Non au projet de réforme sur les retraites !

NON À LA RETRAITE DES MORTS !
RETRAIT DU PLAN MACRON !

En 2020, les salariés, les jeunes, les sans-emplois avaient sauvé le système de retraite actuel par une mobilisation massive, qui avait débuté le 5 décembre 2019 à l’appel des syndicats de la RATP. Durant plusieurs semaines entre décembre 2019 et février 2020, la lutte avait été acharnée.

Certains se plaisent à dire que le COVID avait seul contraint le gouvernement à suspendre son projet de retraites par points. Mais ne soyons pas dupes : la mobilisation et la reconduction de la grève avaient été un frein majeur pour bloquer le projet, qui n’a pas pu aboutir.

Boostés par un nouveau quinquennat, Macron et sa clique remettent le couvert en pointant du doigt le dit « déficit » du système actuel de financement des retraites pour modifier ses paramètres dans un sens toujours plus défavorable aux salariés et les faire ainsi travailler plus longtemps.

Que dit le dernier rapport annuel du Conseil d’Orientation des Retraites (COR) ?

COR : service du Premier ministre créé en 2000 pour étudier la question de la retraite en France et que l’on ne peut donc pas soupçonner d’être un repaire de syndicalistes…

« Le système de retraite affiche un excédent de près de 900 millions d’euros en 2021. L’excédent global de 2021 est la résultante d’un déficit des régimes de base du privé plus que compensé par un excédent des régimes complémentaires de ce même secteur. Les régimes des fonctionnaires sont quasiment équilibrés de même que les régimes des indépendants. »

Dans la suite de ce rapport, plusieurs scénarios sont envisagés, tout en soulignant les incertitudes qui entourent ces travaux de projection. Le COR suppose :

« Entre 2021 et 2032, le solde du système de retraite se dégraderait assez sensiblement : légèrement excédentaire à l’origine, il deviendrait déficitaire de -0,4 point de PIB en 2027 et -0,8 point de PIB en 2032. »

Mais d’ajouter un peu plus loin :

« En agrégeant les réserves constituées, les réserves totales du système de retraite en répartition s’élèvent à un peu plus de 206 Mds€, soit 8,3 % du PIB en 2021. »

Pour lire le rapport du COR : cliquer ici.

Attention aux mensonges d’état : le système actuel de retraites est tout à fait viable !

On nous annonce 12 milliards d’euros de “déficit » en 2027, alors que le gouvernement n’est pas capable de prévoir le taux d’inflation 6 mois à l’avance !

On nous annonce 12 milliards d’euros de “déficit » du système de retraite à combler en 2027, pour un système de retraite qui collecte plus de 300 milliards d’euros. Et c’est ainsi qu’ils tentent de justifier leur réforme !

On nous annonce 12 milliards d’euros de “déficit », en comparaison des 150 milliards annuels d’exonérations de cotisations (ce qu’ils appellent des «charges sociales ») dont bénéficient les entreprises sans contreparties ni garanties !

En supprimant ces exonérations et en reversant comme il se doit les cotisations sociales à la sécurité sociale, il n’y aurait aucun déficit annoncé (programmé ?).

 

Quelle hypocrisie de vouloir repousser l’âge légal de départ à la retraite !

Quelle hypocrisie de vouloir repousser l’âge légal de départ à la retraite quand on sait qu’un rapport de la DARES (Direction de l’Animation de la Recherche, des Études et des Statistiques – ministère du Travail), publié en avril 2022, explique qu’en France, le taux d’emploi des 55-64 ans est de 56%.

Le dernier rapport de l’Insee sur l’espérance de vie en bonne santé détermine l’espérance de vie en bonne santé pour les femmes à 65.9 ans, 64.4 ans pour les hommes.

Pour lire ce rapport : cliquer ici.

Et on reculerait l’âge de départ à la retraite à 65 ans ? Même à 64 ans, ce serait une retraite des morts !

 

Pour avoir plus d’informations sur la manipulation du gouvernement concernant sa réforme des retraites : c’est ici !

Le projet du gouvernement : FO dit non !

Aujourd’hui, les annonces du gouvernement sont claires : report progressif de l’âge de départ à la retraite de 62 à 65 ans qui s’appliquerait dès 2023 pour la génération 1961.

Pour FO, le recul de l’âge de la retraite n’est pas négociable. Le retour à un départ à 60 ans avec 37,5 annuités doit être la perspective.

 

C’est pourquoi il est urgent de construire une mobilisation à l’image de celle amorcée le 5 décembre 2019 au risque sinon d’être dépassés par les événements et de subir un 49-3.

La question de la grève et de sa reconduction doit être débattue dans l’Education nationale, mais également dans l’ensemble des secteurs du public et du privé.

 

Seuls et isolés, nous ne parviendrons pas à faire reculer le gouvernement. C’est toutes et tous ensemble, privé / public, que nous gagnerons.

Il est temps que les confédérations syndicales lancent un appel unitaire interprofessionnel clair pour organiser la grève, la grève dans sa reconduction. Elles doivent également aider les personnels à s’inscrire dans ce mouvement par la mise en place de caisses de grève.

 

NON À LA RETRAITE DES MORTS !
BLOQUONS LA RÉFORME MACRON !

Un préavis de grève à compter du 11 janvier 2023 a été déposé par la FNEC FP FO 35.

Tract à télécharger pour diffusion : cliquer ici.

 

Campagne des demandes de temps partiel pour la rentrée 2023 est ouverte !

La campagne des demandes de temps partiel est ouverte du 10 au 25 janvier 2023.

 

La circulaire ainsi que les fiches de demande sont disponibles dans les liens ci-dessous :

La circulaire sur les temps partiels : c’est ici.

La fiche sur la réglementation : c’est ici.

La fiche générale à remplir : c’est ici.

La fiche à remplir pour les PSY-EN-EDA : c’est ici

Si vous avez des interrogations ou doutes, contactez-nous.

Des fonctionnaires pour conduire des cars scolaires : on aura tout vu !

Pour arrondir leurs fins de mois, les fonctionnaires peuvent désormais conduire un car scolaire. Face au manque de chauffeurs, un décret est paru le 27 décembre 2022 pour permettre à tous les agents de la fonction publique de cumuler leur emploi avec quelques tournées de ramassage scolaire.

 

Effectivement : à la première lecture de cette annonce, on se demande si c’est une plaisanterie…

Pour lire le décret : c’est ici.

Le texte signé par la Première ministre Elisabeth Borne ainsi que par les ministres de la Fonction publique Stanislas Guerini, de l’Intérieur Gérald Darmanin, de la Transition écologique Christophe Béchu et de la Santé François Braun est un « dispositif expérimental pour une durée de trois ans ».

Les agents des trois versants de la fonction publique – Etat, collectivités et hôpitaux – pourront exercer comme chauffeurs de bus mais devront obtenir pour cela « une autorisation préalable et individuelle de l’employeur public » dont ils relèvent, détaille encore le décret.

 

La mesure a été prise pour pallier les « difficultés de recrutement de conducteurs » qui perturbent « le bon fonctionnement » des services de transport scolaire « ainsi que des transports à la demande organisés en faveur des élèves et étudiants handicapés », précise le décret.

Peut-être faudrait-il commencer par revaloriser les salaires des chauffeurs de car scolaire et revoir leurs conditions de travail, avant de se tourner vers les fonctionnaires ? Peut-être alors n’y aurait-il plus de pénurie dans ce secteur professionnel?  

 

Peut-être aussi faudrait-il revaloriser les fonctionnaires pour leurs missions actuelles (déjà très lourdes) avant de leur en proposer de nouvelles (qui n’ont pour la plupart des secteurs aucun lien avec leurs compétences) ! 

Colère des profs docs : un gros coup de gueule justifié

Sans doute avez-vous suivi ou été informés d’une nouvelle « gifle » de l’institution à l’encontre des professeurs documentalistes qui a fait énormément réagir dans l’académie de Rennes au mois de novembre 2022 ?

 

Ci-dessous la note d’information DEPP de novembre 2022 sur laquelle il est écrit noir sur blanc que les professeurs documentalistes ne sont « pas des enseignants »  (bas de la page 1, surligné en jaune).

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Rappelons que les profs docs, encore eux, ne peuvent pas percevoir d’HSE, disposent d’un tarif « devoirs faits » inférieur à celui de leurs collègues certifiés, pas de prime informatique, pas d’existence d’agrégation, ni de corps d’inspection dédié, etc…

 

Les professeurs documentalistes ont passé un Capes : ils sont certifiés, ils enseignent. Et souhaitent être considérés et traités comme des « professeurs » à part entière.

 

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Les annonces du ministre NDiaye pour le collège : une nouvelle provocation

Le ministre Ndiaye, à l’instar de son prédécesseur Blanquer, a une nouvelle fois choisi les médias pour dévoiler ses dernières mesures.

 

Les personnels ont donc appris via BFM TV que le ministre déplorait :

« les résultats des évaluations d’entrée en sixième sont problématiques. 27% des élèves n’ont pas le niveau requis en français, un tiers ne l’ont pas en mathématiques ».

Si la situation est telle que l’indique M. Ndiaye, ce sont pour la FNEC FP-FO les ministres de l’Education nationale qui se sont succédé qui en portent l’entière responsabilité avec la mise en œuvre de contre-réformes destructrices.

Face à cette situation qu’il juge alarmante, le ministre envisage-t-il donc d’annuler les 2 000 suppressions de postes d’enseignants, dont 1 117 dans les écoles, qu’il a imposées pour la rentrée 2023 en s’appuyant sur l’article 49-3 ?

 

Envisage-t-il de rétablir les 7 490 postes d’enseignants du 2nd degré supprimés par son prédécesseur lors du premier quinquennat Macron ?

 

Pas du tout !

Il annonce au contraire :

« des professeurs des écoles interviendront en classe de 6e pour favoriser la transition entre l’école et le collège et soutenir l’apprentissage des savoirs fondamentaux. »

Remettre en cause les statuts des professeurs des écoles, remettre en cause l’enseignement disciplinaire dispensé par des professeurs certifiés ou agrégés dans les collèges tout en continuant à supprimer des postes : voici donc le choix du ministre !

 

C’est inacceptable !

D’autant plus qu’il y a fort à parier que les professeurs des écoles seront invités à intervenir au collège dans le cadre du pacte « travailler plus pour perdre moins » annoncé par Macron et Ndiaye aux enseignants, à savoir des rémunérations en échange de tâches supplémentaires.

Devant cette provocation du ministre, la FNEC FP-FO réaffirme ses revendications :
– Respect du statut des différents corps enseignants !
– Annulation des suppressions de postes prévues à la rentrée 2022, création de tous les postes nécessaires !
– Augmentation indiciaire pour tous les personnels sans contrepartie, a minima à hauteur de l’inflation !

 

Alors que le président Macron et son gouvernement maintiennent, malgré l’opposition de la totalité des organisations syndicales, leur réforme des retraites qui entend notamment repousser l’âge légal de départ à 64 ou 65 ans, la FNEC FP-FO appelle les personnels à se regrouper dans les réunions
syndicales dans les AG pour préparer la grève interprofessionnelle pour le retrait de la réforme des retraites.

Faire reculer le gouvernement sur cette réforme serait un point d’appui pour toutes nos revendications, pour nos salaires, pour défendre l’Ecole publique et les statuts des personnels.