Rassemblement en hommage à Christine Renon, directrice à Pantin

C’est avec beaucoup d’émotion que les personnels ont pris connaissance du décès de notre collègue directrice de l’école maternelle de Pantin (93) et du courrier qu’elle a laissé.

Elle y décrit de manière très précise, avec un remarquable recul de quelqu’un qui a déjà pris une décision irrévocable, sa souffrance au travail. Elle y décrit, la surcharge de travail, l’amoncellement des tâches nouvelles, l’insupportable de la mise en œuvre des réformes qui se succèdent.

La situation ne peut plus durer.

Après la disparition de plusieurs collègues ces derniers mois, rien ne semble vouloir bouger du côté du ministre hormis des communications médiatiques.

Depuis des années, la FNEC FP-FO tire la sonnette d’alarme en CHSCT. Les contre-réformes : les rythmes scolaires, les réformes du collège et du lycée, la loi Blanquer, l’évaluation PPCR, la territorialisation de l’Ecole de la république, les suppressions d’emplois… nuisent gravement à la santé des personnels. Le ministre s’est toujours refusé à ce que le CHSCT enquête. Le management à la France Telecom utilisé pour mettre en place les nouvelles lois (restructurations dans le cadre des régions académiques ou des regroupements d’écoles, d’établissements ou de services, fin des CAP et des CHSCT…) : tout doit être immédiatement stoppé.

La FNEC FP-FO s’associe à la demande de réunion d’un CHSCT Ministériel extraordinaire. Elle y défendra l’exigence d’une véritable politique de prévention primaire des risques professionnels qui passe par l’arrêt des contre-réformes mises en œuvre ces dernières années. Elle exige du ministère qu’il publie le nombre de suicides du Ministère et qu’un vrai travail de prévention soit élaboré. Elle défend l’organisation d’enquêtes immédiates des CHSCT pour élaborer les mesures de prévention adéquates. Elle défend l’existence des CHSCT dont la loi de Transformation de la Fonction programme la suppression.

Ce que veulent les personnels, c’est que ça s’arrête !

Au moment où le gouvernement veut supprimer tous les régimes de retraites et baisser brutalement le montant des pensions, la FNEC FP-FO appelle les personnels à se réunir en AG pour poser les revendications et discuter de l’action qui permettra de mettre
un coup d’arrêt à cette spirale destructrice.

RASSEMBLEMENT EN HOMMAGE A CHRISTINE RENON

JEUDI 3 OCTOBRE 17H30

DEVANT LA DSDEN A RENNES

06/12 : la grève interprofessionnelle illimitée est lancée

Ce matin :

A 11h s’est tenue une AG Education, soutenue par des cheminots et des éducateurs spécialisés présents. Nous étions autour de 200 personnes.

Le comité de grève Education mis en place hier a soumis un communiqué qui a été voté et qui sera diffusé sous peu.

Départ en manifestation avec des Gilets Jaunes et des étudiants. Nous étions alors 250 à défiler dans les rues de Rennes.

Cet après-midi :

Une rencontre intersyndicale interprofessionnelle s’est tenue dans nos locaux : l’appel à la reconduction de la grève a été réaffirmée par tous les syndicats.

RECONDUISONS LA GRÈVE DÈS LE LUNDI 09/12

Continuons lundi de circuler dans les établissements et à tenir des AG pour convaincre les collègues.

Contactez-nous si vous avez besoin d’aide !

Les actions à venir :

–         Lundi 9 décembre, tôt le matin : tenue d’AG et circulation dans les établissements scolaires et ailleurs

–         Lundi 9 décembre, 12h30 : ASSEMBLEE GENERALE EDUCATION ESPLANADE DE GAULLE

–         Mardi 10 décembre, 11h : manifestation au départ de l’Esplanade de Gaulle (Rennes)

TOUS ENSEMBLE CONTRE LE PROJET DE RÉFORME DES RETRAITES !

Bilan du vendredi 06/12 dans les établissements du 35 :

La grève reconductible a été votée en AG hier et/ou ce matin dans de nombreux établissements partout en France. Dans notre département, nous pouvons déjà annoncer les chiffres suivants pour le vendredi 06/12 :

Collège du Landry (Rennes) : 13 grévistes 

Collège Les Chalais (Rennes) : 12 grévistes

Collège Clotilde Vautier (Rennes) : 7 grévistes

Collège de La Guerche : 3 grévistes

Lycée Bréquigny (Rennes) : 14 grévistes

Lycée Mendès France (Rennes) : 8 grévistes

Collège Les Gayeulles (Rennes) : 5 grévistes

Collège La Binquenais (Rennes) : 3 grévistes

Cité scolaire Emile Zola (Rennes) : 10 grévistes

Collège Rosa Parks (Rennes) : 9 grévistes

Lycée Louis Guilloux (Rennes) : 3 grévistes

Collège Anne de Bretagne (Rennes) : 1 gréviste (bravo à elle ou à lui !)

Collège Georges Brassens (Le Rheu) : 5 grévistes

Lycée Sévigné (Cesson-Sévigné) : 3 grévistes

Collège Camille Guérin (St-Méen-le-Grand) : 3 grévistes

Collège Thérèse Pierre (Fougères) : 13 grévistes

Collège Gandhi (Fougères) : 8 grévistes

Collège des Fontaines (La Guerche de Bretagne) : 3 grévistes

Collège Pierre de Dreux (Saint-Aubin du Cormier) : 1 gréviste (bravo à elle !)

Collège Gérard de Nerval (Vitré) : 20 grévistes

Lycée Guéhenno (Fougères) : 21 grévistes

Collège Simone Veil (Crevin) : 5 grévistes

Collège Théophile Briant (Tinténiac) : 10 grévistes

Collège Paul Féval (Dol-de-Bretagne) : 10 grévistes

Lycée Anita Conti (Bruz) : 16 grévistes

Lycée Beaumont (Redon) : 8 grévistes

Collège Bellevue (Redon) : 12 grévistes

Nos collègues du 1er degré sont également très mobilisés. De nombreux grévistes dans les écoles d’Ille-et-Vilaine ce matin. Idem dans pour les autres secteurs (transports, hôpital, secteur privé, etc.) : la grève interprofessionnelle reconductible est bien lancée.

Pour paraphraser la motion votée par les personnels réunis en assemblée générale du lycée Le Dantec (Lannion) à l’appel de leur intersyndicale FSU, CGT, FO : « Jean-Michel Blanquer expliquait hier sur France 2 que la réforme est trop complexe pour que les salariés et notamment les enseignants la comprennent. C’est pourquoi nous avons décidé de prendre une journée de réflexion supplémentaire en nous mettant en grève ce jour. »

Pourquoi une grève illimitée ?

Car les journées saute-mouton programmées tous les ans sont restées inefficaces jusqu’à présent. Une journée unique (le jeudi 5 décembre) ne suffira pas à faire reculer le Gouvernement. Seul un mouvement long et solide pourra le faire céder et renoncer au projet de réforme annoncé.

Une grève illimitée, « c’est dur financièrement à tenir ».

C’est vrai. Les salariés grévistes ne sont pas rémunérés les jours de grève. Pour la fonction publique, c’est 1/30ème du salaire de moins sur la fiche de paie.

Mais faisons des calculs…

En moyenne, une journée de salaire, c’est 80 euros de moins sur la paie à la fin du mois.

5 journées de grève, c’est la moyenne annuelle des enseignants mobilisés. Bien souvent : une journée en octobre, une en décembre, une autre en février, avril,  juin… C’est le calendrier à peu près habituel des mobilisations dans l’Education Nationale chaque année (les journées dites « saute-mouton »).

5 journées de grève, c’est (arrondissons un peu…) 500 euros de moins sur la paie.

500 euros, c’est ce que les enseignants (en moyenne) perdront chaque mois jusqu’à la fin de leur vie, lorsqu’ils seront à la retraite, si la réforme passe !

Ne vaut-il pas mieux perdre 500 euros maintenant une seule fois

pour faire en sorte que cette réforme ne passe pas?

Plutôt que de perdre 500 euros tous les mois pendant plus de 20 ou 30 ans ? 

Attention aux week-ends !

Vous avez décidé de partir en grève illimitée à partir du 5 décembre. Sachez que, si vous êtes en grève les jours qui encadrent le week-end (le vendredi et le lundi), les samedis et dimanches peuvent être décomptés de votre salaire. Ce n’est pas une règle obligatoire, mais le Gouvernement en a le droit.

Nous vous recommandons donc de travailler le vendredi OU le lundi (1 seul de ces deux jours suffit) pour vous assurer que vos week-ends soient bien payés.

La caisse de grève 

Une caisse de grève est un fonds servant à soutenir financièrement les personnes en grève pour compenser leur perte de revenu. Ce fonds est souvent alimenté par des dons.

Il est tout à fait possible de mettre en place une caisse de grève dans une salle des profs. Les collègues ne pouvant financièrement se permettre de se mettre en grève mais souhaitant soutenir les collègues grévistes pourront ainsi les aider à tenir dans la durée.

Que fait-on un jour de grève reconduit ?

Il est important durant ces journées de reconduction de la grève ne pas rester chez soi : aller en manif, circuler dans les établissements ou les entreprises, diffuser des tracts informatifs sur le contenu réel du projet Delevoye, tenir des AG dans votre établissement pour discuter de la reconduction de la grève, voter la reconduction… Toutes ces actions sont nécessaires : grâce à elles, le mouvement prendra de l’ampleur et nos revendications du poids.

Si, dans chaque établissement en France, les personnels discutent de la reconduction de la grève et la votent,

Si, dans chaque établissement, les grévistes informent des dangers de la réforme des retraites par points partout autour d’eux, dans les établissements scolaires du voisinage, les bureaux de poste, les hôpitaux, les gares, les entreprises du quartier, en invitant les salariés rencontrés à les rejoindre dans la grève,

Le blocage généralisé des lieux de travail forcera Messieurs Macron et Delevoye à abandonner leur projet.

Le vendredi 6 décembre : mode d’emploi

Vous avez décidé de vous mettre de nouveau en grève le vendredi 6 décembre car vous estimez qu’une journée unique ne sera pas suffisante pour obtenir le retrait du projet de réforme.  

Quelques conseils sur l’organisation de cette journée (et des autres qui suivront) :

  • Ne restez pas chez vous. S’isoler est dur psychologiquement dans ces moments-là. Rejoignez vos collègues dans votre établissement (la salle des profs?) bien avant le début des cours pour avoir le temps de discuter avec vos collègues.
  • N’oubliez pas d’informer les personnels des autres catégories (administratifs, agents d’entretien, agents d’accueil, ouvriers spécialisés, AED, AESH…) qu’une discussion (une assemblée générale) va se tenir en salle des profs avant la reprise des cours pour discuter de la reconduction de la grève.
  • Dans la salle des profs, engagez une discussion avec les personnels présents sur la nécessité de faire grève encore aujourd’hui.  Cette discussion, parfois houleuse, est nécessaire pour construire le mouvement dans votre établissement : chacun doit pouvoir s’exprimer librement, quelle que soit son opinion. Proposez de voter la reconduction de la grève pour ce jour.
  • Vous êtes plusieurs (nombreux ou pas) personnels à avoir voté la reconduction de la grève : profitez de votre présence dans l’établissement  pour rédiger un court texte qui exprime les raisons de votre vote sans oublier de rappeler la revendication principale d’abrogation de ce projet de réforme. Transmettez nous ce texte (ou motion) par mail (adresse : snfolc35@wanadoo.fr). Nous ferons remonter par voie syndicale au ministère les motions qui auront été rédigées dans tous les établissements de France. 

Exemple de motion : cliquer ici

  • Organisez avec les personnels grévistes de votre établissement la circulation dans les établissements ou les entreprises qui vous entourent. Ce sera l’occasion de rencontrer d’autres salariés et de discuter avec eux de la nécessité de la grève illimitée. Vous verrez que parmi eux des personnes choisiront de se mettre en grève à leur tour pour se joindre à vous.
  • N’hésitez pas à photocopier votre motion pour la diffuser sous forme de tracts lorsque vous irez à la rencontre d’autres salariés (ou parents d’élèves).
  • En fin de journée, il est important de vous réunir de nouveau sur votre lieu de travail afin de faire un point sur votre journée d’action , vous informer de l’évolution de la mobilisation sur un plan départemental et national, discuter et voter la reconduction de la grève pour le lendemain. Faire cette AG dans votre établissement (et pas ailleurs) vous permettra de tenir informés vos collègues non grévistes. C’est important car il est courant que des personnes qui n’ont pas choisi de faire grève au début d’un mouvement rejoignent finalement leurs collègues grévistes dans la lutte.

Tous les jours : informez-nous de vos actions.

Si vous avez besoin d’aide dans votre établissement

pour construire (ou maintenir) la mobilisation, appelez-nous . 

 

Via notre site internet ou par envoi de mails, nous vous tiendrons informés des actions qui se tiendront sur Rennes (ou ailleurs dans le 35) au fil des jours de la mobilisation (diffusion de tracts, actions banderoles, blocage de sites, AG, manifestations…).

 

Courage à tous dans la lutte! 

Bilan du congrès de l’UD FO 35 à Fougères

Le vendredi 27 septembre 2019 a eu lieu le congrès de l’Union département Force Ouvrière d’Ille-et-Vilaine dès 8h à Fougères (espace l’Aumaillerie).

A cette occasion, le SNFOLC 35 est intervenu de manière combative, libre et indépendante. Vous pouvez visionner ci-dessous cette intervention :

Par ailleurs, vous pouvez également lire la résolution adoptée à l’issue de ce congrès :

 

Le 24/09/19, grève pour les retraites, les emplois, les salaires

Rendez-vous à 11 h, esplanade Charles de Gaulle à Rennes.

Le 21/09/19, tous à Paris contre la future réforme des retraites

L a confédération Force Ouvrière, opposée à la future contre-réforme des retraites qui veut transformer les quarante-deux régimes existants en un système universel par points, entend le faire savoir.

Elle lance une campagne d’information et de mobilisation sur les retraites, avec à la rentrée un rassemblement d’ampleur nationale à Paris, le samedi 21 septembre.

Objectif : préparer le rapport de force interprofessionnel et, si nécessaire, la grève pour défendre les retraites et mettre en échec le projet gouvernemental, comme l’a écrit la commission exécutive de FO, dans une déclaration du 16 mai, reprenant l’orientation votée par le Comité confédéral national (CCN), réuni à Paris les 27 et 28 mars.

POUR la défense d’un vrai droit à la retraite pour tous.

CONTRE le régime universel par points et la mise en cause des 42 régimes existants.

CONTRE le recul de l’âge effectif de la pension à taux plein.

POUR la défense de la protection sociale collective solidaire des salariés (santé, assurance, chômage, retraite).

CONTRE l’étatisation et la privatisation.

POUR préparer le rapport de force interprofessionnel et, si nécessaire, la grève tous ensemble.

 

L’UD Force Ouvrière d’Ille-et-Vilaine organise un transport depuis Rennes jusqu’à Paris ce samedi 21/09/2019.  Contactez-nous pour défendre ensemble nos retraites.