AED : grève jeudi 15 mai 2025

Dans le contexte de la présentation d’un budget 2026 placé sous le signe d’une ultra austérité, les annonces de Madame la Ministre chargée des Comptes publics ne laissent plus planer aucune ambiguïté sur la volonté du gouvernement de saborder le service public.

 

Les personnels AED seront, encore une fois, placés en première ligne.

Pour télécharger et diffuser le document : c’est ici.

Tract intersyndical départemental :

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Contre la propagation des idées fascistes et réactionnaires dans nos écoles et nos établissements

Il est urgent de refuser la propagation des idées fascistes et réactionnaires dans nos écoles et nos établissements

Longtemps l’Éducation Nationale a été relativement préservée et imperméable aux idées véhiculées par l’extrême-droite. La jeunesse était majoritairement rétive aux idées de racisme, de xénophobie, elle était à la pointe des luttes antifascistes. Le vote pour le FN/RN dans le milieu enseignant était quasi nul selon toutes les études électorales.

Hélas, depuis quelques années, et particulièrement depuis plusieurs mois, nous constatons une montée inquiétante des propos racistes et pro RN dans nos établissements. Des collègues, des élèves subissent un racisme de plus en plus décomplexé. Les idées d’extrême-droite se banalisent, en parallèle, des associations d’extrême-droite comme « Parents Vigilants » (Émanation du parti Reconquête de Zemmour) ou « SOS Éducation » font pression sur les établissements et nos collègues en remettant en cause les contenus des apprentissages et en propageant des fakenews, notamment sur l’Éducation à la Vie Affective Relationnelle et à la Sexualité. Ces groupes tentent également d’intimider les équipes et d’entraver l’accès à certaines oeuvres culturelles telles que des spectacles sur le thème de l’égalité fille/garçon ou récemment un ouvrage du prix Goncourt des Lycéens. Ils sont relayés par tous les médias d’extrême droite notamment Cnews, le JDD, Europe 1 et tous ceux qui sont sous la coupe de Bolloré et consorts mais aussi par la fachosphère sur Internet. Dans notre département, nos organisations syndicales ont été informées de ces pressions qui sont allées jusqu’à des menaces de mort sur certain·es de nos collègues.

Il y a urgence à mettre un coup d’arrêt à ces propos et agissements. Nous devons nous dresser collectivement et nous donner les moyens de ne plus rien laisser passer. Nous appelons les collègues à informer nos organisations syndicales de tout propos ou agissement problématique afin de pouvoir réagir syndicalement.

 

Nous rappelons solennellement notre opposition aux xénophobes et racistes. L’extrême droite est un danger pour nos élèves, nos collègues, le service public d’Éducation et pour la démocratie.

 

L’extrême droite a une vision réactionnaire de l’École : la mise en œuvre de son programme aurait des effets terribles. Jamais l’extrême droite ne condamne l’insuffisance des moyens. Jamais elle ne parle de la dégradations des conditions de travail. Jamais elle ne porte un regard critique sur les inégalités scolaires et sociales croissantes, sauf pour rendre l’immigration responsable de tous les problèmes de l’École. On ne trouve rien dans les programmes d’extrême droite qui permettrait de résoudre les fragilités actuelles du système éducatif. Derrière un discours prétendument social, elle promeut en réalité l’obscurantisme, l’autoritarisme, la haine, le racisme, l’antisémitisme, les LGBTIphobies, le sexisme, …

En tant qu’organisations syndicales attachées au progrès social et à la démocratie, nous portons haut et fort les principes républicains, les principes d’égalité, de liberté, de laïcité, de tolérance.

 

A rebours de ce que porte l’extrême droite, nous rappelons notre attachement au projet scolaire d’une École publique, laïque, gratuite et obligatoire :
• accueillir partout tou·tes les élèves, sans distinction d’aucune sorte ;
• être ambitieux·ses pour chacun·e ;
• contribuer à la mise en place de l’esprit critique, autour de savoirs scientifiquement validés pour former des personnes libres et éclairé·es.

 

Nous réaffirmons que c’est bien la solidarité, le renforcement des services publics qui nous permettront de lutter efficacement et de faire rempart contre toutes les idées réactionnaires.

Dans ce moment de bascule pour notre démocratie, notre responsabilité est bien d’offrir des perspectives de progrès social à nos collègues, à la jeunesse et à la population toute entière, notamment en luttant contre les politiques austéritaires et antisociales menées par les gouvernements successifs d’Emmanuel Macron servant de marchepieds aux idées d’extrême droite.

Pour télécharger le document et le diffuser : c’est ici.

PÉTITION AEFE : pour la reconnaissance de la remise à zéro du compteur de détachement !

Depuis la réforme du cadre statutaire des personnels du réseau AEFE, les collègues résidents recrutés en 2021 et 2022 se sont vus proposer un changement de statut vers celui de détaché, dans le cadre du nouveau dispositif mis en œuvre à partir de la rentrée 2023.

À cette occasion, l’administration avait explicitement annoncé que ce changement de statut entraînerait une remise à zéro du compteur de détachement, permettant ainsi aux personnels concernés de repartir sur deux contrats de 3 ans – soit une durée totale de 6 années à compter de 2023, indépendamment des années précédemment effectuées comme résident.

Aujourd’hui, cette règle est remise en cause !

Le ministère considère désormais que les années passées sous statut de résident avant 2023 sont intégrées dans le cumul des 6 ou 8 années de détachement autorisées, ce qui bafoue les engagements initiaux, remet en cause la mobilité des personnels dans le réseau, et constitue une rupture de confiance inacceptable.

Nous refusons ce revirement arbitraire et exigeons :
• La reconnaissance officielle de la remise à zéro du compteur de détachement pour tous les personnels ayant changé de statut en 2023 dans le cadre de la réforme AEFE,
• La non-intégration des années 2021–2023 (en tant que résident) dans le calcul des années de détachement au sens du ministère,
• Le respect du droit à deux contrats de trois ans à partir du nouveau statut, comme cela avait été annoncé aux personnels.

 

Nous, signataires de cette pétition, exigeons du ministère de l’Éducation nationale et de l’AEFE qu’ils reviennent sur cette interprétation restrictive et reconnaissent pleinement les droits des personnels concernés.

Tract à télécharger et diffuser ici.

Evaluation des profs, CPE et PSY EN contractuels : contester un avis défavorable

Evaluation des personnels contractuels en CDD

Depuis le 5 mai 2025, les professeurs, CPE et PSY EN contractuels en CDD peuvent consulter sur ORIANT l’avis formulé par les chefs d’établissement et les inspecteurs concernant les renouvellements de contrat pour l’année prochaine.

 

Au regard des avis ainsi portés, la rectrice décidera de renouveler ou non le personnel contractuel en CDD pour l’année suivante.

– avis favorable : un nouveau contrat pourra être proposé à l’agent compte tenu des besoins du service et de ses vœux.

– avis défavorable motivé :

  • Le contrat de l’agent ne sera pas renouvelé. Le bureau DPE 1 adressera alors à l’agent un courrier l’informant du non renouvellement de fonction et une attestation employeur afin qu’il puisse engager les démarches auprès de France Travail ;

ou

  • le renouvellement à la rentrée sera proposé à l’agent contractuel, après un examen approfondi de sa situation, sous condition de la mise en place d’un accompagnement spécifique préconisé par le corps d’inspection et sous réserve de l’acceptation de ce dispositif par l’agent.

L’année dernière, une hausse des avis défavorables et des non renouvellements des contrats avait été observée – contestée par FO. Nous étions alors intervenus.

Soyez vigilants : consultez votre avis et contestez-le si besoin.

Dans le cas d’un avis défavorable, ou bien si vous jugez l’avis de la rectrice non conforme, vous pouvez formuler un recours gracieux et demander la révision de cet avis défavorable au renouvellement de votre contrat.

 

Ce recours est à adresser à la rectrice sous couvert du chef d’établissement, à faire le plus rapidement possible.

Si vous êtes concerné(e), contactez-nous : nous avons un modèle type de courrier pour faire ce recours.

 

IMPORTANT : faites une capture d’écran de cet avis, qu’il soit positif ou non. Il peut être très utile par la suite d’avoir une trace écrite de ces avis, qui disparaitront avec la fermeture de la plateforme.

 

Pour accéder à l’application ORIANT via le portail Toutatice : choisir « Mes applications » -> « En ligne », puis « ARENA – Portail des applications métiers » -> Gestion des personnels -> ORIANT

Quid de l’évaluation pour les personnels contractuels en CDI ?

Cette évaluation est réalisée tous les 3 ans à l’aide d’une fiche d’évaluation triennale fixée dans le temps à :

-N+2 pour évaluer les éventuels besoins d’accompagnement et envisager le passage au niveau supérieur de l’échelle indiciaire au terme de la 3e année d’exercice des fonctions ;

-N+5 pour envisager le passage au niveau supérieur de l’échelle indiciaire au terme de la 6e année d’exercice des fonctions.

La grille d’évaluation commune est renseignée par le chef d’établissement et l’inspecteur qui rédigent conjointement un avis final (4 avis : à construire, à consolider, satisfaisant, très satisfaisant).

 

Après les deux entretiens, cette grille est présentée à l’agent pour signature et est transmise par l’inspecteur à la DPE 1 (ce.dpe-b1@ac-rennes.fr) sans délai.

Le bureau DPE 1 procède à l’examen de chaque compte rendu d’évaluation dans le cadre de la revalorisation de la rémunération des agents. 

Grilles d’évaluation des personnels contractuels en CDI : enseignants, CPE, PSY en EDO et EDA : à télécharger ici.

Vous avez la possibilité de faire un recours et de contester cet avis si vous le jugez non conforme. Contactez-nous.

 

Circulaire officielle : ici.