Bilan de la mobilisation nationale : Conférence de FO du 29 mars

Les 200 délégués de 50 départements réunis à la Confédération FO à Paris ce 29 mars, personnels enseignants des premier et second degré, de l’enseignement supérieur, CPE, AED, AESH, personnels administratifs et de direction, parents d’élèves, lycéens, ont dressé le constat suivant :

 

Depuis début janvier, une colère immense dresse les personnels et les parents contre le « choc des savoirs » qui remet gravement en cause les enseignements disciplinaires et l’égal accès à l’instruction des élèves, et que le
gouvernement a décidé de passer en force, seul contre tous, en publiant les textes au Journal Officiel le 17 mars.

Ils refusent également les conditions chaotiques dans lesquelles se prépare la rentrée 2024, dans le cadre d’un budget d’austérité supprimant des centaines de postes, et des 10 milliards de coupes budgétaires décidées par Bruno Lemaire le 22 février (moins 700 millions d’euros à l’Education nationale, moins 900 millions d’euros dans l’enseignement supérieur…), sacrifiant l’Ecole publique aux exigences de l’économie de guerre.

Cherchant les moyens de bloquer ces mesures destructrices, ils se mobilisent dans tout le pays par la grève et les manifestations (le 25 janvier contre l’acte 2 de l’école inclusive, le 1er février contre le « choc des savoirs »), par les opérations « école ou établissement mort », par les rassemblements devant les DSDEN et rectorats, par des occupations de locaux…

Dans cette situation, les délégués réaffirment les revendications :
• Retrait du « choc des savoirs », en particulier des groupes de niveau (abrogation de l’arrêté du 17 mars) ; Rétablissement de toutes les heures de cours disciplinaires (Technologie, dédoublements, options…) ; Abandon de tous les dispositifs réduisant l’enseignement disciplinaire (SNU, stages de fin de seconde…) ; Des moyens pour l’école pas pour le SNU ou les uniformes ;
• Annulation de toutes les suppressions de postes ; Création des postes statutaires nécessaires ; Annulation des 10 milliards d’euros de coupes budgétaires supplémentaires ;
• Rétablissement du baccalauréat comme premier grade universitaire fondé sur des épreuves disciplinaires, nationales, ponctuelles, terminales et anonymes ; Abrogation de Parcoursup ;
• Respect des statuts et missions des personnels ; Respect de la liberté pédagogique des professeurs ; Abrogation du Pacte enseignant ; Augmentation du point d’indice (10 % tout de suite, rattrapage des 28,5 %
perdus depuis 2000) !
• Abrogation de la réforme voie professionnelle.

 

Le bilan de la mobilisation nationale ci-dessous :

Pour télécharger l’intégralité du document : c’est ici.

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