AESH : vos droits et missions en période d’examen et de surveillance d’épreuve

À l’occasion des examens, des AESH se voient parfois demander de  surveiller une salle, des couloirs ou encore une cour, afin de pallier le manque de personnels disponibles. 

La FNEC FP-FO 35 rappelle que les missions des AESH sont strictement définies par les textes réglementaires : elles sont exclusivement consacrées à l’accompagnement des élèves en situation de handicap. Elles ne prévoient pas de missions de surveillance générale des examens ou des établissements. 
Demander à des AESH de remplacer des personnels de surveillance ou d’enseignement constitue un détournement de leurs missions.

Les AESH ne sont pas des personnels de surveillance et n’ont pas vocation à se substituer aux AED ou aux enseignants. Leur mission est d’accompagner les élèves en situation de handicap dans le cadre des notifications et aménagements qui leur sont attribués.

 

ATTENTION PERSONNELS AED : surveiller une salle d’examen ne relève pas de vos missions, ni accompagner un élève notifié bénéficiant d’une adaptation particulière (comme, par exemple, être accompagné d’un scripteur) ! Et encore moins faire des tâches administratives.

 

Une violation du cadre réglementaire

La circulaire n° 2017-084 du 3 mai 2017 définit les missions des AESH autour de trois domaines :
• l’accompagnement dans les actes de la vie quotidienne ;
• l’accompagnement dans l’accès aux activités d’apprentissage ;
• l’accompagnement dans les activités de la vie sociale et relationnelle.

Ces missions sont exclusivement orientées vers les besoins de l’élève en situation de handicap et les aménagements qui lui sont accordés.

Aucune disposition ne prévoit que les AESH puissent être mobilisés pour assurer la surveillance générale d’une salle d’examen, d’un couloir, d’une cour ou d’une classe afin de compenser le manque de personnels.

 

Pour la FNEC FP-FO 35, demander à un AESH de surveiller une salle d’examen, des couloirs, une cour ou une classe sans lien avec l’accompagnement d’un élève en situation de handicap n’est pas prévu dans les missions définies dans les textes réglementaires.

• Les missions des AESH sont strictement définies : elles découlent des besoins de l’élève accompagné et peuvent notamment consister en une aide à l’écri1

Pendant les examens, quels sont les droits et les missions des AESH ?

Lors des épreuves du brevet, du baccalauréat, du CAP ou de tout autre examen, un AESH peut être amené à intervenir auprès de l’élève qu’il accompagne afin de mettre en œuvre les aménagements qui lui ont été accordés : aide à l’écriture, lecture des consignes, secrétariat, reformulation ou toute autre mesure prévue.

En revanche, cette intervention ne transforme pas l’AESH en surveillant de salle, chargé de contrôler l’ensemble des candidats ou d’assurer le bon déroulement général de l’épreuve.

De même, les AESH n’ont pas à préparer les salles, distribuer ou trier les copies, effectuer des rondes de surveillance ou assurer toute autre mission sans lien avec l’accompagnement de l’élève.

Si vous intervenez lors du brevet, du baccalauréat, d’un CAP ou de tout autre examen pour accompagner un élève, la FNEC FP-FO 35 rappelle que :
• Vous devez recevoir une convocation ou un ordre de mission écrit, précisant notamment le nom de l’élève accompagné et les aménagements prévus (tiers-temps, secrétaire, lecture des consignes, etc.).
• Vous n’avez pas à assurer des tâches de surveillance générale, ni à préparer les salles, trier les copies ou surveiller des candidats qui ne relèvent pas de votre mission d’accompagnement.

 

Les AESH ne sont pas des variables d’ajustement

La FNEC FP-FO 35, avec sa fédération, dénonce la logique de mutualisation imposée à travers les PIAL puis les PAS, qui conduit trop souvent à considérer les AESH comme des personnels polyvalents et corvéables à merci.

Les AESH sont des personnels d’accompagnement des élèves en situation de handicap, pas des agents mobilisables pour répondre aux difficultés d’organisation des établissements.

En cas d’ordre ou de demande de surveillance d’épreuve :
1. Demandez une consigne écrite (courriel ou ordre de mission) précisant exactement la tâche demandée.
2. Transmettez immédiatement ce document à la FNEC FP-FO 35.
3. Le syndicat vous accompagnera pour contester cette injonction auprès de votre hiérarchie et, si nécessaire, interviendra directement auprès du DASEN afin de faire respecter vos droits.

 

La FNEC-FP FO 35 défend les droits des AESH et exige le respect de leurs missions telles que définies par les textes officiels. Le manque de personnels de surveillance ne peut justifier le détournement de leurs fonctions.

Pour télécharger et diffuser ce communiqué : c’est ici.

Motion de l’AG AESH FO du 9 juin 2026

Nous, AESH réunis en assemblée générale avec le SNFOLC35 et le SNUDI-FO 35, avons pris connaissance de l’acharnement du ministère à vouloir généraliser les PAS au mépris du vote de la représentation nationale et contre la volonté des personnels.

Nous constatons que le nombre d’élèves à accompagner augmente, alors que le nombre d’AESH pour assumer cet accompagnement demeure insuffisant. Les PAS serviraient donc à nous imposer davantage d’élèves à prendre en charge sans les moyens supplémentaires nécessaires.

La généralisation des PAS repose sur une logique comptable à courte vue et de rationalisation des moyens, comme pour la carte scolaire.

La généralisation des PAS se traduira par une augmentation du périmètre d’intervention des AESH. On observe déjà ce phénomène à travers l’expérimentation actuelle des PAS en Ille-et-Vilaine alors que le coût des déplacements est en constante augmentation. Nos salaires doivent être revalorisés en conséquence.

La généralisation des PAS obligerait les AESH à s’occuper aussi des élèves à besoins éducatifs particuliers. Elle servirait à contourner les notifications de la MDPH. Elle programme aussi une confusion et un alourdissement des missions pour tous les personnels, AESH, enseignants, personnels de vie scolaire, personnels de direction et administratifs, médico-sociaux, Psy-EN.

De la même façon, les PAS ne règlent pas le problème de l’inclusion systématique et forcée d’élèves qui relèvent d’une structure spécialisée. Alors que ces élèves ont droit à une scolarité dans des ESMS, ils en sont privés et maintenus en souffrance dans les établissements scolaires. Cette maltraitance institutionnelle génère de la souffrance pour tous : élèves, familles, accompagnants et tous les personnels.

C’est pourquoi nous demandons l’abandon des PIAL et des PAS et le recrutement massif des AESH sous statut de fonctionnaire pour garantir un accompagnement individualisé à tous les élèves qui le nécessitent.

Nous demandons le maintien et le développement des établissements sociaux et médico-sociaux à la hauteur des besoins réels des élèves en situation de handicap.

 

Nous avons aussi pris connaissance de la proposition du ministre de ne faire accéder que 20 % des AESH au statut de fonctionnaire, de redéfinir leurs missions et d’accroître leur temps de travail. C’est inacceptable !

Nous recevons cette « proposition » du ministre comme une marque de mépris à l’égard de notre profession et de notre engagement au quotidien auprès des élèves. Elle confirme que c’est une logique comptable qui prévaut à la gestion globale du dossier du handicap dans l’Éducation nationale, loin des engagements du ministre, sur la protection et l’instruction, adressés à tous les personnels. Les élèves et l’ensemble de la communauté éducative ont besoin d’AESH formés, bien rémunérés et non exposés à la précarité matérielle.

 

Nous revendiquons :
– un statut protecteur et attractif pour tous les AESH,
– un statut de fonctionnaire garantissant un temps plein à 24h,
– le respect de nos droits (journées de fractionnement, prime REP, frais de déplacement)
– la création de places des établissements sociaux et médico-sociaux à la hauteur des besoins réels des élèves en situation de handicap

 

Pour télécharger et diffuser ce communiqué : c’est ici.

Infirmières et vie scolaire : respect des missions et sécurité des élèves !

Infirmières et vie scolaire : il y a urgence à créer les postes pour le respect des missions de toutes et de tous et pour la sécurité des élèves.

Dans l’écrasante majorité des collèges et dans les lycées avec internat, il n’y a pas d’infirmière à plein temps. Les infirmières sont obligées de partager leur service entre le collège et les écoles de secteur avec une quotité de 20% à 50 %. Si bien qu’un jour sur deux, certains élèves sont privés d’infirmière. 

Faute d’infirmière les élèves malades sont dirigés vers le bureau de la vie scolaire. Le ou la CPE ou les AED se retrouvent contraints de prendre des décisions sans avoir les compétences ni les qualifications de l’infirmière…

 

Cette situation n’est pas acceptable !

Pour télécharger et diffuser ce communiqué : c’est ici.

10 juin 2026 : un an après l’assassinat de Mélanie Grapinet

ASSASSINAT DE MÉLANIE GRAPINET LE 10 JUIN 2025
UN AN APRÈS, QU’EST-CE QUI A CHANGÉ ?
RIEN.

Le mardi 10 juin 2025, notre collègue Mélanie Grapinet, assistante d’éducation (AED) du collège Françoise Dolto à Nogent (Haute-Marne), était assassinée dans l’exercice de ses fonctions après avoir été poignardée lors d’une fouille de sacs effectuée par les gendarmes aux abords de l’établissement.

Une nouvelle fois, un personnel d’éducation venait de trouver la mort en exerçant ses fonctions. Après ce drame inacceptable, le gouvernement avait multiplié les discours sécuritaires contre une prétendue « violence endémique » de la jeunesse.

Le lendemain de ce drame, en Ille-et-Vilaine, il avait été demandé à des AED, toujours sous le choc, de procéder à une fouille des sacs. FO 35 était alors intervenue immédiatement auprès du Rectorat pour signaler la violence de cet ordre de mission, et demander l’arrêt total de ces pratiques de fouilles à l’entrée des établissements.

Combien de drames faudra-t-il encore avant que le gouvernement remédie à la vulnérabilité des AED dans l’exercice de leurs missions ? A leur précarité ?

 

Dans le 35, un temps de commémoration avait eu lieu, mis en œuvre de manière très inégale selon les établissements, alors que la plupart des personnels n’étaient plus présents. En Ille-et-Vilaine, FO 35 avait demandé un vrai temps de commémoration, qui nous a été refusé.

AUJOURD’HUI, UN AN APRÈS, QU’EST-CE QUI A CHANGÉ ? RIEN.

Presqu’un an plus tard, jeudi 21 mai 2026 un AED a été agressé par un parent d’élève alors qu’il surveillait le portail en Alsace. La raison ? Une détention provisoire de téléphone.

FO 35 constate que de plus en plus d’AED, mais aussi d’AESH, d’enseignants, d’infirmières, signalent des actes de violence au sein des établissements : des AED menacés au portail par des parents, des AED frappés en séparant des élèves, des AED insultés et menacés par des élèves, des AED laissés sans soutien… Les fiches Santé et Sécurité au Travail dans notre département explosent littéralement…

Banalisation des violences subies par les AED et tous les personnels
FO 35 dit stop !

FO 35 s’indigne de cette hausse de la violence qui souligne en creux la prégnance d’une maltraitance institutionnelle toujours plus forte, dûe notamment aux suppressions de poste. En Ille-et-Vilaine ce ne sont pas moins de 70 postes AED temps plein qui ont été supprimés ces dernières années, un véritable plan social !

L’École manque toujours de tout : de personnels enseignants, de médecins, d’AESH, d’assistantes sociales, d’infirmières, d’administratifs, d’AED !
Ainsi, le budget d’austérité Macron-Lecornu c’est 4000 suppressions de postes avec comme effet en Ille-et-Vilaine : 74 fermetures de classe dans les écoles, 54 suppressions de postes dans les collèges, 9 dans les Lycées, 15 suppressions de postes d’AED dans notre académie, un manque criant d’infirmières (il en faudrait 160 de plus dans notre académie pour fonctionner correctement!), des AESH qui vont et viennent (entre démissions et licenciements) tant les conditions de travail sont intenables.

Ce n’est pas en supprimant les postes , ce n’est pas en fermant les structures spécialisées (dans notre département : 1 200 élèves notifiés restent sans affectation en IME et/ou ITEP) qu’on permettra un meilleur encadrement des élèves !

ET LE MINISTÈRE ENTEND CONTINUER DE FAIRE DES ÉCONOMIES
SUR LES CATÉGORIES LES PLUS PRÉCAIRES !

Ainsi, alors que le Conseil d’État sommait le ministère de payer la prime REP et REP+ de manière rétroactive depuis 2015, le ministre GEFFRAY décidait d’appliquer la prescription quadriennale, ne permettant au AESH et AED de récupérer les primes jusque 2021…

En CSA ministériel le 5 mai 2026, le ministère a confirmé avoir annoncé aux académies qu’il n’abonderait aucun budget pour les revalorisations des AED. Ainsi, les AED qui doivent déjà attendre 9 ans (6 ans de CDI et 3 ans dans le 1er échelon) pourraient n’avoir aucune revalorisation pourtant prévue par la loi !

 

Cette décision condamne les AED à rester les seuls agents de l’Éducation nationale dont le salaire est bloqué au SMIC au moment où l’inflation repart à la hausse, où tout augmente notamment le prix des carburants. Les AED n’auront bientôt plus les moyens d’aller travailler. Cette annonce c’est aussi d’une académie à l’autre, pour un même temps de travail, des rémunérations variables.

Et pourtant, les AED sont indispensables au fonctionnement quotidien des établissements scolaires. Cette situation est injuste et ne reflète ni leur engagement, ni leurs responsabilités. La mise en place d’une grille de rémunération et d’avancement indiciaire a été possible pour les AESH, elle doit l’être pour les AED.

 

Le SNFOLC 35 n’accepte pas un tel mépris.
Nous n’acceptons pas les suppressions de postes,
Nous n’acceptons pas la violence que subissent les personnels,
Nous n’acceptons pas leur précarisation.

SALAIRES / POSTES / STATUT / CONDITIONS DE TRAVAIL

 

NOUS REVENDIQUONS :

✔ le respect des droits des AED (très souvent ignorés dans les établissements scolaires) : pauses, autorisations d’absences pour examen, emploi du temps compatible avec les études (négocié et stable sur l’année), refus des heures supplémentaires, missions non extensibles au bon vouloir des chefs…

✔ l’augmentation des salaires des AED, la mise en place à l’échelle nationale d’une grille indiciaire de rémunération pour les assistants d’éducation (et ce dès la première année de CDD), l’indexation de leurs salaires sur l’inflation et la hausse du coût de la vie.

✔ la majoration des heures effectuées le dimanche, les jours fériés et la nuit par les AED en internat, pour la fin du forfait nuit (que chaque heure compte).

✔ la création de postes d’AED dans les vies scolaires, contre les suppressions de postes.

✔ la création d’un statut de la Fonction Publique pour les AED.

✔ Des conditions de travail dignes et sécurisantes.

Pour signer : flasher le QR code ou cliquer ici.