Grève et assemblée générale le jeudi 9 mai

Le SNFOLC 35 appelle à la grève jeudi 9 mai  : réforme des lycées professionnel et général, réforme du baccalauréat, réforme de l’accès à l’enseignement supérieur (Parcoursup), projet de loi dit « école de la confiance », projet de loi sur la transformation de la fonction publique, projet de loi sur les retraites.

 

Il est plus que temps de mettre un coup d’arrêt à la casse de nos acquis.

 

DÉPART DE LA MANIF :  JEUDI 9 MAI à 11 heures esplanade Charles de Gaulle (Rennes).

Une AG éducation nationale aura lieu immédiatement après la manifestation à la Maison des associations du Champ de Mars (derrière le 4bis)

 

SOYONS NOMBREUX DANS LES RUES DE RENNES JEUDI

POUR DEMANDER L’ABROGATION DE CES REFORMES AUTORITAIRES ET INÉGALITAIRES ! 

TOUS EN AG POUR DÉCIDER LA SUITE DE LA MOBILISATION !!

 

Nuit des écoles contre l’Ecole de la confiance

Les enseignants et parents d’élèves mobilisés contre l’école de la confiance ont choisi d’occuper des établissements pour signifier leur mécontentement et leur opposition à une réforme autoritaire et destructrice.

PROCHAINES NUITS PROGRAMMÉES :

Nuit des écoles à Torigné (Blosne) : vendredi 3 mai

Nuit des écoles aux Gantelles : mardi 7 mai

Liens pour en savoir plus :

https://www.facebook.com/events/176206466633277/

https://drive.google.com/open?id=0B7tDpLbhNDstbkVmaTFia3lMalh3Q0tCQkRiak43MlRMZzRN

 

Page FB officielle NUIT DES ECOLES 35 :

https://www.facebook.com/Nuit-des-%C3%A9coles-35-2338693959739098/

 

TOUS ENSEMBLE DANS LA LUTTE ! 

Communiqué sur le mouvement lycéen victime des violences policières

En ce mois de janvier 2019, les lycéens luttent depuis plusieurs semaines pour obtenir l’abrogation des réformes Blanquer du lycée et du bac (général et professionnel) et l’abrogation de Parcoursup.

Ils agissent car ils ont conscience de la gravité de l’attaque portée contre notre service public d’éducation. Ils ont conscience que leurs conditions de « travail » seront détériorées, avec des classes de 35, un contrôle continu anxiogène relevant du parcours du combattant (23 épreuves!). Ils ont conscience que Parcoursup constitue une machine à sélection qui continue et amplifie le tri social déjà exercé par la société. Ils ont conscience que la réforme du bac constitue la mort du bac national et qu’elle renforcera les inégalités de territoire.

En décembre 2018, plusieurs jours à suivre, à Rennes, St Malo, Combourg, Bain de Bretagne, Vitré, Fougères, les lycéens étaient à pied d’œuvre dès 5 heures le matin pour bloquer leurs établissements. Ils dressaient des barrières avec des grilles, des poubelles, autant d’objets hétéroclites trouvés autour des lycées. Les chefs d’établissement ont pu constater que ces blocages ont été non violents, construits et organisés.

Alors que dans un premier temps, ces blocages se sont déroulés avec sérénité et dans le calme, le jeudi 13 décembre 2018, en Ille-et-Vilaine, un virage s’est opéré, virage dont le pouvoir politique est à l’origine : au lendemain de la convocation des Recteurs par le Ministre de l’Education nationale, le ton s’est durci, des consignes ont été passées. Les forces de l’ordre ont été envoyées en grand nombre sur les points de blocage, avec des consignes claires : des lycéens menacés verbalement d’être placés en garde à vue s’ils cherchaient à bloquer les entrées, flash-balls et gazeuses sortis et tendus vers eux alors que rien ne justifiait ce déballage d’artillerie. De plus en plus, des lycéens se sont vus menacés par les personnels de direction de sanctions ou d’exclusions définitives s’ils étaient repérés comme participant aux blocages.

Le vendredi 14 décembre, un nouveau pas a été franchi : à Bréquigny, une lycéenne était traînée au sol par un membre des forces de l’ordre car elle s’était assise devant son établissement. A Jean Macé, « sans sommation préalable, les jeunes ont été bousculés, molestés, victimes de propos déplacés voire sexistes par des membres de la BRI particulièrement virulents dès leur arrivée sur les lieux. Un personnel d’éducation présent sur place car finissant son service a également été poussé violemment par un policier » (Communiqué de presse du Collectif des professeurs et des personnels d’éducation du lycée Jean Macé, du 17.12.18). Un lycéen était interpellé et placé en garde à vue plusieurs heures pour des faits non reconnus par le jeune en question, mais également par des membres du personnel présents lors de l’interpellation.

Rappelons qu’à Mantes-la-Jolie (78), le 6 décembre, 151 lycéens étaient interpellés « collectivement », « alignés en rangs, genoux à terre, en silence, mains derrière la nuque, tête baissée, encadrés par des policiers en tenue, debout, casqués, armés de matraques et de boucliers » (article Le Monde du 6.12.2018).  A Bordeaux, à la même époque, un jeune homme en classe de seconde, a été blessé à la tête par un tir de « lanceur de balles de défense » (flash-ball) (article Journal du dimanche). Le lycéen a été transporté aux urgences.
De toute évidence, les intimidations dont ont été victimes les lycéens, les violences qu’ils ont subies, visent à éviter l’extension d’un mouvement lycéen qui s’est propagé à grande vitesse à l’échelle du pays.

Dans un courrier du 7 décembre à consulter ici, Madame Le Recteur d’Ille-et-Vilaine s’est adressée aux organisations syndicales : « Le message de raison et de sagesse que les personnels doivent tenir aux lycéens qui manifestent un intérêt pour les événements est bien celui de débattre et de s’exprimer sans violence. En effet, toutes les formes d’incitation à manifester exposent, au vu des circonstances actuelles, les lycéens à de réels dangers. […] Les personnels, dont vous êtes les représentants, sont tenus à cette obligation de neutralité qui leur appartient de respecter en toute circonstance. »

Notre fédération a répondu à ce courrier en rappelant que « le désordre et le climat de violence qui règnent sont de la responsabilité du gouvernement ». Ce n’est pas aux organisations syndicales de « raisonner les lycéens », qui sont d’ailleurs dans le juste : ils ont la raison et la justice morale pour eux. Ils se mobilisent pour défendre des revendications justes et essentielles. A nous, organisations syndicales de les aider dans leur lutte plutôt que de les freiner ! C’est ce que fait le syndicat Force ouvrière Lycée Collège 35 depuis le début du mouvement : aide aux photocopies de tracts, présence syndicale lors des blocages pour soutenir les lycéens qui craignent les forces de l’ordre. Et c’est ce qu’il continuera de faire, malgré la nouvelle loi, toujours plus autoritaire, qui se prépare contre le droit à manifester.

Encore une fois, Force ouvrière SNFOLC 35 s’adresse publiquement au ministre pour exiger que cessent les violences policières et la répression contre les lycéens, et que s’ouvrent sans délai des discussions avec les organisations syndicales des lycéens et des enseignants sur leurs revendications.

        

Il y a urgence sociale !

Depuis  des années, FO alerte et se bat  inlassablement contre les politiques d austérité meurtrières économiquement, socialement et démocratiquement. Depuis un an et demi le président  Macron , « le robin des rois » a opposé mépris, arrogance et aveuglement. Qui sème le vent récolte la tempête ! 

FO considère qu’il n y a qu’une seule issue pour avancer sans récupération politicienne ni trahison de leaders autoproclamés, c’est que le gouvernement réponde enfin aux revendications des salarié(e)s, des retraité(e)s, des jeunes et privé(e)s d’emploi : augmentation générale des salaires tant dans le privé que dans le public, des retraites et des minima sociaux, suppression de la hausse de la CSG, abandon de Parcoursup et de la réforme des lycées, abandon du projet de retraite par points, maintien et développement des services publics sans lesquels la République n’a ni corps ni cœur.

FO appelle tous ses adhérents et militants à réunir partout dans les entreprises, services, administrations, des AG pour discuter des moyens pour faire aboutir ces revendications urgentes, y compris la gréve reconductible. La colère n’est ni jaune ni rouge. Tout doit être fait dans l’unité et la clarté des revendications  pour qu’elle débouche sur une véritable justice sociale.

 

Communiqué de l’UD 35 du 4 décembre 2018

Déclaration de FO lors du CDEN du 13 novembre 2018

Cette déclaration liminaire a été lue par Force ouvrière (syndicat FNEC-FP-FO) lors du CDEN du mardi 13 novembre 2018 pour rappeler les coupes budgétaires qui ont accompagné la rentrée 2018-2019  :

  • la nouvelle carte scolaire qui touche de nombreux collèges rennais et les aberrations qu’elle implique
  • le projet de fermeture du site Malifeu (collège Rosa Parks)
  • l’abandon qui est fait du centre médical Rey-Leroux
  • le non-remplacement des agents travaillant dans les collèges
  • les différentes réformes qui touchent les lycées généraux, technologiques et professionnels, sans oublier Parcoursup…

Suite à cette lecture, FO a affirmé son refus de siéger à ce CDEN, estimant que les conditions n’étaient pas réunies pour entamer un véritable dialogue avec les instances.

Précisons qu’une proposition de boycott du CDEN avait été lancée par FO auprès des autres organisations syndicales siégant en CDEN. Aucune réponse n’a, à ce jour encore, été exprimée par aucun syndicat sollicité.

 

 

 

Monsieur le Secrétaire Général de la Préfecture,
Monsieur le Directeur Académique,
Monsieur le Vice-président du Conseil Général,
Mesdames et Messieurs les membre du CDEN,

 

Nous sommes réunis aujourd’hui mardi 13 novembre pour participer au premier Comité Départemental de l’Éducation Nationale 2018-2019 qui abordera notamment le bilan de la rentrée 2018 pour les 1er et 2nd degrés.

Les services de l’Éducation Nationale nous feront alors remarquer combien cette rentrée scolaire 2018-2019 s’avère techniquement réussie. Mais ce serait oublié le contexte de pénurie générale qui frappe notre service public d’éducation : car des coupes budgétaires et des cures d’amincissement, nous en voyons tous les jours à l’œuvre ou en chantier de construction.

Nous avions alerté sur les dangers que constituait la nouvelle carte scolaire qui touche un certain nombre de collèges de la ville de Rennes depuis le mois de septembre. Rappelons que cette nouvelle sectorisation a été mise en place à marche forcée, sans concertation, malgré les contestations des enseignants, des parents d’élèves, des associations de citoyens, de la FCPE et de certaines organisations syndicales.
 Car cette sectorisation pose de nombreux problèmes, que l’on ne peut nier : temps de trajet des élèves, changements brutaux d’effectifs dans certains collèges, surcharge à venir dans d’autres, fermeture du site scolaire Malifeu à Rosa Parks. Cette fermeture (qui revient purement et simplement à fermer un nouveau collège dans le département) conduira à entasser 550 élèves sur un seul site alors que nous connaissons les difficultés d’enseignement qui existent déjà dans cet établissement classé REP. Si la violence est déjà présente dans les locaux de Montbarrot et Malifeu, qu’en sera-t-il l’année prochaine ? Déconvenue supplémentaire pour ces enseignants. Alors qu’on leur avait promis une carte scolaire structurée et organisée, ils se retrouvent face à des incohérences manifestes : jusqu’à onze écoles d’origine dans une même classe de sixième, des élèves envoyés dans des établissements n’appartenant pas au fameux secteur multi-collèges… Peut-on encore parler de carte scolaire lorsque l’exception devient la règle ?
Qu’il s’agisse du remplissage des établissements (dût-on en passer par la dislocation de la carte scolaire), de la rentabilisation des cantines scolaires, de la location d’un site, ou de la fermeture du collège Montbarrot, il ne s’agit-là, sous couvert de mixité sociale, que d’économies et de coupes budgétaires.

Autre procédé efficace en matière d’austérité : le centre médical Rey-Leroux. Lors du CTSD de juin dernier les représentants des personnels ont été informés de la dénonciation de la convention qui liait jusqu’à présent les services départementaux de l’Education nationale à ceux de l’Agence Régionale de la Santé en matière d’organisation de l’enseignement destiné aux élèves hospitalisés au Centre Rey-Leroux à la Bouexière.
Force ouvrière avait fait part de son opposition à cette décision.
Les informations qui nous sont parvenues de Rey-Leroux font état de grandes difficultés pour les collègues : les informations sur les supports pédagogiques (Monsieur l’IEN de la circonscription a évoqué verbalement, mais ne l’a jamais fait par écrit, la possibilité d’un recours au matériel du CNED) ont été démenties au bout d’un mois. Les professeurs ont eu à faire face à la problématique de la classe à niveau multiple et l’ont découverte au mieux le jour de la prérentrée ; ce n’est que le 1er octobre que Monsieur l’IEN a proposé des pistes d’aide (contact de conseillers pédagogiques ASH) qui ne s’avèrent pas véritablement adaptées.
En outre, les affectations effectuées par la DPE l’ont été sur la base de compléments de service dont plusieurs font intervenir les collègues ailleurs qu’au collège Martin Luther King de Liffré, certains sur trois établissements. Même si l’organisation retenue était destinée à assurer une période de transition, les personnels enseignants ont le sentiment d’être abandonnés en rase campagne.
Les personnels de la structure hospitalière s’organisent pour que cet établissement, qui pourrait effectuer un travail de qualité, soit pérennisé, il serait, du point de vue de la FNEC-FP-FO, de bonne méthode de ne pas hâter la fermeture de Rey-Leroux.

Mais n’oublions pas qu’une rentrée scolaire se fait correctement si tous les personnels des établissements marchent ensemble et œuvrent au mieux, chacun dans leurs services. Que dire quand une cantine fonctionne au ralenti ? Que dire quand les salles de classe ne sont pas nettoyées comme elles l’auraient dû ? Que dire quand les grilles du collège ne s’ouvrent pas en temps et en heure car l’agent d’accueil n’est pas remplacé depuis plus de quatre semaines ? Car c’est la situation vécue dans plusieurs collèges du département. Dans nombre d’entre eux, un agent, parfois deux, voire trois, sont absents pour des raisons médicales sérieuses depuis plusieurs semaines, et ne sont pas remplacés ! La charge de travail qui incombe alors aux collègues en place est exténuante et conduit bien souvent à de nouveaux arrêts de travail. Cette situation est inacceptable, comme l’ont prouvé les différentes grèves menées par les agents dans le département. Il devient urgent que le Conseil départemental prenne au sérieux les revendications de ses personnels, en cessant de privilégier les restrictions budgétaires sur le bien-être des salariés et sur les conditions de rentrée des élèves du département.

Enfin, nous ne pouvons parler d’austérité et de coupes budgétaires sans évoquer les différentes réformes qui se discutent aujourd’hui dans les couloirs de l’Éducation Nationale : dans les lycées généraux et technologiques, la réforme de notre Ministre M. Blanquer implique la baisse des horaires d’enseignement, la hausse des effectifs, une mise en concurrence des lycées, et une organisation du baccalauréat plus complexe, baccalauréat qui ne sera plus national. Dans les lycées professionnels, la réforme, qui constitue une attaque sans précédent contre le statut des PLP, conduit à une présence accrue du privé dans l’enseignement professionnel, à une réduction du Bac-Pro à deux ans, à une mixité des parcours et des publics qui permet le remplissage des classes, à une réduction importante des heures et à des suppressions de postes.
Comment dire que la rentrée 2018-2019 s’avère réussie et positive quand le baccalauréat ne constitue plus le premier grade universitaire, que les élèves sont sélectionnés après l’obtention de leur diplôme, et que Parcoursup a écarté du système scolaire plusieurs milliers d’élèves tandis que d’autres se trouvent inscrits dans des filières qui ne les intéressent pas qu’ils ont cochées, contraints et forcés, pour ne pas rester sur le carreau en septembre 2018 ?

Pour Force Ouvrière, il est hors de question de laisser faire.

Ce CDEN se tient donc dans un contexte budgétaire et d’attaques contre les statuts et les personnels qui rend vaines les discussions avec les représentants d’un gouvernement sourd à toutes les revendications.

Pour toutes ces raisons, la FNEC-FP-FO refuse de siéger et quitte ce CDEN.