Construisons ensemble le rapport de force pour bloquer la machine.
Nous invitons les AESH adhérentes et adhérents FORCE OUVRIÈRE à se réunir dans nos locaux mardi 9 juin à 9h pour discuter ensemble de la mobilisation à construire.

Syndicat national Force Ouvrière des lycées et collèges d’Ille-et-Vilaine
Construisons ensemble le rapport de force pour bloquer la machine.
Nous invitons les AESH adhérentes et adhérents FORCE OUVRIÈRE à se réunir dans nos locaux mardi 9 juin à 9h pour discuter ensemble de la mobilisation à construire.
Les Assistant(e)s d’Éducation (AED), personnels de vie scolaire, collègues et soutiens du service public d’éducation, constatent une situation devenue intenable dans l’académie de Rennes comme partout en France.


En CSA ministériel le 5 mai 2026, le ministère a confirmé avoir annoncé aux académies qu’il n’abonderait aucun budget pour les revalorisations des AED, même pour les académies où des grilles de revalorisation avaient déjà été actée.
Cette réponse condamne les AED à rester les seuls agents de l’Éducation nationale dont le salaire est bloqué au SMIC au moment où l’inflation repart à la hausse, où tout augmente et en particulier le coût des déplacements avec la flambée des prix des carburants. Les AED n’auront bientôt plus les moyens d’aller travailler.
La réponse du ministère c’est aussi d’aboutir à une situation où d’une académie à l’autre, pour un même temps de travail, des obligations de service identiques, les rémunérations puissent varier.
Les AED sont indispensables au fonctionnement quotidien des établissements scolaires. Cette situation est injuste et ne reflète ni leur engagement ni leurs responsabilités. Le Syndicat Force Ouvrière des Lycées et des Collèges de l’académie de Rennes n’accepte pas un tel mépris.

Le 12 mai dernier, le rectorat de Rennes a annoncé, pour la rentrée 2026, pas moins de 15 suppressions de poste d’AED, alors que partout les conditions de travail se dégradent. Pour rappel : dans notre académie, 10 postes d’AED avaient été supprimés pour la rentrée scolaire 2023, 22 pour la rentrée 2024, 17 pour la rentrée 2025. Ça suffit !

✔ l’augmentation des salaires des AED, la mise en place à l’échelle nationale d’une grille indiciaire de rémunération pour les assistants d’éducation (et ce dès la première année de CDD), l’indexation de leurs salaires sur l’inflation et la hausse du coût de la vie.
✔ la majoration des heures effectuées le dimanche, les jours fériés et la nuit par les AED en internat, pour la fin du forfait nuit (que chaque heure compte).
✔ la création de postes d’AED dans les vies scolaires, contre les suppressions de postes.
✔ la création d’un statut de la Fonction Publique pour les AED.
Pour signer : flasher le QR code ou cliquer ici.

Pour télécharger et diffuser ce communiqué : c’est ici.
Chaque année, des AED peuvent prétendre à une CDIsation. Si cette CDIsation se passe en bonne intelligence dans la grande majorité des établissements scolaires, ce n’est pas toujours le cas.
Ce mois de mai est également le moment des entretiens dits de « fin d’année » pour discuter du renouvellement éventuel des personnels.
Attention à certains abus !
Ainsi, des personnels AED nous ont signalé des entretiens difficiles, avec parfois un chantage à la fiche de poste et à l’acceptation de missions non règlementaires en échange du renouvellement du contrat ou d’un CDI.

Lors de ces entretiens, des termes comme « flexibilité » et « souplesse » sont revenus d’un établissement à l’autre. Les AED sont des personnels précaires, rémunérés un pourcentage du SMIC : ils ne travaillent pas dans le cadre d’une entreprise privée, comme le suggère le vocabulaire managérial qui leur est parfois tenu.
Le SNFOLC 35 s’est adressé au rectorat pour que soit rappelée aux établissements la nécessité de respecter les missions réglementaires des personnels AED. La CDIsation et le renouvellement de contrat ne doivent pas être l’occasion d’un chantage sur les missions et d’un passage en force sur les droits des personnels.
Vigilance : pour les AED qui ne souhaitent pas signer de nouveaux contrats à la rentrée prochaine (qu’il s’agisse de CDD ou CDI), veillez à ne pas faire d’écrits type « démission » ou « refus de nouveau contrat ». Si vous faites cela, vous ne toucherez pas l’ARE car vous serez jugés démissionnaires.
Les AESH représentent à ce jour l’équivalent du deuxième corps de l’Education nationale. Pourtant ils continuent de subir des temps incomplets et vivent pour beaucoup en dessous du seuil de pauvreté.
Le ministère doit cesser de nous mépriser !


Le ministère rappelle souvent que les AED exercent une mission essentielle. Ce ne sont que des paroles : en réalité, les AED sont les seuls personnels de l’Éducation nationale sans aucune possibilité de progression de salaire.
L’institution doit cesser de vous traiter comme une main d’œuvre corvéable et sous-payée !

