Dans les établissements, le mois de juin est une période particulièrement difficile pour les assistants d’éducation et les assistants pédagogiques car elle correspond à la période du renouvellement des contrats.
Le statut des AED, que FO a combattu dès 2003 puisqu’il a dégradé considérablement celui des surveillants d’externat et d’internat qui étaient des fonctionnaires stagiaires, ne prévoit pas de procédure de licenciement en cas de fin de contrat. Il suffit de ne pas renouveler les contrats au bout d’un an et ce n’est pas pour autant considéré comme un licenciement ! L’État employeur a réussi le tour de force de fabriquer des contrats encore plus précaires que ceux du secteur privé.
Comme chaque contrat peut être remis en cause chaque année, la pression monte dans les bureaux de la Vie scolaire en cette fin de période scolaire. Dans les lycées, l’emploi du temps est revu à la hausse pour assurer l’organisation du baccalauréat d’autant que l’internat s’est vidé de ses élèves en fin d’année scolaire. Il devient même très élastique avec des demandes de modifications et de remplacements au pied levé. L’impératif du baccalauréat ajouté à la crainte du non-renouvellement du contrat conduit à de nombreux passements d’horaire parfois au mépris de la vie privée et familiale.
Alors, comment dire stop quand un refus peut être prétexte à un non-renouvellement ?
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