jours fériés et la nuit par les AED en internat, pour la fin du forfait nuit (que chaque heure compte).

✔ la création de postes d’AED dans les vies scolaires, contre les suppressions de postes.

✔ la création d’un statut de la Fonction Publique pour les AED.

 

Cette pétition s’adresse directement au Ministre. C’est donc directement au ministère que nous irons chercher la satisfaction des revendications ! Une audience a été demandée pour le mardi 7 juillet.

 

D’ici là, continuons de signer cette pétition !