Reclassement stagiaires : faites valoir vos droits.

Le reclassement : qu’est-ce que c’est ?

Si vous avez travaillé avant votre succès au concours, cela peut être pris
en compte dans l’ancienneté de départ en tant qu’enseignant certifié,
agrégé, P.EPS, CPE ou Psy-EN dès le 1er septembre 2023. C’est ce qu’on
appelle le reclassement et cela détermine le traitement que vous devez
toucher chaque mois.

Vous devez recevoir un arrêté rectoral (national pour les agrégés) de
« classement » dans votre corps à un échelon qui détermine le montant du traitement.

 

Le reclassement consiste donc à prendre en compte les activités
antérieures et à les convertir en ancienneté dans le nouveau corps. La
réglementation en la matière n’est pas simple : il s’agit essentiellement
du décret n°2023-729 du 7 août 2023 qui a modifié le décret n° 51-1423
du 5 décembre 1951, qui concerne les différents corps (Certifié, Agrégé,
P.EPS, CPE, Psy-EN). Les situations individuelles sont diverses et
parfois complexes, les rectorats peuvent être amenés à interpréter les
textes de manière discutable.

Il est donc indispensable de demander conseil à FO, afin que nous
puissions vous aider à vérifier votre reclassement, et vous défendre en
cas de contestation. Même si le reclassement ne permet pas d’atteindre le 2ème échelon, vous y serez promu plus rapidement et cela pourra vous favoriser dans de futures opérations de carrière.

 

En cas de désaccord vous pouvez contester votre reclassement, vous
disposez de 2 mois pour effectuer un recours gracieux. Contactez-nous.

Pour télécharger et compléter la fiche de suivi : c’est ici.

Harcèlement, un « électrochoc » ? Il est urgent de pourvoir les postes !

Harcèlement, un « électrochoc » ?

Oui, monsieur le ministre, il est urgent de pourvoir les postes !

Le ministère avait invité les organisations syndicales à une réunion sur le harcèlement ce mercredi 20 septembre. Il a finalement reporté la réunion.

La FNEC FP-FO avait prévu de lire cette déclaration :

« Après l’abaya, le ministre Attal a décidé de braquer les projecteurs sur le problème du harcèlement à l’école. Avec le même objectif : ne pas répondre aux revendications urgentes et renvoyer la responsabilité du chaos actuel sur les personnels, en particulier les personnels de direction qui se retrouvent de fait en première ligne…

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Déclaration intersyndicale suite à l’audition bilan de rentrée à l’Assemblée nationale

Nos organisations FSU, UNSA Education, Fnec-FP-FO, SGEN-CFDT, CGT Educ’action, Snalc et Sud Éducation ont participé mercredi 20 septembre à une table ronde sur la rentrée 2023 dans le 1er et le 2d degré organisée par la commission des affaires culturelles et de l’éducation de l’Assemblée nationale. Toutes nos organisations ont pointé les problèmes rencontrés à cette rentrée : crise du recrutement, salaires, conditions de travail, inclusion et situation des AESH…

En guise de réponse, nous avons reçu de la part de députés Renaissance et Rassemblement national des propos dénigrants, voire insultants. Ainsi Mme Riotton (députée Renaissance) a pointé notre « ton caricatural » et a remis en cause notre représentativité. Puis M.Odoul (député RN) a comparé la séquence pendant laquelle nous nous sommes tous exprimés à « un sketch des Inconnus ». Enfin, M.Chudeau (député RN) a jugé les propos de certains d’entre nous « ridicules et totalement déplacés », nous enjoignant à « nous mettre au niveau » et « à baisser d’un ton » et menaçant de ne pas nous inviter l’an prochain. Tout cela s’est déroulé sans intervention de la présidente de la
commission, Mme Rauch (Horizons). Nous avons alors fait le choix de quitter la séance.

Nous dénonçons des propos inacceptables. La remise en cause de notre légitimité, pourtant issue des élections professionnelles, les propos moqueurs et dénigrants sont autant de marques de mépris envers nos organisations, mais aussi une forme de mépris pour la réalité que vivent tous nos collègues et les élèves dans les écoles, collèges et lycées.

Nous nous sommes adressés à la présidente de l’Assemblée nationale pour l’interpeller sur les propos tenus qui n’honorent pas la démocratie, dont le respect est un des constituants. Dans la grave crise que traverse notre système éducatif, il y a urgence à ce que les organisations syndicales représentatives soient enfin écoutées et respectées. Il en va de l’avenir de notre service public d’Éducation.

A Paris, le 21 septembre 2023

L’inspection générale de l’EN : même constat que FO sur les revendications des personnels

L’INSPECTION GÉNÉRALE DE L’EDUCATION LE CONFIRME :

LES ENSEIGNANTS NE VEULENT

NI DES RÉFORMES BLANQUER DU LYCÉE ET DU BACCALAURÉAT,

NI DE PARCOURSUP !

ABROGATION ! ET RÉTABLISSEMENT DU BAC NATIONAL !

 

Dans un rapport de juillet 2023, l’IGESR écrit :

« La majorité des enseignants milite pour un retour à la situation quo ante, intégrant également la suppression ou une transformation substantielle de Parcoursup » ou encore « Les inquiétudes, nombreuses, se sont exprimées de façon vigoureuse et répétée, de la part d’enseignants aux profils très divers, allant fréquemment jusqu’à l’expression d’une colère et d’un véritable désarroi face à des évolutions à la fois incomprises et perçues comme menaçant le sens même de leur mission d’enseignement. La défiance vis-à-vis d’une institution « qui ne nous écoute pas » est également apparue très fortement ».

Le constat est clair et sans appel :

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