AED : nos revendications

Des revendications claires…

Le SNFOLC35 est présent auprès des AED sur le terrain afin de les soutenir et de porter toute une série de revendications :

  • Augmentation du nombre de postes de surveillants. Le recrutement de poste supplémentaires est indispensable !
  • 28 heures hebdomadaires pour les surveillants d’externat, 32 heures pour ceux qui font de l’internat
  • Une heure d’accompagnement éducatif comptée deux heures et sur la base du volontariat
  • Versement des indemnités REP / REP +
  • Prise en charge des frais de repas et de transport des AED
  • Abrogation du jour de carence
  • Droit à mutation
  • Rétablissement du statut de surveillant étudiant
  • Réouverture des concours internes dans toutes les disciplines
  • Garantie de réemploi. Aucun licenciement des surveillants
  • Aucune modification de l’emploi du temps annuel sans l’accord de l’AED

Tous ensemble


Le droit syndical

  • L’heure d’information syndicale (HIS)

Vous avez le droit d’assister à 1h d’information syndicale par mois. Ces heures peuvent se dérouler dans l’établissement ou en dehors. La demande doit être déposée par un syndicat, une semaine à l’avance au chef d’établissement.

Cette heure peut se dérouler entre AED, ou bien être menée avec d’autres personnels de l’établissement (enseignants, personnels techniques, infirmière…). Vous avez tout à fait le droit d’assister à une HIS organisée par les enseignants de votre établissement.

Cette heure est comptabilisée dans votre temps de travail. On ne peut vous demander de la rattraper !

  • Le droit de grève

Dès lors qu’un préavis de grève, nation ou local, a été déposé, 5 jours avant, par un syndicat auprès des instances, vous avez évidemment le droit de faire grève.

Nota : pour les surveillants d’internat, les grèves sont considérées de 8h à 8h ou de 20h à 20h. Il est nécessaire, en internat, de prévenir 24h avant que vous ferez grève.

  • Le droit de retrait

Dans le cas d’un danger grave et imminent ou d’une défectuosité dans la chaîne de protection, vous avez le droit d’arrêter votre travail, sans l’autorisation de votre supérieur, et, si nécessaire, de quitter votre lieu de travail pour vous mettre en sécurité.

  • Le registre de sécurité et de santé au travail (RSST)

Dans le cas où la sécurité ou la santé d’une ou plusieurs personnes est mise en danger, il vous est possible de laisser une trace écrite dans le registre de sécurité et de santé au travail. En cas d’urgence, vous pouvez écrire dans un autre registre, le registre de signalement d’un danger grave et imminent ; une enquête est alors diligentée.

 On ne peut pas vous interdire d’écrire dans ces registres !


Pourquoi se syndiquer ?

En raison de la fragilité du contrat d’AED, il est difficile d’agir seul dans son établissement. Les AED sont exposés à l’arbitraire de l’administration, notamment durant la période d’essai en début d’année ou en fin d’année (période de renouvellement des contrats).

Un représentant du SNFOLC35 peut vous accompagner pour vous défendre et faire respecter vos droits. Organisés, nous sommes plus forts.

Quelques exemples :

En Ille-et-Vilaine, lors d’HIS organisées dans différents établissements scolaires, le SNFOLC35 a fait l’état des lieux des revendications avec les collègues AED. Leurs demandes ont pu être défendues auprès des chefs d’établissements. Ces actions ont alors permis de désamorcer des situations bien souvent compliquées pour les assistants d’éducation.

Dans le Maine-et-Loire, la section FO a obtenu que les AED dont le nombre d’heures à effectuer changeait soient réemployés prioritairement dans les autres établissements. Le syndicat a pu obtenir pour chacun le droit à changer d’établissement.

À Paris, nombre d’AED ont été défendus par la section : leur permettant ainsi de passer leurs examens, de partir en stage sans être licenciés.

A Créteil, les nombreuses réunions tenues à l’initiative de FO ont permis de regrouper les revendications des AED pour les défendre. C’est donc au ministère qu’une délégation du syndicat a été reçue afin d’avoir la garantie qu’aucune interruption de traitement ne devait avoir lieu en cas de maladie. Le ministère a confirmé ce droit.

Le syndicalisme, c’est la possibilité de s’organiser ensemble pour faire valoir ses droits individuels et collectifs.

Se syndiquer, c’est résister à l’arbitraire, c’est se défendre et être défendu(e), c’est faire valoir ses droits et en conquérir de nouveaux.

AED : vos missions

Ce que l’on peut exiger de vous…

Vous êtes recruté pour « exercer des fonctions d’assistance à l’équipe éducative, fonctions en lien avec le projet d’établissement ».

La circulaire donne les exemples suivants :

art. I : « fonction de surveillance des élèves, y compris pendant le service de restauration et en service d’internat, l’encadrement des sorties, l’accès à la nouvelle technologie, l’appui aux documentalistes, l’encadrement et l’animation des activités du foyer socio-éducatif, l’aide à l’étude et aux devoirs, l’aide à l’animation des élèves internes hors temps scolaire, l’aide aux dispositifs collectifs d’intégration des élèves handicapés. Ils peuvent également participer au dispositif école ouverte. »


Le décret du 4 avril 2008

Ce dernier a élargi les missions des AED. Il découle de la mise en place de la généralisation de l’accompagnement éducatif dans les collèges à la rentrée 2008.

Ainsi l’article 2 du nouveau décret permet d’imposer aux AED la participation à l’aide aux devoirs et aux leçons, la participation à toute activité sportive, éducative, sociale, artistique ou culturelle complémentaire aux enseignements. Il permet maintenant « un appui aux personnels enseignants pour le soutien et l’accompagnement pédagogique ».

Le nouveau décret, en élargissant les activités des AED (accompagnement éducatif, participation à des activités artistiques complémentaires aux enseignements), modifie le recrutement et les conditions de travail des assistants pédagogiques. Vous pouvez exercer dorénavant sur un temps plein et assurer des surveillances et des fonctions pédagogiques.

Si vous travaillez sur ces missions pédagogiques (bac +2 demandé) vous pouvez exiger, conformément à l’article 2 modifié (article 3 du nouveau décret) :

– un travail sur 36 semaines ;

– un temps de préparation d’un maximum annuel de 200 heures pour un temps plein.

Si vous travaillez avec un service d’internat, vous devez exiger, conformément à l’article 2, que le service de nuit (du coucher au lever des élèves) soit décompté forfaitairement pour 3 heures.


Quelques règles de base

L’AED ne peut rester seul dans un établissement avec des élèves sous sa responsabilité.

Il ne doit pas servir, ni préparer les repas.

Il ne peut donner aucun soin.

Il n’est pas non plus le CPE, personnel statutaire dont les missions sont définies par ailleurs.


Assistants chargés de Prévention et de Sécurité (APS)

Le ministère les recrute sur la base de la circulaire n° 2012-136 du 29-8-2012. Force Ouvrière considère qu’en ajoutant une mission supplémentaire de prévention et de sécurité au statut des AED, on rend possible non seulement un recrutement particulier sur cette seule mission mais encore on ajoute cette mission aux AED déjà en place.

Les missions des AED ne sont pas empilables au gré des ajustements souhaités par l’institution.

FO refuse que cette mission nouvelle s’ajoute à celles qui sont existantes et se substitue aux missions actuelles.

FO a rappelé au ministère que la première mission des AED est l’encadrement et la surveillance des élèves dans les établissements.

AED : faire respecter ses droits

Les AED ont des droits…

Les assistants d’éducation (AED) sont des contractuels de droit public recrutés par l’Éducation Nationale. Bien souvent, les AED sont recrutés sur des CDD d’une durée de 1 an renouvelés 5 fois. Remis en cause chaque année, avec période d’essai en début de contrat et période de renouvellement en fin de contrat, ces contrats annuels accentuent la précarité des AED. Cependant, les AED ont des droits réglementés, qui ne sont pas toujours respectés par les personnels de direction (par méconnaissance ou par choix). Il est essentiel de faire respecter ces droits afin de pouvoir travailler dans de bonnes conditions.

N’hésitez pas à contacter le SNFOLC35 pour vous informer et/ou vous aider dans votre établissement !


Temps de travail : règles de base à connaître

Tableau AED


Le contrat : 1 an / 3 ans / 6 ans ?

Selon la loi 2003-400 du 30 avril 2003 (art.2), « les assistants d’éducation sont recrutés par des contrats d’une durée maximale de trois ans, renouvelables dans la limite d’une période d’engagement totale de six ans » .

Ainsi rien n’interdit à un établissement de proposer à l’AED directement un contrat de 3 ans, suivi d’un deuxième contrat de 3 ans. C’est ce que FO demande pour tous les AED qui le souhaitent.

Mais rien n’empêche un établissement de conserver un même AED pour une période de 6 ans, en lui proposant successivement 6 contrats renouvelables de 1 an. Ce n’est pas illégal, mais cela n’en est pas moins scandaleux de placer ainsi un collègue dans l’insécurité permanente.


Période d’essai

La période d’essai doit être inscrite dans votre contrat. Elle est d’une durée de 1/12ème de la durée de votre contrat : 1 mois pour un contrat de douze mois. Durant cette période d’essai, le licenciement ne donne droit ni à un préavis, ni à une indemnité. Une fois la période d’essai terminée, il en est tout autrement. Pendant cette période, le chef d’établissement ou l’assistant d’éducation peut rompre son engagement sans justification.

Il ne peut pas y avoir de période d’essai pour une prolongation de contrat. Pas plus lorsque le contrat est modifié par un avenant (ajout au contrat de travail signé par l’AED et l’employeur).

La période d’essai est un temps de grande fragilité pour l’AED. Il arrive régulièrement que des assistants subissent une pression importante durant cette période : faire des tâches qui ne relèvent pas de leurs fonctions, ne pas compter les heures de présence dans l’établissement…

En cas de difficulté, ne restez pas isolé. Contactez Force Ouvrière. Nous vous conseillerons sur la démarche à suivre pour faire respecter vos droits durant la période d’essai.


Le renouvellement de contrat

De plus en plus d’AED se voient imposés des temps partiels forcés, ou bien sont informés au dernier moment que le volume de leur temps partiel sera baissé.

Aussi bien pour un renouvellement de contrat que pour une fin de contrat, l’agent doit recevoir une notification écrite du chef d’établissement un mois avant le terme du contrat (pour les contrats de 6 mois à 2 ans). Il s’agit du délai de prévenance.

Au-delà du respect des textes sur ce délai, il demeure inadmissible de baisser les quotités de service d’un AED sans son accord alors que le service ne le nécessite pas.

En cas de difficulté de ce type, ne signez pas sur le champ le nouveau contrat qui vous est proposé. Demandez un temps de réflexion, conservez une copie du document et contactez-nous.


Le droit à la formation

Le crédit de formation, c’est la possibilité de déduire 200h de votre temps de travail annuel pour un temps plein (100h pour un mi-temps). Il faut pouvoir justifier d’une formation (attestation d’inscription universitaire ou de l’organisme de formation), ou bien pouvoir la fournir dans l’année. Ces 200h seront ainsi utilisées pour vous former : « ce dispositif s’inscrit dans l’objectif social d’aide à des étudiants dans la poursuite de leurs études[…] ».

« Ce crédit d’heure est attribué […] par l’autorité qui recrute. ». C’est donc le chef d’établissement qui valide ou non le crédit de formation. C’est lui qui en fixe le volume horaire. Il arrive régulièrement que des chefs d’établissement refusent ce droit alors que les textes précisent que ces refus doivent rester exceptionnels.

Force Ouvrière revendique l’accord systématique du crédit de formation dès lors qu’un justificatif de formation est présenté !

Si vous avez demandé un crédit de formation et qu’il vous a été refusé ou limité en volume, contactez-nous.

Par ailleurs, vous avez droit à une formation dite « d’adaptation à l’emploi ». Elle est incluse dans le temps de service effectif. Elle doit être organisée par les académies le plus tôt possible après la prise de fonction des AED.

 Nota : ces formations peuvent être dans le cadre de Formations d’Initiatives Locales (FIL).

Hausse des salaires des AESH au 1er septembre : le compte n’y est pas !

Un nouveau cadre de recrutement de rémunération des AESH sera instauré au 1er septembre 2021.

Le décret et l’arrêté ont été publiés au journal officiel du 24 août. Ces textes prévoient un avancement automatique des AESH tous les 3 ans, une nouvelle grille qui se traduit par une augmentation indiciaire pour chaque niveau, le reclassement de tous les AESH en fonction de leur ancienneté.

C’est à mettre au compte de la mobilisation des AESH,

avec leurs organisations syndicales, qui n’a cessé de s’amplifier.

 

Pour autant, pour la FNEC FP-FO, le compte n’y est pas. Le ministre décide de maintenir les AESH sous le seuil de pauvreté, fixé par l’INSEE à 1080 € par mois. Après une carrière complète, un AESH employé sur une quotité horaire de 62% ne gagnerait pas plus de 1015,73 € par mois.

Les contrats de droit privé (CUI, PEC) ne sont pas comptabilisés dans l’ancienneté.

Lors du Comité technique ministériel du 21 juillet la FNEC FP-FO a réaffirmé les revendications des personnels : la reconnaissance de l’intégralité de l’ancienneté de service ; un vrai statut, avec l’intégration dans un corps de la Fonction publique ; un vrai salaire, avec l’accès, pour tous les AESH qui le souhaitent, à un temps complet sur la base de 24h, payé 100% ; l’ouverture immédiate de négociation salariale et l’augmentation indiciaire de 183€ pour tous les personnels, comme l’ont obtenue les personnels hospitaliers.

 

Poursuivre la mobilisation : réussir la convention nationale pour organiser la montée au Ministère

 

La FNEC FP-FO se félicite du succès de la réunion nationale des AESH du 30 juin et soutient l’appel à la convention du 15 septembre qui vise à organiser la montée des personnels au ministère. Elle appelle ses syndicats à préparer cette échéance par l’organisation de réunions, si possible dans un cadre intersyndical, avec désignation de délégués mandatés pour participer à cette convention.

La FNEP FP-FO invite les personnels à se réunir dans le cadre de l’appel de la convention nationale AESH du 30 juin, qui déclare :

« nous estimons nécessaire d’amplifier la mobilisation en préparant activement, avec les organisations syndicales, une montée au ministère des AESH de tout le pays et de tous ceux, parents, enseignants, qui se sentent concernés par nos revendications, notamment l’abandon des PIAL. Aussi, nous appelons les AESH à se constituer en comités départementaux, avec les organisations syndicales, à désigner leurs délégués en vue de l’organisation d’une nouvelle convention nationale le mercredi 15 septembre et à préparer dans les meilleurs délais la montée au Ministère. »

Rappel : le SNFOLC 35 et le SNUDI FO 35

organisent une réunion dans leurs locaux à Rennes

le mercredi 8 septembre à 14h pour préparer la montée à Paris. 

Contactez-nous si vous souhaitez participer à cette réunion !

Infos pour cette réunion : ici !

 

 

AESH : Compte rendu du GT « Amélioration du service public »

Lors de ce groupe de travail, le ministère a présenté une grille d’avancement à l’ancienneté pour les personnels AESH.

A la mise en œuvre, les AESH seraient classés dans cette grille de la manière suivante : les AESH en premier contrat seraient reclassés à l’indice 335. Les AESH en 2ème contrat, quelle que soit la durée des contrats, seraient reclassés à l’indice 345. Enfin, tous les AESH en CDI seraient reclassés à l’indice 355. Le ministère a justifié cette décision par deux raisons : la revalorisation salariale des AESH d’une part et la volonté de faire des économies de coût de gestion des personnels. Chaque augmentation salariale, qu’elle soit liée à la revalorisation du SMIC chaque 1er janvier ou à la reconnaissance de l’ancienneté oblige l’administration à faire signer un avenant au contrat.

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