Contre les Plans Locaux d’Evaluation, Pour le rétablissement d’un baccalauréat national

EN 2025 COMME EN 2021, IL N’Y A PAS DE BON PLE !
ABROGATION DE LA RÉFORME BLANQUER

Lors de la conférence de presse de rentrée du 27 août 2025, Elisabeth Borne a déterré les plans locaux d’évaluation (PLE) mis en place par Blanquer en 2021, comme énième replâtrage des réformes du lycée et du Baccalauréat dont le SNFOLC n’a jamais cessé de demander l’abrogation.

 

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Embrigadement de la jeunesse : quand l’école devient une antenne puissante de recrutement de l’armée

Dans le contexte délétère et inquiétant que nous vivons, Force ouvrière ne peut que dénoncer l’augmentation du budget de l’armée, supérieur à celui de l’Education nationale.

L’Ecole publique est sacrifiée au profit de l’armée et devient même une antenne puissante de recrutement de l’armée.

 

Ainsi, nos camarades de Gironde dénoncent le partenariat prévu entre l’Education nationale et la Marine nationale pour promouvoir l’armée dans 2 classes élémentaires de Libourne : des classes défense avec des élèves moins de 10 ans.

Dans l’Eure, le 17 octobre dernier, à l’occasion du Salon de la Défense qui se tenait dans les locaux du Conseil départemental de l’Eure à Evreux, des élèves étaient invités à visiter les stands de la gendarmerie, de l’armée, de la police et des pompiers. Les militaires du stand de l’armée avaient apporté un fusil d’assaut qu’ils ont fait tenir par les élèves qui pouvaient faire semblant de tirer avec. Les élèves pouvaient enfiler un gilet pare-balle ou porter un casque.

En Indre-et-Loire, le rectorat a organisé une formation académique intitulée « Education à la Défense » :  journée classes de défense et sécurité globale, séminaire sur « les femmes dans les Armées », « visite d’un site militaire et rencontre avec des militaires ».

Tout ceci est inquiétant et fleure la marche à la guerre et l’embrigadement de la jeunesse à la défense de la patrie. Est-ce bien le rôle de l’école que de pousser les jeunes élèves vers les rangs de l’armée ?

FO rappelle que la place des jeunes est à l’Ecole pour accéder à l’instruction et à des qualifications et non dans des lieux d’embrigadement pour se préparer à la guerre.

Le SNFOLC 35 restera vigilant à ce qu’aucune opération de ce type ne soit menée dans notre département.

Etats généraux de l’école inclusive : pourquoi FO n’y a pas participé

Le rectorat a organisé le 5 novembre 2025 les Etats généraux de l’école inclusive et y a convié les organisations syndicales.

 

FO a refusé d’y participer. Pourquoi ?

 

La réponse ci-dessous :

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Manifestement, ce ne sont pas ces Etats généraux qui apporteront des solutions concrètes aux personnels, aux familles et aux élèves. Lorsque la seule réponse apportée se résume à la pédagogie des enseignantes et des enseignants, c’est à se demander si les dits « experts » ont connaissance des réalités du terrain !

AED et AESH : avec FO, exigez le versement des indemnités REP et REP + de manière rétroactive

Si vous avez exercé en REP ou en REP+ entre le 1er septembre 2015 et le 31 décembre 2022, vous avez droit au versement rétroactif des indemnités REP et REP+ pour la période antérieure au 1er janvier 2023.

Attention ! Ce versement peut représenter des milliers d’euros mais il n’est pas automatique. Il vous faut en faire la demande, si possible avant le 31 décembre 2025.

Le montant des sommes qui vous sont dues sera déterminé par :

– la durée d’exercice en REP et REP+,
– le montant de la part variable versé dans l’établissement d’exercice en REP +,
– votre quotité de service,
– le nombre d’années d’exercice.

Vous devez adresser au rectorat un courrier demandant le versement des indemnités et l’accompagner des pièces justificatives (contrat avenant, emploi du temps).

Pour accomplir ces démarches complexes, vous n’êtes pas seuls. Les militants du SNFOLC sauront vous informer, vous conseiller, vous aider à estimer le montant des sommes dues, à constituer votre dossier et veilleront au respect de vos droits par l’administration.

Il est très important que le syndicat suive votre dossier car le ministère a renvoyé vers les rectorats le traitement des dossiers de versement de cette prime. Ce qui soulève de nombreuses inquiétudes.

 

En effet, deux arrêts du Conseil d’Etat en date du 16 juillet 2025 imposent au ministère « de rétablir l’égalité de traitement » pour les AED et les AESH ayant exercé en REP et REP+ et de leur verser les indemnités auxquelles ils ont droit « au titre de la période comprise entre le 1er septembre 2015 […] et le 31 décembre 2022 inclus. »

Mais au lieu de publier un décret permettant de cadrer nationalement la restitution des indemnités, le ministère a choisi de renvoyer vers les rectorats la gestion de ces versements. Sous prétexte des « règles relatives à la prescription quadriennale », il refuse de corriger l’inégalité de traitement dont ont été victimes les AED et les AESH exerçant en REP et REP+ à compter de 2015. Il veut en limiter l’application aux quatre dernières années, c’est-à-dire pour la période allant du 1er janvier 2021 au 31 décembre 2022 (puisque les indemnités ont été versées à compter du 1er janvier 2023). De plus il donne consigne aux rectorats de régler les situations individuellement via des protocoles transactionnels. Autrement dit, de trouver des arrangements locaux, académie par académie.

Pour FO les modalités de remboursements prévues par le ministère ne peuvent se limiter à deux années.

 

La méthode choisie par le ministère expose les AED et les AESH à des oublis, des erreurs ou des inégalités de traitement entre académies. Ce n’est pas acceptable.

Les sommes dues aux AED et aux AESH doivent être restituées à compter du début de l’inégalité de traitement que le ministère avait instituée en ne versant pas ces primes aux AED et aux AESH dès 2015. Situation d’autant plus inacceptable que ces personnels de l’Education nationale sont parmi ceux qui sont les plus mal payés !

 

Dans l’immédiat, contactez sans tarder le SNFOLC de votre département pour que ses militants puissent vous aider à effectuer les démarches dans les délais et selon les règles en vigueur pour ce genre de procédure.

PSC : danger à partir du 1er mai 2026 !

Conséquence de la loi de Transformation de la Fonction Publique de 2019, chaque ministère employeur de la Fonction Publique met désormais en place des contrats collectifs santé obligatoires.

A chaque ministère son propre type de contrat et son propre calendrier, et à chacun son opérateur de gestion de la complémentaire sélectionné après appel d’offre. Dès le début, la FNEC FP-FO a dénoncé ce marché.

 

A partir du 1er mai 2026 entrera en vigueur pour notre ministère la protection sociale complémentaire (PSC) obligatoire. L’opérateur retenu pour gérer cette complémentaire est le groupement en co-assurance MGEN – CNP Assurances.

Une attaque majeure contre la Sécurité Sociale fondée sur le principe : chacun cotise selon ses moyens et reçoit des prestations selon ses besoins et une remise en cause du mutualisme avec :
– La mise en place d’un système assuranciel (payer des « options » pour être mieux remboursé).
– L’ouverture de parts de marché aux assurances privées !

 

FO est la seule organisation à avoir refusé de signer l’accord interministériel du 20 octobre 2023 qui découple santé et prévoyance, et l’accord du 8 avril 2024 sur la PSC à l’Education nationale.

 

FO demande l’abrogation de l’adhésion obligatoire à la PSC et de l’accord interministériel du 20 octobre 2023 qui découple santé et prévoyance.

 

Pour télécharger et diffuser le tract : c’est ici.