Les prix des carburants explosent : les personnels n’ont pas à payer pour travailler

La FNEC FP-FO exige des mesures d’urgence !

Dans sa dernière allocution télévisée sur la question de la guerre en Ukraine, le président-candidat Macron annonce à la population des sacrifices à venir. Le ministre Le Maire évoque même une « guerre économique »contre la Russie…

D’ores et déjà les prix des carburants explosent et les prix n’en finissent plus de grimper.

Face à l’inflation galopante, la FNEC FP-FO refuse de taire ses revendications au nom de « l’union nationale »souhaitée par le président Macron et revendique :

– Augmentation de 22% de la valeur du point d’indice

– Augmentation immédiate de 183€ indiciaire net mensuels pour tous les personnels de l’Éducation nationale, comme l’ont obtenu les hospitaliers

 

Mais la brutale augmentation du prix des carburants a également des conséquences inacceptables pour les personnels itinérants, qui sont amenés à se déplacer d’école en école, d’établissement en établissement, comme par exemple les psychologues de l’Éducation nationale, les membres des RASED, les infirmières, les assistants sociaux et médecins scolaires, les AESH soumis aux PIAL …

Or, les remboursements de leurs frais, qui reposent sur des enveloppes fermées, étaient déjà largement insuffisants depuis des années… Aujourd’hui, une nouvelle étape est franchie et la situation devient insupportable pour ces personnels. Il y a urgence à prendre en charge l’intégralité des déplacements effectués. En outre, il faut revaloriser les taux des indemnités kilométriques prévues à l’article 10 du décret du 3 juillet 2006,comme le revendique la FGF-FO.

L’ISSR (indemnité de sujétion spéciale de remplacement) s’avère insuffisante pour les personnels remplaçants dans le 1er ou dans le 2nd degré alors que déjà, le 10 décembre dernier, dans une situation antérieure à la guerre en Ukraine, la FNEC FP-FO s’adressait au ministre Blanquer pour s’alarmer de la hausse des prix des hydrocarbures et revendiquer une augmentation significative de l’indemnité de sujétion spéciale de remplacement par la revalorisation du taux journalier moyen de l’ISSR et une revalorisation du paiement des frais de déplacement pour les personnels en postes fractionnés.

 

Ces exigences demeurent plus que jamais d’actualité.

Les personnels n’ont pas à faire les frais de la « guerre économique » de Macron !

Tout cela dans une situation où la valeur du point d’indice a été bloquée cinq ans de suite sous le quinquennat du président Macron (du jamais vu !), où les fonctionnaires ont perdu plus de 22% de pouvoir d’achat depuis 2000,où les AED et AESH sont maintenus sous le seuil de pauvreté par le gouvernement Macron-Blanquer… !

La FNEC FP-FO s’adresse en urgence au ministre Blanquer pour exiger :

– L’augmentation du taux journalier moyen de l’ISSR

– La revalorisation du paiement des frais de déplacement pour les personnels en postes fractionnés

– La prise en charge de la totalité des frais de déplacements pour les personnels itinérants, et la revalorisation des indemnités kilométriques.

Soutien à Edouard Descottes mardi 15 mars 2022

COLLECTIF de SOUTIEN

EDOUARD DESCOTTES LYCEE JEAN MACE

Mars 2022

RENDEZ-NOUS EDOUARD

 

Les motifs qui ont présidé à la sanction sont infondés.  La sanction est profondément injuste et injustifiée.

Sanctionner Edouard c’est en réalité attaquer les droits de grève, de réunion, d’expression, de défense des élèves sans-papiers et d’organisation syndicale et donc l’ensemble des personnels mobilisés lors des actions au lycée Jean Macé visées par la sanction.

Dans l’attente de la décision qui sera rendue par le tribunal administratif de Rennes suite à la requête déposée en janvier dernier par son avocat contre le Rectorat de Rennes !

Pour le gel de son poste, non mis au mouvement dans la prochaine DGH 2022-2023 !

Aucune décision définitive et un support provisoire !

 

Vous pouvez participer à une mobilisation « pique-nique » devant la DSDEN quai Dujardin

le 15 mars à partir de 12h15

jour de la réunion des groupes de travail chargés de gérer les DGH et les mouvements inter et intra-académiques.

On a besoin de tous les personnels : arrêt immédiat de l’obligation vaccinale !

Alors que le Premier ministre a annoncé que le pass vaccinal et le port du masque ne seront plus obligatoires dans la quasi-totalité des lieux à compter du 14 mars, l’obligation vaccinale, elle, reste toujours en vigueur pour les personnels qui y sont soumis.

A l’Education nationale, ce sont infirmiers, des PSyEN, des secrétaires médicaux, des médecins et des professeurs en structure médico-sociales qui sont encore suspendus sans traitement.

 

C’est inacceptable ! Nous avons besoin de tous les personnels ! Aucun ne doit manquer !

Alors qu’il est demandé à certains soignants positifs au Covid de reprendre leur poste auprès des patients (recommandations du haut conseil de la santé publique du 24/12/21), on peut légitimement s’interroger sur le bien-fondé de suspendre encore des personnels négatifs non vaccinés ainsi que sur le maintien de cette mesure prétendument sanitaire.

De plus, certains agents concernés ont enfin pu reprendre leur poste grâce à un certificat de rétablissement valable 4 mois. Devraient-ils à nouveau être suspendus à son expiration ?

Cette obligation vaccinale est inacceptable pour la FNEC FP-FO car elle permet aujourd’hui au gouvernement de suspendre sans traitement des personnels non-vaccinés, sans commission disciplinaire ni possibilité de se défendre. Qu’en sera-t-il demain alors que le gouvernement annonce vouloir en finir avec « le recrutement à vie » dans la Fonction publique ?

La FNEC FP-FO réaffirme sa demande d’arrêt immédiat de l’obligation vaccinale qui constitue une attaque sans précédent contre le Statut. Elle exige la réintégration de tous les personnels suspendus.

 

Assez de culpabilisation de la part de ceux qui détruisent l’Ecole ! Non à la répression !

Par ailleurs, ces mois de suspension imposée ont eu un impact violent sur les personnels. Certains agents concernés ne sont plus en état psychologique de retourner à leur poste tellement ils sont affectés. Ces personnels ne sont pourtant pas des délinquants. Ils n’ont commis aucune faute professionnelle. Ils doivent être rétablis dans leurs droits ! Cela passe par leur réintégration avec le versement rétroactif des traitement non versés.

La FNEC F-FO réaffirme ses revendications :

– l’arrêt immédiat de l’obligation vaccinale,

– la réintégration des personnels suspendus, conformément à l’avis du CHSCT ministériel,

– le versement rétroactif des traitements non versés.

Le budget des armées explose, les classes et les postes ferment, les salaires restent bloqués : inacceptable !

Lors de son allocution télévisée du 2 mars, le président Macron a annoncé que le budget des armées allait fortement augmenter. Rappelons que celui-ci a progressé de 1,7 milliard d’€ chaque année depuis 2017 et qu’à compter de 2023 cette augmentation devrait atteindre 3 milliards d’€ par an.

Et pendant ce temps, le président Macron a supprimé près de 18 000 lits d’hôpitaux depuis le début de son quinquennat.

Et pendant ce temps le ministre Blanquer a rendu 675 millions d’€ sur son budget ces deux dernières années ; pour la rentrée 2022, il supprime 410 équivalents temps plein d’enseignants dans le 2nd degré (alors que 1 883 postes ont déjà été supprimés en 2021) ainsi que 30 postes chez les personnels administratifs.

Au moment où les dépenses militaires explosent, ce sont des milliers de classes et de postes qui sont fermés dans les écoles, les établissements et les services suite aux comités techniques dans les départements et les académies.

Ces mesures provoquent d’ailleurs la résistance des personnels. Les rassemblements, les grèves se multiplient. La FNEC FP-FO les soutient. Que ce soit au nom de la pandémie ou au nom de la guerre, il ne saurait être question, pour la FNEC FP-FO, de suspendre les revendications.

Par ailleurs, les menaces de « guerre économique » affirmées par le gouvernement ne manqueront pas d’engendrer toujours plus d’austérité pour les salariés, comme en témoignent déjà les hausses alarmantes des prix, en particulier du carburant, alors que, durant ce quinquennat – et c’est une première – le point d’indice aura été complètement gelé, portant ainsi à 22 % la perte de pouvoir d’achat des fonctionnaires, et donc des personnels de l’Education nationale depuis 2000.

Dans cette situation, la FNEC FP-FO revendique plus que jamais :

– Le recrutement immédiat de personnels sous statut à hauteur des besoins !
Aucune fermeture de classes ou de postes à la rentrée ! Création de tous les postes nécessaires !
Augmentation de 22% de la valeur du point d’indice !
Augmentation immédiate indiciaire de 183€ net par mois pour les personnels de l’Education nationale, comme l’ont obtenu les hospitaliers !

 

La FNEC FP-FO réaffirme son soutien à la population ukrainienne, comme à toutes les populations victimes de la guerre, et en particulier à tous les travailleurs et à leurs syndicats. Elle salue les courageuses prises de position contre la guerre au sein du peuple russe. Elle appelle à l’arrêt immédiat des opérations militaires, d’où qu’elles viennent.