CDIsation ou renouvellement des contrats des AED : attention en cette fin d’année !

Chaque année, des AED peuvent prétendre à une CDIsation. Si cette CDIsation se passe en bonne intelligence dans la grande majorité des établissements scolaires, ce n’est pas toujours le cas.

Ce mois de mai est également le moment des entretiens dits de « fin d’année » pour discuter du renouvellement éventuel des personnels.

Attention à certains abus !

 

Ainsi, des personnels AED nous ont signalé des entretiens difficiles, avec parfois un chantage à la fiche de poste et à l’acceptation de missions non règlementaires en échange du renouvellement du contrat ou d’un CDI.

Lors de ces entretiens, des termes comme « flexibilité » et « souplesse » sont revenus d’un établissement à l’autre. Les AED sont des personnels précaires, rémunérés un pourcentage du SMIC : ils ne travaillent pas dans le cadre d’une entreprise privée, comme le suggère le vocabulaire managérial qui leur est parfois tenu.

Le SNFOLC 35 s’est adressé au rectorat pour que soit rappelée aux établissements la nécessité de respecter les missions réglementaires des personnels AED. La CDIsation et le renouvellement de contrat ne doivent pas être l’occasion d’un chantage sur les missions et d’un passage en force sur les droits des personnels.

 

Vigilance : pour les AED qui ne souhaitent pas signer de nouveaux contrats à la rentrée prochaine (qu’il s’agisse de CDD ou CDI), veillez à ne pas faire d’écrits type « démission » ou « refus de nouveau contrat ». Si vous faites cela, vous ne toucherez pas l’ARE car vous serez jugés démissionnaires.

 

Contactez-nous si vous êtes en difficulté !

Pour télécharger et diffuser ce communiqué : c’est ici.

Défense du registre Santé Sécurité Travail !

Le registre Santé Sécurité Travail (RSST) a été remis à neuf dans notre département pour la rentrée 2025. Remis à neuf numériquement, et accompagné de préconisations de l’administration, qui ont été transmises diligemment aux chefs d’établissement.

FO rejette ces préconisations, qui ont fait débat lors des dernières F3CST 35.

 

Selon les services administratifs, le RSST serait « mal employé » par les personnels : selon eux, il ne s’agirait plus d’y signaler des situations qui mettent en souffrance les personnels, ni d’y décrire l’impact sur la santé des personnels.

 

D’ores et déjà, nous voyons les premiers retours sur le terrain de ces nouvelles préconisations, les personnels d’encadrement mettant en garde des enseignants ou des AED sur leurs écrits.

Il est consternant de comprendre que cette révision du registre s’avère être l’unique solution trouvée par notre employeur pour diminuer le nombre de fiches SST, au lieu de se pencher plus concrètement sur les solutions à apporter aux personnels pour les aider à mieux vivre au travail.

Plus que jamais FO défend l’outil que constitue le registre SST, indicateur précieux des conditions de travail des personnels, conditions qui se dégradent toujours plus.

 

Les fiches complétées par les personnels doivent être entendues, et non pas contestées par les services, et examinées avec le plus grand soin pour obtenir des réponses pertinentes.

 

Autre constat inquiétant : en Ille-et-Vilaine, les missions de prévention ne sont pas confiées à des professionnels, qui seuls sont en capacité d’analyser les risques inhérents à un poste de travail. Ce sont des directeurs et directrices dans le premier degré, et des chefs d’établissement dans le second degré, à qui l’on confie ces missions, missions pour lesquelles ils ne sont pas formés.

La prévention contre le mal-être au travail doit être davantage développée, seul moyen efficace pour réduire le nombre de fiches SST. Cette prévention doit commencer, notamment, par le recrutement de professionnels de prévention.

 

Pour télécharger et diffuser ce communiqué : c’est ici.

Un 1er mai 2026 militant et combatif

Ce 1er mai 2026, nous étions 4000 dans les rues de Rennes, 250 à St Malo, 5OO à Redon , 300 à Fougères, une centaine à Vitré, à exiger « Pain, Paix , Liberté « , à dénoncer les idées réactionnaires, racistes, antisémites qui divisent les travailleurs et les peuples, à défendre aussi le 1er mai férié, chômé et payé face à tous ceux qui veulent nous voler notre mémoire ouvrière.

Dans la léthargie ambiante qui nous entoure, cette mobilisation est significative et constitue un point d’appui important.

Merci à toutes les militantes et militants FO qui se sont mobilisés et qui ont aidé aussi à l’organisation et à la grande visibilité de FO. Sans ces camarades, rien ne serait possible !

 

Vive le 1er mai, vive la sociale, vive l’UD FO 35 !

Quand la Confédération Force ouvrière prend position.

Liberté et indépendance

Réunis à Dijon du 20 au 24 avril 2026, les délégués au XXVIème Congrès de la Confédération Générale du Travail FORCE OUVRIERE (cgt-FO) réaffirment leur attachement indéfectible à la Charte d’Amiens, qui a 120 ans cette année, et aux statuts de la Confédération qui fondent l’indépendance de la cgt-FO vis-à-vis de l’Etat, du patronat, des gouvernements, des partis ou des groupements politiques, des religions et des groupes philosophiques et de façon générale leur irréductible opposition à toute influence extérieure au mouvement syndical.

Il considère que l’indépendance syndicale vis-à-vis de toute structure ou influence extérieure est une nécessité et la condition indispensable à la représentation et à la défense efficace et permanente des droits et intérêts matériels et moraux des travailleurs, salariés actifs, chômeurs et retraités.

 

Pour le Congrès, l’indépendance syndicale est à la base de toute action syndicale dont la pratique contractuelle toujours fondée sur le rapport de force, est un des outils essentiels. De ce point de vue, liberté syndicale, liberté de négociation et droit de grève sont intimement liés et constituent la base de l’expression de toutes les revendications. 

Pour le Pain, pour la Paix, pour la Liberté

Le Congrès condamne toutes les tyrannies, dictatures et systèmes qui asservissent les peuples, limitent ou détruisent les libertés.

Le Congrès rappelle sa condamnation des guerres et des massacres qui sévissent dans le monde et réaffirme son soutien et sa solidarité aux travailleurs et à leurs syndicats.

Le Congrès refuse l’augmentation sans fin des dépenses militaires au détriment du service public, et incompatible avec la satisfaction des revendications.

Défense des droits : la grève et sa reconduction

Retraites, emplois, salaires, Sécurité sociale, services publics, tous nos droits sont attaqués.

Constatant que les journées d’action ne permettent pas d’obtenir satisfaction, le Congrès invite toutes les structures, les militants et les adhérents à réunir les travailleurs pour discuter et décider de la grève et de sa reconduction. La préparation du rapport de force par l’action commune partout où cela est possible est à l’ordre du jour jusqu’à satisfaction de toutes les revendications.

Le Congrès mandate le bureau confédéral en ce sens pour qu’il s’adresse et propose aux organisations syndicales l’action commune.

 

Extraits de la résolution générale.

PSC et l’arnaque qui se poursuit avec la prévoyance : contrat collectif et contrats individuels

L’arnaque de la PSC : FO non signataire

Le ministère et les syndicats signataires tentent d’imposer aux personnels une Protection Sociale Complémentaire (PSC) présentée comme un progrès. Pour FO, c’est un recul historique et une attaque frontale contre notre statut.

 

Il faut le rappeler : FO est la seule organisation représentative à ne pas avoir signé l’accord ministériel. Toutes les autres (FSU, UNSA, CFDT, CGT, Sud et SNALC) ont validé ce texte qui livre notre santé et notre prévoyance aux intérêts privés. Aujourd’hui, certains signataires « s’interrogent » sur des modalités qu’ils qualifient eux-mêmes de « délirantes ». Pour FO, il suffisait de ne pas signer pour éviter ces écueils ! En signant, ils ont accepté la fin du couplage santé/prévoyance et le basculement vers un système assurantiel.

Contrairement à la santé, la prévoyance est FACULTATIVE. L’offre retenue (MGEN) est un piège financier :
– Une participation employeur dérisoire : l’État ne verse que 7 € par mois.
– Un prélèvement sur tout votre salaire : la cotisation est calculée sur le traitement brut ET toutes vos primes (0,95% pour le socle, 1,58% pour la totale).

 

Exemple de reste à charge (après les 7 € de l’État) :
– Salaire 2000 € brut : 25 €/mois de votre poche.
– Salaire 3000 € brut : 40 €/mois de votre poche.

L’accord signé par les autres syndicats ne règle rien et institutionnalise les manques actuels :
– L’interdiction de couvrir le jour de carence : l’accord interdit formellement cette garantie !
– La non-compensation des 10 % de perte en CMO : en cas de maladie ordinaire, la baisse de salaire reste à votre charge.
– Le démantèlement des prestations : les garanties « Dépendance » et « Obsèques » sortent du contrat de base pour devenir des options payantes.

Le déploiement se fait « au pas de course » (mars/avril 2026) pour forcer votre adhésion :
– Démarchage agressif : des mails et une plateforme (09 72 72 16 17) vous poussent à signer un devis en 10 jours sans comparaison possible.
– Le chantage au questionnaire médical : la MGEN joue sur la peur d’un examen médical après le 31 octobre 2026 pour précipiter les signatures.
– Le cas des collègues en arrêt : La MGEN prétend qu’elle ne maintiendra pas les prestations pour ceux qui basculent vers le nouveau contrat.

 

LA PRÉVOYANCE N’EST PAS OBLIGATOIRE ! Rien ne vous oblige à choisir l’offre collective MGEN. Des alternatives existent. Elles offrent souvent une meilleure lisibilité, de meilleures garanties pour un coût moindre. Contactez-nous.

 

PSC Prévoyance : calendrier des opérations

 

Pour télécharger le document ci-dessus : c’est ici.

Détail des contrats : collectif et individuels

Pour télécharger le tableau ci-dessus : c’est ici.

Avec un tel système, Macron cherche à imposer un système assurantiel où l’accès aux prestations sera fonction des moyens financiers des personnels, contre les droits collectifs assurés par la sécurité sociale financée par les cotisations.

FO LE REFUSE ET REVENDIQUE :
– La dénonciation de l’accord du 8 avril 2024 : FO appelle les syndicats signataires à cesser leur double jeu et à dénoncer leur signature.
– L’augmentation immédiate du point d’indice : la seule réponse au pouvoir d’achat, pas des dispositifs de mutuelles privées !
– Le maintien de la Sécurité Sociale et du Statut : pour une prise en charge à 100% par la Sécu et l’État employeur.

 

 

 

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