Faut pas prendre les professeurs agrégés pour des canards sauvages

L’Inspection générale a été chargée de rédiger un rapport sur les missions des professeurs agrégés. Pour se faire, cette « mission » s’est rendue dans 5 académies et a rencontré une foule de personnels. Lorsqu’elle a rencontré l’objet de sa mission, les agrégés, elle s’est heurtée, à juste titre, à l’opposition résolue des agrégés.

C’est dans ce cadre que le SNFOLC a été auditionné le 25 mai. Au lieu de développer « un sentiment » comme demandé sur la différence entre les certifiés et les agrégés, la délégation du SNFOLC y a répondu en défendant les revendications des personnels.

De fait, le sens de cette mission est apparu très clairement : il s’agissait de valider le rapport de la Cour des Comptes, « Gérer les enseignant autrement, une réforme qui reste à faire », d’octobre 2017.

Le SNFOLC ne s’inscrit pas comme d’autres dans un statut commun des professeurs, mais défend les statuts particuliers et leurs missions propres. Le SNFOLC a indiqué lors de cet entretien qu’il s’agissait de nous « vendre » le programme de la Cour des Comptes en remettant en cause les statuts particuliers.

 

Stagiaires 2021-2022 : vos droits

La fin de l’année approche et, avec elle, les échéances concernant la titularisation des stagiaires. Ce document a pour objectif de vous informer sur la réglementation en vigueur concernant les conditions de titularisation mais également de vous inviter à saisir les syndicats FO pour qu’ils vous accompagnent et vous défendent si besoin.

La FNEC FP-FO considère que les personnels stagiaires ont passé un concours exigeant dont ils sont maintenant lauréats et que l’institution doit tout mettre en œuvre pour leur permettre de bénéficier d’une formation de qualité et d’être titularisé.

Pour la FNEC FP-FO, l’année de stage n’est pas une deuxième année de concours ni un couperet !

Cette année a encore été une année particulière, dans laquelle les personnels stagiaires ont fait face, au même titre que les titulaires, à des conditions de travail extrêmement difficiles dans leurs écoles et établissements. Les stagiaires ont de surcroit été confrontés à une formation dégradée, avec des devoirs et mémoire à rendre dans ces conditions impossibles.

 

En témoigne l’effondrement du nombre d’admissibles aux concours qui constitue une catastrophe annoncée inacceptable ! Pour la FNEC FPFO, il faut organiser en urgence de nouvelles sessions avec recrutement à BAC +3 ! (Cf. P 4)

Pour la FNEC FP-FO, cette année plus que jamais, aucune remise en cause de la titularisation ne peut être acceptable. La FNEC FP-FO défendra le droit à la titularisation pour tous les collègues.

 

Cette année plus que jamais, ne restez pas isolé(e) en cas de difficultés.

Contactez FO !

Adhérez à FO pour défendre vos droits, vos conditions de travail !

Pour télécharger le document : c’est ici.

Rentrée scolaire 2022 : pénurie de profs stagiaires et généralisation de la contractualisation

Concours de recrutement 2022 : de très nombreux professeurs stagiaires manqueront à la rentrée

Dans de nombreuses disciplines, la désertion des candidats est telle que beaucoup des postes offerts aux CAPES externes ne seront pas pourvus :

A la rentrée 2022, plus d’un poste offert au CAPES sur 5 ne sera pas occupé par un stagiaire. Or, les académies, depuis les comités techniques de janvier-février, ont déjà constitué les supports de stagiaires pour la rentrée prochaine.

Dans de nombreux établissements où les répartitions de moyens ont déjà été adoptées par les CA, les équipes pédagogiques ne seront pas au complet au 1er septembre. Mais le ministère, qui refuse encore de donner les chiffres des inscrits aux concours, cherche à temporiser en disant sur France info le 12 mai pouvoir disposer « d’une réserve de personnels ». S’agit-il de recourir à « l’académie numérique du CNED » mise en place à la faveur de la crise sanitaire « comme partenaire du présentiel » (https://www.cned.fr/decouvrir-le-cned/academie-numerique) ou de généraliser les zones numériques de remplacement comme dans l’académie de Nancy-Metz ?

 

La réforme Blanquer de la formation des enseignants contribue à la désaffectation des concours

La réforme Blanquer de la formation des professeurs a contribué à l’hémorragie des inscrits en faisant passer les épreuves du CAPES non plus en première année de master (M1) comme en 2021 mais en seconde année (M2). La charge de travail pour les candidats-étudiants a été colossale en 2021-2022.

Cette réforme a permis en 2021-2022 au ministre d’affecter une quantité très importante de stagiaires à 100 % après le M2 et de mettre en place les nouveaux « alternants contractuels » ultra-précaires au premier semestre de leur M2.

Pour 2022-2023, le ministre aggrave encore la formation des enseignants en généralisant l’emploi des « alternants contractuels » au second semestre du M1, ce qui lui permet de disposer d’une main d’œuvre beaucoup moins coûteuse tout au long de l’année scolaire, au détriment des conditions de travail, des droits et du salaire de ces jeunes enseignants.

 

Objectif du gouvernement : généraliser la contractualisation et en finir avec le statut de fonctionnaire des professeurs

Les déclarations, le 15 février, d’un ministre voulant supprimer le CAPES et « s’attaquer à la structure de l’administration » avaient provoqué un tollé légitime. C’est pourtant bien de cela dont il s’agit avec la loi dite de « Transformation de la Fonction Publique » de juillet 2019 qui permet le recrutement de contractuels sur des emplois permanents de fonctionnaires. D’ailleurs, l’académie de Versailles recrute pour la rentrée 1 300 contractuels enseignants en via Pôle emploi.

C’est un fait : l’effondrement des inscriptions au concours de recrutement des professeurs (pour lesquelles le ministre refuse de donner les chiffres), la réforme Blanquer de la formation, participent à affaiblir les concours et s’inscrit précisément dans la loi de Transformation de la fonction publique. Le gouvernement d’hier et d’aujourd’hui veut la casse du métier d’enseignant.

 

Pour le SNFOLC, c’est un changement de paradigme qui est en cours, avec des conséquences concrètes dès septembre 2022.

 

La presse ne s’y trompe d’ailleurs pas : « une année 2022 noire avec moins de candidats et moins d’admissibles * » (France inter, le 12 mai).

FO exige :

– L’abrogation de la masterisation et de la réforme Blanquer des concours et d’un retour à un recrutement à Bac+3,

– l’augmentation de 22,68 % de la valeur du point d’indice.

 

FO exigera du prochain ministre l’arrêt de toutes les fermetures de postes, la création des postes nécessaires et le recrutement immédiat d’enseignants fonctionnaires d’Etat à hauteur des besoins. Pour cela, il faut organiser en urgence de nouvelles sessions de concours sur la base d’un recrutement BAC +3.

 

La rentrée 2022 ne peut avoir lieu dans de telles conditions !

Tract à télécharger ici.

Les mathématiques dans le tronc commun : mythe ou réalité?

La réforme du lycée de 2019 a supprimé les mathématiques du tronc commun.

Le SNFOLC a combattu cette réforme, contestée depuis le début, et demande toujours son abrogation ainsi qu’un retour à un baccalauréat avec des épreuves nationales, terminales et anonymes.

 

Face à la pression, le gouvernement est obligé dans la précipitation de réintroduire un pseudo enseignement des mathématiques. Le projet de programme est consultable par les enseignants du 13 mai au 23 mai 2022. Mais qu’en est-il exactement ?

 

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