Communiqué contre la répression syndicale

Le syndicat Force Ouvrière des lycées et collèges d’Ille-et-Vilaine a appris la suspension de l’interdiction de manifester adoptée par le juge des référés du Conseil d’État en date du 12 juin 2020. Ceci est une première victoire pour le droit syndical.
 
Il n’en demeure pas moins que la période du confinement a donné lieu à de graves dérives en matière de libertés démocratiques et d’exercice du droit syndical. Des adhérents du SNFOLC35 ont ainsi pu faire l’objet de pressions concernant la tenue de réunions syndicales : autorisation de mener une heure d’information syndicale contestée par la direction, lieux totalement inappropriés pour mener ces réunions…
 
Le SNFOLC 35, avec l’ensemble de leurs adhérents, exige que toutes les libertés syndicales soient garanties par le ministère et ses représentants académiques. De même, plusieurs enseignants des Deux-Sèvres sont actuellement poursuivis en justice pour leur action syndicale menée dans la lutte contre les E3C (Épreuves Communes de Contrôle Continu). Ils seront jugés le 24 juin prochain.
 
Cette situation est emblématique d’une dérive autoritaire qui ne doit pas perdurer. Parmi ces collègues, notre camarade Alain Rey, secrétaire départemental du SNFOLC du Lot, fait l’objet d’une procédure pénale pour avoir pris la parole devant des collègues dans l’enceinte du Lycée Clément Marot de Cahors, le 21 janvier dernier contre les E3C. Or, aux termes du décret 82-447 relatif à l’exercice du droit syndical dans la fonction publique, il y était parfaitement habilité.
 
Le SNFOLC 35 exige l’arrêt de toutes les poursuites concernant Alain Rey et ses camarades. Nous assurons Alain Rey et son syndicat de notre soutien indéfectible. Nous invitons à signer la pétition en ligne de soutien à Alain Rey : « Pour l’arrêt des poursuites à l’encontre d’un syndicaliste enseignant ».