« Mouvement résiduel » ? A Rennes, ça bouge encore

… A tel point que la chasse à l’élève a été lancée dans l’enceinte d’un lycée rennais.

Ce soir, mardi 3 novembre, nouvelle journée de mobilisation des lycéennes et des lycéens, l’UD FO 35 s’inquiète et alerte.

Devant les lycées rennais bloqués pacifiquement par les lycéennes et les lycéens tôt ce matin, les forces de l’ordre ont réagi : gaz lacrymogènes, déploiements de canons à eau, interpellations, déblocages musclés des entrées des établissements scolaires, intervention de la bac dans un lycée…

Cet après-midi, les forces de l’ordre sont entrées dans le lycée Joliot-Curie à Rennes à la recherche d’élèves dont elles avaient la description précise. Elles ont procédé à l’arrestation de l’élève après l’avoir poursuivi jusque dans le métro. Elle sont ensuite revenues dans le lycée à la recherche d’autres lycéens. 

 

Un enseignant a également été arrêté et placé en garde à vue ce midi alors qu’il accompagnait des lycéen·nes et étudiant·es en manifestation dans le centre-ville.

 

Nous condamnons fermement toutes ces arrestations, et demandons la libération immédiate de toutes les personnes retenues en garde à vue.

 

La chasse à l’élève dans nos établissements scolaires n’est pas digne de notre République.

Il est urgent de procéder à une désescalade de la violence.

FO 35 a participé à la manifestation lycéenne ce midi afin de porter les revendications et de protéger la jeunesse. Le cortège s’est retrouvé très rapidement nassé. Des camarades ont été bousculés et repoussés alors qu’ils cherchaient à dialoguer avec les forces de l’ordre.

Pour sortir de la nasse et se disperser, les manifestantes et manifestants ont dû franchir un corridor encadré par la gendarmerie mobile : fouille et verbalisation en cas de détention d’objets jugés illégaux (masques chirurgicaux, serum physiologique…), confiscation du matériel revendicatif (pancartes, drapeaux, chasubles…). Deux camarades ont été verbalisés pour avoir attendu deux personnes.

Il est urgent que le Ministre réponde aux revendications des lycéennes et des lycéens avec des mesures rapides, efficaces et concrètes.

 

Il est urgent que des consignes soient données aux forces de l’ordre pour cesser les intimidations, les arrestations et les violences physiques ou verbales.

 

L’UD FO 35 appelle à la grève à partir du jeudi 5 novembre, à rejoindre les manifestations organisées partout dans le département, et à tenir des assemblées générales dans chaque entreprise, service, établissement pour reconduire la grève dès le lendemain. Seule la mise à l’arrêt de l’économie par plusieurs jours de grève successifs nous permettra de faire plier le gouvernement et de gagner sur les revendications.

 

Pour télécharger et diffuser ce communiqué : c’est ici,