Et nos salaires ?

Depuis 2010, le point d’indice qui sert de base de calcul aux salaires dans la fonction publique est gelé, à l’exception d’une micro revalorisation de 1,2% accordée en deux fois en 2016 et 2017. Ce qui n’a pas empêché en 2018, selon l’iNSEE, une baisse de pouvoir d’achat de 1,4% pour les fonctionnaires d’Etat ! Rappelons enfin que de 2016 à 2020 la retenue pour pension civile est passée de 9,94% à 11,10% du salaire brut.
 

Rendez-vous salarial du 24 juillet 2020 : le mépris

Les syndicats FO de la Fonction publique d’Etat, dont le SNFOLC, revendiquent une hausse de 18% de la valeur du point pour compenser la perte de pouvoir d’achat subie depuis 2000. Suite au dernier remaniement ministériel, Amélie de Montchanin a été nommée Ministre de la Transformation et de la Fonction publiques (tout un programme…). A ce titre, celle-ci a présidé le rendez-vous salarial du 24 juillet avec les organisations syndicales de la Fonction publique. FO y a souligné l’échec de plus de 10 ans de politique salariale et l’inefficacité du protocole sur les parcours professionnels, carrières et rémunérations (PPCR, pourtant salué par d’autres comme une grande avancée salariale…), et revendiqué la revalorisation immédiate de la valeur du point d’indice, a minima sur l’inflation, sans oublier le rattrapage des pertes subies depuis des années.

Les fonctionnaires restent au pain sec

Dans la continuité des politiques salariales précédentes, la nouvelle ministre a annoncé qu’il n’y aurait pas de revalorisation générale des traitements et salaires, mais le maintien du gel de la valeur du point d’indice en 2020 et 2021 ! Les mesures présentées à l’occasion de ce rendez vous salarial correspondent à ce qu’on pourrait qualifier de « maintien à flot » et à la continuité de la doctrine gouvernementale déjà en oeuvre, en particulier dans la loi de Transformation de la Fonction Publique Darmanin- Dussopt : atomisation et individualisation des droits et rémunérations.

Les masques tombent

La politique de réduction de la dépense publique se poursuit. Alors que l’épidémie de COVID-19 a montré les conséquences désastreuses sur la population des politiques d’austérité et de destruction des services publics, les pouvoirs publics entendent poursuivre dans la même voie. Les personnels de l’Education nationale comme ceux de l’ensemble des services publics ont pourtant démontré l’absolue nécessité d’une fonction publique renforcée et respectée. 
 
Le SNFOLC 35 engage les personnels à se réunir en assemblées générales ou réunions syndicales dès la rentrée de septembre pour réaffirmer les revendications et mettre en débat les conditions de la mobilisation. Comme l’a déclaré FO le 24 juillet : « Valoriser les fonctionnaires, reconnaître leur investissement, les applaudir, tout cela n’a de sens que si leur rémunération augmente en bas de la fiche de paye ». Nos collègues hospitaliers ont montré la voie à suivre : c’est par la mobilisation collective que des avancées sont possibles.
 
Le SNFOLC 35 revendique :
 
  • Abrogation de PPCR, pour une véritable revalorisation indiciaire. 183€ nets mensuels (49 points d’indice), à l’image de ce qu’ont obtenu tous les hospitalers, dès maintenant et rattrapage des pertes de pouvoir d’achat depuis 2010.

     

  • Augmentation générale des salaires dans le privé et rattrapage des pertes de pouvoir d’achat depuis plus de  10 ans.