PSC Attention danger !

Conséquence de la loi de Transformation de la Fonction Publique de 2019, chaque ministère employeur de la Fonction Publique met désormais en place des contrats collectifs santé obligatoires.

A chaque ministère son propre type de contrat et son propre calendrier, et à chacun son opérateur de gestion de la complémentaire sélectionné après
appel d’offre. Dès le début, la FNEC FP-FO a dénoncé ce marché.

A partir du 1er mai 2026 entrera en vigueur pour notre ministère la protection sociale complémentaire (PSC) obligatoire. L’opérateur retenu pour gérer cette complémentaire est le groupement en co-assurance MGEN – CNP Assurances.

Une attaque majeure contre la Sécurité Sociale fondée sur le principe : chacun cotise selon ses moyens et reçoit des prestations selon ses besoins et une remise en cause du mutualisme avec :
– La mise en place d’un système assuranciel (payer des « options » pour être mieux remboursé).
– L’ouverture de parts de marché aux assurances privées !

 

FO est la seule organisation à avoir refusé de signer l’accord interministériel du 20 octobre 2023 qui découple santé et prévoyance, et l’accord du 8 avril 2024 sur la PSC à l’Education nationale.

FO demande l’abrogation de l’adhésion obligatoire à la PSC et de l’accord interministériel du 20 octobre 2023 qui découple santé et prévoyance.

 

Pour télécharger et diffuser ce tract : c’est ici.

Groupes de besoin Maths et Français : Attention !

 

Leur caractère facultatif ne règle pas tous les problèmes !

Aucune suppression de poste !
Restitution des moyens volés par la réforme Attal.
Abrogation du « choc des savoirs » !

 

Les DGH arrivent avec leur lot de suppressions de postes !

Le 15 janvier 2026, le Conseil Supérieur de l’Education a étudié un décret prévoyant que les groupes de besoin deviennent facultatifs.

Cela ne fait qu’entériner une situation qui existe déjà dans les établissements en Ille-et-Vilaine où certains collèges ont abandonné les groupes de besoin, certains n’en ont plus que sur un niveau… Même si cela va dans le bon sens, cela ne règlera pas tous les problèmes. Le décret a été rejeté par la majorité des membres du CSE (17 voix pour, 25 voix contre dont celle de la FNEC-FP-FO).

Pressions sur les personnels

Le décret prévoit :

« En classes de sixième et de cinquième, en vue notamment de prévenir la difficulté scolaire, un accompagnement pédagogique renforcé est mis en œuvre pour les enseignements de français et de mathématiques, adapté aux besoins des élèves. Il peut donner lieu à des organisations pédagogiques diversifiées, notamment, pour tout ou partie de l’horaire, à des groupes à effectifs réduits et/ou constitués en fonction des besoins des élèves identifiés par les professeurs. ».

Des pressions ont existé – ou existent encore – pour inciter les collègues à maintenir ces groupes. L’administration ou les inspecteurs peuvent organiser des réunions pour vanter les bienfaits des groupes et maintenir la pression sur les collègues. Mais devenus facultatifs, ces groupes ne peuvent plus être imposés.

 

 

L’arnaque continue !

Or, dans son budget, le 1er ministre Lecornu n’a pas annoncé l’annulation de la suppression des 4 000 postes dans le premier et le second degré. Les rectorats et DSDEN ont donc consigne de raboter cette année encore les DGH au nom du budget d’austérité.

Lors des CSA 35 de l’année passée, nous avions constaté que l’heure retirée à la technologie en 6e avait été injectée dans la « marge » et redistribuée à certains collèges mettant en place ces groupes de besoin. Qu’en sera-t-il cette année ? A l’heure de l’austérité, tout laisse à penser que les DSDEN vont récupérer cette heure. Il est clair que ce n’est pas en déclarant facultatifs les groupes de besoin en 6e et en 5e que le décret du ministre Geffray garantira l’octroi de moyens supplémentaires.

Bien au contraire ! Devenant facultatifs, les groupes de besoin n’ont plus de moyens dédiés.

 

Pour maintenir des groupes en sixième et en cinquième, il faudra décider quelles disciplines on dépouille de ses groupes, quelles options ou quelle discipline on supprime…

 

Au nom de l’autonomie, le ministre va semer la discorde et la division entre les équipes et les collègues. Diviser pour mieux régner !

C’est exactement le contraire de ce que va faire le syndicat : unir les personnels pour conserver les moyens et exiger la création des postes et des classes nécessaires qui manquent partout !

 

Territorialisation, contractualisation et pression

Concernant les moyens pour la rentrée 2026, le décret prévoit :

« des établissements peuvent se voir attribuer des moyens supplémentaires délégués par le recteur d’académie afin de pouvoir mettre en place des mesures spécifiques d’accompagnement des élèves ».

Va-t-on contractualiser les moyens selon la même logique que le plan d’accompagnement des 800 collèges en difficulté scolaire ? Une feuille de route ou un projet d’établissement permettraient-ils d’avoir des moyens en plus ?

 

C’est la mise en place d’une école à deux vitesses et d’encore plus de territorialisation et de pression sur les personnels qui devraient en faire beaucoup plus pour avoir éventuellement un peu plus ! C’est une attaque de plus contre notre statut !

Les personnels ne réclament pas de travailler plus avec moins de moyens ! Leurs revendications sont claires : ils veulent des améliorations de leurs conditions de travail, c’est-à-dire la baisse des effectifs par classe dans toutes les matières afin d’instruire les élèves dans de meilleures conditions, le respect de leur liberté pédagogique et des préconisations de la médecine de prévention, de plus en plus bafouées au nom de l’organisation du service.

 

Avec FO, revendiquons des moyens pour enseigner et une augmentation générale des salaires !

Les personnels de l’Education Nationale, comme tous les agents de la fonction publique, contribuent au fonctionnement des services publics. Pourtant, depuis plus de deux décennies, l’État maltraite ses agents et fait des économies sur leur dos.

Pour FO, il est urgent de faire d’autres choix !

Nous voulons la hausse des salaires par l’augmentation du point d’indice, la suppression du jour de carence et le maintien de 100 % de la rémunération en cas d’arrêt maladie.

Pour le SNFOLC 35, il faut défendre le statut des agents, donner des moyens humains au service public de l’Education et abroger toutes les réformes qui ont dégradé les conditions de travail et d’étude : réforme du lycée, du bac, Parcoursup, chocs des savoirs…

A l’heure où les DGH vont être distribuées et où les répartitions des moyens vont débuter, le SNFOLC appelle tous les collègues à :

● se réunir pour lister les besoins nécessaires, (enseignants, AESH, AED, PsyEN, CPE, AS, infirmiers …) dans les établissements pour enseigner dans de bonnes conditions, pour la réussite de tous les élèves, et discuter des moyens d’action pour les obtenir.

● rétablir tous les enseignements, groupes et option(s) qui ont disparu en collège, en commençant par l’enseignement de la technologie en sixième

● refuser la mise en place des groupes de besoins, exiger le rétablissement des heures qui ont été supprimées pour les mettre en place, exiger d’abonder les DHG pour permettre de réduire le nombre d’élèves par classe et dans toutes les disciplines.

● transmettre au SNFOLC 35 tous les problèmes pour que nous puissions agir auprès des chefs d’établissements, et de la hiérarchie, dans les instances où cela se décide.

 

Ne restez pas isolé-e. Adhérez !

Pour télécharger ce communiqué et le diffuser, c’est ici.

Lecornu impose par 49-3 son budget d’austérité

Le premier ministre Lecornu a décidé d’imposer par le 49-3 son budget d’austérité au terme de tractations politiciennes. C’est dans ce cadre qu’il a effectué ses dernières annonces présentées comme des concessions.

La prime d’activité, complément de ressources octroyé à ceux qui se trouvent en bas de l’échelle des revenus alors qu’ils occupent un poste, devrait augmenter de 50€ mais la baisse du budget du ministère du travail est maintenue, tout comme est maintenue la nouvelle année de blocage des salaires dans le privé comme dans le public avec le gel de la valeur du point d’indice.

Le maintien des bourses étudiantes et la généralisation du repas universitaire à 1 € sont présentés comme des avancées sociales. En réalité, cette mesure est une fausse concession elle coûte 100 millions d’euros, alors que le budget de la vie étudiante baisse de 200 millions d’euros. 

Une véritable politique sociale étudiante exige des moyens pérennes, des créations de postes et un financement à la hauteur des besoins.

 

Education nationale

Les 2 000 postes créés sont bien des postes d’AESH, personnels maintenus sous le seuil de pauvreté. Rappelons que les 2 000 postes prétendument créés par l’ex-premier ministre Bayrou s’étaient avérés être une mystification !

Jamais le manque d’AESH n’a été aussi important dans les écoles et les établissements, partout ça craque !

 

Les 4 000 suppressions de postes d’enseignants sont, elles bel et bien maintenues ! 

Quant au ministre Geffray, il continue son chantage en expliquant que faute de budget, les concours d’enseignement 2026 auxquels 88 000 étudiants sont inscrits, ne pourraient avoir lieu

Les dispositions inacceptables du budget Lecornu sont donc maintenues. Ce dernier s’est d’ailleurs empressé de rassurer les chefs d’entreprise dans un courrier qu’il leur a adressé.

 

Il est un ministère qui échappe à l’austérité, aux coupes budgétaires, c’est celui des armées. Le président Macron, qui lors de ses voeux aux armées appelle à un « sursaut militaire », rappelle que : « La loi de programmation militaire (…) prévoit pour la période 2026-2030 un effort supplémentaire de 36 milliards d’euros pour accélérer notre réarmement dont 3,5 milliards

« Concessions » ? « Avancées sociales » ?

Non ! Lecornu impose par 49-3 son budget d’austérité et de guerre d’euros dès 2026. » Tout cela, toujours selon le président Macron « pour être prêt pour un engagement majeur d’ici 3 ou 4 ans ».

La FNEC FP-FO n’est pas dupe des dernières annonces du premier ministre Lecornu : son budget, c’est toujours plus d’argent pour l’armée, des cadeaux fiscaux aux grandes entreprises et une offensive inédite contre la Sécu, contre l’Ecole publique, contre l’hôpital public, contre les droits et les garanties collectives des salariés.

 

La FNEC FP-FO ne l’accepte pas. Elle oppose toutes ses revendications au budget Lecornu. Elle invite les personnels à se réunir dans les écoles et les établissements pour discuter de cette situation et décider d’initiatives pour faire valoir leurs exigences en termes de postes, de salaires, de garanties collectives, de conditions de travail…

L’argent pour l’Ecole publique et ses personnels, pas pour préparer la guerre !

Affiliation MGEN : c’est parti !

Vous avez (enfin) reçu sur vos boites académiques le mail d’affiliation à la MGEN : lundi 5 ou mardi 6 janvier selon votre nom de famille.

A compter de la date de réception de ce mail, vous disposez de 21 jours pour vous connecter et vous affilier (choisir notamment vos options) ou déposer votre dispense d’affiliation (pour celles et ceux qui en ont le droit – et qui le souhaitent).

 

Attention : l’envoi des liens d’affiliation pourra se faire de « façon étalée sur quelques jours par ordre alphabétique des noms de famille ». 

Vous trouverez des infos utiles dans les liens suivants :

PSC : danger à partir du 1er mai 2026 ! – SNFOLC 35

PSC : L’affiliation obligatoire commence en octobre – SNFOLC 35

PSC : pourquoi FO a voté contre – SNFOLC 35

 

+ nous mettons à disposition des adhérentes et adhérents un livret de 8 pages très complet.  Contactez-nous si vous souhaitez le recevoir.

 

Info importante : La prévoyance (qui permettait aux personnels d’avoir un maintien de salaire durant un arrêt long) ne figure pas dans les options proposées. Les affiliations à la prévoyance auront lieu plus tard dans l’année, sachant qu’à l’heure actuelle la MGEN n’a pas précisé ce que cette future prévoyance couvrirait exactement.

Rappel : calendrier des envois du lien d’affiliation :

Les liens d’affiliation seront envoyés à des dates différentes selon les personnels. A partir de ce mail débutera une période de 21 jours pour réaliser l’affiliation ou la demande de dispense.

 

Pour l’ensemble des personnels : le lien d’affiliation sera transmis à partir du 6 janvier 2026.

 

Mais attention aux cas spécifiques :

– les personnels AED en CDD : le lien d’affiliation sera transmis entre mi-janvier et mi-février 2026 ;

– les personnels GRETA nouvel arrivant ou en changement de poste en cours d’année : le lien d’affiliation sera transmis entre mi-janvier et mi-février 2026 ;

– les personnels en congé parental, congé de proche aidant, congé de présence parentale, congé de solidarité familiale, congé de formation professionnelle, bénéficiaire de l’allocation spécifique de cessation anticipée d’activité, personnels en disponibilité pour élever un enfant de moins de 12 ans : le lien d’affiliation sera transmis en février 2026 ;

– pour les autres personnels de l’académie : la MGEN conseille (de manière assez surprenante) de contacter un conseiller MGEN via la ligne téléphonique dédiée.

 

Pour rappel : la première prise de contact avec MGEN se fera via l’adresse courriel professionnelle nominative.

SI VOUS N’AVEZ PAS REçU DE MAIL ET QUE VOUS N’ÊTES PAS DANS LES CAS SPÉCIFIQUES, NOUS VOUS CONSEILLONS DE CONTACTER DES A PRÉSENT LA MGEN.

 

Ligne dédiée à la PSC Santé obligatoire : 09 72 72 16 17
(appel gratuit, du lundi au vendredi de 8h30 à 20h ; et le samedi de 9h à 17h).

 

« Tuto » de la MGEN pour vous aider : ici.

Contactez-nous si vous rencontrez des difficultés.