Températures négatives et neige : le chaos n’est pas une fatalité !

Avec les températures négatives, les personnels font face à des conditions de travail dégradées, voire impossibles, remettant en cause la sécurité des collègues comme des élèves : salle de classes non chauffées, trajets périlleux, températures proches de zéro constatées dans les classes, basculement
en enseignement à distance, systèmes de rotation en fonction des salles chauffées…).

A ce chaos inacceptable s’ajoute la situation totalement indigne dans laquelle se retrouvent plongées des centaines de familles sans toit, faute de solution proposée par l’Etat : des enfants, nos élèves dorment dans la rue par – 6 degrés.

Depuis la rentrée, nos syndicats, avec leurs Unions départementales, interviennent en direction des autorités (recteurs et préfets) sur toutes ces questions : pour que toutes les mesures de sécurité des personnels et des élèves soient appliquées, pour l’accès de tous dans des établissements chauffés, et pour la mise à l’abri de toutes les familles concernées par l’absence d’hébergement.

La réponse des représentants de l’Etat se résume à : « c’est la fatalité », renvoyant la responsabilité sur les personnels de direction et les personnels eux-mêmes. Bref : chacun bricole comme il peut. C’est inacceptable.

 

Comme au moment du Covid, la « continuité pédagogique » est utilisée pour justifier toutes les dérives, bafouant les missions des personnels et le droit à l’instruction. C’est inacceptable.

 

Mais qui est responsable du délabrement des équipements, des locaux, de l’entretien des routes, sinon les gouvernements successifs qui tous les ans réduisent les budgets dédiés aux services publics assurant la sécurité ? Qui est responsable du manque de structures disponibles pour accueillir les élèves isolés ou les familles sans abris ?

 

Le chaos, la mise en danger de la vie des personnels et des élèves, l’enseignement à distance, les fermetures d’écoles et d’établissements ne doivent pas être une fatalité.

 

La FNEC FP-FO se tient aux côtés des personnels qui défendent leur droit à la santé et à leur sécurité, et qui défendent le droit à l’instruction de tous, avec tous les moyens nécessaires.

Pour lire notre courrier envoyé au DASEN mardi 6 janvier 2026 : c’est ici.

Concours d’enseignement 2026 ?

Quid des 80 000 étudiants qui passent un concours ?

La réforme de la formation des enseignants et des concours d’enseignement a été menée à marche forcée par le ministère de l’Éducation nationale, contre l’avis de la FNEC FP-FO et de l’ensemble des organisations syndicales.

Cette réforme prévoit le maintien de concours d’enseignement en fin de master 2 mais aussi la mise en place de concours en fin de 3e année de licence (L3).

 

Sa mise en œuvre a engendré pour les collègues des Facultés disciplinaires comme des INSPÉ un énorme travail de dernière minute, avant la rentrée 2025, pour aménager des parcours de licence préparant aux concours de professeurs des écoles comme du second degré, concours prévus en mars et avril prochain. Les licences disciplinaires ont souvent été déstructurées par ces aménagements.

En dépit des incertitudes concernant le format et le contenu de ces concours « L3 » comme des parcours de licence y menant, qui n’ont été précisés que très tard, beaucoup d’étudiantes et d’étudiants se sont donc engagés, avec détermination et en redoublant de travail, dans la préparation de ces concours. Il y a plus de 80 000 inscrits à ces concours « L3 ».

Or le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, annonce que les postes promis pour les concours de fin de L3 ne seraient pas ouverts. Motif : la « loi spéciale » ne le permettrait pas !

 

Ce sont plus de 80 000 étudiants que le gouvernement jetterait dans une impasse ! Près de 8000 postes qui seraient aussi pulvérisés, venant s’ajouter aux 4000 suppressions déjà actées.

Pour la FNEC FP-FO :
– Les postes doivent être ouverts et pourvus !
– Les revendications doivent être entendues, à commencer par le retrait de la « masterisation », l’arrêt du saccage des licences disciplinaires et des allocations horaires spécifiques pour préparer les concours, le maintien de toutes les préparations aux concours de PE comme de CAPES, la garantie pour les recalés aux concours de pouvoir poursuivre dans un master disciplinaire.

Mouvement inter 2025-2026 : le barème

Si vous (titulaires et stagiaires) avez demandé votre mutation à la phase inter-académique, les premiers barèmes retenus par le rectorat ont été publiés ce 8 janvier 2026.

Connectez-vous sur SIAM pour vérifier vos points et contactez-nous rapidement si vous constatez une erreur (vous avez 15 jours pour envoyer une contestation).

Les barèmes sont affichés à compter du jeudi 8 janvier 2026 – 12 heures jusqu’au 29 janvier 2026 – 12 heures.

 

Si vous constatez une inexactitude, vous devez en demander la rectification auprès de la DPE avant le 27 janvier 2026 à 12 heures.

Si vous ne l’avez pas encore fait, envoyez votre fiche syndicale, à télécharger ici pour que le syndicat vous accompagne et vous défende à chaque étape :

N’hésitez pas à proposer à vos collègues qui participent au mouvement interacadémique le suivi de Force Ouvrière.
 
Les mutations sont des opérations complexes, toute erreur peut être lourde de conséquences.

Alerte orange neige et verglas en Ille-et-Vilaine : que fait la DSDEN 35 pour protéger les personnels ?

Courrier envoyé par FO 35 au DASEN d’Ille-et-Vilaine mardi 6 janvier 2026 dans le cadre de l’alerte orange neige et verglas

 

Monsieur le DASEN

Au regard de l’alerte orange lancée par Météo France pour risque de neige et de verglas, la Région Bretagne a décidé de suspendre l’ensemble des transports scolaires le lundi 5 janvier 2026, et a reconduit cette décision pour ce jour, mardi 6 janvier.

Si une telle mesure a été prise, c’est qu’un risque existe pour le transport des élèves et par conséquent pour le trajet domicile-travail des personnels.

 

Dans ce cadre, nous nous étonnons qu’aucune consigne de fermeture d’établissement n’ait été formulée par la DSDEN 35.

 

Par ce choix, vous laissez les personnels, chefs d’établissement, directeurs et directrices d’école, enseignants, AED, AESH, CPE…, seuls face aux événements. Vous placez les personnels dans l’hésitation entre leur obligation de rejoindre leur lieu de travail et le risque que peut représenter leur trajet.

Nous avons eu ce jour de nombreuses remontées de personnels, qui nous signalent des décisions de dernière minute, parfois évoluant au fil des heures au gré de la météo :

– cours maintenus mais interdiction de circuler sur la cour

– cours maintenus mais invitation aux familles de garder les élèves à la maison (donc les personnels attendus sur place)

– cours annulés au dernier moment en M1-M2

– cours annulés en M1-M2, puis M3-M4, pour finir par des fermetures complètes d’établissements

– dans certaines communes, ce sont les maires qui ont pris la décision de manière de fermer l’école, parfois sans concertation préalable avec les directeurs et directrices.

Nous ne remettons pas en cause les choix des chefs d’établissement ou des directeurs et directrices d’école : ils ont fait ce qu’ils ont pu. Mais nous ne comprenons pas que les personnels aient pu ainsi être laissés seuls dans les décisions à prendre.

 

Nous rappelons que la loi n°84-16 du 11 janvier 1984 relative à la fonction publique de l’État, intégrée depuis 2022 au Code général de la fonction publique (CGFP) précise que lorsque des événements extérieurs, imprévisibles et irrésistibles (neige, verglas, plan neige activé, transports à l’arrêt) empêchent un agent de rejoindre son lieu de travail, l’absence ne peut pas être assimilée à une faute.

 

Il ne peut pas non plus leur être imposé de rattraper les heures qu’ils n’auraient pu assurer en raison de ces conditions météorologiques exceptionnelles. Nous demandons donc à ce qu’il n’y ait aucune sanction, aucun retrait sur salaire, ni aucun rattrapage d’heures.

 

Enfin, même si la vigilance orange a été levée aujourd’hui mardi 6 janvier 2026 à 10 heures, l’épisode de gel devrait se poursuivre encore jusqu’à demain dans la matinée ; nous vous demandons de prendre une décision claire quant à la fermeture des établissements scolaires et des écoles du département pour la journée de demain mercredi 7 janvier.

 


Justine Marti Secrétaire départementale du SNFOLC 35
Mickaël Bézard Secrétaire départemental du SNUDI FO 35
Bastien Joyaux Secrétaire départemental de la FNEC FP FO 35

Alerte orange neige et de verglas mardi 6 janvier : que faire ?

La Région Bretagne a décidé, au regard de l’alerte orange lancée par Météo France pour risque de neige et de verglas, de suspendre l’ensemble des transports scolaires le lundi 5 janvier 2026, et a reconduit cette décision pour demain mardi 6 janvier.

Cependant, aujourd’hui lundi 5 janvier en fin de journée, aucune consigne de fermeture d’établissement n’a été formulée par le rectorat ni par l’inspection académique.

 

A chaque épisode neigeux, les personnels s’interrogent sur leur obligation de rejoindre leur lieu de travail au regard du risque que peut représenter leur trajet.

Dans la mesure où la Région a déclenché l’alerte orange et suspendu les transports scolaires, c’est qu’un risque existe.

Dans ces conditions, il ne peut être fait obligation de rejoindre son lieu de travail si les conditions de sécurité ne le permettent pas.

 

Aucun collègue ne peut être enjoint (ni oralement, ni par écrit) de se rendre sur son lieu de travail au mépris des risques encourus. Cela équivaudrait à le mettre délibérément en danger.

 

De même, dans la mesure où il s’agit d’un cas de force majeure empêchant de rejoindre son lieu de travail, il ne peut être imposé aux enseignants de rattraper des cours qu’ils n’ont pu assurer en raison des conditions climatiques.

 

Nous rappelons que cette demande ne repose sur aucun cadre réglementaire.

Donc que faire ?

En cas d’impossibilité de se rendre dans son établissement en raison des intempéries :

1- prévenir l’établissement par un mail ou un SMS, ce qui permet de garder une trace écrite de votre message.

Bien entendu, le plus simple est d’appeler, mais le risque est de saturer le standard de l’établissement.

2- prendre une photo de l’état de la route en cas de litige.

3- En cas de pression de la part de votre hiérarchie : demander de vous adresser par écrit la demande de venir coûte que coûte.

4- Si les difficultés persistent, contactez-nous.