Rassemblement le 28/11 contre le projet de loi de « Sécurité Globale »

Ce samedi 28 novembre à Rennes à 11H , place de la République , le « Club de la presse » (voir ci-dessous) appelle à un nouveau rassemblement en défense de la liberté de manifester et de la liberté de la presse.

Dans cet appel est particulièrement critiqué l’article 24 de la loi dite de « sécurité globale », qui constitue une grave atteinte à la liberté de la presse de l’avis général des journalistes.

L’UD FO 35 appelle à rejoindre ce rassemblement.

RASSEMBLEMENT CONTRE LE PROJET DE LOI de « SECURITE GLOBALE »

samedi 28 novembre à Rennes

rdv place de la République à 11h

 

Pour pouvoir vous rendre à cette manifestation (ou les autres à venir) : télécharger ici une attestation spéciale « manifestation » envoyée par le Club de la presse.

Page FB Club de la presse

Le Club de la presse de Bretagne, en lien avec les quatre syndicats représentatifs de la profession de journaliste (SNJ, SNJ-CGT, CFDT Journalistes et SGJ-FO) appelle à un rassemblement des journalistes et des citoyens pour s’opposer à cette nouvelle attaque contre le droit d’informer le samedi 21 novembre à 11h place de la République à Rennes.

Pour rappel, mardi 17 novembre arrive à l’Assemblée le projet de loi « sécurité globale » qui, selon les termes de la Défenseure des Droits, Claire Hédon, fait peser des risques considérables « sur la liberté d’informer et le droit à la vie privée ».

Notamment l’article 24, qui prévoit de punir d’un an d’emprisonnement et 45.000 euros d’amende « le fait de diffuser, par quelque moyen que ce soit et quelqu’en soit le support, dans le but qu’il soit porté atteinte à l’intégrité physique ou psychique, l’image du visage ou tout autre élément d’identification d’un policier ou d’un gendarme, lorsqu’il agit dans le cadre d’une opération de police ».

En revanche, les membres des forces de l’ordre pourront tout à loisir filmer ou photographier la population. Car l’article 21 de la même proposition de loi modifie le statut des caméras-piétons utilisées par les forces de l’ordre : les images pourront être transmises en direct au poste de commandement et utilisées pour « l’information du public sur les circonstances de l’intervention ». Un moyen de s’imposer dans la guerre des images, sans même avoir à flouter les identités des manifestants. Tandis qu’en face ni la presse, ni les citoyens ne pourront plus diffuser de contre-point.

Cette proposition de loi s’inscrit dans une suite d’événements (loi secret des affaires, nouveau schéma du maintien de l’ordre…) visant à empiéter et à réduire la liberté de la presse et alors que les journalistes et photographes de presse font état depuis plusieurs années de grandes difficultés à exercer leur métier sur le terrain, lors d’évènements opposant les forces de l’ordre à des manifestants. C’est pourquoi le Club de la Presse de Bretagne s’associe aux syndicats et aux journalistes fin de défendre la liberté d’information.