Mordelles: Non à l’expulsion d’une élève de 4ème!

Une menace d’expulsion pèse sur une élève de 4ème du collège Morvan Lebesque de Mordelles, ainsi que sur sa famille.

La communauté éducative organise un rassemblement, vendredi 5 mai, 8h15, devant le collège pour les soutenir et exprimer leur indignation!

Le SNFOLC35  apporte tout son soutien à cette élève et sa famille. Le droit à la scolarité ne peut être bafoué! 

NON AUX EXPULSIONS DE NOS ELEVES!

Cliquez ici pour signer la pétition RESF, en soutien à Hadja et son petit frère.

 

Retrait du « pacte » Macron-Ndiaye !

Le président Macron a effectué ses annonces concernant les enseignants le 20 avril à Ganges et le gouvernement a communiqué à grand renfort de lettre aux enseignants et de dossier de presse.

Malgré la colère des salariés qui manifestent à chaque déplacement présidentiel et ministériel, malgré l’opposition unanime de toutes les fédérations de l’Education nationale, le gouvernement entend poursuivre ses réformes et mettre en œuvre son « pacte » !

 

Plutôt que d’augmenter les salaires de tous les personnels en revalorisant la grille indiciaire des fonctionnaires et en augmentant la valeur du point d’indice, le président Macron, avec son ministre Ndiaye, continue de proposer des augmentations indemnitaires (qui ne compteront donc pas pour la retraite).

Cela correspondrait à une augmentation de 4 % en moyenne pour les enseignants, ce qui ne compense même pas l’augmentation de l’inflation de cette année ! Et toujours rien pour les autres personnels, en particulier les AESH et les AED !

 

Il faudrait donc se féliciter de continuer à perdre de l’argent et se voir proposer des missions à la carte qui s’articulent avec les mesures de dislocation du Statut et du cadre national : expérimentation dans le cadre du CNR éducation « notre Ecole faisons-la ensemble », Loi Rilhac, réforme de la voie professionnelle, proposition de loi Brisson au Sénat…

La FNEC FP-FO n’accepte pas la réforme des retraites Macron-Borne. Avec sa Confédération, dans l’unité syndicale, elle en exige l’abrogation et refuse de « passer à autre chose » !

 

Elle n’acceptera pas plus le plan Macron-Ndiaye d’éclatement de l’Education nationale !

Un « doublement de l’ISAE/ISOE » et rien d’autre pour une majorité d’enseignants !

Le ministère tenait à pouvoir effectuer cet effet d’annonce de doublement de l’ISOE/ISAE (+ 92 € net mensuel pour l’ISOE et + 96 € net pour l’ISAE).

Enveloppe fermée oblige, cela se ferait au détriment de l’augmentation de la prime d’attractivité qui est revue à la baisse et s’élèverait par exemple (ISOE/ISAE incluse) à + 215 € à 5 ans de carrière (au lieu de +258 € prévu initialement), à + 207 € à 10 ans de carrière (au lieu de + 284 € prévu initialement), à + 139 € à 15 ans de carrière (au lieu de + 223 € prévus initialement).

Cette prime d’attractivité ne concernerait que les 15 premières années de carrière (jusqu’au 7ème échelon).

Hors-classe et classe exceptionnelle : adapter les promotions aux 64 ans de la réforme Macron !

Le ministre laisse entrevoir une légère augmentation des taux de passage à la hors-classe tout en conservant l’arbitraire de l’évaluation PPCR. Le passage à la classe exceptionnelle ne serait à terme plus limité à 10 % de l’effectif du corps (sans que l’on sache plus précisément comment cela s’organisera).

Le ministre explique que « le double effet d’un rajeunissement progressif des personnes promues et d’un allongement des carrières aurait fortement limité à terme les possibilités de promotion ». Hé oui ! Comme on sera coincé au boulot 2 ans de plus avec la réforme Macron-Borne, il faudrait entrevoir des possibilités de promotion pour les plus âgés ! Quel cynisme !

« Pacte » : une petite frite, un burger, et un coca moyen…

Autre nouveauté de ces annonces : des missions à la carte !

On pourrait « choisir » 1, 2 ou 3 ensembles de missions. Chaque ensemble de mission serait rémunérée 1250 € brut annuel (3750 € brut annuel maximum donc).

 

Un premier ensemble de missions s’effectuerait sur la base d’un volume horaire annuel :

18h/an pour les remplacements de courte durée (pour les enseignants du 2nd degré) ou les sessions hebdomadaires de soutien en français et mathématiques en 6ème (pour les enseignants du 1er degré).

24h/an pour un soutien renforcé à l’école élémentaire, pour les stages de réussite pendant les vacances, pour participer au dispositif « devoirs faits ».

 

Un second ensemble de missions s’effectuerait sous la forme d’un «engagement annuel » (un engagement à être corvéable à merci) :

Coordonner les « projets innovants » du CNR éducation « notre Ecole faisons-la ensemble » pour les écoles et les établissements qui s’y sont engagées. A noter qu’il n’y aura pas de « missions » pour tout le monde. Là aussi, la promesse de rémunérer tous les personnels n’a engagé que ceux qui y croyaient !

« Accompagnement renforcé des élèves à besoins éducatifs particuliers ». Ces missions effectuées par des enseignants ordinaires en charge de classe pourraient se substituer aux missions déjà existantes des enseignants spécialisés (en classes et structures adaptés, de RASED…) ou les missions des AESH. Ces annonces confirment la volonté d’accélérer le démantèlement de l’enseignement spécialisé.

pour les professeurs du 2d degré, « la coordination du dispositif de découverte des métiers de la 5e à la 3e : prise en charge des élèves par niveau, coordination et animation du dispositif et lien avec les entreprises. »

Pour les PLP : dans le cadre de la réforme de la voie professionnelle Macron-Grandjean, les PLP pourraient effectuer les accueils et la présentation de leur discipline au collège mais aussi suivre l’insertion professionnelle de leur élève après l’obtention du diplôme, une sorte de « service après-vente » selon l’expression du ministère. Ces missions seront précisées avec la réforme en cours de la voie professionnelle dont FO demande le retrait.

De l’usine à gaz à la foire d’empoigne !

Chaque année, « le directeur d’école, en lien avec l’inspecteur de la circonscription, ou le chef d’établissement connaîtra avant le mois de juin les moyens mis à sa disposition pour les missions complémentaires.

Dans le cadre d’un dialogue avec la communauté pédagogique, il répartira les missions entre les professeurs volontaires pour répondre aux besoins prioritaires de l’école ou de l’établissement (prioritairement le remplacement de courte durée). Chaque professeur recevra une lettre de mission pour l’année. »

On imagine aisément l’ambiance délétère que peut créer ce type de situation. Du copinage pour l’attribution de l’enveloppe jusqu’aux pressions exercées pour « désigner des volontaires », on voudrait mettre en concurrence les personnels et exploser les équipes qu’on ne s’y prendrait pas autrement…

 

 

FO revendique une revalorisation indiciaire pour tous les personnels, sans contrepartie !

L’intersyndicale FSU-UNSA-FNEC FP-FO-CFDT-CGT-SUD-SNALC s’est adressée aux ministres Borne et Ndiaye le 12 avril 2023 en indiquant :

« Quant au pacte, nous réfutons le terme de revalorisation pour cet instrument qui ne répond en rien aux attentes des collègues. Loin de contribuer à la revalorisation attendue par toutes et tous, il va conduire à un alourdissement de la charge de travail des personnels… Nos organisations refusent le Pacte et réclament dans l’immédiat le basculement de l’enveloppe du pacte dans celle prévue pour le Socle.»

Ces annonces confirmées constituent une attaque sans précédent contre notre Statut et l’Ecole publique. Elles sont inacceptables !

 

La FNEC FP-FO propose l’action commune aux autres organisations.

Face au président Macron et à ses ministres Borne et Ndiaye qui font feu de tout bois pour tourner la page des retraites, poursuivons la mobilisation pour les faire reculer !

Organisons un raz de marée populaire le 1er mai !

 

Réunissons-nous dans les écoles, établissements, services et décidons la grève partout où c’est possible pour l’abrogation de la réforme des retraites et le retrait du « pacte » Macron-Ndiaye !

 

Pour télécharger et diffuser le tract : c’est ici.

Pactiser avec Macron et ses ministres ?

La réforme des retraites est toujours rejetée par l’immense majorité de la population. L’unité syndicale se poursuit sur le mot d’ordre de « RETRAIT ! ». Les mobilisations continuent.

Pourtant, le président Macron et ses ministres voudraient « accélérer les réformes » pour faire oublier le déni de démocratie et la répression d’Etat.

Un programme de destruction des services publics et de baisse du coût du travail

Durant son allocution du 17 avril, le président de la République a présenté ses trois futurs grands chantiers : celui du travail, auquel il lie la réforme de la voie professionnelle, celui de l’ordre républicain, et celui du « progrès » (sic), se félicitant de sa politique menée en matière de santé et d’Education nationale !

La voie professionnelle au service de la baisse du coût du travail et coupée de l’Education nationale

« Je veux engager la réforme du lycée professionnel pour que le plus grand nombre de nos adolescents et de nos jeunes accède soit à des formations qualifiantes soit à l’emploi. »

L’alternative « emploi ou qualification » n’est pas innocente. Les objectifs de la réforme sont connus : il s’agit de développer l’apprentissage au détriment de la voie professionnelle sous statut scolaire et de permettre aux entreprises d’utiliser temporairement une main d’œuvre bon marché.

Bref, livrer la jeunesse dès le plus jeune âge au patronat, sans garantir l’accès de tous à un diplôme, à une qualification.

 

Instaurer le « pacte » et donc casser les statuts plutôt que d’augmenter les salaires

Dans une lettre adressée à la ministre Borne, les fédérations de l’Education nationale ont exprimé leur refus de la pseudo « revalorisation » Macron-Ndiaye :

« L’enveloppe prévue pour la partie socle est insuffisante et ne permet pas de rattraper les pertes de 15 à 25 % de pouvoir d’achat de ces dernières années. (…) ».

« Quant au pacte, nous réfutons le terme de revalorisation pour cet instrument qui ne répond en rien aux attentes des collègues. Loin de contribuer à la revalorisation attendue par toutes et tous, il va conduire à un alourdissement de la charge de travail des personnels (…) »

 

Macron dit vouloir agir avec les syndicats : pour qui se prend-il ?

Il a refusé de recevoir nos organisations syndicales quand nous le lui avons demandé et maintenant nous devrions l’aider à mettre en place sa réforme et toutes celles qui devraient suivre !

Nous le disons clairement, il ne peut être question d’accepter ni sa réforme des retraites, ni l’ensemble de ses projets rétrogrades !

Pas question de pactiser avec Macron et le gouvernement !

L’intersyndicale a refusé de se rendre au rendez-vous proposé par le président de la République.

De même, les fédérations de l’Education nationale refusent de « tourner la page » en discutant avec l’exécutif d’autres sujets que le recul de l’âge de la retraite à 64 ans et l’allongement des durées de cotisation.

Concernant le « pacte » et la voie professionnelle, « qu’il ne compte pas sur nous pour l’aider à « passer à autre chose » en venant discuter de ses réformes ! » préviennent la FNEC FP-FO, la FSU, l’UNSA Education, la CGT Educ’action, le sgen-CFDT, le SNALC et Sud Education.

Suppression de la technologie, réforme Blanquer du bac qui détruit le lycée, suppressions de postes et de classes par centaines, et toujours moins de candidats aux concours de recrutement : voilà la réalité des politiques menées par Macron et ses ministres.

 

Et il faudrait les aider à aller au bout de la destruction ?

Pour nos retraites et toutes les revendications : on continue !

La FNEC FP-FO invite les personnels à se réunir, à relier l’exigence de retrait de la réforme des retraites à l’ensemble des revendications, à l’image du rassemblement appelé par les syndicats de la région parisienne devant le ministère de l’Education nationale ce mercredi 19 avril.

Avec l’intersyndicale interprofessionnelle, avec sa Confédération, la FNEC FP-FO appelle à poursuivre les assemblées générales, les grèves, à participer à toutes formes de blocages et de manifestations possibles et à faire du 1er mai une journée de mobilisation historique pour mettre en échec la réforme Macron-Borne et stopper la casse de l’Ecole publique.

Projet de circulaire sur les AED : réductions à venir des droits des personnels

LE MINISTRE PRÉVOIT DE RÉDUIRE ENCORE LES DROITS DES AED AVEC SON PROJET DE CIRCULAIRE 

L’histoire se répète puisque c’est en 2003 qu’au moment de la grève contre la réforme des retraites, le gouvernement Fillon avait supprimé le statut d’étudiant-surveillant pour le remplacer par l’emploi d’assistant d’éducation, beaucoup moins protecteur.

20 ans après le ministère prévoit de réécrire la circulaire de 2003 instituant le cadre de gestion des AED.

 

Les documents qu’il a adressés aux organisations syndicales entérinent la possibilité de recrutement en CDI mais affaiblissent encore le cadre de gestion des AED.

FO, avec l’intersyndicale, refuse désormais de siéger dans les instances du dialogue social. FO a refusé de siéger au groupe de travail préparatoire au CSA ministériel au cours duquel sera présenté ce projet de circulaire AED.

En effet, à l’instar de la gestion du dossier des retraites par le gouvernement, le ministre de l’Education consulte les organisations syndicales mais ne tient pas compte de leur avis ni de leurs revendications.

Le projet de circulaire AED en est la parfaite illustration. Au moment même où le Président de la République prétend promouvoir la « valeur travail », il en dégrade les conditions d’exercice.

Ainsi le projet de circulaire AED :
– remplace une liste de missions par des formulations floues : «l’accompagnement pédagogique », la « participation à toute activité éducative sportive sociale »,

– ne distingue plus les missions à accomplir en fonction des affectations dans le 1er ou le 2nd degré

– supprime la mission d’appui au documentaliste,

– fait disparaître la priorité de recrutement pour les étudiants boursiers qui était explicite dans la circulaire de 2003. L’objectif social affiché en 2003 a disparu dans la réécriture de la circulaire en 2023,

– conditionne les autorisations d’absence pour examens au rattrapage d’heures de service alors que la circulaire de 2008 les autorisait sans récupération et stipulait que les refus devaient rester exceptionnels,

– fournit un modèle de fiche de poste mais laisse chaque établissement la redéfinir pour un recrutement des AED sur profil.

– attribue au CPE et au directeur d’école une autorité hiérarchique (que leur statut ne leur confère pas) pour effectuer aussi bien l’entretien de recrutement de l’AED candidat à un poste, que l’entretien d’évaluation,

– autorise le chef d’établissement à demander une nouvelle période d’essai pour l’AED en CDI lorsqu’il change ses fonctions, son emploi. Autrement dit, l’AED en CDI est exposé au licenciement en cas de modification substantielle (lieu, horaire,quotité, missions) de son contrat,

– double la durée de la période d’essai minimale d’un mois,

– conditionne l’accès au CDI à un entretien préalable,

– insiste bien sur le fait que « la conclusion d’un CDI ne présente pas de caractère automatique »,

– rappelle à l’AED qu’il n’a aucune garantie de rester affecté dans le même établissement puisqu’en CDI son contrat est conclu par le recteur. L’AED « n’a pas vocation à exercer au sein d’un seul établissement de son académie»,

– ne prévoit aucune progression de rémunération puisque l’AED en CDD est payé à l’indice minimum (352) et l’AED en CDI à l’indice 362. Pour ces derniers, le réexamen de la rémunération est renvoyé à la négociation avec les syndicats dans chaque rectorat. Quand on sait que les AED servent de variable d’ajustement aux budgets académiques, le ministère garantit donc la précarité pour tous les AED,

– entérine le versement des primes REP et REP+ au 1er janvier et non au 1er septembre 2022,

– officialise la perte du crédit de 200 heures de formation pour les AED en CDI.

 

Le ministre Ndiaye réussit le tour de force de précariser encore plus les AED !

Le SNFOLC invite les AED à se réunir avec le SNFOLC, à dresser la liste des revendications pour refuser la précarité que veut leur imposer le gouvernement.

 

Pour les AED, le SNFOLC revendique :
– un service de 28 heures hebdomadaires pour les surveillants d’externat,
– 32 heures pour les surveillants d’internat,
– l’augmentation du nombre de postes,
– une heure d’accompagnement éducatif comptée deux heures et sur la base du volontariat,
– le versement rétro-actif des indemnités REP et REP + et à taux plein,
– la prise en charge des frais de repas et de transport,
– le droit à mutation,
– la réouverture des concours internes.

 

Pour télécharger le tract et le diffuser : c’est ici.