Une mobilisation historique : mettons la France à l’arrêt pour gagner sur les revendications

Depuis le 29 septembre, journée d’appel intersyndical interprofessionnel, FO Ille-et-Vilaine s’est mobilisée pour faire aboutir ses revendications. Elle a décidé de rejoindre la mobilisation des lycéennes et des lycéens : leurs revendications rejoignent les nôtres.

Depuis le 29 septembre, pendant trois semaines, les lycéennes et les lycéens ont bloqué leurs établissements scolaires tous les matins, tôt dans la nuit, sous les coups de matraque et dans la fumée des gaz lacrymogènes. A Rennes comme partout en France, pendant trois semaines, il n’a pas été simple de se faire entendre, que ce soit devant les lycées, dans les manifs, les assemblées générales, et parfois lors des audiences menées au rectorat.

Le syndicat Force ouvrière Lycées et Collèges, le SNFOLC 35, a appelé à la grève à partir du 5 octobre pour rejoindre cette mobilisation. L’Union départementale FO 35 a rejoint cet appel à partir du 13 octobre.

 

Ainsi, ce sont des professeurs, des AED, des AESH, des CPE, des Psy-EN, des personnels de labo… mais aussi des camarades du public et du privé (des routiers, des gardiens d’immeuble, des éducateurs et éducatrices spécialisés, des postiers, des cheminots, des infirmières, des salariés de l’énergie…) que nous avons vus dans les cortèges lors des manifestations massives des 6, 8, 13 et 15 octobre.

Toutes et tous, les jeunes comme les salarié.e.s du public et du privé, nous sommes convaincus de la nécessité de se mobiliser pour obtenir l’abrogation de Parcoursup, le recrutement de personnels, la baisse des effectifs dans les classes, la rénovation du bâti scolaire… mais pas seulement ! C’est l’ensemble des revendications qu’il nous faut porter et défendre : la défense des services publics, l’augmentation générale des salaires, le blocage des prix, l’abandon du projet de budget 2027…

La colère qui s’est exprimée dans les rues ce samedi 17 octobre est réelle, et elle est immense. Elle résulte aussi des nombreuses journées de mobilisation qui n’ont pas abouti. A Rennes, les lycéennes et les lycéens étaient là, mais aussi des milliers de personnes, du public, du privé, des privés d’emploi, des retraités… Plus de 30 000 personnes rien que pour la ville de Rennes. Plus de 800 000 manifestantes et manifestants partout en France.

Les multiples journées de mobilisation du mois d’octobre sont autant de signaux d’alerte envoyés au Gouvernement. Et les réponses apportées par Monsieur Macron, que ce soit par les violences policières dans les manifestations, ou que ce soit par son discours le dimanche 18 au soir, sont totalement déconnectées de la réalité du terrain.

Monsieur Macron, la solution est entre vos mains !
Entendez la jeunesse du pays ! Entendez nos revendications !
Renoncez aux porte-avions pour financer les écoles et les hôpitaux !

 

Plus que jamais, il est essentiel de porter nos revendications, et de construire la grève interprofessionnelle et intergénérationnelle pour bloquer économiquement le pays et le mettre à l’arrêt. Si le Président ne souhaite pas écouter les jeunes et l’ensemble des travailleuses et des travailleurs, forçons-le à nous entendre.

L’Union départementale FO 35 a déposé un préavis de grève à partir du 2 novembre 2026.
Un appel à la grève unitaire interprofessionnel est lancé pour le 5 novembre.
Une journée unique ne suffira pas pour gagner.

 

A nous, syndicalistes, avec les jeunes et les moins jeunes, de construire la grève, dans les entreprises, dans les services, dans les établissements scolaires, à partir du 2 novembre 2026.

 

Pour télécharger et diffuser ce communiqué : c’est ici.