Deux jours de fractionnement pour les AED et les AESH : vous y avez droit

Que sont les jours de fractionnement ?

C’est l’article L.3141-23 du code du travail qui les définit :

« A défaut de stipulation dans la convention ou l’accord conclu en application de l’article L. 3141-22 :

1° La fraction continue d’au moins douze jours ouvrables est attribuée pendant la période du 1er mai au 31 octobre de chaque année ;

2° Le fractionnement des congés au-delà du douzième jour est effectué dans les conditions suivantes :
a) Les jours restant dus en application du second alinéa de l’article L. 3141-19 peuvent être accordés en une ou plusieurs fois en dehors de la période du 1er mai au 31 octobre de chaque année ;
b) Deux jours ouvrables de congé supplémentaire sont attribués lorsque le nombre de jours de congé pris en dehors de cette période est au moins égal à six et un seul lorsque ce nombre est compris entre trois et cinq jours. Les jours de congé principal dus au-delà de vingt-quatre jours ouvrables ne sont pas pris en compte pour l’ouverture du droit à ce supplément.

Il peut être dérogé au présent article après accord individuel du salarié. »

Pour les personnels AESH, le guide ministériel confirme que ces derniers bénéficient bien ce droit à congé (2 jours) et ce, quelle que soit leur quotité.

 

Attention, pour les AED : parfois les contrats sont déjà calculés sur 1593 heures (1607h – 14h). Dans ce cas-là, tout est en règle. Bien vérifier sur le contrat!

Comment peuvent être pris les jours de fractionnement ?

Ces jours de fractionnement peuvent se prendre sous deux formes après « consultation » du collègue AESH ou AED :

 

-soit de les prendre en compte dans le calcul de leur temps de travail et de leur quotité horaire (le temps de travail annuel est alors rapporté à 1593 heures (1607heures -14heures) et non 1607 heures) ;

-soit de leur permettre de disposer de deux journées supplémentaires de congés annuels.

Le collègue AESH ou AED doit se rapprocher de son chef de service et lui faire connaître son avis sur la façon dont il souhaite bénéficier de ses jours de fractionnement.

 

Il appartiendra ensuite au chef de service de valider ou pas cette proposition et, s’il est acté de poser ces 2 jours, de décider du calendrier des congés « compte tenu des fractionnements et échelonnements de congés que l’intérêt du service peut rendre nécessaires. » (article 3 du décret n°84-972).

Il est à préciser que les jours de fractionnement sont des « jours de congé » et non des « heures de congé ».

 

En effet, concernant les personnels AESH, la référence, dans le guide ministériel, aux 14h de fractionnement ne s’applique que dans le cas où le collègue ou l’administration décide de payer ces jours de fractionnement plutôt que de les poser.

 

Dès lors, il n’est pas possible pour l’administration de transformer ces 2 jours de congé en heures pour imposer aux collègues AESH de décompter 14 heures des heures connexes (temps de réunions/préparation du temps d’accompagnement).

Attention : les jours de fractionnement non posés ne peuvent pas être reportés à N+1.

Exemple d’une situation :

Pour un AESH à l’indice 359 dont la quotité indiquée sur son bulletin de salaire est de 75%, il y a deux possibilités :

– il peut poser 2 jours de congé au cours de l’année scolaire et il ne perçoit pas de rémunération supplémentaire (il est toujours rémunéré à hauteur de 75%);
– il ne pose pas ces 2 jours de congé au cours de l’année scolaire mais il est alors rémunéré 0.65% de plus soit à hauteur de 75,65% (14/1607 X75).

Nous restons à votre disposition si vous rencontrez des difficultés pour écrire votre courrier de demande des deux jours de fractionnement.

Soutien au lycéennes et lycéens en grève

En ce jour de grève massive mardi 18 octobre 2022, dans tous les secteurs et particulièrement dans l’Education nationale, de nombreux lycéens à l’appel des organisations de jeunesse sont mobilisés.

Ils se sont rassemblés pacifiquement devant leur établissement comme à Rennes au lycée Bréquigny, mais aussi en Région parisienne, à Voltaire, Dorian, Arago, Boucher, Lamartine à Paris, ou Jean Macé à Vitry, Rousseau à Sarcelles, à Poitiers…

Ils revendiquent : l’abrogation de Parcoursup, de la réforme du bac, de la réforme du lycée professionnel annoncée par Macron, des effectifs allégés, des moyens pour l’Ecole, le droit à un avenir de leur choix. Ils établissent leurs cahiers de revendications.

 

Ils sont avec leurs professeurs pour revendiquer l’augmentation générale des salaires, la non mise en œuvre de la réforme des retraites.

 

Mais comme à Joliot-Curie, dans de nombreux lycées, les jeunes sont en butte à la répression !

 

Le droit de grève et de manifestation sont des droits inaliénables.

 

Le SNFOLC soutient les lycéens et les professeurs à leurs côtés. Il appelle les personnels à être avec eux : protégeons notre jeunesse qui revendique avec nous, défendons l’Ecole de la République !

Le 18/10/22 : des mobilisations percutantes

Grève et manif en défense de l’enseignement professionnel

Ce matin 18 octobre, dès 8h, la radio annonçait 50 % de profs grévistes dans les LP, ce qui sous-entend un taux de grévistes qui ne prend pas en compte les débuts de cours à 8h30, ni 9h, et ainsi de suite.

La mobilisation dans les LP n’a jamais été aussi forte depuis plusieurs années : au plan national, 2/3 des LP étaient fermés ! Une grève historique!

 

Autour de 600 personnes étaient réunies devant la DSDEN à Rennes à 11h.

Un cortège fourni, des banderoles d’établissement percutantes (appelant notamment à la reconduction de la grève), prises de parole des organisations syndicales unanimes sur le constat dressé : « La réforme ne doit pas passer. Nous ne lâcherons pas. »

Les représentants des organisations syndicales ont été reçus en audience par le recteur : FO lycée collège, SUD, CGT, FSU, UNSA, CFDT. Tous, nous avons tenu un discours intransigeant sur les dangers de la réforme et la détermination des grévistes.

 

FO a insisté sur le fait que déjà aujourd’hui les personnels des LP n’étaient pas seuls : des collègues de collèges, lycées GT mais aussi du premier degré étaient en grève et en manif à leurs côtés. Car cette réforme concerne tout le monde.

 

Nous avons également informé le recteur qu’il devait s’attendre à nous revoir au retour des vacances car la mobilisation se poursuivra jusqu’au retrait du projet de réforme Macron. Sans oublier la bataille des retraites et des salaires, déjà en route et qui va s’amplifier elle aussi…

 

Nous ne lâcherons pas! Il faut que le ministre le sache!

Manif interpro pour les salaires, la retraite et les libertés syndicales

Dans le même temps aujourd’hui à Rennes avait lieu la manif interpro pour les salaires, la retraite et les libertés syndicales.

Un cortège fort de 4000 personnes à Rennes (200 à Redon au même moment).

 

Très significatif de la colère sociale qui monte sachant que cette mobilisation interprofessionnelle s’est organisée en 5 jours. Cette mobilisation fait suite à celle du 29 septembre qui de l’avis général (même de certains qui en doutaient) a été un point d’appui dans la construction du rapport de force.

Des camarades FO de tous secteurs étaient présents et ceux des laboratoires nous ont remerciés pour notre action en soutien de la grève vendredi dernier face aux réquisitions du préfet d’Ille et Vilaine .

 

Ensemble, toutes et tous ensemble, nous allons continuer de résister, revendiquer pour demain reconquérir.