Opération collèges vides dans le 35 : un carton !

Mercredi 27 mars 2024, dans le cadre de la mobilisation contre la réforme du « choc des savoirs » et toutes les mesures qui l’accompagnent (EAC, SNU, port de l’uniforme, perte drastique des dotations horaires dans les lycées, stage dans les entreprises pour les élèves de 2ndde, classe prépa 2nde…), les parents se mobilisent au côté des personnels.

 

Plus d’une dizaine de collèges du 35 ont réalisé une opération « collèges vides », à l’appel des parents d’élèves : collèges rennais la Binquenais, les Chalais, Echange, Cleunay, Anne de Bretagne, Clotilde Vautier, mais aussi hors de Rennes avec les collèges publics de Bruz, Noyal sur Vilaine, Bréal sous Montfort, Liffré, Le Rheu…

 

REPORTAGE SUR TV RENNES

 

 

Collège Jacques Brel à Noyal sur Vilaine

A jacques Brel, une trentaine de parents d’élèves ont bloqué l’entrée du collège de Noyal-sur-Vilaine où seulement 60 élèves sur 580 sont venus.

Article Ouest-France sur le collège de Noyal

 

Collège Cleunay à Rennes

 

Collège Pierre Brossolette à Bruz

A Pierre Brossolette, plus de 90 personnes réunies devant l’établissement tôt le matin.

Article Ouest-France sur le collège de Bruz

 

Collège les Chalais à Rennes

Aux Chalais : seulement une vingtaine d’élèves présents sur les 430 de l’établissement.

JT  12-13 du mercredi 27 mars 2024 France 3 Bretagne

 

Collège Françoise Elis à Breal : 50 élèves seulement sur 664.

Article Ouest-France sur le collège de Bréal

D’autres actions sont à venir dans le département, personnels et parents ensemble contre le choc des savoirs.

Le SNFOLC 35 soutient toutes ces actions et y participe là où elle le peut.

La bataille ne s’arrête pas là.

 

Regardez régulièrement notre site pour connaître les actions en préparation et les rejoindre.

Rassemblement action à la DSDEN lundi 25 mars 2024

Nous étions une vingtaine de personnes rassemblées devant la DSDEN 35 lundi 25 mars pour contester la réforme du « choc des savoirs » à l’occasion du CSA SD (instance qui avait à l’ordre du jour la validation des suppressions de poste dans le département pour la rentrée prochaine).

 

Parmi ces personnes, des représentants syndicaux, des représentants FCPE, des syndiqués, des non-syndiqués, des parents, des profs, des AED…

Objectif : entrer dans le bâtiment, s’inviter au CSA SD, puis diffuser des tracts aux personnels de la DSDEN.

Le DASEN ne nous a pas autorisés à entrer.

Le DASEN n’a pas non plus autorisé à entrer un représentant syndical dehors alors qu’il devait siéger à l’instance du jour.

Le DASEN n’a pas non plus autorisé que les représentants syndicaux puissent entrer pour afficher des tracts sur les panneaux syndicaux de la DSDEN 35 et en donner aux personnels ( ce qui relève du simple exercice du droit syndical) !

 

Une bien belle journée démocratique en Ille-et-Vilaine!

Petite vidéo ici !

Le SNFOLC 35 était présent bien sûr, et continuera de construire la mobilisation par tous les moyens dans le département.

Coup de gueule direct du Lycée Joliot Curie à Rennes

L’union fait la force a-t-on coutume de dire. L’histoire dira si cette la force de cette union aura permis de gagner la lutte, mais une chose est déjà sûre : l’union fait la joie !

Aujourd’hui, jeudi 21 mars 2024, au lycée Joliot-Curie, plus de 50 personnels ont décidé de débrayer sans préavis et à cette occasion, les visages se sont un peu détendus. Des sourires ont été vus, et même, des rires ont été entendus au milieu de cette riche journée. Plus si banal que cela, tant les personnels sont déjà crispés, 2 semaines à peine après la rentrée des vacances d’hiver. Il faut dire que les raisons de sourire ne sont pas nombreuses au lycée Joliot-Curie tant les problèmes s’accumulent au quotidien.

Car à défaut de choc des savoir, il faut savoir encaisser les chocs !

 

Un proviseur adjoint en burn-out en juin dernier, un gestionnaire en arrêt en automne, un 2ème proviseur adjoint obtenu après une pétition en ligne … lancée par le proviseur adjoint en poste !

 

Faute de postes suffisants d’ASEN, des élèves de moins en moins encadrés, qui pour certains commettent des actes violents, des conseils de disciplines qui s’accumulent et excluent des élèves, des élèves exclus qui font appel et reviennent au lycée par vice de forme ou de fond du conseil de discipline…

Des charges de travail hier dévolues à la direction transférées aux personnels qui voient leur charge exploser avec en même temps des conditions d’exercice toujours plus dégradées…

 

Des fondamentaux comme le bac blanc, attaqués, dont les modalités ont été modifiées pour limiter le nombre d’heures non-assurées pour les élèves avec comme conséquences immédiates l’implosion de l’organisation (plus de 120 messages sur le fil de discussion Pronote !), des collègues réquisitionnés gracieusement pour assurer la surveillance en dehors des heures de leur service, une collègue à mobilité réduite en charge de la surveillance d’une cinquantaine d’élèves ne pouvant circuler faute d’une largeur suffisante entre les tables des élèves, la direction annonçant à la fin de la partie qu’il n’y aurait pas de 2ème bac blanc au mépris de la décision collective du Conseil Pédagogique, pour finalement acter qu’il y en aurait bien un 2ème

Ordres et contre-ordres sont les deux mamelles de la communication de la direction du lycée Joliot-Curie.

 

Alors ce jeudi matin 21 mars 2024, les personnels ont dit stop !

Plus d’une cinquantaine de professeurs, CPE, ASEN, professeurs documentalistes, ont décidé débrayer pour discuter et s’organiser pour lutter contre la casse systématique de l’éducation dans leur établissement.

 

Après l’annonce ces dernières semaines de la DGH en baisse et des propositions qui vont avec de suppression de dispositifs type dédoublements, groupes, projets, options, … de « mutualisation des moyens » pour « faire mieux avec moins », après la publication infamante des « indicateurs de positionnement social » ces jours derniers dans tous les journaux, où notre lycée apparait en queue de liste les lycées publics bretons, sur la base de critères totalement inadaptés, après le mépris d’une DSDEN ces derniers mois, où cherchant de l’appui pour régler les problèmes internes de communication au sein même de la direction de notre établissement, les représentants des personnels se sont entendus dire que tout allait bien et que ce cher Joliot-Curie auquel on tenait comme à la prunelle des yeux était suivi avec beaucoup de bienveillance, sans qu’ensuite aucun autre retour soit fait par les services du Rectorat,… après ce déluge, ce jeudi matin 21 mars 2024, les personnels ont dit stop !

Constatant que, de leur tour d’ivoire, les décisionnaires et détenteurs des bourses, ne prennent aucune décision favorable à notre établissement, c’est un quart du lycée Joliot-Curie qui s’est adressé directement depuis la rue à ces Messieurs-bien-dirigeants en leur demandant d’écouter leur supplique pour un métier : DES MOYENS !

 

Là encore reçu avec la déférence qui leur est due, nos 3 courageux représentants ont commencé par se faire admonester comme de petits enfants et se faire rappeler qu’il y a règles et protocoles à suivre pour pouvoir approcher et qu’une demande par écrit devrait être faite pour satisfaire à nos obligations de subordonnés. Avec ensuite toute la mansuétude dont savent faire preuve d’aimants parents, il a été donné satisfaction à notre demande d’entrevue pour peu qu’on accepte de l’appeler audience. Et que celle-ci servirait à préparer les modalités d’une éventuelle visite des rois dans notre étable sous peu !

Après cet échange ô combien chaleureux et surtout répondant exactement à nos petites préoccupations, nos représentants ont été priés de quitter le palais.

 

Y eut-il besoin d’un long temps de réflexion pour les collègues à nouveau réunis dans leur établissement pour refuser ce mépris, la réponse est évidemment non.

Le débrayage est maintenu sine die et notre refus collectif de retourner participer à une nouvelle mascarade à l’Inspection Académique s’est accompagné d’une nouvelle invitation écrite au DASEN pour venir échanger, réellement cette fois-ci, dans notre établissement, c’est-à-dire en prise directe avec notre réalité quotidienne.

 

 

 

 

 

Occupation de l’INSPE : FO est là !

Dans le cadre de la mobilisation contre le « choc des savoirs », mercredi 20 mars à 10h a débuté l’occupation de l’INSPE de Rennes, occupation votée la veille en AG Education.

Cette AG s’était tenue le mardi 19 mars à l’appel des organisations syndicales FO 35, SUD 35, CGT 35, FSU 35, UNSA 35, CFDT 35, CNT 35.

 

Le SNFOLC 35 participe à cette action, qui va se poursuivre sur la durée.

Communiqué rédigé dès le début de l’occupation et envoyé à la presse :

 » Nous, personnels d’établissements scolaires et de services académiques d’Ille-et-Vilaine ainsi que des parents d’élèves, occupons depuis ce matin mercredi 20 mars à 10h l’INSPE de Rennes, 153 rue de St Malo.

Nous sommes réunis dans le hall de l’amphithéâtre Condorcet pour sauver l’école publique des attaques qu’elle subit depuis plusieurs années déjà. La réforme du “choc des savoirs” est le déclencheur de ce mouvement de contestation. Nous dénonçons l’ensemble des réformes et des mesures mises en place ou annoncées dans l’éducation nationale : réforme des lycées et du bac Blanquer, réforme de l’enseignement professionnel, Parcoursup, SNU, port de l’uniforme, l’inclusion sans moyens…

Nous dénonçons le manque de moyens humains et la coupe supplémentaire de 700 millions d’euros qui aggravent le saccage de l’école publique et ne nous permettent plus d’assumer décemment nos missions.

L’ensemble de la population est concernée par cette destruction de l’école. Nous invitons chacune et chacun à venir nous rencontrer à l’INSPE de Rennes pour échanger, débattre et construire une mobilisation essentielle pour l’avenir de nos enfants, de vos enfants.

Une AG est prévue ce soir à 19h à l’INSPE, à l’amphithéâtre Condorcet pour évoquer la suite du mouvement. « 

 

Article paru dans Ouest-France :

Lien vers l’article : ici.

Le SNFOLC 35 soutient toutes les actions qui sont menées actuellement dans le département. 

Nous appelons à poursuivre la mobilisation par tous les moyens, y compris par la grève, dans sa reconduction s’il le faut.