Collège de Cleunay en grève ce jeudi 31 mars pour défendre leurs conditions de travail

Ce matin jeudi 31 mars, dès 7h45, les enseignantes et enseignants du collège de Cleunay (Rennes) sont en grève en raison de leurs conditions de travail : enseignants en souffrance, plusieurs personnes en arrêt. Beaucoup parlent de maltraitance. 

Leur situation est connue de la DSDEN 35, qui les a reçus à plusieurs reprises, à la demande des personnels. A ce jour, les réponses apportées par le DASEN ne sont pas satisfaisantes.

Les personnels ont donc choisi de faire grève, après plusieurs mois de tentative de dialogue avec la direction du collège et la DSDEN 35.

 

Les personnels ont le soutien plein et entier des familles. Plusieurs parents d’élèves se sont joints ce matin au piquet de grève.

Opération collège mort aujourd’hui pour soutenir la grève des enseignants : les familles ont choisi de ne pas envoyer leurs enfants au collège. 

Demain, les parents appellent à bloquer le collège dès 7h45 pour poursuivre la mobilisation.

 

Le SNFOLC 35 soutient les personnels et les parents d’élèves.

Ils ont raison de se mobiliser.

Ils doivent être entendus par le DASEN !

Communiqué de presse intersyndical contre l’expulsion des personnes exilées hors du gymnase de la Poterie

L’expulsion des personnes éxilé·e·s du gymnase de la Poterie a eu lieu ce matin 30 mars 2022. Cette occupation qui durait depuis 2 mois était le fruit du manque de prise en charge de la Préfecture depuis l’été dernier, il y a plus de 9 mois.

La suite du communiqué ci-dessous :

Contractuels CDD et CDI : renouvellement des candidatures pour 2022-2023

Conseil : pour que ce renouvellement se passe au mieux, pensez à créer un document unique que vous compléterez vous-même tout au long de votre carrière en tant que contractuel de l’Éducation Nationale. Pour chacune de vos affectations, notez :

    • établissement d’exercice
    • date d’entrée et de sortie
    • type de contrat (contractuel, vacataire pour ceux qui ont commencé quand les vacations existaient encore, …)
    • nombre d’heures figurant sur le contrat
    • nombre d’heures effectives (comprenant les éventuelles heures supplémentaires)
    • éventuelles remarques.

Attention : changement de procédure depuis 2019 :

mi mars : réception d’un courrier prévenant de la courte période d’ouverture du serveur. (Cette année le courrier a été envoyé avec du retard.)

Première étape :  21 mars – 29 mars 2022 à 17 heures : s’inscrire sur le site internet LILMAC (https://bv.ac-rennes.fr/lilmac/).

    • Attention, si vous n’avez pas reçu ce courrier, connectez-vous dès à présent. Vous aurez besoin de votre NUMEN et d’un mot de passe pour vous inscrire.
    • Après avoir vérifié/rempli certaines informations, vous pourrez saisir vos vœux. Pour les contractuels vous pouvez choisir soit une zone d’affectation, soit un niveau (collège ou lycée), pas les deux…

 

Deuxième étape :  31 mars – 8 avril 2022 à 17 heures : à l’issue de la période de saisie des vœux, vous devrez consulter ET valider les informations de votre dossier numérique.

  • Le lien vers l’application Oriant se trouvera dans votre espace personnel sur le portail TOUTATICE (Mes applications / En ligne / ARENA / Gestion des Personnels / Oriant)

    • Vérifiez toutes les informations portées sur ce dossier et en particulier vos états de service. Complétez-les le cas échéant. Il est également possible de faire des demandes de modifications et/ou d’ajouter des pièces justificatives.
    • Cette phase de validation est obligatoire pour que la candidature soit retenue.

 

Etape finale:   31 mars- 26 avril 2022 : Une fois le dossier validé, le chef d’Établissement portera un avis qui pourra être consulté sur Oriant.

Important : tout avis défavorable doit faire l’objet d’une appréciation littérale motivée ayant fait l’objet d’un échange entre le chef d’établissement et l’agent contractuel concerné.

 
Attention
Pensez à faire des copies d’écran de chacun de ces avis car, après le 26 avril,
ils ne seront plus consultables !

 

Le président-candidat entend dynamiter les statuts et l’Ecole publique !

Macron a présenté son projet de privatisation et de destruction de l’enseignement public, voulant remplacer les fonctionnaires par des contractuels, et renforçant l’autonomie locale des écoles et des établissements.

Macron veut généraliser l’expérimentation marseillaise

Dans la droite ligne de la loi Rilhac qui fait du directeur d’école un supérieur hiérarchique, Macron souhaite que les directeurs aient la possibilité de choisir leur équipe et de « récuser des profils. »

Les enseignants seraient donc recrutés localement sur la base de « projets éducatifs » spécifiques en fonction des groupes de pression divers présents dans les quartiers, et au détriment de l’égalité des droits des élèves à une même instruction garantie par des personnels protégés par leur Statut de fonctionnaire d’Etat.

« On a des leviers, des crédits et on donne la liberté aux acteurs locaux. Nos élus y joueront un rôle », ajoute le président-candidat.

 

Il s’agit bien de généraliser, comme annoncé, les écoles-laboratoires marseillaises, et d’aggraver toutes les mesures de territorialisation prises par les gouvernements successifs, et contre lesquelles les personnels résistent toujours et qui se traduisent toujours par des suppressions de classes et de postes.

 

La mobilisation historique du 13 janvier a exprimé un puissant mouvement de colère des personnels de toutes catégories contre le chaos organisé par le gouvernement Macron-Blanquer. Les grévistes, largement soutenus par les parents, ont opposé leurs revendications urgentes : pour des créations massives de postes statutaires, l’augmentation significative de tous les salaires, le respect des missions, l’arrêt du flicage permanent par les évaluations et les formations imposées, le rétablissement d’un baccalauréat national,…

Et que propose Macron ?

Macron propose d’en finir avec les statuts, pour généraliser le salaire « au mérite »

S’il est réélu, Macron proposera des contrats aux enseignants avec une rémunération au mérite, sous la surveillance des parents qui auront les évaluations de chaque classe.

« On vous demande de nouvelles missions qu’on est prêts à mieux payer comme le remplacement des profs absents, ça doit être une obligation, le suivi individualisé des élèves, l’accompagnement sur le temps périscolaire. » « Toutes les nouvelles embauches sont sur la base de ces nouveaux contrats. »

Alors que les personnels ont perdu plus de 20% de leur pouvoir d’achat, et que le point d’indice a été gelé pendant toute la durée du quinquennat, Macron conditionne l’augmentation des rémunérations à des tâches supplémentaires sous la férule des élus locaux.

La casse du statut, c’est la privatisation de l’Ecole

Pour mettre l’Ecole au service de l’économie, et offrir le sort de centaines de milliers de jeunes aux besoins immédiats du patronat local,

« on va planifier les besoins de compétences en les territorialisant et faire évoluer l’offre de formation », explique-t-il.

 

Les lycées professionnels seraient par exemple davantage ouverts à l’apprentissage et aux entreprises.

Macron veut également généraliser le SNU, rejeté par de nombreuses organisations dont la FNEC FP-FO. Dans le même temps, il veut augmenter le budget militaire pour le porter de 40 milliards à 50 milliards d’euros par an. Il fait le choix de l’enrôlement plutôt que de l’instruction, de l’encadrement militaire plutôt que de l’enseignement.

Avant, pendant et après les élections : pas de trêve pour les revendications !

La FNEC FP-FO n’a pas attendu pour soutenir les personnels qui ont signé un appel indiquant leur refus de mettre en place l’expérimentation Macron à Marseille. La FNEC FP-FO est et sera aux côtés des personnels de toutes les services, établissements, écoles, qu’elles soient « laboratoires » ou non, qui continuent de se mobiliser pour défendre l’Ecole publique.

La FNEC FP-FO revendique plus que jamais :

– Le recrutement immédiat de personnels sous statut à hauteur des besoins !

– Aucune fermeture de classes ou de postes à la rentrée ! Création de tous les postes nécessaires !

– Augmentation de 22% de la valeur du point d’indice !

– Augmentation immédiate indiciaire de 183€ net par mois pour les personnels de l’Éducation nationale, comme l’ont obtenu les hospitaliers !

– Retrait de toutes les mesures de management (Grenelle-PPCR, évaluations d’écoles, formations-formatages,…) !

– Rétablissement du cadre national de l’Ecole, à commencer par le Baccalauréat !

 

Extrait de l’appel des écoles marseillaises à boycotter l’expérimentation Blanquer-Macron :

« Nous refusons d’entrer dans l’expérimentation proposée par Emmanuel Macron le 2 septembre dernier à raison que nous considérons qu’elle organise de fait la casse de l’Ecole publique républicaine. (…)

Il est inconcevable pour nous d’accepter que les directeurs puissent choisir les équipes pédagogiques. (…) Cela inféoderait tout au long de leur carrière les enseignants à des entretiens d’embauche, contribuant à les museler pour rester « recrutables » à leur prochaine mutation. Cela donnerait un pouvoir énorme au directeur, supérieur hiérarchique de fait et subordonnerait par voie de conséquence les adjoints. C’est enfin évidemment un pas important vers la privatisation de l’Education nationale et vers la casse du statut de fonctionnaire.

Il est enfin inconcevable pour nous d’accepter l’explosion du cadre de l’Ecole républicaine. Pour finir, le chantage « moyens supplémentaires » contre « déréglementation de l’Ecole et casse du statut » nous parait odieux ! Puisque vous identifiez les enjeux de la liberté pédagogique, de la nécessité de moyens supplémentaires pour accueillir les élèves allophones ou celle de l’aide à la direction d’école, choses que nous réclamons depuis si longtemps, donnez-nous ces moyens nous sommes preneurs. Nous y ajouterons des RASED complets, des AESH en nombres suffisants, des secrétaires de direction, des infirmières scolaires, les moyens de nos projets pédagogiques… et ici à Marseille des ATSEM en nombres suffisants. Et si vos constats et votre volonté sont réels, alors donnez-les mais à tous et sans casser le service public ! (…) »

Ils ont raison !

Infos sur les masters MEEF

La réforme du ministre Blanquer dite « de la formation des enseignants », c’est la destruction des concours et du Statut. Sa mise en œuvre engendre de plus de fortes désorganisations.

Il faut en effet ménager des « berceaux » pour les étudiants de master, contractuels dits « alternants » (en gros, à 1/3 temps) comme pour les nouveaux entrants, fonctionnaires stagiaires désormais à plein temps (au lieu de mi-temps jusqu’ici).

 

Le tableau ci-dessous résume les différentes situations.

 

Pour rappel, en 2009-10 la FNEC-FP FO a été la seule à demander l’abandon de la mastérisation de la formation et des concours d’enseignement, qui avait eu pour conséquence de diviser le nombre de candidats au concours par deux et de faire passer les obligations d’enseignement des fonctionnaires stagiaires de 1/3 à 50 %.

 

La réforme du ministre Blanquer dite « de la formation des enseignants » poursuit la destruction. La situation pour la prochaine rentrée est encore plus inquiétante puisqu’avec le retardement du concours à Bac+5, seuls ceux qui auront échoué au concours l’an dernier sont en mesure de candidater. Ce faible vivier de candidats prépare un recrutement encore plus faible. Les personnels vont manquer à l’appel pour la rentrée 2022 alors que cela craque déjà de partout !

Cette réforme, c’est donc aussi :

Une énorme destruction de postes

-> avec le passage des obligations d’enseignement des lauréats de concours, fonctionnaires stagiaires, de 50 à 100 %. Il y aura en 2022 environ 18 500 postes offerts au concours, 1er et 2nd degrés confondus. Ce sont donc ainsi près de 9250 postes qui sont « économisés » ;

-> avec l’emploi des étudiants de master « alternants » préparant le concours comme « bouche-trous » dans les écoles, collèges, lycées. 12 000 étudiants environ sont concernés cette année encore. Soit un volume de 4 000 postes ou ETP.

Une dégradation généralisée des conditions de travail et de la rémunération

-> pour les lauréats du concours, qui seront à 100 % au lieu d’être à mi-temps, comme c’était le cas jusqu’en 2021-22 (sauf ceux qui seront détenteurs d’un master autre que MEEF, qui resteront à 50 % mais qui n’auront eu aucune formation préalable au professorat).

-> pour les étudiants « alternants », qui continueront d’être placés en responsabilité devant des classes tandis qu’ils ont à préparer et le concours et le master.

Pour eux, la dégradation va encore s’accentuer car dans certains cas (selon les académies ou filières), pour les entrants en M1 à partir de sept. 2022, le contrat prendra place à cheval sur la 1e et la 2e année de master, en sorte de laisser libre le 2nd semestre de 2e année pour qu’ils puissent passer le concours sans avoir à enseigner en même temps… Mais ceci veut dire aussi qu’ils commenceront à faire cours au 2e semestre de la 1e année (en février) et reprendront une classe (la même… ou une autre) au 1er semestre de leur 2e année de master (en l’occurrence, en septembre 2023).

Quelle que soit la configuration, tout ceci pour 687 euros nets/mois !

-> pour les collègues en poste : il faut en effet ménager les « berceaux » et trouver les heures pour les contractuels alternants, dont les emplois du temps sont complexes puisqu’ils cumulent enseignements en responsabilité, études à l’INSPÉ et études dans les filières disciplinaires des universités. Il faut aussi encadrer ces étudiants. Les blocages de mouvements, déjà en très forte croissance dans certaines académies ou certaines disciplines, vont donc encore s’accentuer puisqu’à partir de la rentrée 2022, il va falloir dégager aussi tous les demi-postes supplémentaires nécessaires pour accueillir les lauréats de concours, désormais pour la plupart à 100 % (au lieu de 50 %).

Un banc d’essai pour la contractualisation généralisée

La mise en place des étudiants contractuels « alternants » sous-rémunérés développe de fait la contractualisation, ce qui s’inscrit parfaitement dans la mécanique de la loi de transformation de la Fonction publique ! C’est aussi la rampe de lancement du programme de Macron pour mettre fin au statut et à la carrière, comme l’illustre son annonce de suppression du CAPES.

C’est pourquoi la FNEC FP-FO revendique :

-> Abrogation de la masterisation et de la réforme Blanquer des concours !

-> Recrutements sous statut à Bac+3 avec une véritable formation pendant l’année de stage !

-> Réemploi et titularisation de tous les contractuels qui le souhaitent !

-> Arrêt des suppressions de postes et les ouvertures de postes nécessaires pour assurer tous les enseignements à tous les élèves.