Carte scolaire Rentrée 2026 : une véritable saignée !

Le ministre Geffray s’est adressé à nous toutes et tous le 22 janvier dernier dans une lettre totalement décalée mêlant envolées lyriques et ton martial.

Pour lire notre communiqué à ce sujet, c’est ici.

Tout le monde l’a relevé, du pognon, dans cette missive, jamais il n’est question.  Le ministre réussit le tour de force de nous parler de notre mission sans jamais évoquer ses conditions d’exercice !

 

Par un curieux renversement de perspectives, il feint même de défendre les enseignants contre une société qui ne les verrait que comme de « simples moyens » ?

Mais qui, à part le ministère de l’Éducation nationale, emploie ce vocabulaire ?

 

Qui réduit ses personnels à de simples « moyens » en consacrant explicitement des CSA et des CA régulièrement sous ce terme ?

 

Qui parle « d’équivalents temps pleins » au lieu d’emplois, « d’heures-postes » pour mieux fractionner les postes, de « service donné » ou « rendu » au lieu de postes amputés (sur deux, trois ou quatre établissements), de « mesure de carte scolaire » au lieu de poste supprimé… ?

 

Qui s’entendra dire dans le cadre de la préparation de rentrée qu’un dédoublement « coûte autant » ou qu’il « devra » des heures ?

 

C’est ce même ministre qui sur ordre du gouvernement supprime 4 000 postes dans l’EN, suppressions qui s’ajoutent à toutes celles des années précédentes.

 

Rentrée 2026 : les chiffres viennent de tomber.

Les chiffres du CSA ministériel viennent d’être communiqués : -217 POSTES dans l’académie pour les postes enseignants des 1er et 2nd degrés !!  -3 256 POSTES au national !!

Pour notre académie, la carte scolaire 2026, c’est pour le 1er degré : 86 suppressions de postes enseignants / pour le 2nd degré : 131 suppressions de postes enseignants.

 

C’est inacceptable !

Ainsi, notre académie fait partie des cinq académies qui perdent le plus de postes.

Chaque préparation de rentrée rime désormais avec nouvelle dégradation des conditions d’enseignement, manque de personnels et hausse des effectifs dans les classes…

Si le ministre pense réellement que « notre avenir commun se joue, chaque jour, dans nos classes », pourquoi ne nous donne-t-il pas concrètement les moyens de le préparer ?

Une école, un collège, un lycée ne fonctionnent pas avec de « l’espoir », mais avec des personnels et un budget !

 

Les élèves et leurs familles ont moins besoin « qu’on espère pour eux » que d’avoir face à eux, avec eux, des professeurs, des AESH, des AED, des CPE, des infirmières, des assistantes sociales…

Le CSA académique se tient le jeudi 29 janvier et le CSA départemental se tiendra le vendredi 6 février.

 

Le SNFOLC 35 fera le point sur la situation et proposera une feuille de route pour gagner sur nos revendications.